Archives Mensuelles: juillet 2009

« Une décennie de règne » & « La transition inachevée ».


Le débat au sein de la blogoma ( facebookoma, twittoma, … merci Star si tu peux nous trouver la bonne syntaxe ) sur la décennie passée est pour le moins constructif. De simples citoyens exposent leurs évaluations sur le règne de Mohamed VI. Impensable il y a 10 ans ( vous me diriez il n’y avait pas Internet 🙂 ).

J’ai déjà commencé à faire le tour des bouquins sortis à l’occasion, et entamé la série par une lecture du livre de Ali Ammar. Je vous propose aujourd’hui deux autres ouvrages : « Le Maroc de Mohammed VI, la transition inachevée » de Pierre Vermeren et « Mohammed VI, une décennie de règne » de Youssef Jebri.

Vermern est professeur-maître de conférence dans plusieurs universités. Il a enseigné 7 ans au Maroc et publié plusieurs ouvrage sur le pays : « Le Maroc en transition » ( 2001 ), « Histoire du Maroc depuis l’indépendance » ( 2002 ), « La formation des élites marocaines et tunisiennes : des nationalistes aux islamistes 1920-2000 » ( 2002 ). Si Ammar a raconté les histoires vécues dans son job de journaliste au « Journal », Vermern rapporte beaucoup ce qu’il a lu sur tel-quel. N’empêche que malgré la référence, l’auteur apporte sa propre analyse, exhibe des portraits des protagonistes de la « nouvelle »ère et ramène une bibliographie intéressante. L’ouvrage est scindé en deux partie : « un système politique peinant à évoluer » et « une société à la recherche d’elle même sur fond de volontarisme économique ». « Il serait excessif de prêter à Mohammed VI un contrôle sur l’ensemble de ce réseau makhzénien. Mais, par le jeu des alliances, sa connaissance des familles, son pouvoir de nomination et d’influence, … il exerce, avec sa garde rapprochée, une surveillance vigilante sur les trajectoires et les performances … » rapporte l’auteur sur la relation qu’entretient la monarchie avec les familles makhzaniennes et l’élite des « technocrates éclairés, les ingénieurs-managers du roi ». Sur le plan politique, Vermern avance qu’ en « revanche, en laissant la gauche se fractionner en une dizaine de formations rivales, voire en accompagnant ce mouvement comme aimant à le faire D. Basri, ….laissant concourir en 2002 et 2007 près de 35 formations, dont une bonne moitié contrôlées par des hommes proches du palais » avant de se demander « quelle sera la capacité des forces sociales, des élites montantes et d’une jeunesse pléthorique et remuante à accepter ce cadre ? ». Il explique ici, dans un entretien avec libé ( Maroc ), pourquoi il pense que la transition est inachevée.

Jebri, jeune écrivain marocain établi en France, pense clairement qu’ « après une décennie de pouvoir sans réforme constitutionnelle, il est permis d’écrire, sans grand risque d’erreur, que l’actuelle constitution – toujours octroyée et qui fait de lui un monarque absolu -, convient à Mohammed VI ». « S’il est un domaine où la continuité entre le régime de Hassan II et celui de Mohammed VI est manifeste, il s’agit bien de celui de l’économie. » ajoute l’auteur, non sans équivoque. Alors que Jebri se demande dans l’intro du livre « 1999-2009, une décennie s’est écoulée. Mohammed VI a-t-il réussi son pari, celui de faire entrer son pays dans l’ère de la modernité ? A-t-il réussi, comme il s’était engagé à le faire, à instaurer un véritable Etat de droit », il répond en conclusion, sur un ton confiant « Le pays ne peut en aucun cas être qualifié d’Etat de droit et il est loin d’avoir réalisé sa mue démocratique ». Sur le plan socio-économique, l’auteur souligne l’importance des chantiers ouverts, comme l’INDH, qualifié par le Roi lui même de « chantier de règne ».

Vous auriez suivi certainement la presse nationale, les radios ( médi1 par exemple ) et les télévisions marocaines ( woooow ). Elles ont multiplié les analyses et les chroniques sur les 10 ans de règne. Comme formulé plus haut, bien de simples citoyens ont aussi participé à ce jeu de bilan. Espérons que ce débat public puisse être constructif et saura être ouï. Attendons alors le discours du trône et espérons que les réformes sollicitées soient annoncées !

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LA GAUCHE EST MORTE. VIVE LA GAUCHE !


De la clarté, de l’ambition et du courage.

Lettre au peuple de gauche

LE CONSTAT…

Depuis une dizaine d’année, le Maroc vit au rythme de grands chantiers économiques, pensés et mis en œuvre en dehors du système politique institutionnel.

Même si pour certains de ces grands projets économiques, les répercussions s’annoncent positives pour le pays, on est forcé de noter une absence flagrante de grands projets à dimension sociale, ô combien nécessaires dans le Maroc ultra inégalitaire d’aujourd’hui.

Pour en faire l’illustration et l’exercice, prenons pour seul – mais pas unique- exemple le projet du futur TGV marocain, qui devrait nous coûter quelque 20 milliards de dirhams.
Cette base de calcul est on ne peut plus appropriée puisque ce projet «budgétivore» symbolise à lui seul, et l’inefficience et l’archaïsme de notre gouvernance économique et politique.
En a-t-on débattu? Une analyse coûts-bénéfices a-t-elle été réalisée ? Que pourrions-nous faire d’autre avec 20 milliards de dirhams ? Plus concrètement, sur quelle base cette décision a-t-elle été justifiée et jugée prioritaire, quand on sait que même en occident, ce moyen de transport moderne est considéré comme socialement inéquitable, puisque seuls les plus aisés peuvent se permettre de l’emprunter.

Le budget alloué à l’INDH, chantier social majeur, est de 10 milliards de dirhams, soit un demi TGV. Le budget d’investissement du ministère de la Santé ne dépasse pas le dixième de l’enveloppe décidée pour le projet du TGV.
Le budget d’investissement du ministère de l’Education Nationale correspond, quant à lui, tout juste au quart de celui du TGV, etc, etc.

20 milliards de dirhams pour l’éducation et la formation, ne serait-ce pas le plan Marshall attendu depuis 50 ans ! La question doit être posée courageusement.

La politique économique, les grands choix structurants, prennent-ils en compte l’intérêt général ?

Sur le plan politique, s’il y a une leçon à tirer des deux derniers rendez-vous électoraux, c’est bien la désaffection totale de la population marocaine pour les urnes.
Sur vingt millions de personnes en âge de voter, seuls six se sont déplacées, et en majorité pour porter leur voix sur des «opportunistes de la politique.

Face à ces vérités, il n’est pas excessif d’affirmer que dans le Maroc d’aujourd’hui, l’espoir de changement à travers un projet politique n’existe plus. Les plus faibles parmi nos concitoyens n’ont malheureusement que trois horizons d’espérances – et ce n’est pas une caricature :

– Immigrer vers des terres où l’ascension sociale est possible.
– Obtenir un agrément lors d’un passage du souverain à proximité de leur rue, de leur quartier ou de leur ville.
– Se lancer dans la criminalité, en col bleu ou en col blanc cassé.

Ce manque d’espoir fait courir à notre pays un risque sociétal fatal. Nous risquons, au mieux – et à moyen terme -, de ressembler à un de ces pays d’Amérique du Sud, qui voilà trente ans, choisissaient la voie de l’ultra libéralisme et qui subissent, aujourd’hui, la violence armée d’une société ultra inégalitaire !

Quant au pire, il suffirait de regarder à l’Est pour le palper. Les exemples sont nombreux, de l’Algérie au Pakistan, en passant par l’Egypte.

Où EST PASSÉE LA GAUCHE ? …

Ces quelques constats sur la situation économique et politique de notre pays resteraient du niveau d’une discussion de café, s’ils ne s’accompagnaient pas d’une réflexion sur l’état de la gauche marocaine et la nécessité absolue de sa re-mobilisation.
Où est la gauche? Quelle est sa situation, aujourd’hui? Qu’a-t-elle fait, ou que n’a-t-elle pas fait pour en arriver là ? Où en sommes-nous du point de vue idéologique ? Quelles sont nos idées ? Où sont nos propositions innovantes ?
Les réponses sont dures à entendre. Et les faits incontestables. La Gauche marocaine est sous anesthésie.

En majorité au «pouvoir» pendant près de dix ans, la gauche n’a – à quelques exceptions près – pas mis en place la moindre de ses idées sociales, pourtant mûries pendant près de 40 ans d’opposition. Bien au contraire, c’est sous des gouvernements où la gauche participait, que l’option ultra libérale – alors en cours d’implantation-, a prospéré. (baisse du taux de l’IS, lois anti-coopératives, etc).

Sur le plan sociétal, aucune idée novatrice ou courageuse n’a été défendue sur des questions aussi importantes que la séparation du religieux et de l’état ou sur la langue ou les langues nationales.

Et pour finir, sur le plan politique, la majorité de la Gauche marocaine a définitivement renoncé à défendre l’option démocratique réelle et l’Etat de droit, s’accommodant et se compromettant chaque jour un peu plus.

Force est de constater que la majorité des partis de gauche et en particulier l’USFP, se sont transformés en petites boutiques, tenues par des leaders sans aucune autre ambition que de maintenir leur petite capacité de nuisance et de défendre ce qu’ils considèrent comme leur dû : la chance d’accéder à un maroquin ministériel ou d’être nommé à tel ou tel poste.

DE LA CLARTE, DE L’AMBITION ET DU COURAGE

Comment sortir de ce coma, comment renaître de nos cendres ? Là sont les questions à se poser, aujourd’hui. Et gageons, quelles que soient les réponses, de respecter ces Trois mots d’ordre, CLARTÉ, AMBITION, COURAGE.
Trois principes qui devraient faire l’unanimité au sein du peuple de gauche marocain pour espérer bâtir une société meilleure.

CLARTE OU CLARIFICATION IDEOLOGIQUE

Politique de gauche
Devant un Maroc profondément inégalitaire, nos actions politiques qu’elles soient protestataires ou réformatrices, doivent viser avant toute chose la défense et l’intérêt des plus faibles parmi nos concitoyens et la promotion d’une égalité réelle des chances de tous les marocains.
Cela implique un engagement franc, sans ambiguïté et sans double langage contre la corruption, la rente, la culture de passe-droits ainsi que tous les abus de pouvoirs dont les plus faibles paient le prix fort.
Cela implique aussi une série de prises de position et d’actions en vue de rendre l’impôt – ciment de l’état de droit – sous toutes ses formes, plus juste et surtout, au service de la cohésion sociale et non pas des rentiers.
Ceci implique de travailler en profondeur sur le rétablissement de l’égalité réelle des chances, et notamment de manière prioritaire à un travers un système éducatif fort, devant faire l’objet de toutes les attentions.

Sur la question des chantiers sociaux en cours, et à leur tête l’INDH, si leur jeunesse ne permet pas de les condamner d’emblée, il est force de constater que les budgets qui y sont alloués sont faibles sur une base de calcul «TGV à 20 milliards». Une lecture attentive de la dernière loi de finance permet aussi de déterminer le peu de place fait aux chantiers sociaux et culturels, en particulier en direction de la jeunesse.
Car la Culture n’est pas faite uniquement de festivals ou de rendez-vous d’animation folklorique, mais de théâtre, de musique, de littérature, de la médiathèque à l’école publique…

En résumé, la gauche doit défendre, forger et porter des projets socio-économiques alternatifs. Croissance à tout prix certes, mais croissance pro-pauvres et surtout fortement redistributive.

La séparation du religieux de l’Etat
Ces dernières années, notre pays a évolué dans le domaine religieux, mais pas nécessairement dans la bonne direction. Il est triste de voir que la dimension restrictive et intolérante de la religion domine toujours.

Aujourd’hui plus qu’hier, cela constitue un frein à notre développement sociétal. Et c’est encore une fois, aux femmes et aux hommes de la Gauche d’être à la pointe de la réflexion et de l’initiative sur ce que le monde développé – et non seulement l’occident comme certains le déclarent- a réussi à faire dans le domaine de la séparation de l’Etat du religieux.

Car si la religion est une composante importante de notre identité marocaine mais aussi du ressort de la liberté individuelle, et qu’à ce titre sa pratique doit bien entendu être protégée et valorisée, il est important de poser le problème de son immixtion dans tous les champs de la vie publique et individuelle. L’application ou non de certaines lois religieuses laissées au bon vouloir des agents d’autorité, créée un dysfonctionnement dans notre éducation civique collective.
Comment par exemple, espérer inculquer le respect des lois à nos enfants lorsque plusieurs lois sont appliquées de manière «flexible» ?

Notre conception démocratique de l’Etat de droit doit prévaloir. Lorsqu’une loi n’est pas bonne, il faut la changer et non pas accepter qu’elle soit bafouée car alors ce sont toutes les lois qui deviennent «flexibles» aux yeux de nos enfants et du peuple tout entier.

Rapport au pouvoir central

En moins de dix ans, la majeure partie de la Gauche et l’USFP en particulier a détruit ce qu’elle mit 40 ans à mettre en place, dans ce domaine. En effet, le roi est le Chef de l’Etat marocain et mérite à ce titre notre respect car nous, peuple de gauche, considérons que ne pas respecter le chef de l’Etat, ou le fragiliser dans son rôle de ciment de la nation, porterait indéniablement tord aux intérêts de la nation et par conséquent au bien-être potentiel de ses citoyens.

Le défi à relever en ce qui concerne notre relation au chef de l’état, doit impérativement trouver ses sources non pas dans des postures stériles mais dans l’axiome fondateur de la gauche moderne marocaine qui annonçait il y déjà plus de trente ans qu’un pays ne peut être gouverné correctement par un seul homme.

AMBITION POUR LE PAYS

La clarification idéologique abordée dans les paragraphes précédents ne servirait à rien, si elle n’est pas, tout de suite, mise au service d’une ambition pour le Maroc. Une ambition collective portée par les femmes et les hommes de la Gauche.

Commençons par énumérer quelques objectifs évidents et déterminons avec clarté et au moyen de calendriers, quelques étapes nécessaires à leur réalisation.

•Dans moins de cinquante ans,

Le Maroc doit être un pays de Citoyens.

Les inégalités sociales doivent être moins importantes que ce qu’elles sont, aujourd’hui, dans les pays développés.

Le Maroc doit être à la pointe de l’innovation sociale, économique et sociétale. (Sortir de l’ère de la franchise, de l’exploitation et de la charité pour entrer dans une économie de création, de travail, de recherche et développement.

Pour y arriver, il nous faut impérativement fixer les objectifs à court terme.

•Dans moins de dix ans,

Le peuple marocain doit avoir de l’Espoir (les pères et les mères doivent croire que la vie de leurs enfants sera meilleure que la leur).

Le sentiment patriotique doit prendre la place de l’égoïsme et l’individualisme. Les grandes nations se reconnaissent d’abord au patriotisme de leurs citoyens. (A ce titre, la remise en place d’un service civil national obligatoire peut constituer un début de solution.

Si on est de gauche, ces objectifs ne doivent pas sonner comme de l’idéalisme béat.
C’est ce qu’on appelle L’AMBITION COLLECTIVE.

Une fois partagée, portée par le peuple de gauche, cette ambition collective doit se traduire par la construction d’un projet de société alternatif, développé et détaillé en programmes et actions !

COURAGE POLITIQUE :

Pour effectuer son aggiornamento et développer une ambition collective, il est une qualité dont aucune force politique digne de ce nom ne peut se passer : LE COURAGE!

La gauche a démontré dans le passé, sa capacité à canaliser les courages individuels et les transformer en courage collectif. Ce n’est plus de mise aujourd’hui, à de rares exceptions près.

ETRE COURAGEUX, C’EST AFFIRMER CLAIREMENT SES IDEES, SES IDEAUX MAIS SURTOUT S’Y TENIR DANS SES ACTES QUOTIDIENS.

Il est totalement faux de dire qu’il n’y a plus de risque à militer à gauche aujourd’hui. Les répercussions sur les carrières professionnelles, les vies personnelles sont toujours de mise. Mais rappelons ici une évidence, rien n’a jamais été réellement changé dans l’histoire sans prise risque par des hommes et des femmes. Ceux-là sont nos référents.

ETRE COURAGEUX A GAUCHE AUJOURD’HUI, C’EST AUSSI ACCEPTER L’IDEE DE RUPTURE ORGANISATIONNELLE, GENERATIONNELLE ET DE MENTALITES.

Quasiment rien de ce qui a fait notre histoire récente, et surtout aucun des dirigeants de la gauche durant ses dernières années ne peuvent être lavés à la machine et retrouver une virginité politique. Le courage pour le peuple de gauche aujourd’hui, c’est donc aussi de revendiquer la rupture pour tout reconstruire.

Gageons de construire la force de Gauche de demain.

LA GAUCHE EST MORTE. VIVE LA GAUCHE !

Premiers signataires :

Omar Balafrej

Souhayl Ben Barka

Mounir Bensalah

Youssef Chehbi

Brahim Bouabid

Sanaa El Aji

Marouane Mortabit

Soufiane Khairat

Annabelle Lhomme

Au Maroc, Mohamed VI règne, gouverne, juge, légifère, … sans opposition!


J’avais commencé depuis un certain temps à écrire mes impressions à l’occasion du 10 anniversaire de l’intronisation de Mohamed VI, puis j’ai arrêté en me disant que plusieurs analystes auraient fait pareil, et par paresse, je les laisse faire. Entre « nouveaux orientalistes » et réfuzniks, peu d »analyses objectives sur les 10 ans de règne. C’est ainsi quand Larbi a lancé son appel, il m’a implicitement encouragé à participer au « jeu ». Je le remercie de m’avoir poussé à transcrire ce que je pense être un regard, parmi tant d’autres. J’espère être aussi positif, citoyen et responsable 🙂 J’aurais certainement oublié beaucoup de détails, mais 10 ans, en 10 paragraphes, c’est assez réducteur. J’espère avoir contribué à une lecture objective et constructive. Alors que Malika Ahfiri pense que « ce que l’on constate très nettement est que les dix années de règne du Roi Mohammed VI sont appréciés. Applaudis. Le Roi est aimé au Maroc. Il n’est pas craint. N’est ce pas là l’une des plus rassurantes et belle transition démocratique du Royaume? », Politis se demande : « Doit-on pour autant prétendre que les dix dernières années sont à passer par pertes et profits pour le Maroc ? », tandis qu’un fan et « … » d’internet, Baskaoui estime « devant de tel gouvernement les marocains n’ont confiance que dans les décisions sage de SM Mohamed 6 ,car les marocains sont maintenant sûr que ni le gouvernement ni les parties politique ne sont pas encors apte a prendre la responsabilité et que seule les directives royales était là pour corriger les erreurs incessantes du gouvernement et le pousse à penser aux intérêts des marocains non à ses intérêts personnelles. » Laurent, blog casawaves, estime quant à lui  qu’ « En conclusion, beaucoup de choses sont à construire, mais l’avenir est ouvert ». Vous aussi, vous pouvez en parler. Essayez 🙂

Au Maroc, Mohamed VI règne, gouverne, juge, légifère, … sans opposition.

Beaucoup d’observateurs ont porté un grand espoir sur le règne du Roi Mohamed VI. L’image du Roi jeune, moderne et proche de son peuple a ravivé toutes les espérances. Bien des réalisations notoires ont pu voir le jour, mais ces mêmes observateurs ont omis, ou alors oublié sous l’effet de l’espoir, que le régime est marqué de continuité, la monarchie ne peut être que conservatrice, cherchant la stabilité du pays et la pérennité du règne.

Objectivement, le règne du Roi Mohamed VI a pu faire entrer le Maroc dans une spirale vertueuse de croissance économique, mal répartie par ailleurs, et de réformes. Tout honnête observateur remarquera le changement, en terme d’infrastructures, de comportements, d’attitude de l’administration, de « marges » de liberté, … certes, mais la rupture avec les pratiques du passé n’a pas été consommée. Il est aussi important de signaler les grands défis hérités par le Roi : Dossier du Sahara, islamisme, révolutionnaires reconvertis au makhzen, lobbies économiques et militaires, atmosphère internationale tendue… Plusieurs avancées notoires sont à mettre au compte du nouveau règne : moudawana, grands chantiers structurant, IER, … mais cela ne s’élève pas à une rupture marquée qui saura porter le Maroc vers une vraie modernité et démocratie.

Sur le registre économique, plusieurs grands chantiers ont vu le jour. Le PIB par habitant a presque doublé depuis 1998, la croissance économique moyenne a dépassé les 4% par an. Certes la croissance est visible, mais la répartition est inéquitable. En bon élève des institutions internationales ( BM, FMI, … ), le Maroc a respecté une orthodoxie exemplaire sur le plan macro-économique, mais n’a pas pu dépassé « l’énigme » de sa croissance ( dixit la banque Mondiale ). De « nouveaux riches » et des « champions nationaux » de l’économie ont vu le jour et ont été les principaux bénéficiaires de la croissance. Malgré les efforts de l’INDH, initiative du souverain censée réduire les inégalités, le pays peine à surpasser le scénario le moins optimiste du « rapport du cinquantenaire » de l’indépendance. Entre « cadeaux » fiscaux, « cadeaux » terriens, protectionnisme tacite et de fait, bulle boursière, les champions nationaux font la pluie et le beau temps de l’économie, et sont souvent alliés à l’entourage du sérail ou de l’empire économique du monarque ONA/SNI/SIGER.

Le secteur social présente le plus grand défi du Maroc. L’analphabétisme bat un taux incomparable dans la région. A ceux qui ont trouvé la fatwa de « Taza est plus proche que Gaza », la banque mondiale a répliqué que l’éducation à Gaza est meilleure, martelant avec un ton humiliant qualifiant le pays de « cancre » de la région arabe ! La situation de la femme a été nettement améliorée grâce à la Moudawana que le souverain a imposé, à raison, à toute la classe politique, après que les progressistes du « plan d’intégration de la femme » ont abdiqué à leur projet devant une démonstration de force des islamistes. Ces derniers profitent de la conjoncture internationale, de l’analphabétisme et de l’enracinement de la religion au sein de la population pour imposer chaque jour des retours en arrière au sein de la société. Les femmes qui ont jadis enlevé le voile « marocain » à l’aube de l’indépendance, signe de modernité, ont importé 40 ans après, des voiles saoudien, égyptien, … voire afghan. Une jeunesse « nayda » ( traduction littérale : debout, en mouvement ) n’a pas pu s’imposer en tant qu’alternative « populaire ». Avec une musique au ton critique, un code vestimentaire libéré, la « nayda » n’a pas fédéré le monde culturel marocain. L’élite d’une autre génération voit en cette nayda un « mouvement de jeunes » qui ne s’élève pas à la « bonne culture ». Largement supportées par des fans jeunes à travers tous le Royaume, les festivités de « nayda » ont été bien assistées par le monde économique, avant que ce dernier se tourne vers des festivals « semi-publics » ( mawazine, Tanjazz, Gnawa Essaouira, spirituel de Fès … ) avec des « associations » bien introduites, dirigées le plus souvent par de grands commis du Makhzen. Le Roi, en 2008, soutient plusieurs groupes de cette mouvance à travers un don et des promesses ( tenues ) de tournage de clips par la télévision marocaine, et par le soutien au « L’boulevard » en 2009, association qui a essentiellement contribué à l’émergence de la nayda. Quant à la libéralisation du Paysage Audiovisuel Marocain, le PAM, elle n’a aboutit finalement qu’à quelques progrès, en laissant émerger quelques émissions radio de talk show et « libre antenne ». Côté télévision, le verrou makhzénien est toujours de mise.

Plusieurs autres défis sociaux de taille sont en jeu. Le mouvement amazigh pose désormais la barre haute. Après son manifeste, la création de l’Institut Royal de la Culture Amazigh, les promesses de la chaîne télévision … le mouvement n’a jamais oublié sa revendication de constitutionnaliser de la langue amazigh. Certains dans ce mouvement pousse vers le radicalisme, notamment dans certains campus universitaires. Ces derniers connaissent maints bouillonnements, dont le dernier s’est terminé par le procès de Zahra, 22 ans, étudiante à Marrakech, et ses camarades. Sidi Ifni, Sefrou, Tilmi, Boulemane, … des régions pauvres vivant dans la grande précarité se sont soulevées sans aucun encadrement politique des forces traditionnelles ( partis, associations, … ) ce qui commence à agacer les autorités. La liberté de la presse est de plus en plus bafouée, soit par de multiples procès, soit par des amendes faramineuses.

La loi tacite du « consensus » stérile bat son plein sur le champs politique. Aujourd’hui, le Roi règne, gouverne, légifère, … sans opposition. Le premier ministre, juste après sa nomination par le Souverain affirme que son « programme gouvernemental est celui des discours royaux ». Encore, un leader du Parti Authenticité et Modernité, PAM, a-t-il déclaré que les « partis politiques marocains se concurrencent dans les élections pour appliquer le programme du Roi ». Ce PAM, constitué autour d’Elhimma, « ami du Roi », vient couronner un long processus où ce dernier avait agi en chasseur de têtes avec une grande base de données, du ministère de l’intérieur qu’il occupait auparavant. Il a recruté à « gauche » comme à « droite » et une année après la formation de son parti, il est classé au sommet des votes !

Le paysage politique Marocain se dirige vers le projet d’assimilation d’une bipolarité : islamistes ( maîtrisés ) et « progressistes » autour du PAM, ce qui convergerait finalement vers le modèle tunisien ou égyptien. La gauche, en perte d’orientation et de projet, n’a plus aucune alternative et est tombée, sous l’effet de sa faiblesse, sous le charme d’une alliance avec le makhzen ou les islamistes. Les réformes constitutionnelles tant attendues depuis le nouveau règne, semblent aujourd’hui loin d’être un horizon visible, malgré l’appel, ou le rappel, à la « monarchie parlementaire » lancé par le 8ème congrès de l’USFP ( principale formation de gauche ), en mal pour ces médiocres résultats aux élections de 2007 et à l’éviction de Youssoufi, partenaire de Feu Hassan II dans l’expérience de l’alternance.

Aujourd’hui, alors que le règne de Mohamed VI perd sa qualité de « nouveau » après dix ans, les choix du souverain semblent être décidés : Renforcer les infrastructures du pays, renforcer les pôles économiques régionaux, œuvrer dans une politique sociale, renforcer l’image moderne du Maroc à l’étranger, … quant à la démocratie, la séparation des pouvoirs, l’équité sociale, … ils sont en seconde priorité. Modernité économique, de buildings et d’ouvrages, … la modernité poltique serait reportée sine die!

Mounir BENSALAH.

Privatisation de l’école publique!


Le plan d’urgence lancé par le ministère de l’éducation nationale, qui vient comme réforme à la réforme approtée par la charte nationale de l’éducation et l’enseignement, et qui caracole une grande part du budget de l’Etat est bien expliqué ( formidable et concis !! ) ici, avec un plan tyissir, dont l’essence est bien exhibée sur la page web du ministère ( c’est normal que c’est vide, vous n’avez rien compris! ).

Mais le pire est à attendre. Le MEN lance un concours pour le recrutement de pluseirus miliers de professeurs « saisonniers » dans tous les cycles! A la rentrée, vos enfants envoyés à l’école publique seront devant ces « saisonniers ». Vous serez obligés de les installer dans des écoles privées, à « qualité » meilleure. Et c’est ce qui est demandé dans le « plan d’urgence », qui préconise que 20% des effectifs soit formés au privé.

On pourra en parler ici.

Never again


« En Chine, une jeune enfant échappe à la douloureuse contrainte des pieds bandés que cherche à lui imposer sa mère. Dans sa fuite, elle devient adolescente noire dans un village africain qui parvient à échapper à une excision dans un village africain, puis jeune femme arabe au Moyen-Orient refusant le port de la burka. Excédée d’être ainsi la victime de traditions inhumaines, elle finit par participer au premier vote des femmes en France.
A la fin du film, on découvre que tout ce voyage d’accession à la liberté se passe dans la tête d’une petite fille qui voit sa mère maltraitée par son père. La petite fille décide de partir : le cycle continue. »

C’est tellement touchant, la vidéo est visible ici en compagnie de plein d’autres créations. Bon watching.

Quand la chine devient islamophobe


Cela se passe en chine. Bivouac raconte ici la souffrance, qui dure, des ouighours ( musulmans du Xinjiang au nord est ) : « Ce qui était autrefois une épicerie n’est plus qu’un amas de gravats calcinés. Deux petits garçons jouent au milieu  des ruines.  Il ya cinq jours, toute une famille chinoise Han a été massacrée dans cette petite boutique –  victimes des pillages Ouïgours à Urumqi.
Yu Dongzhi raconte comment aidé par la police, il a fouillé dans les décombres cherchant à retrouver sa famille qui vivait là : Sa soeur  Yu Xinli, son mari  Zhang Mingying, leur petit garçon de 13 ans, la grand-mère et un neveu de 27 ans. »

« La Chine a annoncé lundi que 140 personnes avaient trouvé la mort dans les troubles survenus la veille au Xinjiang, dans le grand ouest du pays, que le gouvernement local a qualifiés de complot contre les autorités. Dans une rue d’Urumqi, capitale de la région autonome du Xinjiang. Les heurts impliquant des membres de l’ethnie ouïghoure, musulmans et turcophones, qui supportent mal la présence chinoise dans la région et les contrôles culturels et religieux imposés par le Parti communiste chinois ont fait 140 morts. » Nous apprend Desouche.

Conséquence gravissime, des extrémistes appellent à réprimender les chinois du Maghreb, ce qui a poussé les autorités chinoises à prévenir ses ressortissants notamment en Algérie, comme le rapporte Elkhabar. Chose, que l’occident, saura bien exacerber, à l’exemple de ce titre du parisien.

Ministère de l’intérieur, de la modernité et de l’authenticité


« La direction du PJD, dans une première dans les annales politiques marocaines, n’a eu de cesse d’utiliser sciemment un vocabulaire grave, effrayant et étrange à l’égard du bureau national du PAM, tels « terroriste aux penchants éradicateurs », « éradicateur », « bande de Biadillah et ses sbires » et « comparse », tout en qualifiant notre projet de « menace pour la démocratie », « massacre de la démocratie » et « parti unique. »

« Les allégations des partisans du PJD s’inscrivent dans une stratégie malsaine adoptée par cette formation pour se présenter en victime, objet d’un complot et ce en vue de s’attirer la sympathie et le soutien et d’acquérir davantage de popularité à travers la falsification des réalités et les positions contradictoires comme mode de relations avec les autorités publiques, les services de sécurité et les adversaires politiques. »

Ce sont deux dépêches de la MAP, l’une reprenant un communiqué du ministère de l’intérieur, l’autre celui du PAM.

Un petit jeu : trouver celle du PAM et celle du ministère de l’intérieur.

رسالة من مناضل سبعيني إلى الصامدة في زنزانتها: زهرة بودكور


رسالة من مناضل سبعيني إلى الصامدة في زنزانتها: زهرة بودكور.

تحية أيتها الرفيقة

أنت التي في عمر الزهور وفي سن ابنتي، وأنا القادم من جيل قد تعب من النضال ومن الانتظار.

في هذا الزمن الرديء، حيث الرفاق القدامى يتساقطون في الطريق كأوراق الخريف، بين هالك أنهكته سنوات الاعتقال والتشريد، ويائس سلم نفسه للكأس واجترار حكايات عن بطولات الزمن الماضي، ومغلوب على أمره هزمته مصارف العائلة ومتطلبات الأولاد، وبين انتهازي فضل قلب المعطف وبيع رصيده النضالي في المزاد العلني،

في هذا الزمن الرديء حيث لا شيء يبشر بخير، بعد أن ذهب المشروع وذوى الحلم وفقدت الكلمات والشعارات معانيها الجميلة،

في هذا الزمن الرديء حيث الجميع يهرول نحو المناصب و المقاعد، وحيث مقياس النضال هو عدد أرقام الهواتف وأسماء  المسؤولين الكبار الذي تنسج معهم علاقات الزبونية والمصلحة،

في هذا الزمن الرديء حيث  قياس المفاضلة  لم يبق بعدد السنوات التي قضاها المرء في السجون أو المنافي، ولا بحجم الضربات التي تلقاها من الجلاد، ولكن بعدد المواقع المحتلة في كل الأجهزة،   من ودادية الحي إلى أعلى هيئة في هياكل الحزب العتيد.

في هذا الزمن الرديء حيث لم يعد مخاطبك يسألك عن مدى مبدئية موقفك من هذه القضية أو تلك، ولكن فقط عن نوعية الفرص التي اقتنصتها والمناسبات التي انتهزتها بما يسمح لك من توفير مداخيل إضافية لتغطية الأقساط الشهرية لثمن  شقتك،

في هذا الزمان لم أجد لمن أبث حسرتي وشجوني، غيرك أنت ورفاقك في زنازن مراكش ومكناس وفاس وإفني ….  وأسترجع معكم ذكريات عن ماض كان مليئا بالحلم وبالتوق إلى الثورة والتغيير.

لا يهم أن نختلف حول التكتيك والوسائل، أو أن نتفاوت في البرامج، لكن أن نكون فقط متفقين على نبل الفكرة وسمو الهدف الذي من أجله بقيتم أنتم مستعدين للتضحية بكل شيء.

وأنا أتابع محاكمتكم ونضالاتكم، أستحضر معكم لحظة عزيزة  من شبابي، لما أفقت من مراهقتي، لأجد نفسي منظما في خلية اتحادية تحمل اسم عمر دهكون، ذلك البطل الذي تماهيت معه وجعلت منه قدوتي في ذلك الوقت.

وأتذكر معه كل أولاءك الذين سقطوا في الطريق، من عمر إلى كرينة، ومن سعيدة إلى زروال ومن الدريدي إلى شباضة، واللائحة طويلة.

غير أننا نحن صدقنا في لحظة، أن البلد قد يتغير، وأن الأفضل هو ما سيأتي، وتوهمنا مع ذلك الرجل ذي الأنفة: عبد الرحمان اليوسفي، أنه ربما سيكون من السهل إحداث التغيير ، بشق الطريق نحو المستقبل من داخل جهاز الدولة نفسه، بعدما فشلنا في كل الطرق الأخرى، من طريق التغيير الثوري إلى طريق التغيير الديمقراطي الجماهيري. لكننا اكتشفنا في الأخير كم كنا سذجا، وكيف استغل المخزن حب ذلك الرجل لوطنه، ليغسل به وسخه، ثم يلقي به بعده خارج المؤسسة مكلوما وحاملا لغصة في الحلق، هي غصتنا نحن الآن جميعا، الذين صدقنا  معه تلك الخرافة المسماة قسما على القرآن.

بالتأكيد بعض من رفاقك،  لم ينطل عليهم  الوهم، وبقوا لوحدهم صامدين في مواقعهم الجامعية، نحن جميعا تناسيناهم في غمرة احتفالنا بالفتح الجديد المسمى تناوب توافقي وبمقدم ما اعتقدنا أنه العهد الجديد، ليستمروا هم في السقوط واحدا بعد الآخر في غفلة عنا ودون أن نفكر حتى في الحضور لتشييعهم في جنازاتهم ، من بوملي إلى آيت الجيد ومن ساسوي إلى الأكاديري، وآخرون أستحيي من نفسي أنني حتى لا أعرف أسماءهم كلهم.

وحدكم بقيتم في الخندق، تحملون راية الصمود في وجه هذا النظام  الغادر، وحدكم من حمل لنا مشعل النضال ونقل الرسالة من جيل إلى جيل، حتى أننا لما استفقنا من الغفلة واكتشفنا انتهازية الرفاق وجبن الإخوان ويأس الأصحاب وتعنت أصحاب الوقت ولامبالاة الشارع، أدرنا وجهنا فلم نجدكم غيركم أنتم من تقدمون لنا بصيصا من الأمل وقبسا من الصدق في النضال وفي حماية المبدأ.

فهل أزايد عليك الآن عزيزتي زهرة، وأطالبك بالمزيد من الصمود؟ ذلك ما أستحيي بسببه من نفسي، إذ بأي حق أن أطلب منك أنت بالضبط أن تقدمي حياتك قربانا  عنا وغطاءا عن جبننا وخذلاننا؟

كل ما أستطيع أن أعبر لك عنه، أنك أنت الآن هناك في زنزانتك، آخر ما تبقى لنا من رمز ومن حلم أن لا زال في إمكان هذا الوطن أ ن يسترجع دفق ونبض الحياة فيه بما يفتح أفقا آخر نحو المستقبل.

تحياتي زهرة، وتحياتي لكل رفاقك في الزنازن، وقلبي معكم يتقطر حزنا وألما على هذا الزمن الرديء.

حميدباجو

G8, G20, …, voici ceux qui pensent pour nous …


Au Maroc, le Makhzen ne tabasse pas juste ses sujets, les réfugiés ont leur part du gâteau


المنظمة المغربية لحقوق الإنسان

بيان

تابعت المنظمة المغربية لحقوق الإنسان تعرض الحركة الاحتجاجية التي قام بها مجموعة من اللاجئين وطالبي اللجوء أمام ممثلية المفوضية السامية لشؤون اللاجئين ونتج عنها تدخلان:

الأول: يوم السبت 27 يونيو 2009 وتفريقهم إلى فضاء بحي اليوسفية بالرباط على أن يتابع الحوار معهم حول مطلبهم الأساسي؛

الثاني يوم الخميس 2 يوليوز 2009 بعد انتهاء اللقاء الذي جمع عددا من اللاجئين بممثل هيئة الأمم المتحدة بالرباط وممثلي المفوضية السامية للاجئين بمكرز الأمم المتحدة والمحادي لمقر المفوضية السامية للاجئين.

وقد أدى عدم الاستجابة خلال هذا اللقاء لطلب اللاجئين بإعادة التوطين بشكل جماعي إلى مواجهة مع ممثل هيئة الأمم المتحدة والمفوضية السامية للاجئين وكذا تكسير أجهزة المفوضية وتعنيف مسؤولي هيئة الأمم المتحدة مما اضطرهم إلى الاستنجاد بالقوات العمومية أدى إلى مواجهات بين عدد من اللاجئين وقوات الأمن حيث اعتقل خمسة من المتظاهرين وجرح إثنين منهم و إصابة شرطي  نقلوا على إثرها إلى المستشفى.

وأمام هذه الأحداث الأليمة تسجل المنظمة:

  • شجبها لاستعمال العنف لتفريق الحركة الاحتجاجية؛
  • أسفها للمخلفات المادية والبشرية لهذه الأحداث وسجبها لعمليات التدمير والمس بالممتلكات؛
  • مطالبتها بضرورة احترام حق اللاجئين وطالبي اللجوء في التظاهر والاحتجاج وحريتهم في استعراض مشاكلهم؛
  • دعوتها لاحترام قواعد الاحتجاج السلمي وباحترام القوانين الجاري بها العمل؛

إن المنظمة المغربية لحقوق الإنسان والتي تقدم المساعدة القانونية والإدارية للاجئين وطالبي اللجوء تدعو إلى:

–         التعجيل لمواجهة التشريعات الوطنية المتعلقة باللجوء بشكل يتلاءم مع القواعد الدولية والتزامات المغرب بهذا الخصوص.

–         إحداث آلية مؤسساتية وطنية تتكلف بقضايا اللجوء وطالبي اللجوء ؛

–         تكليفها لعدد  من المحامين لمؤازرة المعتقلين على ذمة التحقيق جراء هذه الأحداث أمام الجهات المختصة.

المكتب الوطني

3 يوليوز 2009

Chami, après le twit, le blog…


Après  s’être introduit à Twitter, Ahmed Réda Chami, Ministre de l’industrie, du commerce et des TIC, se met au blog.

Bravo Ahmed. Membres des blogoma, twittoma, … sont déjà dans la communauté du ministre.

Attention, critiquer peut vous couter beaucoup


Kaddafi, en mal de payer sa dette envers les victimes des avions, en mal avec la chute des prix du pétrole, en mal de démocratie dans son pays, … cherche désespérément des ressources financières.

Il a trouvé une idée astucieuse pour cumuler de l’argent : procès contre les journaux. Admirez les premiers résultats financiers de son deal.

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