Archives Mensuelles: septembre 2009

Citoyenne décèdée après 3 jours d’ignorance dans les urgences d’un hôpital à Casa : Sa vie est plus importante qu’une Ammarya


«خديجة ..»  تقضي نحبها بعد ثلاثة أيام من افتراش أرض المستعجلات

«عفاك أختي عاونيني.. كولي ليهم يتاصلوا بالقوات المساعدة .. بغيت نمشي تيط مليل قبل ما يفوت الحال عليا ..»،  بهذه الكلمات توسلت إلينا «خديجة لحديجي» خلال لقائنا بها بقسم المستعجلات ابن رشدبالدار البيضاء قبل ثلاثة أيام. لكنها كانت الكلمات الأخيرة لصاحبة الجسم المنخور التي شكلت حالة ضمن حالات تشرد أخرى تضمنها استطلاع أنجزناه يوم عيد الفطر الأخير بقسم المستعجلات…

وحدها المسكينة، كانت تعرف حجم معاناتها وتدرك حلول أوانها، فيما لم ننتبه للأسف حين قيامنا بواجب مهني أنها ليست مجرد حالة تشرد عادية غير محتومة الأجل. لكن «خديجة لحديجي»، لفظت أنفاسها الأخيرة يوم الثلاثاء  22 شتنبر الجاري على الساعة السابعة مساء، كقطة منبوذة وسط كومة الفضلات، التي أحاطت بها طيلة الثلاثة الأيام داخل قسم المستعجلات.

عدد من العاملين بهذا القسم يؤكدون أن « خديجة »، ذات الأربعين سنة، كانت تعاني قيد حياتها من مرض مزمن. وكانت بحاجة إلى الإشراف الطبي، الذي لم تحض به، حيث لم يجد رجاؤها في الحصول على المباشرة الطبية أذانا صاغية سيما وأنها كانت عاجزة على الحراك ومحرومة من عائلة تدافع عن حقها في التطبيب.

يقال : » إكرام الميت دفنه… » لكن حالة «خديجة ..» لن تحضى بهذا « الإكرم » بعدما تم إيداع الجثة الهامدة مستودع الأموات بالجناح رقم 39 التابع لمستشفى ابن رشد.. ولن يؤشر على دفنها إلا بعد مرور ثلاثة أشهر ويوم واحد عن تاريخ الوفاة. إذ لم تعثر إدارة قسم المستعجلات، التي كانت تنتظر موت السيدة لنقلها خارج هذا القسم، على أوراق ثبوتية تحدد هويتها. اللهم عدد من الشهادات الطبية التي تشير إلى طبيعة مرض « خديجة » بالإضافة إلى اسمها.

لم تتمتع خديجة طوال إقامتها «على الأرض» بقسم المستعجلات بأي إشراف طبي أو إسعافات أو حتى بتوجيهها إلى قسم من الأقسام المتخصصة بالمستشفى.

مكر الصدف، بل قساوة الحياة، جعلت « خديجة لحديجي » تعلم أن الأرضية تحديدا، التي افترشتها لثلاثة أيام بمكان بقسم المستعجلات بالمستشفى الجامعي ابن رشد، كانت احتوت قبلها جسد شيخ مريض بالبروستاتا واحتضنته إلى أن فارق هو الآخر الحياة. لقد حلت محله كما لو أنها كانت تعي قرب نهايتها. بل وأنها ستكون على شاكلة نهاية هذا الشيخ، الذي لم يكن يملك ثمن الفحص بالأشعة. وظل راقدا على أرض قاعة الاستقبال بمستعجلات «ميرزكو» أربعة عشر يوما، قبل أن يلفظ أنفاسه دون أن يجد من يلتفت إليه. بل  ظلت جثته على الأرض بعد وفاته السبت الماضي من الثانية عشرة زوالا إلى الرابعة مساء قبل أن تنقل إلى مستودع الأموات. اللامبالاة، واللارحمة… شعاران تشهرهما المستعجلات في وجه الوافدين المعوزين ولاتفلح الموت في تغييرهما…

رحاب حنان

الاحداث المغربية

Virginité à la sauche chinoise


Dans plusieurs pays, des hymens chinois, prêts à l’emploi, sont en vente libre. Dans la région arabe, la Syrie se voit vendre ce « produit » révolutionnaire dans le marché noir. En Egypte, les investisseurs étudient sérieusement son introduction.

Le principe est simple, et cela peut être « monté » par l’intéressée elle-même. Sur les forums certains l’apprécient énormément : « la plus belle invention de tous les temps , ohh les chinois , les sauveurs de l honneur des femmes musulmanes ». D’autres s’interrogent si « les chinois vont fabriquer après un détecteur de vraie virginité ».

Remarquez le prix, super intéressant, moins de 15 $!

Les chinois, décomplexeurs de la virilité arabe!

MALI, le mouvement de la discorde


L’affaire des dé-jeûneurs de Mohammedia a pris des dimensions démesurées. D’une part la réaction de l’Etat était disproportionnée par rapport à l’événement, d’autre part, les médias ont couvert l’événement d’une manière à en faire un vrai sujet de société.

Nous avons constaté un certains nombre de réactions, notamment de la part d’ONG de droits humains ( OMDH, AMDH, Bayt Alhikma, … ) qui d’une manière générale traite du sujet de la liberté du culte et sur le fondement même du concept de « l’ébranlement de la foi ». Certains acteurs politiques ( PAM, MP, … ) étaient, à l’opposés, dans la défense de la sacro-sainte de ce que l’on qualifie de « unanimité nationale » et « constantes de la nation », concepts par ailleurs farfelus et sans contenu précis eu égard de la loi. Dans la presse, on a pu lire également la réaction d’un groupe de citoyens qui a appelé à l’organisation d’un sit-in contre « les agissements irresponsables » des membres de MALI. Dans certains articles, le nom de la jeunesse de l’USFP ( Chabiba Ittihadia ) est cité dans le même contexte. La presse, que je respecte énormément, et que je considère comme maillon essentiel et facilitateur important dans un Etat de Droit, aurait pu, objectivité oblige, demander la véracité de cette information auprès des instances habilitées.

De toute manière, à mon avis de simple militant, je considère qu’aujourd’hui, que la question est plus grande qu’une simple question d’un mouvement de dé-jeûneurs. Je ne peux cautionner l’appel de MALI à enfreindre une loi afin de la réformer. Ce n’est nullement réformiste. Peut-on l’assumer ? Mais sur un autre plan, je suis favorable à un débat national ( ou plus grand ) sur la liberté du culte, principe fondamental des droits humains. Plus généralement, en hiéarchisant  les priorités, je pense que d’autres sujets sont plus importants. Je me demande sincèrement comment le citoyen marocains s’indigne violemment devant les 10 malheureux dé-jeûneurs, qui finalement ne le touchent absolument pas, et ne réagit pas au prix de la tomate, denrée capitale dans la harira ramadanesque, qui a atteint 25 Dh dans certains étalages des villes marocaines ? Comment l’Etat se mobilise à haut niveau ( le conseiller du Roi se réunit avec les chefs des partis, tel que rapporté par la presse ) pour une action de 10 jeunes armés de sandwichs alors qu’aucune suite n’est donnée à des appels de réformes constitutionnelles lancés par des partis de gauche représentant des dizaines de milliers de militants ? Le débat est biaisé de plus belle.

Le « mouvement » Mali a finalement obtenu plus qu’il n’espérait, une grande médiatisation du dossier de la liberté du culte, qui par ailleurs figurerait certainement dans les rapports des ONG internationales et ceux du département d’Etat américain ou encore européen, mais finiront par comprendre, que dans la pratique des choses, le seul tapage médiatique ne résout pas fondamentalement les choses dans ce pays.

Par ailleurs, sommes-nous en mesure d’affirmer qu’un acteur nouveau ( facebook, twitter, … ) est entré dans la scène au Maroc ? Difficile de confirmer, à mon avis. Si aujourd’hui l’actualité est faite de coups de médiatisation des débats sur facebook, ou autres réseaux sociaux ou tribunes de blogs, aucun débat profond de la société n’a abouti ou même organisé autour de ces initiatives, nombreuses et diverses. Ceci étant, ces initiatives ont certainement le mérite d’avoir brisé plusieurs tabous et permis un échange intense, franc et sans censure entre marocains et dégager les clivages vertueux.

Addenda : La journaliste Zyneb, accusée d’être la meneuse du mouvement, et portée disparue depuis Mercredi dernier, s’est livrée par elle même, en compagnie du responsable local AMDH Abdellah Mesdad, à la police. Elle a été entendue par le procureur avant d’être déférée à la police.

Une pétition circule pour « l’abrogation du décret 222 … & soutenir les militants de MALI, et de réaffirmer notre attachement à la liberté de culte ».

Most Iranian left wings boycott recent presidential election


Yes! reformists are religious. They are anti-left. Sovereignty is very sensitive to relationship between lower classes and left. On the other hand slogans of green movement isn’t attractive for lower classes and economic slogans for this class is important. If the link be established between middle class and lower class this government will be overthrown Because street protests reached impasse and only workers strikes could be successful.

En Iran, chaque contestation se retrouve dans le giron du mouvement d’opposition à Ahmadinejad. Des manifestations simples tournent en grands évènements. J’ai saisi cette occasion pour demander le point de vue d’une amie sur place, elle a bien voulu le partager avec les visiteurs de mon blog :

Mounir Bensalah : My friends and i, we follow what happens in Iran. We are proud, as left and human right activists, of people there. Can you give us more explanation of the situation in Iran?.

R M : Thank you for your sympathy, you know that I’m leftist too. This movement is owned to mid-class of IRAN society. Most Iranian left wings boycott recent presidential election. We support protests but we think until labours and other low-class members don’t participate in social struggles it won’t meet victory.

MB : But we think, from here, that all protestation is supporting candidate Mussaoui. I see your position : « until labours and other low-class members don’t participate in social struggles it won’t meet victory ». But let’s say, are these classes more conservative and submitted or in Iran, no power can move these classes?

RM : Yes! reformists are religious. They are anti-left. Sovereignty is very sensitive to relationship between lower classes and left. On the other hand slogans of green movement isn’t attractive for lower classes and economic slogans for this class is important. If the link be established between middle class and lower class this government will be overthrown Because street protests reached impasse and only workers strikes could be successful. As in 1979, oil workers strike and the Shahs government was paralysed.

MB : I see, but I don’t think that the movement now in Iran is going for another revolution 🙂 I think that Iranians who are protesting now against election are multiples : young people needing more freedom, feminists who don’t accept that hijab is obligatory, … Now, this is left, or social democrat. How can they be followed by poor, worker, … classes? this is all the question of leftists everywhere 🙂 Finally, I won t to ask you simple question : what Iran are you dreaming for?

RM : Iran is not a person or stream. Iran have very complex issues. Left in Iran is very weak and have no tribune Because the religious state will punish all Muslim-borns that become Atheist. Left in Iran has not equipments and willingness to planing a revolution and simply can’t conduct lower classes to victory.

La gauche, ça existe chez nous aussi 🙂

Où sont passés les démcrates de ce mouvement?


Je ne sais pas pourquoi je m’en rappelle aujourd’hui, mais je ne trouve pas de réponse à la question : Où est passé le « Mouvement pour Tous les Démocrates ».

Ce mouvement s’est tracé d’ambitieux objectifs lors de sa constitution : la pérennisation des choix démocratiques, les réformes institutionnelles et constitutionnelles idoines, relever les défis du développement durable, La refonte du système éducatif, … Alors, moi à qui on reproche d’être en « délit d’attache à la mémoire politique » et de « nostalgie idéologique » maldive, je me suis bien dit qu’il serait intéressant de demander les aboutissements de cet ambitieux projet, dont l’initiateur FAEH avait déclaré un 8 Août 2007 que sa « démarche est simple et sereine. Elle ne répond à aucun agenda politique« .

Pourtant sa déclaration phare, toute importante du fait de son statut d’ami intime du Roi, est celle-ci : « Enfin, Ali El Himma précise qu’il n’y a pas eu de rupture entre Feu Sa Majesté le Roi Hassan II et Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Au contraire, il insiste sur la continuité. Notamment en ce qui concerne les droits de l’Homme. »

Le mouv’ a très bien diagnostiquer la situation du pays : « Nous n’avons pas du pétrole ni des ressources naturelles qui peuvent déboucher sur un excédent budgétaire, mais le Maroc, notre pays, à un potentiel humain, qui est incroyable et inestimable, et qui peut être une source d’énergie inépuisable ». Il était temps donc, en seconde phase, de procéder à mettre en valeur ce potentiel humain, le revaloriser en politique et profiter de son énergie!

« Le mouvement de tous les démocrates ne peut être que cette force de proposition que cherchent ceux qui s’identifient dans les valeurs de notre pays, ce mouvement est un autre signe, de plus, que la transition, initiée par Sa Majesté le Roi Mohamed Six, vers un Maroc meilleur, est perpétuelle » assure un des membres du mouvement, omettant l’assertion de FAEH : « C’est plus difficile d’être démocrate que ministre de l’Intérieur ».

« Il faudra que l’on cesse de faire l’amalgame entre PAM et MTD » déclare une leader du mouvement, avant de demander, non sans amertume, « d’arrêter de focaliser trop sur la personne  de Fouad Ali El Himma en parlant continuellement de mouvement de Ali El Himma… ».

Alors, où est passé le Mouv’ ? Et où sont passés les démocrates de ce mouvement?

Hassan El Fed ramène le sourire de la halqa marrakchie à la scène casablancaise.


« Hassan o rba3tou », est le nouveau spectacle de l’humoriste marocain Hassan El Fed. Avec « sa troupe » ( Rba3tou ), l’artiste a excellé en redessinant le sourire pour un public casablancais, généralement déprimé des programmes télévisés, dits humoristiques, de ce Ramadan.

Le spectacle, pour le moins original, met en scène plusieurs tableaux inspirés de scènes de la halqa marrakchie. Cet art populaire marocain ancestral, incarné notamment dans l’espace mythique de Jamaa Elfna à Marrakech, entre autres, combine récits, chants, acrobatie, … et improvisations. El Fed a rendu possible sa mise en scène au théâtre, avec beaucoup de retouches d’humour. « Ce qui est intéressant dans cet art, c’est que l’artiste œuvre à transformer les passant en spectateur. Son public n’est pas destiné, mais attiré. C’est toute la magie de cet art » Conclut El Fad à la fin de son spectacle, louant ainsi ses co-protagonistes de la scène. Dans un entretien à un quotidien de la place, El Fed explique qu’il a cherché à « Explorer tout ce panel de traditions populaires qui contient de la théâtralité et qui est transposable dans un théâtre contemporain ». Un critique le décrit : « Campant le rôle d’animateur de ce spectacle haut en couleur, El Fad, en profite, pour le bonheur d’un public ravi, en vue de servir des boutades irrésistibles, et de faire apprécier ce one man show qui est bien son truc à lui et où il excelle particulièrement ».

Mariant avec habilité plusieurs scènes de chant, de récits, de dialogue, … le spectacle redessine le sourire à partir des contradictions simples du vécu du marocain. Il ne cherche pas la mise en boite, ni même le gag abrutissant, il va au cœur de préoccupations simples et de scènes ordinaires. De l’ancien combattant nostalgique au faux guide, personnages qu’incarne El Fed, l’artiste a daigné de partager sa scène avec des stars de la halqa populaire, devant un public assoiffé de bons spectacles. La salle du Megarama où se produisait l’humoriste affichait complet pendant les trois jours du show.

Ils sont aujourd’hui plus de 1.500 fans à rejoindre son club sur facebook. Les messages d’éloge n’y manquent pas : « un vrai régal hier soir, un spectacle original, éclectique, on se sent transporté dans la place Jamaa El Fna pour voir ses meilleurs 7lay9ia.Les personnages représentés par Hassan sont tout aussi marrants et amusants les uns les autres. Je le conseille vivement à tous ceux ou celles qui souhaitent rire, s’amuser ou décompresser » affirme un de ses fans. Le public d’autres villes attendent avec impatience la programmation nationale de son spectacle.

En tout cas, le public bidaoui a été bien gâté. Une scène de dakka marrakchia à l’entrée du Megarama et un spectacle applaudi longuement par le public. Ce dernier revient à sa morosité quotidienne sur les chaînes de télévision nationales, où El Fed est grand absent cette année.

Merci à ceux qui m’y ont amené 🙂

Pluie à Casa


Ce tunnel, dont les travaux ont duré au moins 2 ans, a été mis en service juste avant les élections du 12 Juin. Il est un grand ouvrage qui sert à éviter les embouteillages fréquents sur boulevard Roudani et Route d’El Jjadida d’un côté et Bd Biranzarane et Bd Yaacoub Elmansour d’un autre.

Aujourd’hui, Casablanca a un autre oued, oued Roudani. Dommage que la réntrée est déjà là, on aurait vu des enfants nager de joie.

Liberté de la presse vs sacralité de la santé du Roi


Dans un geste progressiste, un communiqué du palais royal, premier du genre ( Cf communiqué sur la bonne santé du Roi ), informe les marocains que « SM LE ROI EN CONVALESCENCE DE 5 JOURS, MAIS SON ÉTAT DE SANTÉ NE JUSTIFIE AUCUNE INQUIÉTUDE ». Nous ne pourrons que se féliciter d’un acte de transparence de haute qualité et souhaiter prompt rétablissement au Roi.

Le cœur du communiqué parle de « Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’Assiste, présente une infection à rotavirus avec signes digestifs et déshydratation aiguë nécessitant une convalescence de cinq jours ». Voilà ce qui donne envie au commun des mortels, de savoir ce que c’est ce rotavirus.

La presse écrite marocaine s’est saisie de l’occasion de l’ouverture et la transparence affichée par l’institution centrale du pays et a cru, comme tout le monde, naïvement, que « l’information est sacrée, le commentaire est libre ». Chaque publication fera son affaire pour donner le scoop, commenter l’événement de transparence inédit et surtout expliquer ce que veux dire ce mot bizarroïde de rotavirus.

Premier acte après la publication des dossiers, « Le parquet près le tribunal de première instance de Rabat a ordonné à la police judiciaire de diligenter une enquête minutieuse avec le directeur de publication du journal “Al Jarida Al Oula”, suite à la publication, le 27 août 2009, d’un article intitulé “la maladie du Roi reporte les causeries religieuses et Son déplacement à Casablanca”, ainsi qu’avec toute personne impliquée dans cette affaire ». Ali Anouzla et Bouchra Addou passent plus de 80 heures d’interrogatoires, notamment sur la source qui leur avait révélé que le Roi « était atteint d’asthme et qu’il est traité de médicaments à base de corticoïdes ». Mieux encore, le parquet ne lui suffit pas deux journalistes. Il interpelle les journaux Alayam et Almichal.

Alayam a titré « la vérité de la maladie de Mohamed VI ». Dans son dossier, la publication se demande si le Roi « souffre d’une maladie de l’asthme » et martèle que « seul Dr Maouni, médecin du Roi, est capable de répondre ». Abdelkrim Elmanouzi, spécialiste de l’appareil digestif, figure de gauche de l’USFP, explique que le fait que « le Roi soit atteint du rotavirus est une chose normale, parce que c’est une maladie démocratique » ! Il ajoute « que c’est une maladie normale qui ne nécisste pas plus d’une semaine de convalescence ».

Almichal, quant à lui, a consulté un autre spécialiste, Boubekri Mohamadine, membre du PSU et président du syndicat libre des médecins. Le pauvre Toubib de gauche a subi un interrogatoire pointu de plusieurs heures. Fait rapporté par Le soir Echos dans sa livraison du Mardi 08 Septembre.

Dernier développement dans l’affaire, « Le directeur de publication du journal « Al Jarida Al Oula », Ali Anouzla et la journaliste Bouchra Edaou, auteur de l’article « La maladie du Roi reporte les Causeries religieuses et Son déplacement à Casablanca », publié par le journal, comparaîtront le 29 septembre devant le tribunal de première instance de Rabat », selon un communiqué de la MAP.

Récapitulons : 10 journalistes ont subi des interrogatoires marathons, un médecin interpellé. Le communiqué officiel initial parlé de « fausses informations concernant la santé du Roi » qui n’ont pas de lien avec « la vérité » que contient le communiqué. Je ne suis pas peut-être spécialiste de la presse, mais je ne comprends pas qu’il puisse exister, avec mon background, « une vérité » que la presse serait obligée de relayer. Bien sur, comme d’habitude, quand tu fais taire ta presse, celle des autres, qui généralement n’a aucun souci national, profite pour te donner des leçons, ne serait-ce qu’ici, ici et . Fekha yamen we7eltiha. Je pense à notre camarade khalidov, qui me traitera de tous les noms. Tout simplement, vous faites la gaffe, après vous venez criez, au nom du patriotisme, que l’on soit solidaire face à cette presse, qui si vous la contrôliez, elle sera aussi sous le verrou. Et remarquez que je n’ai aucune sympathie pour cette presse, je défends tout simplement un principe universel, qui s’appelle la liberté d’expression, qui, selon l’artcile 19 de la déclaration universelle des droits de l’homme, veut dire « Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit. ». Je suis sur que le Roi, comme il l’avait montré dans de précédent cas, fera signe d’indulgence et abandonnera la poursuite collective des journalistes !

Remarque qui n’a rien à voir avec ce qui précède. Le journal arabophone du parti du premier ministre titre à sa une samedi dernier : « La compagne agressive contre ce chef d’Etat [Cf Kaddafi] frère est la cause de la convocation du président du polisario à la Libye ». Cela ne mérite pas une poursuite, dans la même logique, pour information abrutissante touchant la sacralité de la cause nationale !

L’arbitraire frappe encore la liberté d’expression


Source MAP :

« Le parquet ordonne une enquête avec le directeur d' »Al Jarida Al Oula » sur un article concernant la santé de SM le Roi

Rabat – Le parquet près le tribunal de première instance de Rabat a ordonné à la police judiciaire de diligenter une enquête minutieuse avec le directeur de publication du journal « Al Jarida Al Oula », suite à la publication, le 27 août 2009, d’un article intitulé « la maladie du Roi reporte les causeries religieuses et Son déplacement à Casablanca », ainsi qu’avec toute personne impliquée dans cette affaire. »
Ali Anouzla, directeur de publication d’Aljarida Aloula

Affaire à suivre!!

Esclavagisme moderne dans le Royaume chérifien


Sans commentaire.

Zayneb, 11 ans, torturé dans le foyer d’un juge à Oujda chez qui elle travaille.

ESCLAVAGISME MODERNE !

A bas les discours modernistes, la signature de conventions pour le travail des enfants, … si l’on accepte de tels agissements. J’ai honte!

ADDENDUM : Voir l’analyse de Réda sur le sujet.

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