Reviens Bouabid, ils sont devenus fous !

Pour avoir contribué un petit peu 🙂  Je le publie en parallèle avec le Magazine Le Temps, une interview « exclusive » et virtuelle avec Abderrahim Bouabid!

Cela fait 18 ans que vous n’êtes plus de ce monde. Vous y jetez un coup d’œil de temps à autre ?

De temps à autre, ça m’arrive.

Elle est bien chargée l’actualité politique marocaine !

Chargée d’évènements, je vous l’accorde, mais maigre de sens. Ces politiques ont perdu la tête, leur travail n’a plus d’horizon. C’était très clair de mon temps. On savait de quoi s’agissait-il, ce qu’on voulait, et comment y arriver. C’était difficile, certes, mais les enjeux étaient plus clairs.

L’USFP n’a plus cette lucidité, ce n’est même plus ce que c’était. Les « forces populaires » ont déserté pour ne laisser qu’une vague d’opportunistes se négocier des places. Le peu de militants intègres qui y restent se battent encore ou gardent le silence. Vous attendiez-vous à ce sort ?

C’est tout à fait normal. L’Union a été créée sur la base de trois grands mots d’ordre : libération, démocratie et socialisme. L’organisation était puissante, bien ficelée et verrouillée. Le régime avait besoin d’une organisation avec une puissance et une présence pareilles, mais pas assez au point de tirer les ficelles du pouvoir, car ça aurait été dangereux pour le règne de Hassan II. Pour rejoindre le parti, c’était toute une procédure, c’était un parti de militants et d’activistes. Quelle idée cette « ouverture » du parti ! Les règles d’adhésion ont été allégées, on ne vérifiait même plus si ces gens riches qui affluaient vers l’organisation avaient des principes à gauche. Le parti a été miné, tous les enjeux ont devancé les causes principales sur lesquelles nous avons construit l’USFP.

…Auriez-vous démissionné de la politique ?

Je devais le faire au cinquième congrès du parti en 1989. Recevant trop de critiques, j’ai dû me plier à la tendance générale du parti, mais visiblement ce n’était pas la volonté des militants qui voulaient mon retour. Le parti est actuellement là où il est parce que sa direction a fait toutes les concessions possibles et imaginables au régime. Ce n’est pas l’organisation pour laquelle beaucoup de militants ont sacrifié leurs vies.

Bon. Revenons en arrière, aux législatives de 1993, Abderrahmane Youssoufi était ferme en refusant le gouvernement d’alternance. Mais il a accepté que le parti soit au gouvernement après la réforme constitutionnelle de 1996, laquelle ne répondait pas du tout aux exigences de l’USFP. Etait-ce le point de non-retour ?

Nous n’étions jamais contre la participation au gouvernement, nous étions pour le changement de l’intérieur des institutions. La preuve, nous avons participé au gouvernement de 1976. Mais nous avions tiré les leçons de cette participation, et nous avions fixé des conditions pour accepter d’y être : Une démocratie électorale instituée par une constitution démocratique, et que le tout se passe dans des conditions extrêmement transparentes. L’accession de l’USFP à la tête du gouvernement en 1997 intervenait suite à la réforme constitutionnelle, et également aux réunions de coulisses entre Hassan II et Abderrahmane Youssoufi. Peu d’éléments de ces rencontres ont été rendus publics. J’espère que mon ami Abderrahmane lèvera le secret sur ses discussions avec feu Hassan II.

On dit de vous que vous étiez l’homme capable de dire non à Hassan II en face. Auriez-vous refusé d’être au gouvernement ?

Ceux qui disent toujours oui ne comprennent pas, et ceux qui disent non à répétition ne veulent pas comprendre. Je leur avais dit que si nous étions sûrs que seulement 10% de nos revendications étaient réalisées, nous participerons au gouvernement. Nous n’avions reçu aucune garantie quand à nos exigences. Le refus, je l’ai déjà exprimé à Hassan II, ça m’a valu une autre peine de prison en 1981. J’aurais accepté de participer, non sans renoncer à nos revendications. En 2002, je n’aurais jamais accepté qu’on continue à jouer le jeu. Le pacte a été brisé par l’autre côté…

… On y reviendra plus tard. En 1991, vous aviez préconisé qu’Abderrahmane Youssoufi soit le premier secrétaire du parti. Mais l’homme ne connaissait pas bien l’organisation, et revient de l’étranger après trente ans d’exil… Mais il y avait également El Yazghi !

J’avais décidé que, et Youssoufi, et El Yazghi soient mes secrétaires. Youssoufi était un grand militant qui a joué un rôle historique dans la construction de l’organisation. Il a également été très influent sur la scène internationale dans le cadre de l’Internationale socialiste. C’était la personne idéale pour assurer la suite. Quand à El Yazghi, celui-ci a été la cheville ouvrière du renforcement du parti. Il connaissait toutes les sections et toutes les cellules des partis, il se déplaçait partout au Maroc pour rencontrer les militants de base. Mais, entre nous, il n’était pas l’homme de la situation.

Et pourquoi donc cette méfiance ?

El Yazghi avait cette puissance et cet assentiment général dans le parti qui parfois, me faisaient peur. De plus, Si Mohamed était ferme au sujet des dissidents avec le parti, alors qu’on cherchait à rassembler toute la famille de gauche. En 1981, à la scission de Abderrahmane Benameur et ses camarades de la « commission administrative », El Yazghi y était pour quelque chose. On lui reprochait beaucoup sa rancune et ses envies de vengeance.

Et que pensez-vous d’Abdelouahed Radi, premier secrétaire actuel ?

Radi était l’homme qui travaillait toujours dans l’ombre. Tout au long de son parcours, il ne faisait ni chaud ni froid. Il ne réglait les problèmes qu’en les reportant, parfois à jamais ! Il ne pouvait jamais dire « non », c’était l’homme de l’organisation qui assurait la communication avec le palais par excellence.

Revenons au gouvernement d’Alternance, quels sont les ratés de Youssoufi ?

Youssoufi a pactisé avec Hassan II pour assurer la transition du règne en contrepartie d’une pacification politique et des réformes institutionnelles. Il a agi en homme d’Etat lorsqu’il a attendu trois ans après le décès de Hassan II. Mais il n’a émis aucun signe de revendication politique. Sa confiance dans l’accomplissement du pacte est tombée à l’eau en 2002 où il voulait retirer le parti du gouvernement. Ce sont ses camarades qui l’ont surement poussé à abandonner la politique avant d’accomplir cette tâche.

Les législatives de 2002 semblent donc être un résultat naturel alors ?

C’était le moment de se retirer. Mettre un technocrate à la tête d’un gouvernement suite à des élections où l’USFP est sorti gagnant était en soi une rupture. Celle-ci a été provoquée, comme je vous l’avais dit, par l’autre côté. Notre parti devait se positionner dans l’opposition et se retourner vers ses bases pour recréer ce rapport de force, afin de prévenir cette régression par rapport à un acquis tout récent dans l’histoire du Maroc. La démission d’Abderrahmane Youssoufi après cette « défaite », quoique logique, ne présageait rien de bon pour la suite, elle avait laissé une lacune au niveau de la direction du parti, celui-ci a été livré à son sort.

Et le recul de 2007 ?

C’est la résultante logique de cette suite d’évènements depuis 2002. Que voulez-vous ? Le parti avait fait le mauvais choix de rester dans un gouvernement technocrate, où aucun rôle n’a été joué par l’USFP. La crédibilité de celui-ci a fondu comme neige. Le parti a perdu les élections dans ses bastions traditionnels, les centres urbains.

Deux élections législatives se sont tenues sous Mohamed VI, relevez-vous des avancées en matière de démocratie ?

Sous l’ancien règne, l’administration s’occupait de tout. Elle ramenait même les morts voter pour ses multiples partis. Aujourd’hui, elle n’en a plus besoin! Les élections sont libres certes, mais « sous-traiter » la falsification de la volonté populaire aux mafias et aux différents réseaux ne fera pas avancer la construction démocratique.

Quelle comparaison feriez-vous entre les deux rois ?

C’est un changement dans la continuité, un changement dans le style de gouvernance, pas dans le fond. Hassan II a hérité d’un Maroc en situation difficile. Il a écarté les nationalistes. Il a traité ceux-ci de comploteurs. Mais il a finalement compris, peut-être trop tard, qui étaient les véritables traitres. J’espère que le roi Mohamed VI ne mettra pas beaucoup de temps pour arriver à cette même conclusion. La chance qu’avait Hassan, c’est qu’il avait des hommes d’Etat d’un grand calibre en face de lui.

Sur un autre volet, que pensez-vous de l’entreprise de Mohamed VI sur la question du Sahara ?

La démarche de proposition de l’autonomie est intelligente. Nous avions proposé cela en 1976 à l’USFP. Le régime ne la compris que plus de trente ans après. Maintenant, il faut mobiliser davantage pour vaincre notre combat. Il ne faudrait point de concessions sur ce dossier qui entrave la démocratisation du Maroc, bloque la construction du grand Maghreb et fait perdre des milliards de dirhams à notre peuple, pour une récupération légitime de notre terre. De plus, la régionalisation devrait être le corollaire de la démocratisation réelle du pays. L’une n’ira pas sans l’autre.

Et puis Mohammed VI et Hassan II, ça fait une grande différence de style?

Comme j’ai dit plus haut, c’est un changement de style de gouvernance. Le régime est à visage humain avec le Roi Mohamed VI.

Que symbolise pour vous l’arrivée du Parti authenticité et modernité?

Le PAM? Ca, au moins je l’ai vécu, et plusieurs fois sous Hassan II. On dirait que ce retour au parti de l’administration est éternel. On dirait aussi que c’est le seul moyen que trouve le régime pour « réguler » à sa manière le politique, et pour continuer à en tirer toutes les ficelles, sans en lâcher une seule. J’aurai cru que la nouvelle ère n’en avait pas besoin.

Quelle est la tâche de la gauche, toutes tendances confondues, et principalement l’USFP dans ce paysage actuel?

En l’état actuel des choses, la gauche devra se donner les mêmes tâches qu’elle a eu à l’aube de l’indépendance. C’est la grande question de l’Etat et qui, et surtout comment, le gouverne?

La gauche, et en particulier l’USFP, doit porter le projet de la société égalitaire, libérée, moderniste, contre vents et marrées. L’organisation s’avère plus que nécessaire, et l’esprit unitaire et de rassemblement ne devrait pas échapper aux militants de toute la gauche. Le rapport de force doit être réinstauré.

La jeunesse de l’USFP garde tout de même espoir. On le voit à travers moult actions et entreprises. Quel message lui adresseriez-vous?

La jeunesse du parti a été toujours été mon grand espoir et l’est toujours. J’ai toujours estimé que les jeunes qui voulaient s’organiser dans le parti devaient être porteurs d’espoirs et d’un modèle pour la jeunesse du Maroc. Aujourd’hui, malgré tout, mon espoir est de voir cette même jeunesse porter le message, le vrai, celui de la gauche. Remarquez que Mehdi Benbarka et moi, étions très jeunes à signer le manifeste de l’indépendance.

Vous auriez aimé vivre sous Mohammed VI?

L’opportunité de réformer le Maroc, d’y construire un Etat de droit où la volonté populaire gouverne le pays est plus présente aujourd’hui. Sauf que je ne pourrai être de ce temps, car chaque temps a ses Hommes.

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9 Réponses

  1. […] This post was mentioned on Twitter by mounirbensalah, mounirbensalah, mounirbensalah, Bennani alae, une marocaine and others. une marocaine said: Tres intéressant RT @mounirbensalah: Pour y avoir contribuer Reviens Bouabid, ils sont devenus fous ! http://bit.ly/bGdwsV […]

  2. Au lieu de remuer les cendres du passé glorieux de l’USFP en tentant de réveiller Si Abderrahim, allah irrahmou, il aurait été plus intéressant pour les marocains de 2010 de savoir ce que compte faire Baba Abdelwahid pour redémarrer le parti!

  3. @ Mounir

    Bien que j’ai pas pas eu l’honneur d’être invité personnellement à lire ce billet, je le fais comme je lis tous tes autres billets! Je note avec amusement que les invités officiels ne se sont pas – encore ? -manifestés D::

    Bel exercice de politique-fiction! Dommage que les questions : dommage que les « réponses » de feu Abderrahim n’apportent aucune solution à la situation actuelle de l’USFP! D’ailleurs, y a-t-il des solutions ?

    Je relève que feu Abderrahim ne semble pas avoir une grande estime pour ses anciens amis! Serait-ce la vérité ou de la simple politique fiction?

  4. Intéressant. Encore plus intéressant, à lire l’interview, si Bouadbid était vivant il aurait quitté l’USFP !
    Ce qui est marquant, l’interview suivant l’ordre chronologique des évènements, chaque réponse contient une petite concession par rapport à la question précédente conernant la période précédente. Si bien que petite concession par petite concession, année par année, on arrive à la fin à un parti qui ne demande plus qu’à ce que l’on euthanasie.
    j’ai appris beaucoup des choses (je savais pas que Bouabid avait une petite idée de El yazghi). « le garde tout même espoir » est un peu langue de bois, mais le reste est très instructif et très lucide !

  5. Waaaaa Mounir, c’est si grave que cela à l’USFP que vous êtes obligés de faire reparler les morts ?
    Je suis d’accord avec le « La jeunesse du parti a été toujours été mon grand espoir et l’est toujours. » Après tout, c’est la chabiba qui a donné Sassi 😉

  6. @Politis : Qu’il fasse ou pas, la « boutique » n’est pas à lui seul 🙂

    @Hmida : Tu es tjrs invité, et de marque, pour lire mes billets, et ce depuis longtemps. Sur twitter, j’ai juste invité ceux qui ont twitté ce matin. Sinon, ce que tu trouve dommage (« dommage que les “réponses” de feu Abderrahim n’apportent aucune solution à la situation actuelle de l’USFP! D’ailleurs, y a-t-il des solutions ? ») est bien pensé. A là fin, on lui fait dire :  » chaque temps a ses Hommes ».

    @Larbi : Abderrahim était très attentionné envers les jeunes. Chaque année, il « internait » les jeunes de la chabiba passant le bac et leur ramenait les meilleurs profs ( tous USFP ) pour la préparation. Il disait tjrs qu’il ne voulait pas des jeunes à l’USFP qui ne réussissent pas leur vie. Si tu as lu Khairat sur tel quel, tu aurais remarqué ceci. Le gars a même du changé d’orientation parce que le parti le lui avait préconisé 🙂

    @Anas Alaoui : Oui, je me rappelle de Sassi qui était SG de notre chabiba. Il est ou d’ailleurs? on m’a dit qu’il est dans une association … 🙂 Sans rancune 🙂

  7. Le Directeur de publication du journal du parti réserve sa chronique aujourd’hui à cette interview : http://www.alittihad.press.ma/def.asp?codelangue=29&id_info=108495&date_ar=2010-01-01

    الحوار الوهمي

    عبد الحميد جماهري

    نشرت أسبوعية «الزمن»، في عددها الماضي(من 8 إلى 14 ماي)، حوارا وهميا مع المرحوم عبد الرحيم بوعبيد. وجعلت عنوانه الأكبر هو «الاشتراكيون وأنا». وقد اختارت الأسبوعية أن تعطي معنى لأفكار صاحب الحوار على لسان المحاور، في قراءة لمحاكمة الاتحاديين … وحدهم.
    هل كان عبد الرحيم بوعبيد سيقبل الوهم على الحوار الجدي، هو الذي دفع ثمنا غاليا مقابل الواقعية وبناء جسور الحوار والتبادل؟
    لا يهم الجواب، والمهم هو أن للحوارالوهمي رسالة ومعنى ومسارا.. جاء بعد أن أصبحت اليوميات والأسبوعيات لا يمكنها أن تتصور نفسها بدون حديث مباشر للعاملين في صناعة الحدث.. وبعد ذلك أصبحنا أمام الحوار الكاريكاتور، أو ب«المْعاني»، والحوار السريع، والحوار الفوتوغرافي أو المصور ..
    وهو في العموم يفتح المجال لما يسميه ذوو الاختصاص شاعرية المحادثة، ويحرر اللغة من رتابتها ومن روتينيتها وبالأساس من خشبها الذي يجعلها تابوتا كبيرا للكلام..
    الحوار الوهمي، كما قد نقرأ في تاريخه قد يكون نوعا من «الحوار الذاتي»، كما فعل مثلا أندري جيد والحوارات الوهمية التي جمعها في كتاب أو كما فعل غيره من الكتاب الذين كانوا يحاورون أنفسهم، محاورات وهمية تعرب عن آرائهم هم.
    وهو بذلك نوع من الحوار الذي يقول فيه المحاور ما يريده على لسانه أو لسان غيره، ثم الحوار الذي يكون شكلا اختلاقيا لشخصية ما معينة، وتقويلها عكس ما تقوله عادة..
    الحوار الوهمي أيضا هو محاورة للسخرية والضحك..
    صحافتنا اليوم فيها كثير من الحوارات الوهمية، وهي على كل حال مطلوبة نوعا ما، وترسخ كل هذه الجوانب التي ذكرناها بهذا القدر وذاك. وقد كان فعلا لحميد برادة مبادرة إجراء حوار وهمي مع الحسن الثاني، بمناسبة السنة 10 على رحيله فيما أعتقد، وقد قدم فيه ما اعتقده رأي الملك الفقيد في المغرب اليوم، وفيه أيضا فهمه هو للمغرب في عهد جلالة الملك محمد السادس.
    وقد نحى منحى بناء سياسة الخلف على ما يميزه عن السلف، وليس ما يميز هذا الخلف بالذات..
    وفي كثير من الحوارات يغيب الجانب الممتع والجانب ال«مشفر» فيها حتى أن السؤال الذي يطرحه الإنسان في الحوار هو: ما الذي يجب أن يكون مدعاة للسخرية والأجوبة الوهمية للمسؤول أو السؤال الحقيقي للسائل..
    وبعض الحوارات قد تكون مفيدة للغاية كإجراء حوار مع عوليس أو مع عنترة بن شداد، نظرا لكثرة العناترة المعطلين منا، ولكنهم قادرون على أن يستلوا سيوفهم في كل لحظة لكي يذبحوا أو ليدبجوا مقالات ضد الناس وضد الأخلاق وضد المعايير.
    كما قد يكون هناك حوار مع آدم عليه صلوات الله وسلامه عند نزوله من الجنة، أو حتى مع الشيطان وهو يحكي عن سقوطه من الفردوس وعن درجات الحرارة من الأعلى إلى الأسفل وشعوره وهو يرتطم بالأرض..
    ولهذا يمكن أن تجري حوارا اليوم مع .. شخص حي ومازال موجودا، ولكنه يعرف بأنك لم تسأله ولم يجبك، ومع ذلك يمكنك أن توليه الاهتمام الذي يحتاجه..
    لكن أي معنى يبقى للحوار الوهمي إذا كانت بعض تحفنا لا تحتاج إلى الوهم لكي تنشر ما تريد، كأن تحكي عن تفاصيل اجتماع تم بين شخصيتين هامتين ولم يحضر ثالث بينهما، ومع ذلك يصر المصدر الصحافي على أن ذلك وقع .. أو لم يقع.
    وماذا يجدي الحوار الوهمي أصلا إذا كان بالإمكان أن تصدر جرائد تروي تفاصيل اجتماعات لم تحصل بالمرة، وتروي عن تدخل أناس لم يحضروا أخرى تمت بين عدد محدود.
    لماذا نختلق الأسئلة والأجوبة حتما، إذا كانت صحافة ما تختلق كل شيء من خارج الحوار الوهمي؟
    أليس هذا كافيا لكي يتم حوار وطني حول الإعلام من أجل أن نعرف الوهم والحقيقة في هذه المهنة
    ونحن في مرحلة حوارية من نوع خاص.
    11/5/2010

  8. Autant j’apprecie cet attachement aux grands personnages du passé et de l’indeniabble importance des enseignements que l’on peuut tous tirer de leur experience je ne comprends pas l’attachement quasi compulsif qu’ont certains pour la coquille vide qu’est devenu l »USFP.
    Si le PSU peux sembler etre une association (ce qu’il est loin d’etre) je me demande si l’USFP en l’etat actuel des choses peut encore pretendre au statut de parti: quelle ideologie? Quelles strategie? Quelle politique? Quelle consistence?
    Tu merites mieux Mounir (si je puis me permettre). Merci neanmoins pour l’education historique que tu nous offres.

  9. @Hisham : « l’USFP coquille vide » je ne le pense pas, la preuve est que c’est un parti qui fait l’évènement ( tant bien que mal ) et dont les militants ne passent pas inaperçu. L’interview est surtout un attachement à la mémoire, pas un stoppage, c’est dire qu’on est pas fils de la rue en politique ( wlad zen9a 🙂 ).

    « Tu merites mieux » : Merci, je comprends ce que tu veux dire, mais je suis militant de l’USFP, et je croix que c le parti qui peut faire le changement. Quant au mérite, je préfère dire que les marocains méritent un Maroc meilleur, les personnes passent 🙂

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