Archives Mensuelles: janvier 2011

Il vaut mieux qu’on soit comptable institutionnellement, qu’on soit comptable à la façon tunisienne!


« L’Etat, dans son ère dite nouvelle, a besoin d’une nouvelle constitution, avec laquelle elle couperait avec l’Etat de feu Hassan II. Mais il semble que l’Etat n’a pas renouvelé son sang par une nouvelle élite et travaille toujours avec une constitution ancienne qui ne convient pas pour réaliser le développement souhaité de la citoyenneté. Devant son échec à appliquer ses engagements et les recommandations de ses conseillers [Sic : IER], je ne peut que dire que la transition marche sur sa tête … Il vaut mieux qu’on soit comptable institutionnellement, qu’on soit comptable à la façon tunisienne! »

Mustapha Manouzi, Président du Forum Marocain Vérité & Justice ( Syndicat des victimes des violations des droits humains de 1956 à 1999 ), Alittihad Alichtiraki, 26 Janvier 2011.

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خطة للتصدي للمظاهرات الشعبية – مصر


Le citoyen safiote qui s’était immolé est décédé à Casablanca


Le citoyen marocain, Mouad, qui s’était auto-immolé à Safi le 25 Janvier dernier a succombé hier à ses brulures à Casablanca au CHU Averroes. Selon la MAP, ce jeune de 22 ans « souffre de troubles psychiatriques, est sous traitement et suivi par le docteur Khamiss Malika, psychiatre ».

Il ne faut aucunement faire l’appologie de ces actes, le droit à la vie est sacré. La manifestation pour des droits sociaux, économiques, culturels ou politiques ont d’autres moyens, pacifiques, pour s’être affichée.

Qui gère le dossier du transport public au Maroc? Exemple de Rabat


Il y a moins d’une semaine, l’annonce a été faite par la société délégatrice du service public de transport ( bus ) pour son nouveau réseau. La carte du réseau des bus est consultable ici.

Selon le communiqué, l’ultime phase de déploiement du réseau de bus « assurera la complémentarité avec le réseau du tramway sur Rabat et Salé et interviendra après la mise en service de ce dernier ». Seulement il se trouve ( comme affiché sur la carte du réseau des bus ) que les mêmes trajets que fait le futur tramway de Rabat, qui rentrera en service avant la première moitié de l’année ( pour les deux premières lignes )!

Le ticket du bus est maintenu à 4 Dh ( sans compter les liaisons intervilles – Salé – Rabat – Téméra … ). Les tarifs futurs du tramway seront de 7 Dh par ticket ( valable 1h, avec des formules aventageuses pour les étudiants et les abonnements ). Mais le pire c’est que les ticket du tram et du bus n’ont pas de validité interchangeable ( comme le stipule le principe de complémentarité ). Aucun organisme ne veille sur cette homogénéisation!

En outre, les deux opérateurs, ayant la délégation du service public, font partie du même groupe, qui est largement contesté par la société civile, notamment en solidarité avec le peuple palestinien!

Dans tout cela, j’accuse les mairies de l’agglomération, qui sont censées représenter la population, défendre ses intérêts et entendre sa voix! Laissons Salé de côté, la justice est en train d’instruire un dossier, Témara n’est pas en reste. Pour Rabat, Mr le Maire, Fathallah Oulaalou, êtes vous au courant de ces affaires? Si oui, êtes-vous consentant de ce qui se passe? Dans les deux cas, vous ferez mieux de démissionner et de nous dire, surtout aux Rbatis, qui gère ces dossiers!

Les belges aprennent des tunisiens. C’est pour quand les français, et les autres?



Bruxelles a vu sortir hier quelques 40.000 citoyens dans une manifestation inititée par deux jeunes gens sur facebook. Les manifestants criaient à l’occasion de cette marche, baptisée à l’occasion « marche de la honte pour le Royaume », pour l’installation d’un gouvernement, après sept mois des dernières législatives.
l’AFP rapporte que sur le ton de l’humour, le francophone Philippe Geluck, le célèbre dessinateur du « Chat », y a appelé à une « révolution des moules et des frites », le plat national belge, sur le modèle de la « révolution du jasmin » tunisienne.
Les belges sont sur la bonne voie tunisienne. Les français ont énormément de choses à apprendre des tunisiens également. Les algériens, marocains, … et autres ont beaucoup à apprendre aussi.

Le paradis de Khénifra




Un jeune homme, qui sort d’une boite de nuit casablancaise après une belle soirée, rencontre un respectable Imam allant faire la prière du matin :

 

         Mon garçon, n’oublie pas que la vie sur terre est éphémère. Fais en sorte que ton autre vie soit au Paradis, c’est éternel.

         Dites-moi, que peut-on trouver dans ce paradis respectable Imam ?

         Tu trouveras la verdure, les arbres fruitiers, la nature éblouissante, …

         Et quoi d’autre ?

         Les rivières, le bonheur, la quiétude, …

         Et quoi d’autre ?

         Les filles ( les 7our l3ine ), vierges et charmantes.

         Et quoi d’autres ?

         Mon fils, tout cela ne te suffit pas ?

         Mais Imam, tout ce que vous avez décrit, on l’a chez nous à Khénifra.

Benhaddou : « Ce qui se vit actuellement, c’est l’inachèvement qui brise l’illusion de la modernité »


Intro :

« Après avoir enquêté sur l’organisation du pouvoir au Maroc (Les élites du Royaume), l’auteur s’intéresse ici à l’univers sacré des sultans, des seigneurs et des hauts dignitaires du Royaume chérifien, depuis le XIXe siècle jusqu’à nos jours. Pour prendre le pouvoir, guerriers et suzerains, théologiens et mystiques, capitalistes et politiques animent des intrigues se déroulant sur la scène de l’Histoire. Qui gagne ? Qui perd ? Qui dépend de qui ? Qui manipule qui ? Vainqueurs et vaincus partagent la même angoisse née de l’incertitude de l’avenir, source de conflits entre les acteurs cherchant à tirer parti de leurs avantages et à minimiser ceux des autres. Beaucoup ont une prédilection pour le despotisme théocratique, hors duquel il n’est ni vérité, ni salut. D’autres, formés aux valeurs universelles, exaltant leur ardeur pour la cause libérale ou socialiste, exhortent au combat pour la démocratie formelle. Mais, très vite, leur espérance tourne au cauchemar, leurs idéologies progressistes deviennent dangereuses.
Monographies, portraits, témoignages des principaux acteurs, nourris des archives inédites sur les hommes et les institutions, démontrent que tout le problème, depuis un siècle, de génération en génération, repose sur la lutte pour le pouvoir. »

En expert en sociologie des élites, Ali Benhaddou récidive, après son ouvrage de l’année dernière « Les élites du royaume, enquête sur l’organisation du pouvoir au Maroc » ( Libé, du 16/12/2009 ), en décortiquant l’organisation du pouvoir au Maroc depuis 1830 ( occupation de l’Algérie, voir aussi cet article ) à aujourd’hui à travers les Hommes qui ont façonné l’Histoire moderne du pays.

Les changements socio-politiques du Maroc à travers ses Hommes :

Relatant les faits historiques depuis deux siècles à travers les hommes qui les ont façonnés, pour l’auteur « la démocratisation du régime tant vanté par les grands leaders est vite écartée au profit d’une supériorité monarchique … N’en déplaise aux prestigieux nationalistes ; ils savent maintenant que l’imprévu fait la loi dès l’origine ». Le péché originel conduirait, selon l’auteur, à l’essor d’une catégorie nouvelle, « les technocrates », qui remplacent les profiteurs de l’ère d’avant indépendance, qu’il a tant décrit. Ceux-là ont bien compris l’adage de Feu Hassan II : « Le pouvoir ressemble à une meule, si vous l’effleurez avec doigté, elle vous aiguise, en revanche, si vous appuyez trop fort elle vous lamine ». Beaucoup parmi les élites qui ont fait le Maroc depuis les années 60 ont été témoins de cette assertion. De Guedira à Basri, en politique par exemple. C’est ainsi que « l’opportunité est telle que tous les puissants du moment, saisis d’une euphorie générale, s’emparent des entreprises par dizaine … Vieille noblesse chérifienne, bourgeois enrichis, serviteurs de l’Etat, forment une oligarchie triomphante ».

Role de l’élite politique :

Quand Sabila se demande, sans réponse, dans le dernier chapitre de son nouvel ouvrage : « Parlant des formations politiques issues du mouvement national, et particulièrement les formations progressistes et modernisatrices sur lesquelles des générations ont porté beaucoup d’espoir de réformer la société et de la porter vers le progrès, la modernité et la raison, ces formations dont les idées formaient une idéologie et une utopie pour les générations nouvelles de la post-indépendance, quel est le secret de leur échec ? Quel est le secret de leur émiettement, des malentendus et de la violence qui les marquent ? Quel est le secret dans le fait que les formations modernistes du mouvement national, qui portait le flambeau du progrès, de l’équité sociale et de la raison, a enfanté in fine des créatures politiques abjectes d’une telle violence et a produit une déception de cette ampleur gigantesque ? Quel est le secret de cette triple crise vécue par ces nouvelles formations : crise idéologique et culturelle, crise institutionnelle et crise éthique ou de valeurs ? » Benhaddou conclût son étude ainsi : « Ce qui se vit actuellement, c’est l’inachèvement qui brise l’illusion de la modernité. C’est aussi la découverte de l’immaturité politique, d’où la pauvreté du débat démocratique … Le jour où, par exemple, les élites apprendront à se soumettre à d’autres lois que les leurs, à découvrir une liberté capable de déterminer les limites du supportable, à négocier, coopérer, redistribuer, partager, le Maroc sera alors sur la voie d’une réelle démocratisation ». 

 

Je reviendrai dans un prochain article pour une lecture/critique du livre.

En solidarité avec le peuple de Palestine, la campagne marocaine Boycott-Désinvestissement-Sanctions


Les citoyennes et citoyens, associations, syndicats, et individualités marocain(e)s signataires,

Conscient(e)s de l’impasse à laquelle est arrivée en Palestine la communauté internationale des Etats en traitant par l’impunité la plus totale les violations répétées du Droit par l’Etat raciste d’Israël,

Soucieux(ses) de contribuer à un avenir de justice et de paix, pour toute la région et pour le monde, avenir qui se joue en Palestine aujourd’hui,

Inspiré(e)s par les succès historiques de la communauté citoyenne mondiale dans l’abolition du régime d’Apartheid en Afrique du Sud à laquelle ont largement contribué la campagne de Boycott et de Désinvestissement et l’application de Sanctions internationales,

En solidarité avec le peuple de Palestine, et en réponse à l’appel lancé par la société civile palestinienne, à se joindre à la campagne internationale Boycott-Désinvestissement-Sanctions,

En conformité avec le droit humanitaire international,

Rappellant les objectifs de ‘l’initiative BDS’, tels que soulignés dans sa charte, à savoir :

« …obtenir que l’Etat sioniste se soumette à la Loi Internationale en :

– Levant le siège de Gaza ;

– Démantelant les colonies et le Mur de l’Apartheid ;

– Libérant les milliers de détenus politiques qui croupissent dans les geôles de l’occupation ;

– Reconnaissant le droit inaliénable du peuple palestinien à l’autodétermination sur sa terre, en particulier à travers :

– La reconnaissance des droits fondamentaux des Palestiniens citoyens d’Israël à la dignité et à l’égalité ;

– La reconnaissance des droits des réfugiés palestiniens à revenir dans leurs maisons et propriétés (résolution 194 de l’ONU). »

 

Déclarent que,

+ Il est inadmissible que le Maroc continue à importer des produits ’made in Israel’, alimentant ainsi les ressources du budget militaire de l’Etat d’Israël.

+ Il n’est pas logique que Le Maroc, signataire de la 4ème Convention de Genève, accueille des entreprises qui sont parties prenantes dans des crimes de guerre au sens de la dite Convention, entre autres :

  • Caterpillar dont les bulldozers servent à l’armée israélienne à raser les maisons palestiniennes.
  • Siemens qui équipe les colonies, les prisons et les check-points.
  • G4S dont les milices montent la garde autour des colonies en Cisjordanie.
  • Veolia-Environnement qui prend en charge l’assainissement solide et liquide des colonies de Cisjordanie.
  • Alstom et Veolia alors que ces sociétés construisent le tramway qui relie Jérusalem Ouest à Jérusalem Est et aux colonies de Cisjordanie – a fortiori parce que le Maroc préside le Comité AL QODS.

+ Il est inadmissible que l’espace aérien du Maroc soit ouvert aux compagnies de transport  israéliennes.

+ Il est inadmissible de recevoir au Maroc des criminels de guerre au sens du droit humanitaire international.

 

C’est pourquoi les signataires de cet appel,

Appellent les autorités officielles du Maroc à contribuer à mettre l’Etat d’Israël au ban de la société internationale, en coupant toutes relations officielles économiques, politiques, culturelles, sportives… avec un Etat raciste et coupable de crimes contre l’humanité,

  • en interdisant par la loi l’importation de produits des sociétés israéliennes et toutes les activités économiques israéliennes au Maroc (Boycott),
  • en mettant en demeure les compagnies étrangères coupables de crimes de guerre de choisir entre leurs affaires en Israël et leurs affaires au Maroc (Désinvestissement),
  • et en exigeant que des sanctions soient décidées contre l’Etat raciste d’Israël par la Communauté internationale (Sanctions).

Appellent les citoyennes et citoyens et les forces vives de notre pays (et en particulier les chefs d’entreprise, les agriculteurs, les professions libérales, les universitaires, les associations, les médias et les partis politiques…), à nous rejoindre dans cette campagne BDS.

PS : Appel lancé et coordonné par Sion Assidon.

Solidarité marocaine avec la Tunisie


De droite à gauche : Naibila Mounib ( membre du bureau politique PSU ), Jalila ( membre du parti communiste tunisien, exilée au Maroc), Hamid Bajjou ( Membre du conseil national l'USFP ) & Ahmed Daba ( Membre du conseil national du PSU ).

Une réunion s’est tenue ce soir, par l’espace de Casablanca pour le dialogue de gauche, pour organiser une activité « festive » en guise de solidarité avec le peuple tunisien ce samedi 22 Janvier au siège du PSU. L’espace invite tous les organismes démocratiques et toutes les bonnes intentions à une réunion de coordination, ce mardi au PSU à 18h30, pour organisation commune.

Autrement, un appel aux dons et vivres sera lancé incessamment pour collecter des aides au peuple tunisien, en réponse aux alertes de plusieurs organisations tuniennes amies.

Dans un autre registre, je publie la lettre suivante :

« J’ai longtemps attendu votre réaction, avant de vous écrire.

J’ai lu votre communiqué concernant les Coptes d’Egypte ; je l’ai trouvé  stéréotypé, répétitif de slogans galvaudés, incohérent et donc très peu convainquant.  Votre silence concernant ce qui se passe en Tunisie est incompréhensible. Je pense, en tant qu’être humain, qu’un autre  être  humain- (qui aurait pu être moi) qui s’immole par le feu, mérite que les spectateurs de son immolation- extrême violence exercée contre soi-même, publient au moins  un communiqué.

 

Bouazizi, humain- indépendamment de sa nationalité- contraint d’être en deçà de l’humanité- vendeur ambulant, pour pouvoir survivre et préserver ainsi sa dignité-  valeur primordiale de l’humain-  mais resté conscient de continuer à appartenir à l’humanité, s’immole pour que l’éveil,  le réveil, d’une  conscience collective, en l’occurrence maghrébine et méditerranéenne,  endormie à coup de silences ou de discours vides (ce qui revient ici  au même), ait lieu.

Sommes nous à la hauteur de comprendre son message lourd de sens? Sommes-nous capables de dialoguer avec lui, de lui transmettre notre message de reconnaissance dérisoire ?  

Je ne connais toujours pas votre conception du dialogue interculturel ; mais le dialogue  ne peut être synonyme, en aucun cas, de silence.

Le monde entier sait, aujourd’hui, que tout un peuple, dans le pourtour méditerranéen, est capable de briser le silence et de vaincre la peur, ce qui  est le sens même la liberté.

 

Quelle est votre opinion ? Puis-je espérer une réponse? 

Humaine, qui faute d’avoir des ailes, est incapable d’être en ce moment en Tunisie, mais qui dit ce qu’elle pense »

Lettre de Laila Imerhrane, membre de la fondation Anna Lindh, en réaction aux évènements de Tunisie et à ce communiqué de la même fondation :

« Déclaration de la Fondation Anna Lindh sur l´attentat d´Alexandrie

La Fondation Euro-méditerranéenne Anna Lindh pour le dialogue entre les cultures, dont le siège central est à Alexandrie (Egypte), manifeste sa profonde tristesse et douleur face à l´attentat terroriste dont cette ville a été l´objet la nuit du 31 décembre, et exprime la solidarité de son Président, André Azoulay, et de toute son équipe avec les victimes, leurs familles et le peuple égyptien.

Lisez la déclaration à travers le lien suivant :

http://www.euromedalex.org/fr/nouvelles/d-claration-de-la-fondation-anna-lindh-sur-l-attentat-d-alexandrie « 

J’ai peur, au sujet des droits humains au Maroc, qu’il arrive des retours en arrière


« J’ai peur, au sujet des droits humains au Maroc, qu’il arrive des retours en arrière. Les ennemis de la démocratie dans notre pays sont toujours là, et nous devons faire attention ».

Abbas Elfassi, premier ministre du Maroc, le 13 Janvier 2011.

FINALEMENT, L’HISTOIRE RETIENDRA QU’UN MALHEUREUX VENDEUR DE LEGUME AMBULANT A EBRANLE LE PLUS GRAND DICTATEUR ARABE!


A Monastère, hier, les manifestants tunisiens ont brulé les portraits du président périmé Benali :

Le soir même, le président périmé a prononcé un discours avec un ton de perdant :

Aujourd’hui, une grande manifestation a été organisée en face du ministère de l’Intérieur, scandant des slogan appelant au départ du président Benali :

Alors que les manifestants pacifistes étaient en train de planter leurs pancartes et drapeaux sur les toits du ministère de l’intérieur :

Les policiers ont commencé le tir à balles réelles ( alors que Benali a promis d’arrêter ces tirs ).

Des rumeurs sur le cable #SidiBouzid de twitter faisait circuler l’infod’un putsch militaire. Ce matin, alors que la police tire à bout portant sur les manifestants, la foule se réfugiait chez les militaires qui ont assuré qu’ils sont avec le peuple. D’autres indiscrétions parlent d’une fuite de Benali à bord d’un hélico militaire français vers Paris, alors que sa femme et sa famille auraient fuit aux EAU.

Notons que les grandes ONG ( FIDH, RSF, REDDH, …, dont sont membres notamment l’OMDH et l’AMDH au Maroc, la LADDH algérienne et la LADH et ADFT tunisiènnes ) de défense des DDH ont signé un communiqué commun où « organisations appellent les autorités tunisiennes à se conformer à leurs obligations internationales en mettant un terme immédiat à toute forme de menaces et de harcèlement à l’encontre de tous les avocats tunisiens et à l’ensemble des défenseurs des droits de l’Homme et à respecter en toutes circonstances l’intégrité physique et psychologique des toutes les personnes prenant part aux manifestations pacifiques », puis un autre communiqué où ces « organisations condamnent avec la plus grande fermeté les violations graves, disproportionnées et systématiques des droits de l’Homme perpétrées par les autorités à l’encontre du mouvement de contestation ».

Au Maroc, seul les ONG de droits humains et les associations liées à la mouvances sociales se sont prononcé sur le sujet. Les autorités ont interdit à plusieurs reprises des manifestations de solidarité avec les démocrates tunisiens. Des indiscrétions parlent d’instructions aux médias pour ne pas donner d’importance au sujet, chose qui se confirme dans le traitement médiatique de ces évènements.

FINALEMENT, L’HISTOIRE RETIENDRA QU’UN MALHEUREUX VENDEUR DE LEGUME AMBULANT A EBRANLE LE PLUS GRAND DICTATEUR ARABE!

Les chiites, au Maroc, ne se cachent plus pour prier


Officiellement, le Maroc avait rompu ses relations diplomatiques avec l’Iran sur fond d’une crise entre ce dernier et le Bahrein concernant un conflit territorial. Mais au fond des choses, et le communiqué en parle, le Maroc reprochait à l’Iran « un activisme avéré des autorités de ce pays, et notamment de sa représentation diplomatique à Rabat, visant à altérer les fondamentaux religieux du Royaume, à s’attaquer aux fondements de l’identité ancestrale du peuple marocain et à tenter de menacer l’unicité du culte musulman et le Rite Malékite Sunnite au Maroc, dont est le Garant SM le Roi Mohammed VI, Amir Al Mouminine« .

A Meknes, Tanger, ou d’autres villes du Royaume, beaucoup de citoyens s’activent pour montrer ostentatoirement leur  appartenance à ce rite chiite, dont les différences sont expliquées dans un article récap de notre amie Chadwane :

« Doctrine : 3 Points de divergence

Les chiites

1. Les seuls ayants droits à l’imamat (succession) sont Ali et sa descendance, dits Ahl Al Bayt. L’imamat est transférée par hérédité.

2. Sont reconnues à l’imam les mêmes qualités et prérogatives que le prophète. Il est infaillible et nul n’a le droit de lui demander de comptes.

3. La oumma (nation) musulmane connaîtra le retour de l’un de ses imams, le douzième dans la lignée, Ali étant le premier. Il s’agit de Mohammed Ibn Al Hassan Al Askari qui disparut (comprendre évaporé) durant son adolescence, réapparaîtra des siècles après sa disparition pour sauver la nation islamique de la déchéance et la réunifier. C’est le Mahdi al Mountadar.

Les sunnites

1. C’est à la nation musulmane de choisir son calife. Aucune légitimité préétablie n’est reconnue à personne.

2. Le calife ne peut bénéficier des mêmes attributs que les prophètes. Élu par la nation, celle-ci est en droit de critiquer ses actes, de le destituer et d’en nommer un autre.

3. La croyance en le Mahdi al Mountadar existe également dans le rite sunnite, mais ce dernier rejette la théorie de l’imam réapparu des siècles après sa mystérieuse disparition. Chez les sunnites, son identité est inconnue. Il naîtra comme le commun des mortels. »

L’affichage public de ces citoyens commence par la toile ici, ou même ici pour un « repenti« . Les Oulémas officiels du Maroc, qui ont à l’époque appostasié Alkhomeyni, ne craignent pas prosélytisme chiite : « Certes il y a des puissances et des courants qui cherchent à déstabiliser la société pour faire passer leurs idées et défendre leurs intérêts. D’autres tentent de nous faire plier face à des leaderships religieux alors qu’ils ignorent même les rudiments de base de la Charia. Le travail que nous réalisons au niveau des lieux de culte en tablant sur le savoir-faire et la compétence  des imams des mosquées est rassurant. » affirme Mustapha Benhamza, président du conseil des Oulémas de l’Oriental. Quelle est la crainte alors? le prosélytisme ( chisste, salafiste, évangéliste ), taxé d’ébranler la foi des marocains, est un grand danger pour le fondement même du Royaume où dure une dualité de légitimité : Constitution et Allégeance ( Albayaa ). Plusieurs observateurs suivent avec intérêt le « combat » que mènent les autorités du Maroc à ce phénomène et enregistre la guéguerre, par exemple, déclenchée entre salafistes et chiites. Ces mêmes chiites semblent dire qu’ils sont contre « l’Iran officiel« , mais cette information reste difficlement vérifiable notamment à cause de la taKya ( principe qui donne aux chiites le droits de mentir et cacher leur doctrines si leur droit à la vie est baffoué ), ceci étant, ils n’hésitent pas à insulter et appostasier les compagnons du prophète.

De toutes les manières, vous pourrez voir une analyse juridique des droits confessionnels  au Maroc chez Ibn Kafka. Un vrai débat de société doit s’ouvrir sur ces minorités religieuses : chiites, maliens, chrétiens, athées, …

Pour que le peuple algérien puisse recourir à son droit légitime de disposer de lui même!


Les émeutes se produisant en Algérie voisine démontre un malaise social et surtout politique : « Nous n’avons aucune information. Nous avons l’impression que le président ne pense qu’à son pouvoir, qu’il nous méprise. Il a juste envoyé les policiers pour réprimer les émeutes. Ce n’est pas suffisant. Je ne sais pas comment nous allons sortir de cette crise mais c’est très grave. L’Algérie est au plus mal, croyez-moi », raconte un jeune homme de 26 ans du quartier de Bab Eloued à Alger.

Les propos, qui semblent naïfs, de ce jeune homme algérois témoignent d’une grande crise de gouvernance : Comment dans un pays dont la manne pétrolifère ne cesse d’augmenter, alors que les conditions socio-économiques des populations se dégradent? Comment croire que dans un pays dont le PIB par habitant dépasse 4800$ ( Le double du Maroc ) ait un taux de chomage officiel de plus de 15% et une inflation de plus de 4,8%? Qui gouverne en Algérie ( socialiste, populaire, … )? Le peuple algérien a besoin de se débarasser du MALG et des MALGACHES! Ceci explique cela, ce service créé en 1958 ( avant l’indépendance ) par le FLN comportant un millier de personnes. Durant l’histoire post-coloniale, et parmi les 1000 Malgaches, l’Algérie a vu 4 présidents, 21 ministres, 32 wali, 7 généraux, 15 ambassadeurs, … ( De chakib Khélil à Bouteflika par exemple ), construisant un puissant réseau qui s’accapare la destinée du peuple algérien frère.

Alors soyons tous avec le peuple algérien dans sa lutte pour recouvrir son droit à son autodétérmination sur sa terre!

L’hymne nation de Tunisie a changé aujourd’hui


Si vous comprenez, prière de me le signaler!


Traduisez : « Mon expulsion du parti est contraire aux rapports du cinquantenaire et de l’équité & réconciliation« !

Dixit : Mohamed Azlmad, parlementaire transfuge vers le PAM, puis expulsé par ce parti. Déclaration au journal Alhayat du 07/01/2011. Je vous épargne la suite de l’interview 🙂 mais si vous comprenez quelque chose, veuillez me prévenir.

Le Maghreb en émeutes


Après la vague qui a soufflé aux années 90 l’Europe de l’est, ou tout récemmant l’Iran, le Maghreb semble abriter une sorte de « colère populaire » qui n’a pas encore trouvé une vocation politique organisée.

En Tunisie, pays gouverné par le fer, semble se détacher de son mutisme, les émeutes sont quotidiennes depuis quelques semaines :

En Algérie, la situation semble pareille pour un peuple connu pour être rebelle :

Au Maroc, où l’information sur des évènements sociaux parait plus libre, la colère populaire semble venir de petit patelins, éparpillée, non canalisée, apolitique, et surtout menée par beaucoup de femmes : Hoceima, Tinghir, Laayoune, …

MEDIAPART titre aujourd’hui : Après la Tunisie hier, l’Algérie aujourd’hui et demain le Maroc ?

Le courrier international résume l’actu ainsi : Maghreb: un profond malaise social, une absence de perspectives politiques.

Malheureusement, ET POUR L’HISTOIRE, aucune force politique dans la région n’est capable de porter cette colère populaire, afin que le Maghreb puisse retrouver enfin sa marche vers le progrès, avec le respect des droits humains, l’arrêt des spoliations et l’exploitation des peuples de la région.  Le malheur que ne veulent pas comprendre les gouvernants, les peuples du Maghreb sont solidaires, même en émeutes!

Journal journalier


Sur invitation de notre juriste errant, que je me réinvente soldat (merda) du blog et je relève le défit : 1jour=1post.

Le père Noel de l’année prochaine sera selon la performance :

Evènement de Laayoune : Quelle approche pour les conflits sociaux?


L’Organisation marocaine des droits humains, section de Casablanca, en coordination avec l’espace de Casablanca de dialogue de gauche, a organisé, jeudi 29 Décembre 2010, une table ronde autour du thème : « Evènement de Laayoune : Quelle approche pour les conflits sociaux ? ». Au commencement du débat, Said Khoumri, membre de l’OMDH, a insisté sur l’importance de la rencontre, et son intérêt à échanger les points de vue entre acteurs de la société civile, calmement et sereinement, en vue d’aboutir à une approche commune à adopter face aux conflits sociaux. Ainsi, a-t-il expliqué, le débat sera articulé en deux axes : évènements de Laayoune et observations sur le conflit.

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