Archives Mensuelles: mai 2011

Le Makhzen prépare son #feb20 à grande échelle


Source : MAP ( couverture d'un sit-in à Rabat contre le #feb20 le 28/05 )

On retrouve les mêmes affiches sur Rabat et Casa 🙂

Affiche sur Bd "Chjer" quartier Sbata à Casa, lieu de la marche du #feb20 à Casa le 29/05

Manipulations à grande échelle? Créer un clivage non réel au sein de la société? Du déjà vu ( sic plan d’intégration de la femme … )?

En tout cas, la zarouata revient de plus belle, et le malheur, c’est que même sous d’autres cieux plus clément en principe, c pareil!!!

Attention!! Certains, des deux côtés, jouent au feu!!!

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Les méthodes policières marocaines en deux actes


C’est la troisième semaine que le Mouvement du 20 février au Maroc subit de plein fouet les foudres du régime politique marocain, à travers ses appareils répressifs et idéologiques, qui ne servent qu’à liquider toute aspiration des forces vives du pays, particulièrement sa jeune génération, à l’émancipation, à la liberté, et à une démocratie réelle.
A Rabat, ayant enregistré plus d’une centaine de blessés lors des manifestations brutalement réprimées des 15 et 22 mai derniers, le mouvement, ainsi que les organisations qui le soutiennent ont décidé d’organiser, ce samedi 28 mai, un sit-in devant le parlement pour condamner la répression policière à l’encontre de ses militants. Après avoir interdit le sit-in pacifique, les forces de police, toutes catégories confondues sont intervenues pour disperser  de force les manifestants. En 2 minutes, la place devant le parlement s’est vidée. S’en est suivi des courses-poursuites qui ont duré près d’une heure. Tous les cafés et boutiques du quartier entourant le parlement ont été fouillés par la police, qui a commencé une chasse aux sorcières dans toutes les rues à la recherche des jeunes du 20 février.

Acte I :
Dispersion faite et réussie, les militants se sont séparés, chacun est parti vaquer à ses occupations. A 16h, personne n’avait plus l’intention de re-manifester. Dans une rue derrière l’hôtel Balima, Nizar Bennamate, un jeune du 20 février et moi, croyions la course-poursuite finie. On est alors surpris par une quarantaine d’agents BLIR (Brigades légères d’intervention rapide) surgir des deux bouts de la rue. On essaie de se cacher dans une épicerie. Mais on a été rattrapés par une dizaine de ces agents, venus nous sortir manu militari de l’épicerie. Dans la rue, un photographe de la police s’approche de nous, et nous prend en photo de différents angles. Par la suite on est passés à la matraque, aux coups de brodequins, et coups de poing avant de nous relâcher, non sans les formules habituelles d’humiliation et de provocation.
Cette scène est très courante au Maroc, les mouvements sociaux à Rabat s’y sont habitués. En revanche, ce qui suit sort de la banalité, et renvoie aux méthodes employées par la police politique lors des années de plomb, que la génération actuelle ne connaissait que dans les romans de la littérature carcérale.

Acte II :
A 20h, il n’y avait plus les forces d’intervention dans la place, tout semblait calme. J’attendais ma copine dans un café, pour rentrer à la maison, où on organisait une petite fête entre amis. Sur le chemin de la maison, deux policiers en uniforme (des CMI munis de gilets pare-balles) nous suivent depuis le café. Ils m’interpellent, me demande ma pièce d’identité. Je demande avec insistance la raison de mon arrestation, « tu sauras dans quelques minutes » m’avaient-ils expliqué. Ils nous emmènent, ma copine et moi, dans une rue vide de monde. Après dix minutes d’attente, leur chef arrive. Il me trouve en train de parler au téléphone à une membre du Bureau central de l’Association marocaine des droits humains (AMDH). Il m’ordonne, coup de poing dans mon thorax à l’appui, de raccrocher.  Le « chef », comme les deux CMI l’appelaient, était vêtu d’un uniforme marron, et était mieux musclé que la plupart des autres policiers. Les personnes à qui j’ai demandé des renseignements sur ce corps de la police, en uniforme marron, n’en savent rien. Ma copine terrorisée par cette violence physique et verbale, j’ai essayé de garder mon calme et ne pas réagir à leur provocation. « Nous t’avons vu dans la manifestation de tout à l’heure, et nous t’avons pris en photo » me dit-il. Il ajoute, en m’étranglant : «La prochaine fois que je te vois avec les jeunes du 20 février, dans un café ou dans la rue, la prochaine fois que tu participes à leurs réunions, la prochaine fois que tu manifesteras, je vais te briser le dos, je m’occuperai moi-même de te tuer et de t’enterrer. Rappelle-toi bien de moi ». Je me demande comment je pourrai l’oublier…

Après les coups de matraque, l’humiliation, la provocation, la police marocaine semble passer à une vitesse supérieure dans l’usage de la violence à l’encontre des militants. Le 22 mai dernier, elle a eu recours aux rafles nocturnes à Casablanca. Le 15 mai, en poursuivant les militants du 20 février, les chefs de police ordonnaient aux agents d’intervention rapide : « Cassez lui le bras, cassez lui la jambe », en ciblant méthodiquement  les militants les plus actifs. Les méthodes d’intimidation se multiplient dans les quartiers et dans la rue, où la police s’attaque à tout citoyen qui aurait manifesté un jour, et qui ait eu le malheur d’avoir été pris en photo par leurs photographes.

En tant que citoyen marocain, je considère que les forces de police agissent en toute illégalité, et que, par leurs actes que je dénonce, elles plongeront mon pays dans la terreur des années de plomb. Face à des mouvements qui prônent la protestation pacifique, le seul acteur qui emploie la violence actuellement, c’est l’Etat marocain.

Tout en revendiquant mon droit à l’expression et à la protestation pacifique, je réclame mon droit à une enquête sur cet agent de la police qui m’a explicitement menacé de mort, menaces que je prends très au sérieux, et je tiens, par conséquent, le ministre de l’Intérieur, Taieb Cherkaoui, pour unique responsable de ce qui pourrait m’arriver dans le futur, de la part des différentes catégories de la police.

Rabat, Le samedi 28 mai
Omar Radi
Jeune du 20 février. Journaliste.

Le printemps arabe deviendra-t-il mondial?


Je n’avais tort quand j’ai écrit que beaucoup de peuples vont apprendre la leçon tunisienne. Hier, c’était les belges, d’une manière modeste, aujourd’hui d’autres jeunes de l’au-delà de la méditerranée prennent exemples sur les tunisiens : grecs, espagnols, …

Parlons d’espagnols, je suis ébahi par le sens d’organisation, le dévouement et la persévérance des jeunes du mouvement M-15.

Si effectivement dans les pays où la société disposait d’organisations d’intermédiation efficaces, le clash a été évité ( cas du Maroc ), autant dans un pays de démocratie nouvelle comme l’Espagne, la maturité de la société est remarquable.

Quand les manifs pacifiques du 22 Mai ont été réprimées par les forces de police, le 20 Février au Maroc a reçu la lettre de solidarité suivante d’une camarade catalane :

 » La acampada de Barcelona se solidariza con la lucha pacifica con los hermanos del movimiento del 20 de febrero en Marruecos.
Desde el 20 de febrero, el pueblo marroqui ha expresado con mucho valor su derecho a la dignidad. Ha exigido que la voz de los hombres y las mujeres sea oida, ha propuesto reformas politicas que pongan fin a la corrupcion, a la violencia politica y a la distribucion de las riquezas del pueblo por los politicos y empresarios. El pueblo marroqui ha reclamado profundas reformas para poner fin a un sistema politico en el que ya nadie se reconoce.
Os apoyamos en vuestra lucha por la igualdad, la dignidad y la libertad, os invitamos a compartir vuestras experiencias con el movimiento de acampada de Barcelona y exigimos la libertad inmediata de los presos politicos y el reconocimiento inmediato de las mujeres. Por último, condenamos el uso de la fuerza en cualquier manifestación pacífica.
Estamos con vosotros de todo corazon.
Tahiyya nidaliyya »

A mon tour, après l’intervention musclée de la police espagnole dans la plaça de Catacaluna à Barcelonne, je tiens à exprimer ma solidarité au mouvement M-15 espagnol.

Minis #feb20 à l’USFP


Les jeunes ittihadis réunis à Bouznika ce week end ont scandé « Radi dégage », et ont empêché Radi et son bureau politique de participer à l’inauguration de la rencontre :

توصيات الملتقى الوطني لاتحاديو 20 فبراير


توصيات الملتقى الوطني لاتحاديو 20 فبراير

تحت شعار « شباب من أجل دستور ديمقراطي »، وبحضور 520 مشاركة ومشارك عقد شباب الاتحاد الاشتراكي للقوات الشعبية تحت اشراف المكتب السياسي ، « الملتقى الوطني لشباب اتحاديي 20 فبراير ـ دورة شهداء الشبيبة الاتحادية وحركة 20 فبراير: محمد أمين الطالبي، توفيق الزمري، محمد المخفي، عبد الصمد الطيبي »، أيام السادس والسابع والثامن ماي 2011 بالمركب الدولي مولاي رشيد للشباب والطفولة، بمدينة بوزنيقة.

بعد نقاش مستفيض من خلال ورشات موضوعاتية خصت مختلف القضايا الدستورية والسياسية، وبعد جلسات عامة حول قضايا حركة 20 فبراير ووحدة اليسار وكذلك حلقيات مفتوحة تناولت أسئلة الراهن السياسي والحراك الشعبي بعد إطلاق دينامية 20 فبراير المجيدة، خلص الملتقى إلى التوصيات التالية:

على المستوى الوطني:

• الإدانة المطلقة للأعمال الإجرامية والإرهابية مهما كان مصدرها، والتي راح ضحيتها مجموعة من الأبرياء بمدينة مراكش، والتأكيد على ضرورة فتح تحقيق نزيه حول هذه الأحداث الوحشية.

• الإلتزام بالدفاع عن مغربية الصحراء في إطار حكم ذاتي ديمقراطي.

• دعوة جميع القوى الوطنية إلى التعبئة الشاملة والضغط عبر جميع الوسائل من أجل استرجاع سبتة ومليلية وجميع الجزر المغربية المحتلة.

• تشبث شباب الاتحاد الاشتراكي للقوات الشعبية بالمطالب المشروعة التي تناضل من أجلها حركة 20 فبراير كحركة اجتماعية سلمية تنادي بالكرامة والحرية والعدالة الاجتماعية.

• ضرورة إطلاق سراح جميع المعتقلين السياسيين ومعتقلي حركة 20 فبراير والكشف عن حقيقة أحداث الحسيمة التي راح ضحيتها 5 من الشباب الأبرياء.

• دعوة جميع الشباب الاتحادي باعتباره جزءا لا يتجزء من حركة 20 فبراير ومن نضالات الشبيبة المغربية الطامحة للحرية والديمقراطية إلى خلق لجان وخلايا « اتحاديو 20 فبراير » محلية وجهوية.

• المساندة اللامشروطة لجميع الاحتجاجات السلمية بما فيها نضالات المعطلين حاملي الشواهد العليا.

على المستوى الإصلاحات السياسية والدستورية:

• التأكيد على ضرورة إقرار دستور ديمقراطي يضمن نظام الملكية البرلمانية الحقيقية كما هو متعارف عليها كونيا بحيث يسود فيها الملك ولا يحكم مما يضمن فصلا حقيقيا للسلط.

• التكريس الدستوري للقضاء كسلطة وضمان استقلاليته ونزاهته.

• الفصل بين السلطة والمال ومحاربة كل أشكال الريع الاقتصادي وبناء استراتيجية للتنمية الاقتصادية حقيقة تضمن التوزيع العادل للثروات والعدالة الاجتماعية.

• دسترة اللغة الأمازيغية كلغة وطنية والإقرار بالتعدد الثقافي والهوياتي للمغرب.

• تحرير الإعلام العمومي ودمقرطة النقاش حول الإصلاحات السياسية والدستورية عبر فتح الإعلام للجميع.

• التأكيد على وحدة اليسار كخيار استراتيجي لتكريس الديمقراطية داخل البلاد.

• المطالبة بالكشف عن حقيقة الاغتيالات السياسية وعلى رأسها قضية المهدي بن بركة والحسين المانوزي.

على المستوى الداخلي:

• المطالبة بتفعيل وتأهيل وتجديد كافة الهياكل الحزبية لتكون في مستوى اللحظة التاريخية.•

34ème Conseil des Ministres arabes de la jeunesse et des sports : Encore un marché public douteux pour Moncef Belkhayat


Comment procéder à l’ouverture des plis d’un marché le 19 mai 2011 dont l’objet porte sur l’organisation d’un évènement  lancé le 3 mai?

Les travaux de la 34ème session du Conseil des ministres arabes de la Jeunesse et des Sports se sont ouverts hier (3 mai 2011) à Marrakech sous l’égide du Ministère des Sports. Ce lancement annoncé sur le site du Ministère et sur facebook a provoqué la réaction d’un internaute sur la page facebook officielle du Ministre des Sports en commentaire à une note postée par Moncef Belkhayat.

« je suis un jeune dirigeant d’une agence d’organisation d’évènement qui a étais surpris par :
sur le site : http://www.marchespublics.gov.ma/ et aussi dans la partie des annonces légale du journal le matin il y a la présence d’une publication d’un appel d’offre public sur offre de prix sous objet : l’organisation du Maroc de la 34é me édition du conseil des Ministre de la Jeunesse et des Sports Arabes. Avec une date de publication 11/04/2011 10:46 et la date d’ouverture 19/05/2011 10:30.
mais j’étais surpris par les photos et articles que vous avez publier.
je cherche à savoir si cette édition qui se déroule a Marrakech est la même cité dans le marché en objet.
PJ : http://www.lematin.ma/Services/PA/AOL/Resultat.asp?pg=18&mo=rech&nature=1&periode=LISTE&lstperiode=SEMAINE&d1=05%2F04%2F2011&d2=12%2F04%2F2011&motcle « 

Soufiane s’interroge ici sur le fait de savoir si l’avis d’appel d’offres sur offres de prix pour l’organisation du Maroc de la 34é me édition du conseil des Ministre de la Jeunesse et des Sports Arabes paru dans le journal Le Matin (08.04.2011 Réf. : C-0020076/11) et dont l’ouverture des plis est prévue le 19 MAI 2011 concerne le même évènement.

Cet internaute a par ailleurs ajouté :

« malheureusement le liens sur le site des marché a étais désactivé mais j’ai tousjours la trace de cette appel d’offre comme vous allez le voir sur le site le matin.
Merci de donné suite a mon commentaire car dans tous les appel d’offre au sein de votre ministère ça se passe de la même manière, des information frauduleuse dans les CPS, des informations incomplètes et pour finir des faux document et de fausse date.
« 

Sa question est restée sans réponses…

Une ouverture des plis aurait donc lieu le 19 mai prochain et concernerait l’organisation d’un évènement qui se déroule en ce moment.

Le Ministre nommé « Monsieur une polémique par semaine » par l’hebdomadaire Actuel va-t-il répondre aux questions posées par Soufiane ou nous offrir encore une fois un article qui commence par « Réponse à l’article diffamatoire d’untel » et dans lequel il ne mettra aucune réponse aux questions posées mais tâchera habilement de répondre à côté ?

Les suspicions* qui entourent les marchés publics de son Ministère trouvent écho dans la presse étrangère mais ne semblent intéresser personne au Maroc… A part peut-être quelques internautes avertis et une poignée de journalistes courageux…

Commentaire de Soufiane sur Facebook

Commentaire de Soufiane sur la page officielle de Moncef Belkhayat

Avis d’appel d’offres sur offres de prix pour l’organisation du Maroc de la 34é me édition du conseil des Ministre de la Jeunesse et des Sports Arabes

Journal Le Matin (Version en ligne)

* RAPPEL :

1.  Affaire Bull Maroc : Marché public octroyé de façon douteuse à Mehdi Kettani membre de la famille de Moncef Belkhayat.

Lettre Ouverte du Collectif Mamfakinch datée du 18 avril 2011

Suite de la lettre ouverte de Mamfakinch avec la video du Journal Télévisé qui prouve que Mehdi Kettani (DG de Bull Maroc) a présenté le projet à Sa Majesté 8 mois avant qu’il ne devienne attributaire de ce même marché

– Réponse de Moncef Belkhayat à Mamfakinch

– Réponse de Moncef Belkhayat « aux articles diffamatoires d’une certaine presse électronique » concernant l’affaire Bull.

– « Maroc : Moncef Belkhayat accusé de népotisme » Article paru sur Yabiladi le 28 avril 2011

– « Belkhayat s’en défend comme il peut : Business & family à la Jeunesse et Sports », Libération, 28 avril 2011

2. Affaire Samia El Ghassal épouse Benlamlih : 5 marchés publics ont été octroyé par le Ministère à la Belle-soeur de Moncef Belkhayat

– Révélation de l’affaire dans le journal électronique Goud.ma

– Question posée  le 14 avril 2011 sur twitter : @moncefbelkhayat et Samia Ghassal vs considérez aussi que c’est ni de « prêt » ni de loin pour les CSPI ? D explications? http://bit.ly/gLkjV1 »  (le lien c’est le schéma familal)

– Cette question posée plusieurs fois à Moncef Belkhayat est restée à aujourd’hui sans réponse.

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