Archives Mensuelles: mars 2012

Droit d’association : Le gouverneur n’a pas le droit de changer la loi, nous élisons des parlementaires pour cette tâche!!!


La loi sur les libertés publiques ( notamment en matière de liberté d’association ) stipule que les porteur d’un projet d’association au Maroc déposent par eux même, ou par huissier de justice, le dossier complet aux autorités territoriales contre récépissé provisoire. Le reçu de dépôt final doit être opéré dans maximum 60jours.

Le gouverneur d’Elhajeb, envoie une correspondance administrative aux agents d’autorité de sa province, leur interdisant de délivrer le fameux récépissé aux présidents d’associations dépositaires, avant d’avoir l’aval des autorités centrales!!!

Un gouverneur peut légiférer?

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Ali Benhaddou : « le pouvoir économique n’a pas changé de mains »


La nouvelle Constitution marocaine, adoptée le 1er juillet dernier par référendum, amorce une démocratisation des institutions du royaume. Reste à l’appliquer… Pensez-vous que les élites du pays soient prêtes à l’accepter ?

Les élites du royaume sont depuis toujours réfractaires au changement. Leur objectif premier, de génération en génération, est de préserver leur statut et leurs privilèges. Mais, en même temps, elles sont liées à la monarchie. A partir du moment ou le roi décide de promouvoir des réformes, elles n’ont guère d’autre choix que de les accepter, ou de s’en accommoder. Cela dit, les réformes annoncées ne mettent pas véritablement en cause leur rôle ni leur suprématie.

Sont-ce les mêmes familles qu’à l’époque d’Hassan II qui sont au pouvoir aujourd’hui ?

Dans les grandes lignes, oui. Le roi a cependant promu plusieurs de ses anciens camarades du Collège royal qui, eux, viennent d’horizons divers, y compris de couches sociales plus défavorisées. Pour le reste, le pouvoir économique n’a pas changé de mains. Ce sont les mêmes qui sont à la tête des grandes entreprises, publiques ou privées, ou parfois les héritiers de la génération qui était aux affaires sous Hassan II. Adil Douiri, aujourd’hui l’un des grands noms de la finance après un passage au ministère du Tourisme est le fils de M’Hamed Douiri, l’un des fondateurs de l’Istiqlal, plusieurs fois ministre sous Hassan II. Mostafa Terrab, patron de l’Office chérifien des phosphates, est le petit-fils de Moulay Mustapha Belarbi Alaoui, l’une des figures de la politique et de la haute administration sous Hassan II. Driss Benhima, personnage clef du règne de Mohammed VI, lui aussi issu d’une grande famille, est le fils de l’ancien Premier ministre Mohamed Benhima. On pourrait multiplier les exemples… Ce sont des dynasties.

Ces dynasties ont aussi investi la technocratie, laquelle pèse au Maroc beaucoup plus lourd que la classe politique…

Absolument. Il en a toujours été ainsi depuis le début du règne d’Hassan II. Les technocrates exercent le pouvoir. On a tout fait depuis 1965 pour stériliser le champ politique. Pour manipuler aussi le jeu politique, afin qu’il ne constitue pas une menace. Or le débat politique est, avec l’action syndicale, un instrument de pacification de la société. Le supprimer, ou l’amputer de l’essentiel, c’est prendre le risque de la violence et de l’extrémisme. C’est d’ailleurs, en partie au moins, l’absence de vrai débat politique qui explique, à mon sens, la montée de l’islamisme.

Le Mouvement du 20 février a-t-il changé la donne ?

Il est l’expression de l’exaspération de la société civile. Celle-ci veut voir la politique reprendre ses droits.

La réforme des institutions est-elle vraiment prioritaire au Maroc ? Ne vaudrait-il pas mieux imposer d’abord une redistribution de la ressource nationale afin que les inégalités soient moins criantes ?

La démocratie est la base du développement. Mais la démocratie, c’est beaucoup plus qu’une réforme des institutions. La démocratie est à la fois politique, culturelle, économique. Elle induit en effet une redistribution des richesses seule à même de faire disparaître l’extrême pauvreté au Maroc.

Source : l’express

#OMDH #RIPAmina إلغاء ممارسة تزويج المغتصبة


بيـان

إلغاء ممارسة تزويج المغتصبة

وضعت الشابة أمينة الفيلالي (16 سنة من مدينة العرائش) حدا لحياتها نتيجة إرغامها على الزواج بمغتصبها !

إن المنظمة المغربية لحقوق الإنسان إذ :

–  تستحضر المعايير الدولية المتعلقة بحقوق المرأة والأسرة… خاصة المادة الثالثة والعشرين (23) من العهد الدولي للحقوق المدنية والسياسية،  والتي تنص في فقرتها الثالثة (3) على أنه « لا  ينعقد أي زواج إلا برضا الطرفين المزمع زواجهما رضاء كاملا لا إكراه فيه »؛

–  تذكر بكون ممارسة تزويج المغتصبة عملا غير مشروع أخلاقيا واجتماعيا وحقوقيا، وتطالب بإلغاء المادة 475 من القانون الجنائي المتعلقة بتزويج المغتصبة من الجاني وكذا تعديل الفصل 20 من مدونة الأسرة بشأن تزويج القاصرات؛

–  تستعيد مواقفها بخصوص ضرورة توفير الحماية اللازمة للطفلات والنساء من كل أشكال العنف.. إعمالا لحقوقهن ومراعاة لمصالحهن…؛

–  تعتبر الاغتصاب فعلا إجراميا موجبا للجزاء… ولا يمكن التماس أي تبرير له ؛

–  تؤكد أن تزويج ضحايا الاغتصاب الجنسي يؤدي إطرادا إلى مراكمة المعاناة النفسية وتوسيعها داخل مؤسسة الأسرة وبالتالي إعاقة بناء مجتمع سليم؛

–  تدين بشدة فعل الاغتصاب لكونه ممارسة عنفية؛ وجريمة تتأسس على القهر الجسدي والنفسي؛

–  تلح على إخراج القانون المتعلق بحماية النساء والطفلات من كل أشكال العنف، والذي سبق مناقشته من طرف مؤسسات رسمية ومكونات المجتمع المدني العامل في مجال حقوق الإنسانP

–  تعبر عن تعازيها الحارة لعائلة الطفلة أمينة الفيلالي وتتضامن مع  باقي الطفلات اللواتي  تعرضن لمثل هذه المحنة  والمأساة.

Moul #grima : défenseur du trône marocain!


 

Pour paraphraser Rémy Leveau, avec son « Le fellah marocain, défenseur du trône« , un réel traité de sociologie marocaine. Dommage que nos sociologues ne se penchent pas vers ce titre : Moul #grima : défenseur du trône marocain!

Printemps islamiste ou « les islamistes au défi du pouvoir »


Il est sans doute plus approprié de parler du printemps islamiste que de printemps arabe! En effet, un peu partout dans la région arabe, là où des élections sont organisées, plus transparentes que les précédentes, les islamistes ont gagné haut la main ! et les exemples ne manquent pas : Maroc, Tunisie, Egypte, Palestine, Turquie, Liban, … et là où les consultations ne sont pas encore organisées, on présage également une victoire islamiste (Yemen, Syrie, Libye, … ). Les islamistes sont-ils les mêmes partout ? Ceux qui intègrent le « jeu » politique sont-ils arrivés à accepter la démocratie ? Les sociétés arabes deviennent-elles plus conservatrices que jadis ? … beaucoup de questions se posent dans cette région du monde, mais surtout en occident.

Et si on dépasse ces questions pour analyser sereinement le comportement des forces de l’islam politique face à cette nouvelle donne : l’exercice du pouvoir ? Tel est l’exercice que se sont donné Samir Amghar, Docteur en sociologie, et une équipe de chercheurs, en analysant pays par pays, à travers un ouvrage fraichement paru, qui « retrace l’histoire de ces mouvements [islamistes], leur évolution, explique les causes de leur récente popularité et s’interroge sur leur devenir ».

« Les islamistes au défi du pouvoir – Evolution d’une idéologie » est un ouvrage en 208 pages paru Mars 2012 chez les éditions Michalon à Paris, avec focus sur le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, le Yémen, la Palestine, le Pakistan, la Turquie, le Liban et l’Egypte.

Alors que j’ai considéré ( actes de la conférence Forum de gauche, Décembre 2011 ) que la monté des islamistes au pouvoir partout où un simulacre de démocratie existait dans notre région est dûe essentiellement à une revanche des sociétés musulmanes sur une greffe non consentie de modernité « occidentale » depuis les colonisations, le rejet d’une occidentalisation détachante de ses élites, dites progressistes, l’ouvrage présent, quand à lui, se focalise sur les caractéristiques intrinsèques des mouvements de l’Islam politique et s’essaie de prédire leur évolution : passage de partis révolutionnaires à des partis de gouvernements, laïcisation de leur discours et leurs programmes … Et puis, pour effleurer des questions économiques et de géopolitiques : Quel sera le programme ( la tendance géopolitique ) de ces mouvements islamistes au pouvoir ? Vont-ils pencher vers le néo-libéralisme ou vers l’Islamo-gauche ?

L’analyse de chaque mouvement et dans chaque pays permet de voir que même si les évolutions sont différentes, vu le contexte de chaque pays, de grands points communs restent en suspens : la relation arithmétique liant les islamistes à la démocratie, double langage selon catégories sociale et selon communication interne ou externe, valeurs universelles, … Le bouquin reste in fine une bonne référence en matière de constat, par pays, des mouvements de l’Islam politique.

La fille « musulmane » interdite de rester avec son père, seuls, sans la mère!


Les filles, vous êtes prévenues :

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