Archives Mensuelles: mai 2012

بيان بخصوص الحكم الصادر في حق السيد يونس بلخديم #omdh


المنظمة المغربية لحقوق الإنسان

فرع الدار البيضاء

بيان بخصوص الحكم الصادر في حق السيد يونس بلخديم

اصدرت هياة المحكمة الابتدائية لعين السبع بالدار البيضاء يوم 18 ماي 2012 حكما في حق السيد يونس بلخديم  (الناشط في شبيبة حزب الطليعة الديموقراطي الاشتراكي و في حركة 20 فبراير بالدار البيضاء ) يدينه بسنتين سجنا و اداء5.000 درهم غرامة, بعد متابعته بتهمة « السب والقذف والاعتداء على رجال الأمن ومحاولة إقتحام مؤسسة عمومية ». و كان السيد يونس بلخديم قد اعتقل خلال وقفة احتجاجية امام مركز الشرطة « الدار الحمراء » بالحي الحسني للمطالبة بإطلاق سراح السيد معاد بلغوات.

 وفي اطار متابعة فرع المنظمة بالبيضاء لأوضاع حقوق الانسان عموما وبالخصوص تعامل السلطات العمومية مع النشطاء السياسيين والحقوقيين تسجل بأسف عميق :

+  استرسال متابعة ناشطين سياسيين و حقوقيين و مضايقتهم.

+ استمرار التشنج في علاقة السلطات العمومية في تعاملها مع بعض مظاهر الاحتجاج السلمي و عدم احترامها لحق التظاهر السلمي.

 كما انها سجلت:

+ عدم احترام بعض الناشطين للمقتضيات القانونية و محاولة تكييف بعض القضايا ذات الصلة بالحق العام الى قضايا سياسية.

 وقد قام  فريق من اعضاء من فرع المنظمة المغربية لحقوق الانسان بالدار البيضاء بملاحظة اطوار المحاكمة واطلعوا على ملف  قضية السيد يونس بلخديم واتصلوا بهياة الدفاع, ممثلة في الاستاذ العربي الشنتوفي وكذا بعائلة المتهم وسجل الفريق الملاحظات التالية:

+  رفض طلب دفاع السيد يونس بلخديم عرضه على خبرة طبية للكشف عن حقيقة ادعاء تعرضه للتعذيب في مخفر الشرطة.

+ تراجع شاهدين إثبات عن شهادتيهما امام الشرطة القضائية حين عرضهما على هياة المحكمة.

+ عرض النيابة العامة لأدلة اتهام ضعيفة ( عصا خشبية ) غير مشمعة.

+ تكوين قناعة هيأة المحكمة بناء على محضر الشرطة القضائية في مواجهة شهود الدفاع المؤكدين لسلمية الوقفة الاحتجاجية.

بناءا عليه, و تذكيرا بموقف المنظمة القاضي بماسسة حق التظاهر السلمي ( تقرير احداث صفرو 2008 ثم مذكرة حول تعديل الدستور في 2011 ) فان فرع المنظمة المغربية لحقوق الانسان :

+ يطالب باطلاق سراح السيد يونس بلخديم و كل النشطاء المعتقلين اثناء وقفات احتجاجية

+ يطالب بالمحاكمة العادلة للسيد يونس بلخديم اذ انتفت شروطها في المرحلة الابتدائية؛

 + يعلن عن مواصلة ملاحظته لأطوار المحاكمة في المرحلة الاستئنافية.

+ يدعو السلطات العمومية الى احترام المقتضيات الدولية و الدستورية و القانونية في احترام حق التظاهر السلمي و ضمان عدم استهداف الناشطين.

+ يدعو جميع الناشطين الى احترام القانون و مؤسسات و موظفي الدولة كشرط لاعتبار سلمية احتجاجاتهم و نضالاتهم المشروعة.

المنظمة المغربية لحقوق الانسان

فرع الدار البيضاء

28 ماي 2012

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#freekoulchi « Pour une amnistie politique générale au Maroc » via @mamfakinch


« Treize ans après l’avènement sur le trône de Mohammed VI et sept ans après la présentation du rapport de l’Instance équité et réconciliation (IER), la situation des droits de l’homme au Maroc n’a guère changé : des dissidents sont poursuivis, condamnés et emprisonnés pour leurs opinions, des journalistes emprisonnés et exilés, des procès iniques se poursuivent, des violences policières – notamment lors de manifestations pacifiques – ont toujours lieu, la justice se garde toujours de contrarier le Palais, l’audiovisuel public demeure un outil de propagande et les lois répressives – notamment en matière anti-terroriste – sont toujours là.

C’est un constat de stagnation et de déception qui doit être fait : même les recommandations de l’IER, pourtant nommée par le Roi, n’ont pas été mises en œuvre. Quant à la constitution révisée de 2011, elle est plus un instrument de communication externe qu’un instrument de réelle réforme du pays. Adoptée par un plébiscite au score nord-coréen – 97,58% de oui – dans la foulée de la chute des dictatures tunisienne et égyptienne au début du printemps arabe, sa mise en œuvre n’a pas apporté de changement.
Face à cette stagnation, alors même que les peuples tunisien et égyptien choisissent librement leur constitution et leur président, nous, citoyens et citoyennes marocaines, appelons le gouvernement Benkirane et la Chambre des Représentants à rompre avec l’immobilisme et à présenter, débattre et adopter un projet de loi d’amnistie de tous ceux qui ont été condamnés pour des motifs politiques, que ce soit durant la période couverte par le rapport de l’IER (1956-1999) ou depuis. Les modalités pratiques de cette amnistie devraient être précisées, et notamment l’établissement d’une commission chargée de définir les critères ouvrant droit à l’amnistie, mais elles devraient inclure tous ceux condamnés pour des délits de presse, de grève, d’appel au boycott des élections et des référendums et de manifestation non-violente.

Une telle amnistie inclurait le rappeur Mouad Belghouat, jugé deux fois en quelques mois pour ses opinions politiques et condamné il y a quelques jours à une année de prison pour une de ses chansons, le poète Younes Belkhedim, récemment condamné à deux ans de prison ou la militante islamiste Nadia Yassine, poursuivie depuis 2005 pour avoir exprimé ses opinions républicains. Elle inclurait non seulement ceux qui sont actuellement poursuivis ou emprisonnés, mais également ceux qui ont déjà été condamnés dans le passé – comme le journaliste le plus lu du Maroc, Rachid Nini, qui a purgé une peine d’emprisonnement d’un an ferme pour une tribune où était mis en cause l’appareil sécuritaire marocain – et qui gardent dans leur casier judiciaire la mention d’infractions à caractère politique, mention infâmante qui a en outre des conséquences pratiques sur l’accès à la fonction publique ou l’obtention de passeport ou de visa.

Une telle amnistie ne serait bien évidemment que le point de départ d’une démocratisation profonde du Maroc. Le chantier est vaste, et va de la législation relative au viol – telle qu’elle est abusivement interprétée par la justice marocaine, elle permet au violeur d’épouser sa victime mineure – à celle relative au droit de grève, en passant par le code de la presse au nom duquel le journaliste le plus lu du Maroc, Rachid Nini, a purgé une peine d’emprisonnement d’un an ferme pour une tribune où était mis en cause l’appareil sécuritaire marocain. La réforme judiciaire, promise à chaque rentrée parlementaire depuis près d’une décennie, doit aboutir à un système judiciaire radicalement dégagé de l’emprise du pouvoir exécutif, c’est-à-dire du Palais. L’appareil sécuritaire, militaire et civil, source de nombreuses exactions relevées notamment par l’IER, doit être intégralement soumis au parlement et à des tribunaux indépendants. Mais avant de prévenir et empêcher l’injustice, il faut réparer les injustices du passé. L’amnistie y contribue.

Alors que le gouvernement marocain a à répondre devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, ce mardi 22 mai, du lourd bilan des droits de l’homme au Maroc dans le cadre de l’examen périodique universel, nous, Marocains et Marocaines militant pour la démocratisation de notre pays, demandons au gouvernement et parlement d’assumer leurs responsabilités devant le peuple marocain et l’avenir du pays. Nous invitons les Nations-Unies et les amis du peuple marocain à ne pas se laisser duper par des effets d’annonce et des opérations de communication qui ne peuvent cacher la triste continuité de la répression et de l’injustice au Maroc.

Effaçons les injustices du passé pour empêcher celles d’aujourd’hui et de demain ! »
Collectif Mamfakinch.

Adieu Moumen Diouri : Aux Grands Hommes, la Patrie doit être reconnaissante!


Tout un pan de l’histoire s’en va avec le décès de Moumen Diouri

Opposant sous Hassan II, il a été condamné à mort en 1963 ( Procès des « comploteurs UNFP » ). Devant la cour, il avoua qu’il a été approché par Oufkir lui proposant de modifier sa version des faits et avouer l’implication des camarades ( Mehdi benbarka, Abderrahmane Youssoufi, … ) en contrepartie de l’arrêt de torture qu’il subissait!

Moumen était réfugié à Paris, où il a été déporté sous Chirac, sous pression de Hassan II, au Gabon, avant de revenir en France. Il rentre au Maroc en 2007.

Moumen Diouri est natif de Kénitra, fils d’un résistant tué par le colonisateur Français. Une grande artère de la ville porte encore le nom de son père : « Chahid Mohamed diouri ».

Il a été notamment l’auteur d’un livre accablant : « A qui appartient le Maroc » :

Dans ce livre documenté, Moumen montrait les détournements de l’économie par Hassan II, la famille royale et les personnes de l’entourage du sérail. Ce livre serait toujours interdit au Maroc, malgré que je l’ai aperçu une fois dans l’étalage d’une librairie Merrakchie ( exception qui confirme la règle! ).

J’ai eu l’occasion de connaître Moumen Diouri et de le rencontrer une fois à Paris. Son corps témoignait du calvaire qu’il a vécu en combattant le despotisme. Je suis tout ému du déçu de ce Héros de la nation. Moumen Diouri et beaucoup de ses camarades, ont sacrifié leur vie, leurs projets personnels et professionnels pour que notre génération vit l’ouverture, toute relative, d’aujourd’hui. Tout en présentant mes condoléances à sa petite et grande famille ( 3aza2ouna wa7id ), je tiens à exprimer ma grande reconnaissance à ce Héros. Aux Grands Hommes, la Patrie doit être reconnaissante!

Solidarité avec les prisionniers palestiniens en grêve de faim #freepalestine متضامن مع الاسرى الفلسطينين المضربين عن الطعام #تحرير_فلسطين


En accord avec Le Front populaire de libération de la Palestine et l’Association de lutte contre le sionisme et le racisme.

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