Archives Mensuelles: août 2012

لا نملك سوى المقاومة… الفردية


محمد بنيس*

لم يكن منَ المُستغرَب أن ينتصرَ الإسلاميون في الانتخابات. فهم كانوا القوة السياسية المقموعة، في الدرجة الأولى، أو تعاني من مضايقات في ممارستها السياسية، في مرحلة ما قبل الربيع العربي. السلطات المحلية والغربية كانت تخشى وصول الإسلاميين إلى الحكم، بسبب تشبثهم بالمرجعية الدينية ورفضهم الاحتكام للمرجعية الغربية، سياسياً وفكرياً. وقد كان الإسلاميون، في المقابل، منظمين ومنضبطين في التعبير عن مواقفهم كما في صداميتهم.
وفوجئ الإسلاميون، كما فوجئ الجميع، بثورة الشبان. جاء شبان الربيع العربي بجواب يختلف عن جواب الإسلاميين على الأزمة. فهم عادوا من جديد إلى قيم الحداثة في الاختيار السياسي والاجتماعي والثقافي. عالم برمته أصبح يتشكل مع هؤلاء الشبان الذين عبروا عن البعد التحرري للثقافة الحديثة. وكان اعتماد بيتـين من قصيدة »إرادة الحياة« لأبي القاسم الشابي، كافياً وحده للتنبيه على الجديد، النوعي والمبدع، في ثورة الشبان.
فهل كان من اللازم أن يكون حظنا من الفرح بثورة الشبان كلَّ هذا الانجراف في النهاية، نحو حكم إسلامي؟ صياغة السؤال، على هذا النحو، لا تعني الاستهانة بأشكال الظلم الذي كان الإسلاميون ضحيته. بل تعني أنّ هذا الظلم ليس وحده المبرر لتسلمهم مقاليد تسيير حكومات. فإذا كنت من الذين ينددون بقمع حرية الإسلاميين في التعبير، فأنا من بين الذين يرون أيضاً أن الربيع العربي أتى ليغير المسار، فيما توجُّهُ الإسلاميين نكوصٌ في مسار تاريخ الشعوب العربية الحديثة. بهذا المعنى يخفي انتصارهم هزيمة إضافية لمستقبلنا المفتوح على الذات والعالم.
غير أنّ ما يحدث قد يشجع على النظر إلى الثورات السياسية في العالم، بما هي ضوء يشع لحين يفتح طريقاً جديدة ليختفي، وننظر إلى تاريخ الثورات، من حيث هو تاريخ أفول هذه الومضات العابرة، التي تترك أثراً لا يلبث أن يمّحي. قراءة بعيدة عن مفهوم العبثية.
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Les islamistes tabassent ceux qui se prosternent pour la dignité et s’excusent aux français !


Mercredi 22 Aout, des citoyens ont décidé d’organiser une « fête d’allégeance à la dignité », en réaction, certainement, au maintien des cérémonies d’Allégeance, organisé par le palais comme signe de renouvellement du « contrat » moral liant les régions à la monarchie. Des activistes voient en ces cérémonies, où les représentants des régions se prosternent devant le Roi, un « acte de soumission esclavagiste » et des « pratiques moyenâgeuses ».

Plusieurs militants, , notamment progressistes, critiquent ces cérémonies depuis longtemps et y voient une humiliation à tous les marocains. Beaucoup également s’attendaient à ce que soient allégées ces cérémonies après la constitution de 2011 ayant ôté la sacralité au Roi. Depuis quelques mois, des islamistes du PJD ( au gouvernement ) ont commencé également à critiqué ces cérémonies, sous prétexte religieux. Néanmoins, les présidents de communes ont participé depuis longtemps à ces cérémonies d’allégeance, tout comme leurs ministres. Ce n’est pas notre sujet, si ce n’est pas cette déclaration de Hamidine, membre du secrétariat national du PJD, selon laquelle, les représentants du PJD ne vont pas se prosterner devant le Roi, dans une démarche démagogique, politicienne et électoraliste !

Membres du gouvernement Benkirane, se prosternant devant le Roi, tout comme leurs prédécesseurs.

Revenons à nos militants qui ont appelé à leur fête d’allégeance à la dignité. Ils ont été tout bêtement et simplement empêchés de s’exprimer, pire, tabassés et humiliés. Des journalistes ( AFP, Assabah, … ), venus couvrir la « fête », ont eu leur part de bâton.

Le ministre de l’intérieur aurait ordonné l’ouverture d’une enquête pour savoir comment cet incident « déplorable » ait été déclenché. Son homologue islamiste de la communication se serait adressé à l’agence de presse française pour présenter « ses » excuses, sans se prendre la peine de faire de même avec ses concitoyens, et non moins ses anciens confrères, alors que le ministre de l’intérieur a sorti un communiqué chargent le correspondant de l’AFP d’avoir provoqué ses flics.

Toute ma solidarité avec les organisateurs de « la fête de l’allégeance à la dignité » !

Bienvenue chez les islamistes de sa majesté.

La schizophrénie, le démenti et le « kwi wbokh » comme politique gouvernementale du #PJD


Analyse d’une « politique gouvernementale » de la majorité conduite par le PJD !

Après huit mois environ après l’installation du gouvernement Benkirane, arrivé au pouvoir après les manifestations du « printemps arabe » ( ou « printemps islamiste » comme le démontre le chercheur Samir Amghar ) du 20 février et la constitution du 1er Juillet, j’ai cherché à déceler les traits de la politique de ce même gouvernement.

Après une longue recherche, il m’est difficile de parler de « politique » du gouvernement barbu : Aucun plan sectoriel, aucune visibilité économique, … la majorité a reconduit la loi de finances préparée par l’ancien gouvernement, que le chef de file de la coalition a longtemps critiqué, puis a multiplié les annonces de réformes sans planification : réforme de la caisse de compensation, réforme du statut de la fonction publique, … Ceci sans parler des « dérapage » verbaux des ministres ( Ramid sur les détenus politiques, Hakkaoui sur l’affaire Amina, l’affaire de l’invité israélien au congrès PJD, … ).

Enfin, si on exclut les « annonces » proférées par les ministres de ce gouvernement ou par son chef ( d’ailleurs certaines sont démenties quelques jours, voire quelques heures après ), Il est, sans imprudence, évident que ce gouvernement ne possède aucune « politique », autrement, le pays navigue à vue !

Echouant à déceler la politique gouvernementale, j’ai recueilli quelques contradictions dans les déclarations des responsables ministériels. Je proposerai cela, pour le ramadan, à un « bêtisier » gouvernemental à passer sur nos chaines de télévision chères à notre ministre de la communication notamment :

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