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Kénitra : Appel à réagir contre la poussière noire ! #tekhne9na


@nicoladiaz Webmaster FIDH : « la promotion et l’implémentation des logiciels libres à l’échelle nationale pourraient sans équivoque capitaliser sur un accroissement significatif du degré de souveraineté technologique d’entités névralgiques d’une nation « 


Après des études de linguistique, en 1996, il contracte le virus du geek et l’autodidactie le pousse vers le webmastering. En 1999, il a été formé par un ingénieur en sécurité et logiciels libres au sein de la FIDH et s’emploie depuis plus de 12 ans à fournir aux défenseurs des droits humains des outils numériques pour mieux communiquer et lutter en faveur des libertés fondamentales.
Aujourd’hui Nicolas DIAZ s’intéresse particulièrement aux problématiques de la vie privée, de la sécurisation des données et de la souveraineté technologique. Il est webmaster chez la FIDH.


1- Pourriez-vous expliquer la notion de Hacktivite?
L’hacktivisme : c’est la discipline qui consiste à utiliser les technologies de l’information pour défendre les droits fondamentaux et donc tendre vers l’utopie. Ces technologies peuvent être donc détournées afin de mieux servir une cause noble et juste. L’hacktivisme impose aussi une bonne dose de curiosité et de veille pour mieux combattre l’opacité des systèmes et la surveillance engendrée notamment par les éditeurs de logiciels privateurs. L’hacktiviste a un trait distinctif il défend et promeut les logiciels libres 🙂

2- Dans le sillage du « printemps arabe », des informations se sont vérifiées : des entreprises occidentales ont bien livré des équipements d’espionnage aux régimes despotiques d’avant mais aussi aux nouveaux régimes, avec les islamistes en têtes des gouvernements. Comment commentez-vous cela?

Ces outils de surveillance sont purement et simplement des moyens mis à disposition des régimes tyranniques pour mieux aliéner la société civile et ce au prétexte de la lutte contre le terrorisme.
Les terroristes sont bien plus malins et ils n’utilisent pas que l’internet pour organiser leurs méfaits. Ils utilisent le prosélytisme dans les quartiers déshérités, les prisons, les écoles. Ils utilisent des photocopieurs, des vidéos sur support DVD, des voitures … Les gouvernements qui diabolisent l’internet n’ont jamais pris la peine d’interdire les voitures, l’usage de photocopieurs. Les fournisseurs de solutions de surveillance usent des mêmes stratagèmes que les marchands d’arme pour vendre leurs technologies.

3- Certains Réseaux sociaux à succès planétaire sont aujourd’hui une réelle mine d’informations personnelles et d’habitudes des gens. Ils utiliseraient ces informations pour s’enrichir davantage. Quelles sont votre point de vue la dessus? Pourquoi les « petits » réseaux communautaires ne marcheraient pas?

Depuis la révélation du programme Prism de la NSA grâce à Snowden on peut vraiment affirmer que le confort de l’utilisateur prime sur  la Protection de sa vie privée.
L’exemple Tunisien : aujourd’hui 3 millions d’utilisateurs sur 10 millions d’habitants … accélérateur de révolution mais aussi potentiellement un outil de surveillance de masse à l’échelle d’un pays. Plus que jamais il est impératif de surveiller les dérives et les abus des géant américains de l’internet FaceBook, Apple, Microsoft et Google sont tellement puissants qu’ils peuvent aujourd’hui sans trop de difficultés soumettre un état et porter atteinte à sa souveraineté.
Par ailleurs, Facebook/youtube ont libéré la parole des tunisiens et de nombreux peuples, mais sont évidemment également  des amplificateurs de rumeurs voire des vecteurs de diffamation ou de calomnie. En termes de journalisme, les informations trop soumises à la précipitation des réseaux sociaux perdent en pertinence et ne passent plus par le traitement déontologique journalistique. En somme la suprématie de certaines plateformes dîtes de liberté d’expression a, a contrario, amplifié la désinformation et l’absence de déontologie en journalisme.

4- Justement, des fuites récentes parlent d’une grande opération de flicage des services américains avec un libre accès aux serveurs des géants comme Google/facebook/microsoft/… ce qui mettrait en danger les informations personnelles de plusieurs centaines de millions de personnes sur terre. Comment voyez-vous ce risque?

Enfin je dirai que la centralisation des données représente un danger pour les internautes. Il est préférable de tendre vers la décentralisation du stockage des données et stimuler les échanges de données de pair à pair (peer2peer). Je recommande à tous les gens désireux de défendre leur liberté sur internet de consulter ce site : https://prism-break.org/ . Ce site répertorie tous les logiciels libres qui sont un des garants des libertés sur l’internet.

5- Revenons à un autre sujet important. Comment commentez-vous la poursuite des régimes du post « printemps arabe » d’achat de logiciels à cout de milliard de dirhams, alors que des équivalents en logiciel libre permettraient d’économiser cet argent pour ces pays qui en ont grandement besoin? Pareil pour les pays pauvres d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine.

Le cas de Microsoft est emblématique du manque de transparence des marchés publics notamment en FRANCE, en TUNISIE et en EGYPTE. Ces trois pays ont ce point commun : pour des raisons encore obscures ils sont soumis aux produits Microsoft. Certains justifient ces contrats astronomiques avec la firme de Redmond au nom de l’interopérabilité de systèmes et notamment celui de l’OTAN.
En termes de souveraineté, des transferts de compétences, de défense, d’emploi c’est une catastrophe pour tous ces pays voire ces continents qui sans le savoir sont soumis à une seule technologie et versent rapidement dans une addiction inconsciente.
A contrario la promotion et l’implémentation des logiciels libres à l’échelle nationale (administrations, écoles, ministères, universités) pourraient sans équivoque capitaliser sur un accroissement significatif du degré de souveraineté technologique d’entités névralgiques d’une nation et ainsi créer de la valeur et capitaliser sur son savoir-faire.

6- Finalement, quel rôle de la FIDH notamment pour la promotion des droits bafoués que vous avez évoqué dans cet entretien?

Le rôle de la FIDH est de défendre tous les droits énoncés dans la déclaration universelle des droits de l’Homme. En l’espèce et concernant les technologies de l’information : la FIDH défend le droit à la vie privé et combats de les entreprises de surveillance qui violent les libertés fondamentales. Les récentes affaires : Amesys et Prism reflètent combien la FIDH s’est
emparé de ces problématiques. Notre groupe d’action judiciaire mené par Maître Patrick Baudouin (président d’honneur de la FIDH) est plus que jamais à l’œuvre pour lutter contre ces violations et rendre justice aux victimes. Le FIDH agit dans l’intérêt commun d’où la plainte contre X déposée récemment qui pourrait déboucher sur une enquête visant à déterminer qui de la NSA, du FBI, des entreprises au centre de Prism doit rendre des comptes la justice.

« Erdogan est l’homme politique le plus populaire et le plus détesté en Turquie ! » par @daghanirak


Entretien avec Daghan Irak

« Erdogan est l’homme politique le plus populaire et le plus détesté en Turquie ! »

Daghan Irak est blogueur, chercheur en sociologie et journaliste turc d’Istanbul. Il suit activement l’actualité de son pays et est un des leaders de la révolte populaire turque à Istanbul. Il est à l’origine de l’appel au soutien médiatique de la révolte turque :

« LA DÉMOCRATIE TURQUE, ELLE A BESOIN DE VOUS!

Suite aux manifestations pour la conservation d’un parc au sein du quartier central d’Istanbul qui est envisagé d’être démoli pour la construction d’un centre commercial, la police turque a lancé une attaque violente contre les manifestants paisibles avec du gaz lacrymogène et de l’eau à haute pression et visait directement sur les corps des gens. Des dizaines des protestataires sont hospitalisés et l’accès au parc est bloqué sans base légale. Les médias turcs, qui sont directement contrôlés ou ont des liaisons politiques et économiques avec le gouvernement, refusent de traiter des incidents. Les agences de presse turques également bloquent la diffusion de l’information sur les évènements.

SVP, diffusez ce message pour que le monde prenne conscience de l’état policier turc crée par l’AKP de Recep Tayyip Erdoğan, qui est souvent considéré comme un modèle exemplaire pour des pays du Moyen-Orient. La démocratie turque s’attend à votre soutien. Merci! »

A Istanbul, Daghan a bien accepté de nous accordé cet entretien pour discuter des évènements en Turquie :

MB : Nous avons presqu’une conviction chez nous que la Turquie de l’AKP et d’Erdogan est un modèle de développement économique et social. En plus de la tradition démocratique turque ne nous permet pas de comprendre la révolte actuelle, surtout qu’Erdogan a été élu démocratiquement à plus de 50% de voix. Pourriez-vous nous éclairer ?

Daghan Irak : D’abord, il faut comprendre que Mr Erdogan n’était pas comme cela il y a 3ans. Une fois qu’il a neutralisé l’armée, et cela est une bonne chose en soi,  il a commencé à virer vers sa propre doctrine. Le gouvernement qu’il mène est d’orientation néo-libérale et conservatrice. Ce gouvernement a privatisé sans merci les entreprises étatiques, malgré les alarmes des syndicats. Il visait faire émerger une « bourgeoisie islamiste » et « une classe moyenne docile » soutenant son électorat. En effet, lors des dernières élections, il a récolté un peu plus de 50% des scrutins.

MB : Donc, il devrait être très populaire ?

DI : Il l’était. Aujourd’hui, s’il appelle à de nouvelles élections, il n’aura pas plus de 30%. En plus de son psychique instable, il montre aujourd’hui qu’il n’est pas démocratique. Il a qualifié les manifestants de « voleurs », de « clochards », … cela a fait de lui un adversaire, même chez les gens qui le soutenaient avant. D’abord parce qu’il a menti sur la nature des manifestations, ensuite parce qu’il a montré que la Turquie ne lui importe que peu devant son orgueil personnel et puis et surtout parce que son idéologie prend le dessus sur les politiques publiques.

L’AKP d’Erdogan a créé sa propre fédération d’homme d’affaire constituant la nouvelle « bourgeoisie islamiste », qui est toujours favorisée. Alors que la Turquie a remboursé ses dettes envers le FMI et la BM, son gouvernement se tourne vers le Qatar, la banque islamique, … pour s’endetter.

Aujourd’hui, Erdogan a réussi à mettre toutes les minorités contre lui. Le slogan des manifestants est devenu « Nous sommes les autres 50% ». Toutes les minorités se sont unies dans les manifestations, avec une harmonie extraordinaire.

MB : Il semble aussi que sur le plan institutionnel, aucune force politique ne porte la voix des manifestants. Confirmez-vous ?

DI : Le socle constitutionnel des années 80, promulgué après le coup d’Etat, fait que seuls deux partis sont dans le jeu institutionnel …

MB : (interruption) mais dans certaines démocraties, deux partis sont suffisants, comme l’exemple américains.

DI : En effet, après le coup d’Etat, l’armée a promulgué une constitution sous impulsion américaine. Aujourd’hui, les petits partis (communiste, écolo, …) sont exclus de facto par une loi sur les partis qui éliminent ceux qui n’obtiennent pas plus de 10% des voix. Cela nuit à la pluralité et ne convient pas à la Turquie. Aujourd’hui, on change de gouvernements mais pas de politique.

Ce à quoi nous assistons à la place Taksim est une vraie révolution politique : les ultra-nationalistes scandent avec les kurdes en leur langue pour la « fraternité des peuples », les LGBT marchent à côté des supporters de foot (généralement homophobes), … Erdogan a mis toutes les minorités (arméniens, turcomans, musulmans laïcs, juifs, chrétiens, LGBT, kamalistes, … ) contre lui. Il faut noter que ces minorités ont boycotté massivement les élections par manque d’alternatives.

Aujourd’hui, il faut reconnaitre que cette opposition hétéroclite manque cruellement de leadership, de plateforme politique d’entente et surtout de représentants institutionnels.

MB : Justement, cela a été le cas un peu partout dans les pays du « printemps » arabe, du Maroc au Yemen. Ne pensez-vous pas à vous organiser en apprenant la leçon arabe ?

Il est très tôt de parler d’alternative politique. Erdogan est affaibli, même dans son propre camp. Beaucoup de militants de l’AKP commencent à revendiquer Gul comme futur candidat au présidentielles de 2014 (premières sous suffrages universelles après les derniers amendements constitutionnels). Je pense que Si Gul se porte candidat, il gagnerait largement face à Erdogan, trop impulsif. Gul est un homme équilibré, qui sait que la démocratie, ce n’est pas gagner des élections, mais surtout de conserver les droits des minorités. Malheureusement, en Turquie, nous n’avons même pas un Baradei, avec ses défauts !

MB : Revenons à Gezy. L’agence de presse Anadol a rapporté que la mairie va planter le triple des arbres extirpé. Selon vous, cela atténuerait la protestation ?

ID : Mr Erdogan doit comprendre que ce n’est pas au premier ministre de devenir tâcheron. La question n’est plus extirpation d’arbres de Gezy. Si Erdogan voulait planter, par la force, des arbres, nous serions sortis manifester. Les manifestants sortent contre la dictature que Mr Erdogan est en train d’installer. Il a beau créé sa bourgeoisie, il n’a jamais réussi à avoir l’élite avec lui. C’est le plus grand échec des islamistes.

Istanbul 2013 : le printemps du Parc !


« Les gens sortent place Taksim pour dénoncer l’hégémonie idéologique de Erdogan. Il ne s’agit pas que d’une affaire du parc Gezy » nous a raconté, convaincu, Abbas A, propriétaire de l’hôtel où nous avons logé à Istanbul, avant de nous prévenir : « il faut faire attention, après 23h, il ne faut pas s’aventurer dans les rue d’Istanbul, la police lance des bombes lacrymogènes … ». Et notre hébergeur, quinquagénaire, musulman stambouliote de souche, de continuer : « Ce que Mr Erdogan ne veut pas comprendre, c’est qu’il ne peut pas nous imposer son idéologie. Mais malheureusement, l’opposition parlementaire est bien piètre que l’AKP et ne fait rien pour porter la voix des protestataires dans les institutions, car c’est là où cela se passe réellement ! ».

Passé ce petit commérage avec l’hôtelier, nous nous dirigeons vers la place Taksim ce samedi 29 Juin 2013, découvrir la révolte. En passant par le parc de Gezy, nous constatons déjà la nature des changements : les cafés (dont le fameux « café des arabes ») et les arbres sur la colline donnant sur la place sont rasés, la chaussée est remplacé de béton et un grand tunnel est en construction.

gezy

Organisation exemplaire.

Il est 17h, la vie semble normale place Taksim et sur l’avenue piétonne Istiqlal. La place est entourée de véhicule de police avec une présence remarquable de policiers en uniforme et en civil portant des baudriers distinctifs. Cette mesure a été prise après que nombreuses ONG ont dénoncé des violences de civils proches de l’AKP contre des manifestants, et qui se présentaient comme des policiers.

Tout le long de l’avenue Istiqlal, des véhicules blindés de la police sont stationnés partout, et surtout, toutes les ruelles de bifurcation sont remplies de brigades de policiers.

police

A 18h, et soudainement un premier groupe des passants se forment à l’extrémité de l’avenue Istiklal, du côté de la tour Galata. Très rapidement, ce groupe commence à bouger et la marche prend forme. Au bout de 10 minutes, une dizaine de milliers de manifestants, auparavant sur les terrasses de café ou dans les étalages de magasins, battent le pavé en scandant en chœur « Résistance à Taksim, résistance partout ! », « Taksim est partout, la révolte est partout ! » ou encore « Tayyip t’es foutu, la Turquie est dans la rue ».

manif taksim

Vers la libération de Taksim et Gezy.

Vers 19h, la rue Istiqlal est bloquée de manifestants. Lelong des 2,5km, les manifestants se serrent les rangs, et d’autres essaient de rejoindre la marche (en arrêt). La foule est composée essentiellement de jeunes, avec une organisation exemplaire. Au milieu, des artistes, des écrivains, des journalistes, … dont le prix nobel Orhan Pamuk, manifestent après avoir publié une tribune « un appel au gouvernement lui demandant de cesser d’employer une rhétorique de division qui alimente selon eux la haine dans le pays ».

taksim tram

Au bout de la rue, place Taksim est protégée par la police avec des boucliers. Vers 20h, les manifestants commencent à bouger et transgressent le dispositif policier, la place Taksim est ainsi libérée !

Une révolte écologique et civique.

Après des menaces policières, et estimant que la « libération de Gezy » n’était pas possible forcément, les manifestants commencent vers 21h à sortir de la place Taksim. En se dispersant, les manifestants n’oublient pas de nettoyer la rue. Toutes et tous sortent des sacs en plastics (biodégradables de surcroit) et ramassent les détritus.

Il est à noter qu’aucun incident n’est à déplorer lors de la manifestation (selon nos estimations, la participation était d’environ 100.000 manifestants. Selon les organisateurs, il s’agissait de plus de 200.000).

A la marge, des jeunes s’assoient en cercles et entament des débats devant le regard admiratif de certains touristes. Des peintres exposent des tableaux dessinés à l’occasion, des caricaturistes font de même.

La révolte ne touche pas le commerce !

Ce qui est remarquable chez les stambouliotes, c’est qu’ils ne perdent jamais leur esprit de commerçants. En effet, durant les 5 heures des manifestations, les boutiques de l’avenue Taksim ont continué leur commerce normalement. Mieux encore, tous les samedis, avant et pendant les manifestations, des commerçants ambulants propose les drapeaux turcs, des portraits de Kamal Ataturk, des masques à gaz bons marchés, … Les hôtels ne désemplissent pas, les circuits touristiques, en pleine saison, sont toujours prisés, …  Qui a dit que les révoltes pro-démocratiques nuisent à l’économie ?

commerce

Tous manifestent !

Le lendemain, c’est le tour de la marche de la fierté (équivalent de la gay pride). Quelques dizaines de milliers de personnes ont scandé (dans toutes les langues) pour les droits des LGBT.

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Quelques heures plus tard, une centaine de militants pro-islamistes ont manifesté sur la même rue scandant « Turquie islamique ».

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Retour de la violence policière.

Alors que la violence policière s’est éclipsée au moins à Istanbul après que des agences de presse internationales aient relayé des photos choquantes, la manifestation du Samedi 6 Juillet 2013 a été violemment réprimée !

Des militants pro-AKP ont même attaqué les manifestants à coup d’épée après que la police ait lancé des bombes lacrymogènes. « On voit dans la séquence de vidéo un groupe attaquer avec des couperets les personnes qui fuient l’intervention de la police. Un des agresseurs frappe d’abord avec un coutelas la jeune femme qu’il vise et il lui donne un coup de pied. On voit que la police n’intervient pas au groupe de personnes armé aux coutelas » rapporte le blog « FreeTurkeyNow ».

Diplomatie 2.0 #pjd


diplomatie

Degré -1 de la politique : PJD attitude!


yatim & la pluie

La capture d’écran se passe de tout commentaire !!!

والله المغاربة ما بهايم ديالكم السي يتيم !!

Mamadou Kouma (@kmamadou) : « A Tombouctou, plusieurs centaines d’années d’histoire du Mali ont été partiellement détruites par des fous d’Allah »


Mamadou KOUMA est malien vivant en France depuis 6 ans. Naturellement, il suit très attentivement l’actualité de son pays dans lequel se trouvent toute sa famille et beaucoup de ses amis. Dans cet entretien, il essaiera de nous éclairer sur la situation au Mali

mamdou Kouma

1-      Comment voyez-vous la situation généralement au Mali aujourd’hui ?

Le Mali, aujourd’hui, reste un pays instable tant au niveau sécuritaire qu’au niveau institutionnel malgré la libération des villes occupées et la défaite des islamistes désormais retranchés dans les grottes de l’Adrar des Ifoghas.  Le pays reste toujours sous la menace des groupes armés qui ont été juste chassés de leurs positions mais qui n’ont pas été complètement vaincus. Repliés, ils ont changé de tactique : au lieu d’affronter directement les troupes maliennes, françaises et africaines ils ont opté pour la stratégie d’opérations coup de point (Attentats et embuscades) avec, toujours, le but de faire le maximum de victimes. Après la tyrannie et la Charia des Salafistes, la population est désormais prise par la psychose des attentats suicides.

Le Sud, de son coté, reste englué dans une crise institutionnelle provoquée par le coup d’Etat du 22 mars 2012 et, au milieu de querelles partisanes, continue à véhiculer l’image de ne pas être concerné par la guerre qui se déroule dans la moitié nord. Les récents affrontements entre Bérets rouges et les bérets verts (deux composantes de l’armée malienne : les premiers opposés au coup d’Etat perpétré par les seconds) viennent illustrer à souhait ce sentiment d’insouciance face à la situation catastrophique que traverse le pays. L’autorité et la légitimité du président intérimaire Dioncounda Traoré sont constamment contestées par une partie de la population et par une minorité très active de partis politiques favorables au putsch qui a chassé l’ancien président Amadou Toumani Touré.  Une étude récemment publiée dans le Washington post concernant le niveau de stabilité des pays du monde place le Mali parmi les pays à haut risque dans lesquels un coup d’Etat est possible en 2013. On est encore très loin de retrouver une situation « normale » pour l’ensemble du territoire malien. Les villes libérées doivent être sécurisées et des élections, annoncées pour les 7 et 21 Juillet 2013, devraient permettre d’élire un président légitime pour mettre fin à cette instabilité institutionnelle qui dure depuis 10 mois.

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Rendez-vous sur « Réseaux sociaux & Révolutions arabes »


Le 25 Janvier 2013, à 19h, le magasin FNAC de Casablanca abritera une rencontre autour du livre « Réseaux sociaux et révolutions arabes?« . Le blogueur est consultant Marouane Harmach et le secrétaire général de la section Casablanca de l’OMDH donneront une lecture du livre.

Le 02 16 Février 2013 à 10h 17 h (date à confirmer), le magasin Virgin de Rabat organisera une séance de signature du même livre.

Le 05 Avril à 16h, j’interviendrai dans une conférence organisée par l’Institut français de Casablanca, avec Monique Dagnaud, sociologue, enseignante à l’EHESS et auteure de « Génération Y les jeunes et les réseaux sociaux: de la dérision à la subversion » (Ed. presses de sciences Po) et avec Aurélien Bellanger  auteur du roman « La théorie de l’information », suivie d’une séance de signature du livre organisée par www.livremoi.ma au Salon International de l’Edition et du Livre SIEL de Casablanca.

Ils ont dit à propos du livre :

« Bensalah retrace les évènements qui ont secoué la blogosphère, le parcours d’activistes incarcérés, les buzz nés sur le Net, et présente le travail de blogueurs influents comme la Tunisienne Lina Ben Mhenni ou l’Egyptien Wael Abbas » (tel-quel).

« Mounir Bensalah fait partie de ces blogueurs qui sont parvenus à s’imposer là où personne ne les attendait. Il essaye, à travers son livre, de répondre à plusieurs interrogations par une enquête sur le terrain sur la génèse des réseaux sociaux » (EMarrakech).

« Mouir BENSALAH possède toute la légitimité nécessaire pour parler des réseaux sociaux qu’il fréquente et qu’il anime et des révolutions arabes auxquels il a assisté, en tant qu’observateur intéressé et s’agissant du Maroc en tant qu’acteur impliqué » (Citoyen Hmida).

« Comme Machiavel dans Le prince, Bensalah est toujours très concret. Il se garde d’expliciter et de théoriser la leçon qu’il nous donne. Mais c’est, comme Machiavel, une belle leçon de liberté » (LeLittéraire).

« Une sorte de «e-mémoires» de huit ans d’écriture et de mobilisation en ligne » (L’Observateur).

« Ces raccourcis ont fait que le monde estime que le « printemps arabe », ou « le 89 arabe » comme aime le nommer Benjamin Stora dans son dernier livre du même titre,  est né d’Internet. Jusqu’à quel point cette assertion est juste ? « Réseaux sociaux etrévolutions arabes ? » est un essai qui pose cette problématique le long d’un voyage du cyber-activisme dans le monde arabe » (OMDH).

« Des possibilités infinies de contestation, que Mounir Bensalah tente de condenser dans son essai, qui se veut être un hommage à la jeunesse militante et virevoltante des blogs et des réseaux sociaux arabes. «Ce livre est davantage qu’un recueil de témoignages des blogueurs de notre région, acteurs du printemps arabe ; il est la preuve de l’acte participatif de tout un chacun dans le processus du changement de la société» » (La Vie Eco ).

« Un document qui remet les pendules à l’heure dans un monde virtuel envahi par des gens vendus qui n’hésitent pas à propager des rumeurs, à dénigrer les cyberactivistes de la première heure et à salir leur image pour servir leurs maîtres, qui ayant compris l’importance et la puissance d’Internet n’ont pas hésité à les recruter  pour des fins pas très catholiques » (Lina Benmhenni)

Jean-Paul Galibert, auteur de « Suicide et sacrifice » : « il me semble qu’il est impossible de laisser l’Islam aux islamistes radicaux … C’est le combat d’Averroès qui continue»


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J.P. Galibert, philosophe français, blogueur et auteur de plusieurs essais philosophique, dont le dernier s’intitule « Suicide et sacrifice ». Il nous a accordé cet entretien :

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Toujours ces sites web ministériels au Maroc…


 

Le site web du ministère de l’environnement annonce l’organisation d’un concours pour le recrutement d’UN (1) « technicien 3ème grade ». Jusqu’ici tout va bien. Seulement, l’annonce rajoute que 25% de ces postes sont réservés aux « résistants, protégés de la nation, anciens militaires ou combattants » et 7% réservés aux « personnes handicapées ».

Vous pouvez voir ici d’autres exemples de nombres de postes à pourvoir ( comme plus haut : 1 poste ) dont le résultat de la multiplication par les pourcentage 25% et 7% n’est pas entier. Pire, pour l’exemple plus haut, il y a un seul poste. Pour avoir fait un peu de maths, je pense que l’heureux candidat doit avoir été à 25% de son temps résistant et avoir un handicap qui amoindrit de 7% ses facultés mentales ou motrices!

Le site web officiel d’un ministère au Maroc : Un service public ?


Dans les pays qui se respectent, le site web d’un établissement de l’Etat doit être considéré comme un service public, d’autant plus s’il s’agit d’un site d’un ministère.

Le site web d’un ministère doit contenir, selon beaucoup d’observateurs neutres et experts, dans sa mission de service public des informations pour le public, notamment ( sans être exhaustif ) :

  • Le nom et la bio du ministre.
  • L’organigramme du ministère.
  • Les informations de contact des différents services du ministère.
  • La liste des concours et procédures de recrutement.
  • La liste des appels d’offres.
  • Les liens vers les sites des directions et établissements du ministère.
  • Les textes de lois relatives aux secteurs coiffés par le ministère.

Comme ceci explicité plus haut, ce site ministériel relève du service public. Il ne doit aucunement être un instrument aux mains d’un courant politique, administrant le ministère, pour y organiser de l’influence. Ceci serait similaire à faire de la pression pour que les employés du ministère rejoignent le parti du ministre, le cas échéant, changer d’appartenance avec chaque nouveau politique désigné, ce qui serait absurde.

Au même moment, il est naturel également que le site ministériel doit s’interdire de faire dans « l’opinion » ou « l’idéologie », car, encore une fois, dans sa mission de service public, il appartient à tous les citoyens, toutes opinions et idéologies confondues.

Seulement, Me Ramid ne voit pas les choses de cette manière. Le site du ministère de la justice et des libertés, qui en principe devrait incarner la politique de l’Etat en matière d’objectivité des organes de l’Etat, s’autorise de publier en date du 30/10/2011, un texte d’opinion non signé, sur « les bases juridiques », dit-on, de l’acte de ponctuer les salaires des grévistes ! Voici une capture d’écran ( au cas où cette « tribune » est effacée du site web ) :

Maintenant, si c’est vraiment une tribune, une opinion, … le ministère a-t-il le droit de la publier sur son site web officiel ? Si oui, ce site web sera considéré comme un média, régi alors par le code de la presse. Est-il possible de publier un « droit de réponse » ? Dans ce dernier cas, sachant que l’article est non signé, à qui s’adresser ?

Réseaux sociaux et révolutions arabes?


« Depuis les évènements postélectoraux de 2009 en Iran, le monde a découvert qu’Internet joue un rôle majeur dans la mobilisation citoyenne. Les Révolutions arabes de 2011 sont venues conforter ce constat. Les régimes autoritaires ont sous-estimé ce que ces nouveaux outils pouvaient apporter aux jeunes citadins arabes pour braver la censure, la compromission de leurs élites et le silence honteux de l’Occident. Les jeunes Arabes ont préparé et informé, via le net, le monde entier des mouvements qui ont secoué la région. Internet a aussi changé les habitudes sociales et économiques d’une région qui était frappée de conservatisme bédouin. Ce nouvel espace médiatique sans limites est un canal privilégié, celui de l’avenir.L’auteur, ingénieur marocain de trente-trois ans, blogueur depuis 2004, a été témoin et acteur de nombreux évènements majeurs, au Maroc surtout. Militant politique de gauche, membre de l’Organisation Marocaine des Droits Humains (OMDH), il a été à l’avant-garde d’un réseau de jeunes militants blogueurs. »

Aux éditions Michalon.

Le livre dans les médias (MAJ 31/10/2012) :

Le Parisien (France – en français) : Les réseaux sociaux en débat.

France24 (France – en arabe) : Mounir Bensalah, les régimes du « printemps arabes » tentent la mainmise sur Internet par de nouvelles contraintes.

France24 (France – en français) : Mounir Bensalah, auteur de « Réseaux sociaux et révolutions arabes ».

Beur Fm (France – En français) : Internet & Révolutions Arabes ( choisir diffusion du 1er Novembre 2011 ).

Libération (Maroc – en français) : «Réseaux sociaux et révolutions arabes ?» de Mounir Bensalah : La topographie du militantisme cybernétique.

Tel-quel (Maroc – en français) : tawra 2.0

MidiPresse (France – en français ) : La topographie du militantisme cybernétique.

Febrayer (Maroc – en arabe) : Le Maroc s’est doté de technologies pour contrôler Internet.

Hespress (Maroc – en arabe) : Bensalah et le printemps arabe.

Gazapetition (Palestine – en arabe) : Blogueur marocain : Ce qui se passe au Bahrein est une révolution comme les autres révolutions arabes.

DZactiviste (Algérie – en français) : Livre : Réseaux sociaux et révolutions arabes ?

Blog 7our (Algérie – en français) : Interview de @7our par @mounirbensalah.

Observatoire des droits de l’Homme de Tizi-Ouzou (Algérie – en français) : @7our: « le jeune internaute [algérien] lui étant plus un absentéiste plus ou moins désabusé du débat politique » .

1stActu (France – en français) : «Réseaux sociaux et révolutions arabes ?» de Mounir Bensalah : La topographie du militantisme cybernétique.

Tunisian Girl (Tunisie – en français) : «Réseaux sociaux et révolutions arabes ?» de Mounir Bensalah : La topographie du militantisme cybernétique.

EMarrakech.info (Maroc – en français) : « Réseaux sociaux et Révolutions Arabes » de Mounir Bensalah (05/11/2012).

La Nouvelle Tribune (Maroc – en français) : “Réseaux sociaux et Révolutions Arabes” de Mounir Bensalah (07/11/2012).

Agence de presse Russe (Russie – en arabe) : « Mounir Bensalah : les ennemis de la démocratie au Maroc se vengent des jeunes du 20 février » (16/11/2012).

3lach.ma (Maroc – en arabe) : Mounir Bensalah édite un livre sur la relation des réseaux sociaux aux révolutions arabes (17/11/2012).

Hit Radio (Maroc – en français) : Sortie du livre: Réseaux sociaux et révolutions arabes (21/11/2012).

Forums social Mondial ( Tunisie – en français ) : réseaux sociaux et révolutions arabes (21/11/2012).

Blog Citoyen Hmida (Maroc – en français) : UN INTERNAUTE MAROCAIN FACE AUX REVOLUTIONS ARABES (23/11/2012).

Blog Alwihda – Actualité Franco-Tchadienne (France – Tchad – en français) : Ouvrage sur les révolutions arabes : Parole de cyberactiviste  (23/11/2012).

Tunisie Focus (Tunisie – en français) : Livre : Réseaux sociaux et révolutions arabes ? Par Mounir BEN SALAH (23/11/2012).

Talk Afrika (Afrique – en français) : Ouvrage sur les révolutions arabes : Parole de cyberactiviste (24/11/2012)

Le grand soir (Belgique – en français) : Réseaux sociaux et révolutions arabes ? (26/11/2012).

Salon du livre des droits de l’homme à Saintes (France – en français ) : Mounir Bensalah : un auteur sur le SALON 2012 (26/11/2012).

Mamfakinch (Maroc – en français) : « internet a été le moteur Formule 1 placé dans la vieille voiture de la révolution arabe qui peinait à remonter la pente.» (28/11/2012).

Maroc Hebdo (Maroc – en français) : Le temps des cybermilitants (07/12/2012).

Blog Le mythe (France – en français) : Un livre et un regard sur la Blogma (15/12/2012).

L’observateur (Maroc – en français) : Mounir Bensalah, l’ingénieur aux 20.000 tweets (17/12/2012).

LeLitteraire.com (France – en français) : La puissance libre des blogs (21/12/2012).

OMDH – Section Casablanca (Maroc – en français) : Le 89 arabe est-il né d’Internet ? (27/12/2012)

Maghreb Digital (Maghreb – en français) : Essai mettant en lumière 10 années d’activisme sur l’Internet dans le Monde Arabe. (01/01/2013)

La Vie Eco (Maroc – en français) : Printemps arabe 1.0 (28/12/2012)

A Tunisian Girl – Blog de Lina Benmhenni (Tunisie – en français ) : Notes de lecture: Réseaux Sociaux et Révolutions Arabes? de Mounir Bensalah (10/01/2013).

InassPress (Maroc – en arabe) : Livre de Mounir Bensalah « Réseaux sociaux et révolutions arabes? » (22/01/2013)

La vie Eco (Maroc – en français) : Presse électronique : « Certains sites se développent et cherchent aussi un modèle économique » (29/01/2013).

France 24 (France – en français) : Printemps arabe : « Le rôle des réseaux sociaux a été très exagéré » (04/02/2013).

Le Devoir de Montréal (Canada – en français) : « Printemps arabe et réseaux sociaux: une influence plus qu’exagérée » (04/02/2013).

Femmes du Maroc (Maroc – en français) : Mounir Bensalah blogeurs pour la liberté (05/02/2013).

Blog de Damien Delbrel (France – en français) : Réseaux sociaux et révolutions arabes ? (06/02/2013).

Jeune Afrique (France – en français) : Livres : Printemps arabe, le Net plus ultra (11/02/2013).

Horizons médiatiques (France – en français) : Crise de nerfs dans la blogosphère (12/02/2013).

Tel-Quel (Maroc – en français) : Internet relie les révoltés solitaires (12/02/2013).

Le Soir Echos (Maroc – en français ) : Que reste-t-il du M20F ? (20/02/2013).

Tel-Quel (Maroc – en français) : Maroc 2.0. La révolution par le Net (21/02/2013).

E-média (Suisse – en français) : Démocratie année 0 (05/03/2013).

Blog Livremoi.ma (Maroc – en français) : Petite récap’ entre amis (08/04/2013).

Luxe Radio (Maroc – en français ) : Où va le monde arabe (08/04/2013).

DimaBladna (Maroc – en français) : Génération Y, qui es tu? (09/04/2013).

Alwatane (Maroc – en arabe ) : Guerre médiatique dans le conflit du Sahara (02/05/2013)

Médi1TV (Maroc – en arabe) : Les marocains et les réseaux sociaux (20/05/2013).

TV5 (France – en français) : Émission Maghreb-Orient Express spéciale Guerre 2.0 (02/06/2013).

Média24 (Maroc – en français) : une première, algériens et marocains se font la guerre sur Twitter (03/06/2013).

L’Express (France – en français) : Réseaux sociaux et mobilisations? (01/07/2013).

FranceTV (France – en français) : Baiser marocain sur Facebook : « Le royaume tente de museler les internautes » (11/10/2013).

Blog Révolution 2.0 (en français) : Une censure détournée par la population jeune 23/01/2014).

20minutes.fr (France – en français) : Facebook: Que reste-t-il de l’usage du réseau social après les révolutions arabes? (03/02/2014).

Melty Buzz (France – en français) :Facebook : 10 ans d’existence qui ont modifié nos vies (03/02/2014).

Luxe Radio (Maroc – en français) : Internet, Facebook, twitter,…plus de liberté(s) : réalité ou virtualité (14/04/2014).

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Une avocate syrienne reçoit le prix Ibn Rushd 2012


« Le Ibn Rushd Fund pour la Pensée Libre a l’honneur d’attribuer le 14ème Prix Ibn Rushd à l’avocate et défenseure des droits de l’homme syrienne Razan Zaitouneh. La remise du prix aura lieu le 30 Novembre 2012 à Berlin au Musée de l’art islamique lequel perpétue ainsi sa coopération avec le Ibn Rushd Fund.

A travers le prix Ibn Rushd pour la Pensée Libre, le Ibn Rushd Fund honore depuis 1998 le travail de particuliers ou d’organisations qui s’engagent pour la Pensée Libre et initient grâce à leur pensée des changement dans la société, et ce, bien qu’ils doivent souvent subir eux-même des arrestations ou de la violence. Ces personnes sont des pionniers qui, par leur exemple, incident d’autres personnes à combattre pour la liberté des êtres et de la pensée. Le Ibn Rushd Fund et ses membres s’inclinent avec respect devant le courage et l’opiniâtreté de ceux qui ont fait tomber avec force mais sans violence les dictatures du monde arabe.

Résister sans violence face à une violence inouie n’est pas toujours possible pour tous. Ceci étant, le Ibn Rushd Fund a tenu à décerner son prix à “un/une jeune activiste du printemps arabe qui s’engage de façon pacifique pour un état civil démocratique”.

L’avocate et défenseure des droits de l’homme syrienne Razan Zaitouneh, âgée de 35 ans, s’engage depuis 2001 pour les droits des prisonniers politiques et est cofondatrice de la Société des Droits de l’homme en Syrie. Sur son site internet SHRL (Syrian Human Rights Information Link, http://www.shril-sy.info/enshril/) elle informe sur les violations des droits de l’homme dans son pays et publie de nombreux articles et reportages dans les médias. Dès le début de la révolution elle dut plonger dans la clandestinité à causes de ses activités: sa maison à Damas fut prise d’assaut, des documents personnels y furent volés et son mari ainsi que son beau-frère passèrent trois mois en détention isolée.

La Syrie est sous le joug depuis des décennies d’un système totalitaire qui nie la liberté et étouffe la moindre tentative d’établissement d’une société civile. Il est très difficile de s’engager pour la liberté quand une des conséquences personnelles pour cet engagement est à coup sûr la totale privation de liberté. Depuis 18 mois pourtant, de nombreux jeunes syriens et syriennes revendiquent de façon officielle des réformes politiques.

Razan Zaitouneh a déjà reçu le prix Anna Politkowskaja pour la défense des droits de l’homme ainsi que le prix Sacharov du Parlement Européen. De par son engagement pour les droits de l’homme et sa résistance non-violente, elle est non seulement un modèle pour la jeune génération qui risque sa propre liberté, sa sécurité et même sa vie pour un changement de la société, mais aussi pour les femmes des révolutions arabes qui ont combattu en première ligne contre le régime – surtout en Syrie – ce qui fut  malheureusement souvent passé sous silence par les médias occidentaux.

Razan Zaitouneh fut choisie au sein de nombreuses candidatures de pays arabes par un jury indépendant. Ce jury était composé en 2012 de Taoufik Ben Brik, Tunisie; Aref Hijjawi, Palestine; Gisele Khoury, Liban; Miral al-Tahawy, Egypte / USA et Samar Yazbek, Syrie / France.

Le Ibn Rushd Fund a été fondé en Allemagne. Ses membres sont résidents ou originaires de nombreux pays arabes et occidentaux. Nommé en hommage au philosophe Ibn Rushd (Averroes, 1126-1198), il recherche à promouvoir la liberté de pensée et les forces démocratiques dans le monde arabe en décernant annuellement le prix Ibn Rushd. Le prix est entièrement financé par les cotisations de ses membres et des dons de particuliers. Le sous-thème varie chaque année; jusqu’ici ont été traités des thèmes comme le journalisme, les droits des femmes, la réforme de l’Islam, la littérature et le cinéma, les Lumières arabes, l’économie et internet. Pour déterminer le thème du prix, chaque mois de janvier, Ibn Rushd Fund appelle ses membres à choisir parmi une liste de sujets. Toute personne intéressée peut alors proposer des candidats et un jury indépendant spécialiste du sujet est nommé chaque année par le Ibn Rushd Fund pour désigner le lauréat parmi les nominés ».

Voir:
Le CV Razan Zaitouneh

Concours

Ibn Rushd Fund – Who are we?

Ibn Rushd prix

La schizophrénie, le démenti et le « kwi wbokh » comme politique gouvernementale du #PJD


Analyse d’une « politique gouvernementale » de la majorité conduite par le PJD !

Après huit mois environ après l’installation du gouvernement Benkirane, arrivé au pouvoir après les manifestations du « printemps arabe » ( ou « printemps islamiste » comme le démontre le chercheur Samir Amghar ) du 20 février et la constitution du 1er Juillet, j’ai cherché à déceler les traits de la politique de ce même gouvernement.

Après une longue recherche, il m’est difficile de parler de « politique » du gouvernement barbu : Aucun plan sectoriel, aucune visibilité économique, … la majorité a reconduit la loi de finances préparée par l’ancien gouvernement, que le chef de file de la coalition a longtemps critiqué, puis a multiplié les annonces de réformes sans planification : réforme de la caisse de compensation, réforme du statut de la fonction publique, … Ceci sans parler des « dérapage » verbaux des ministres ( Ramid sur les détenus politiques, Hakkaoui sur l’affaire Amina, l’affaire de l’invité israélien au congrès PJD, … ).

Enfin, si on exclut les « annonces » proférées par les ministres de ce gouvernement ou par son chef ( d’ailleurs certaines sont démenties quelques jours, voire quelques heures après ), Il est, sans imprudence, évident que ce gouvernement ne possède aucune « politique », autrement, le pays navigue à vue !

Echouant à déceler la politique gouvernementale, j’ai recueilli quelques contradictions dans les déclarations des responsables ministériels. Je proposerai cela, pour le ramadan, à un « bêtisier » gouvernemental à passer sur nos chaines de télévision chères à notre ministre de la communication notamment :

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Scandaleux au Maroc de l’après #feb20 !!!


Pour un débat public et une enquête incriminant les supposés coupables!!!

Jib ktabek waji te9ra m3aya


Hadi hya l7amla.

Majmou3a dyal chabab, nadou darou 7amla zwina bezzaf : « Jib ktabek waji te9ra m3aya ». Hadchi ghadi ykoune nhar l7ed m3a 5 dyal le3chya fga3 sa7at dyal lmoudoune lekbar ( li fcasa, raha fsa7et le7mam ). Li bgha ychouf ni9ach li dayer fel facebook yebrek hna

Wa thallaw

Exclusif : Grille de programmes de 2m pour Mai 2012 #khalfi404


Ceci est un fake 🙂

Droit d’association : Le gouverneur n’a pas le droit de changer la loi, nous élisons des parlementaires pour cette tâche!!!


La loi sur les libertés publiques ( notamment en matière de liberté d’association ) stipule que les porteur d’un projet d’association au Maroc déposent par eux même, ou par huissier de justice, le dossier complet aux autorités territoriales contre récépissé provisoire. Le reçu de dépôt final doit être opéré dans maximum 60jours.

Le gouverneur d’Elhajeb, envoie une correspondance administrative aux agents d’autorité de sa province, leur interdisant de délivrer le fameux récépissé aux présidents d’associations dépositaires, avant d’avoir l’aval des autorités centrales!!!

Un gouverneur peut légiférer?

Moul #grima : défenseur du trône marocain!


 

Pour paraphraser Rémy Leveau, avec son « Le fellah marocain, défenseur du trône« , un réel traité de sociologie marocaine. Dommage que nos sociologues ne se penchent pas vers ce titre : Moul #grima : défenseur du trône marocain!

La fille « musulmane » interdite de rester avec son père, seuls, sans la mère!


Les filles, vous êtes prévenues :

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