Archives de Catégorie: Droits humains

#RIP Guessous وداعا سي محمد كسوس, المثقف العضوي


Kénitra : Appel à réagir contre la poussière noire ! #tekhne9na


« A une loi injuste, nul n’est tenu d’obeir, stop à la corruption! »


Je publie cette lettre telle qu’elle m’est parvenue :

« Bonjour,
Je suis ressortissant Français vivant au Maroc depuis près de 10 ans et souhaiterais attirer votre attention sur un fait d’actualité, le 30 janvier vers 11H dans le cadre de son travail à notre showroom un de nos salariés à été violemment frappé par une membre de l’autorité local mokedden de la municipalité de oulad azzouz nommé Mr. SAHBI sans aucune raison hormis le fait que nous ne cédions pas à la pression afin qu’il obtienne une somme d’argent de ce fonctionnaire, a affligé une violence physique avec un coup de poing aux niveaux du visage sur la mâchoire inférieur gauche, et une violence morale qui touche l’orgueil de cette personne âgé de 55 ans, le tout en présence des agents de la municipalité et de force auxiliaires du CAID.
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Notre salarié munis d’une attestation d’un médecin qui lui à donner un premier arrêt de travail de dix jours, à déposé une plainte pour coups et blessures et abus de pouvoir avec le témoignage de plus de six personnes.
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Nous subissons depuis un certain temps de forte pression et des abus de pouvoir des autorités local, car nous avons ouvert notre nouveau show-room sur la route d’Azzemour en toute légalité, car nous avons toutes les autorisations nécessaires, mais suivant l’autorité locale, les autorisations que nous avons attendue plus de 8 mois ne sont pas valables, dés lors que nous développons notre espace de vente le Caid et toute sa troupe débarque comme si nous vendions de la drogue pour démolir nos installations, nous avons une autorisation d’exploiter qui stipule que nous somment autorisé a exercer notre activité et équipé notre show-room d’espace de vente sans dalles béton, nous avons monté une pergola en paille et le lendemain ils sont venus la détruire, nous avons monté un mur pour nos compteurs électriques, il sont venu nous le détruire, nous avons créé une fosse septique pour les WC ils ont venu nous la détruire, nous avons créé un réseau électrique de distribution il nous ont tout arraché, à chaque débarquement il nous saisissent notre matériel, le cout des dégâts est énorme et nous ne pouvons pas exploiter notre showroom.
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Que vont penser nos voisins, clients et salariés des ces débarquements musclés avec plus de vingt personnes ainsi que les forces auxiliaires, que nous somment des vendeurs de drogue, d’armes où je ne sais quoi encore ?
Que doit-on faire afin que la justice soit juste au Maroc ?
Quel recours efficace avons-nous ?
Je ne demande pas d’argent, je ne souhaite que pouvoir travailler librement pour ma survie et celle de mes salariés qui ne cessent d’abandonner mon entreprise.
Je ne comprends pas ces attitudes qui donnent envie de quitter ce pays de corrompus, comment faire pour faire appliquer nos droits, je suis désespéré et anéanti de cette situation et ne sais plus vers qui me tourner…
J’espère qu’une communication via les médias et les sites spécialisés permettra de faire instaurer un climat sein de confiance pour les investisseurs marocain et étranger qui subissent des pressions énormes des autorités.
Quand l’injustice devient loi, la résistance est un devoir, Stop à la corruption.
Cordialement
FABRICE LORILLO »

« WAaa CHEF » #freeanouzla #freekoulchi #libertedespression !!!


Mobilisons-nous tous contre la grâce au violeur d’enfant!!!


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Le violeur d’enfants de Kénitra, alias Daniel a été gracié par le Roi Mohamed VI à l’occasion de la célébration de sa 14ème fête du trône.

Scandale alarmant pour la justice marocaine, il est à rappeler que Daniel a violé 11 enfants, crime pour lequel il a été condamné à 30 ans de prison ferme. A 2 ans de sa condamnation, Daniel est aujourd’hui gracié par le Roi!
Terrorisées, les familles des victimes sont incapables de réagir pour rendre justice à leurs enfants.

Dans ce sens, un sit-in est organisé le vendredi 02 Août à 22h devant le parlement à Rabat, mobilisons-nous tous pour un vraie liberté de la justice au Maroc !

La liste des victimes du violeur espagnol gracié:

1. Nawal (6 ans), âgée de 2 ans au moment des faits
2. Rkia (12 ans), qui avait 8 ans lorsqu’elle s’est fait violer.
3. Saïdia (13 ans) .
4. Souâd (10 ans), 6 ans au moment du viol.
5. Aziza. (10 ans), 6 ans au moment du premier viol.
6. Omar (19 ans), 14 ans au moment des faits.
7. Amal, 10 ans
8. Intissar, 10 ans aussi.
9. Fatéma, 15 ans.
10. Karima 11 ans (la sœur de Fatéma).
11. Hanane : 9 ans

@nicoladiaz Webmaster FIDH : « la promotion et l’implémentation des logiciels libres à l’échelle nationale pourraient sans équivoque capitaliser sur un accroissement significatif du degré de souveraineté technologique d’entités névralgiques d’une nation « 


Après des études de linguistique, en 1996, il contracte le virus du geek et l’autodidactie le pousse vers le webmastering. En 1999, il a été formé par un ingénieur en sécurité et logiciels libres au sein de la FIDH et s’emploie depuis plus de 12 ans à fournir aux défenseurs des droits humains des outils numériques pour mieux communiquer et lutter en faveur des libertés fondamentales.
Aujourd’hui Nicolas DIAZ s’intéresse particulièrement aux problématiques de la vie privée, de la sécurisation des données et de la souveraineté technologique. Il est webmaster chez la FIDH.


1- Pourriez-vous expliquer la notion de Hacktivite?
L’hacktivisme : c’est la discipline qui consiste à utiliser les technologies de l’information pour défendre les droits fondamentaux et donc tendre vers l’utopie. Ces technologies peuvent être donc détournées afin de mieux servir une cause noble et juste. L’hacktivisme impose aussi une bonne dose de curiosité et de veille pour mieux combattre l’opacité des systèmes et la surveillance engendrée notamment par les éditeurs de logiciels privateurs. L’hacktiviste a un trait distinctif il défend et promeut les logiciels libres 🙂

2- Dans le sillage du « printemps arabe », des informations se sont vérifiées : des entreprises occidentales ont bien livré des équipements d’espionnage aux régimes despotiques d’avant mais aussi aux nouveaux régimes, avec les islamistes en têtes des gouvernements. Comment commentez-vous cela?

Ces outils de surveillance sont purement et simplement des moyens mis à disposition des régimes tyranniques pour mieux aliéner la société civile et ce au prétexte de la lutte contre le terrorisme.
Les terroristes sont bien plus malins et ils n’utilisent pas que l’internet pour organiser leurs méfaits. Ils utilisent le prosélytisme dans les quartiers déshérités, les prisons, les écoles. Ils utilisent des photocopieurs, des vidéos sur support DVD, des voitures … Les gouvernements qui diabolisent l’internet n’ont jamais pris la peine d’interdire les voitures, l’usage de photocopieurs. Les fournisseurs de solutions de surveillance usent des mêmes stratagèmes que les marchands d’arme pour vendre leurs technologies.

3- Certains Réseaux sociaux à succès planétaire sont aujourd’hui une réelle mine d’informations personnelles et d’habitudes des gens. Ils utiliseraient ces informations pour s’enrichir davantage. Quelles sont votre point de vue la dessus? Pourquoi les « petits » réseaux communautaires ne marcheraient pas?

Depuis la révélation du programme Prism de la NSA grâce à Snowden on peut vraiment affirmer que le confort de l’utilisateur prime sur  la Protection de sa vie privée.
L’exemple Tunisien : aujourd’hui 3 millions d’utilisateurs sur 10 millions d’habitants … accélérateur de révolution mais aussi potentiellement un outil de surveillance de masse à l’échelle d’un pays. Plus que jamais il est impératif de surveiller les dérives et les abus des géant américains de l’internet FaceBook, Apple, Microsoft et Google sont tellement puissants qu’ils peuvent aujourd’hui sans trop de difficultés soumettre un état et porter atteinte à sa souveraineté.
Par ailleurs, Facebook/youtube ont libéré la parole des tunisiens et de nombreux peuples, mais sont évidemment également  des amplificateurs de rumeurs voire des vecteurs de diffamation ou de calomnie. En termes de journalisme, les informations trop soumises à la précipitation des réseaux sociaux perdent en pertinence et ne passent plus par le traitement déontologique journalistique. En somme la suprématie de certaines plateformes dîtes de liberté d’expression a, a contrario, amplifié la désinformation et l’absence de déontologie en journalisme.

4- Justement, des fuites récentes parlent d’une grande opération de flicage des services américains avec un libre accès aux serveurs des géants comme Google/facebook/microsoft/… ce qui mettrait en danger les informations personnelles de plusieurs centaines de millions de personnes sur terre. Comment voyez-vous ce risque?

Enfin je dirai que la centralisation des données représente un danger pour les internautes. Il est préférable de tendre vers la décentralisation du stockage des données et stimuler les échanges de données de pair à pair (peer2peer). Je recommande à tous les gens désireux de défendre leur liberté sur internet de consulter ce site : https://prism-break.org/ . Ce site répertorie tous les logiciels libres qui sont un des garants des libertés sur l’internet.

5- Revenons à un autre sujet important. Comment commentez-vous la poursuite des régimes du post « printemps arabe » d’achat de logiciels à cout de milliard de dirhams, alors que des équivalents en logiciel libre permettraient d’économiser cet argent pour ces pays qui en ont grandement besoin? Pareil pour les pays pauvres d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine.

Le cas de Microsoft est emblématique du manque de transparence des marchés publics notamment en FRANCE, en TUNISIE et en EGYPTE. Ces trois pays ont ce point commun : pour des raisons encore obscures ils sont soumis aux produits Microsoft. Certains justifient ces contrats astronomiques avec la firme de Redmond au nom de l’interopérabilité de systèmes et notamment celui de l’OTAN.
En termes de souveraineté, des transferts de compétences, de défense, d’emploi c’est une catastrophe pour tous ces pays voire ces continents qui sans le savoir sont soumis à une seule technologie et versent rapidement dans une addiction inconsciente.
A contrario la promotion et l’implémentation des logiciels libres à l’échelle nationale (administrations, écoles, ministères, universités) pourraient sans équivoque capitaliser sur un accroissement significatif du degré de souveraineté technologique d’entités névralgiques d’une nation et ainsi créer de la valeur et capitaliser sur son savoir-faire.

6- Finalement, quel rôle de la FIDH notamment pour la promotion des droits bafoués que vous avez évoqué dans cet entretien?

Le rôle de la FIDH est de défendre tous les droits énoncés dans la déclaration universelle des droits de l’Homme. En l’espèce et concernant les technologies de l’information : la FIDH défend le droit à la vie privé et combats de les entreprises de surveillance qui violent les libertés fondamentales. Les récentes affaires : Amesys et Prism reflètent combien la FIDH s’est
emparé de ces problématiques. Notre groupe d’action judiciaire mené par Maître Patrick Baudouin (président d’honneur de la FIDH) est plus que jamais à l’œuvre pour lutter contre ces violations et rendre justice aux victimes. Le FIDH agit dans l’intérêt commun d’où la plainte contre X déposée récemment qui pourrait déboucher sur une enquête visant à déterminer qui de la NSA, du FBI, des entreprises au centre de Prism doit rendre des comptes la justice.

« Erdogan est l’homme politique le plus populaire et le plus détesté en Turquie ! » par @daghanirak


Entretien avec Daghan Irak

« Erdogan est l’homme politique le plus populaire et le plus détesté en Turquie ! »

Daghan Irak est blogueur, chercheur en sociologie et journaliste turc d’Istanbul. Il suit activement l’actualité de son pays et est un des leaders de la révolte populaire turque à Istanbul. Il est à l’origine de l’appel au soutien médiatique de la révolte turque :

« LA DÉMOCRATIE TURQUE, ELLE A BESOIN DE VOUS!

Suite aux manifestations pour la conservation d’un parc au sein du quartier central d’Istanbul qui est envisagé d’être démoli pour la construction d’un centre commercial, la police turque a lancé une attaque violente contre les manifestants paisibles avec du gaz lacrymogène et de l’eau à haute pression et visait directement sur les corps des gens. Des dizaines des protestataires sont hospitalisés et l’accès au parc est bloqué sans base légale. Les médias turcs, qui sont directement contrôlés ou ont des liaisons politiques et économiques avec le gouvernement, refusent de traiter des incidents. Les agences de presse turques également bloquent la diffusion de l’information sur les évènements.

SVP, diffusez ce message pour que le monde prenne conscience de l’état policier turc crée par l’AKP de Recep Tayyip Erdoğan, qui est souvent considéré comme un modèle exemplaire pour des pays du Moyen-Orient. La démocratie turque s’attend à votre soutien. Merci! »

A Istanbul, Daghan a bien accepté de nous accordé cet entretien pour discuter des évènements en Turquie :

MB : Nous avons presqu’une conviction chez nous que la Turquie de l’AKP et d’Erdogan est un modèle de développement économique et social. En plus de la tradition démocratique turque ne nous permet pas de comprendre la révolte actuelle, surtout qu’Erdogan a été élu démocratiquement à plus de 50% de voix. Pourriez-vous nous éclairer ?

Daghan Irak : D’abord, il faut comprendre que Mr Erdogan n’était pas comme cela il y a 3ans. Une fois qu’il a neutralisé l’armée, et cela est une bonne chose en soi,  il a commencé à virer vers sa propre doctrine. Le gouvernement qu’il mène est d’orientation néo-libérale et conservatrice. Ce gouvernement a privatisé sans merci les entreprises étatiques, malgré les alarmes des syndicats. Il visait faire émerger une « bourgeoisie islamiste » et « une classe moyenne docile » soutenant son électorat. En effet, lors des dernières élections, il a récolté un peu plus de 50% des scrutins.

MB : Donc, il devrait être très populaire ?

DI : Il l’était. Aujourd’hui, s’il appelle à de nouvelles élections, il n’aura pas plus de 30%. En plus de son psychique instable, il montre aujourd’hui qu’il n’est pas démocratique. Il a qualifié les manifestants de « voleurs », de « clochards », … cela a fait de lui un adversaire, même chez les gens qui le soutenaient avant. D’abord parce qu’il a menti sur la nature des manifestations, ensuite parce qu’il a montré que la Turquie ne lui importe que peu devant son orgueil personnel et puis et surtout parce que son idéologie prend le dessus sur les politiques publiques.

L’AKP d’Erdogan a créé sa propre fédération d’homme d’affaire constituant la nouvelle « bourgeoisie islamiste », qui est toujours favorisée. Alors que la Turquie a remboursé ses dettes envers le FMI et la BM, son gouvernement se tourne vers le Qatar, la banque islamique, … pour s’endetter.

Aujourd’hui, Erdogan a réussi à mettre toutes les minorités contre lui. Le slogan des manifestants est devenu « Nous sommes les autres 50% ». Toutes les minorités se sont unies dans les manifestations, avec une harmonie extraordinaire.

MB : Il semble aussi que sur le plan institutionnel, aucune force politique ne porte la voix des manifestants. Confirmez-vous ?

DI : Le socle constitutionnel des années 80, promulgué après le coup d’Etat, fait que seuls deux partis sont dans le jeu institutionnel …

MB : (interruption) mais dans certaines démocraties, deux partis sont suffisants, comme l’exemple américains.

DI : En effet, après le coup d’Etat, l’armée a promulgué une constitution sous impulsion américaine. Aujourd’hui, les petits partis (communiste, écolo, …) sont exclus de facto par une loi sur les partis qui éliminent ceux qui n’obtiennent pas plus de 10% des voix. Cela nuit à la pluralité et ne convient pas à la Turquie. Aujourd’hui, on change de gouvernements mais pas de politique.

Ce à quoi nous assistons à la place Taksim est une vraie révolution politique : les ultra-nationalistes scandent avec les kurdes en leur langue pour la « fraternité des peuples », les LGBT marchent à côté des supporters de foot (généralement homophobes), … Erdogan a mis toutes les minorités (arméniens, turcomans, musulmans laïcs, juifs, chrétiens, LGBT, kamalistes, … ) contre lui. Il faut noter que ces minorités ont boycotté massivement les élections par manque d’alternatives.

Aujourd’hui, il faut reconnaitre que cette opposition hétéroclite manque cruellement de leadership, de plateforme politique d’entente et surtout de représentants institutionnels.

MB : Justement, cela a été le cas un peu partout dans les pays du « printemps » arabe, du Maroc au Yemen. Ne pensez-vous pas à vous organiser en apprenant la leçon arabe ?

Il est très tôt de parler d’alternative politique. Erdogan est affaibli, même dans son propre camp. Beaucoup de militants de l’AKP commencent à revendiquer Gul comme futur candidat au présidentielles de 2014 (premières sous suffrages universelles après les derniers amendements constitutionnels). Je pense que Si Gul se porte candidat, il gagnerait largement face à Erdogan, trop impulsif. Gul est un homme équilibré, qui sait que la démocratie, ce n’est pas gagner des élections, mais surtout de conserver les droits des minorités. Malheureusement, en Turquie, nous n’avons même pas un Baradei, avec ses défauts !

MB : Revenons à Gezy. L’agence de presse Anadol a rapporté que la mairie va planter le triple des arbres extirpé. Selon vous, cela atténuerait la protestation ?

ID : Mr Erdogan doit comprendre que ce n’est pas au premier ministre de devenir tâcheron. La question n’est plus extirpation d’arbres de Gezy. Si Erdogan voulait planter, par la force, des arbres, nous serions sortis manifester. Les manifestants sortent contre la dictature que Mr Erdogan est en train d’installer. Il a beau créé sa bourgeoisie, il n’a jamais réussi à avoir l’élite avec lui. C’est le plus grand échec des islamistes.

Istanbul 2013 : le printemps du Parc !


« Les gens sortent place Taksim pour dénoncer l’hégémonie idéologique de Erdogan. Il ne s’agit pas que d’une affaire du parc Gezy » nous a raconté, convaincu, Abbas A, propriétaire de l’hôtel où nous avons logé à Istanbul, avant de nous prévenir : « il faut faire attention, après 23h, il ne faut pas s’aventurer dans les rue d’Istanbul, la police lance des bombes lacrymogènes … ». Et notre hébergeur, quinquagénaire, musulman stambouliote de souche, de continuer : « Ce que Mr Erdogan ne veut pas comprendre, c’est qu’il ne peut pas nous imposer son idéologie. Mais malheureusement, l’opposition parlementaire est bien piètre que l’AKP et ne fait rien pour porter la voix des protestataires dans les institutions, car c’est là où cela se passe réellement ! ».

Passé ce petit commérage avec l’hôtelier, nous nous dirigeons vers la place Taksim ce samedi 29 Juin 2013, découvrir la révolte. En passant par le parc de Gezy, nous constatons déjà la nature des changements : les cafés (dont le fameux « café des arabes ») et les arbres sur la colline donnant sur la place sont rasés, la chaussée est remplacé de béton et un grand tunnel est en construction.

gezy

Organisation exemplaire.

Il est 17h, la vie semble normale place Taksim et sur l’avenue piétonne Istiqlal. La place est entourée de véhicule de police avec une présence remarquable de policiers en uniforme et en civil portant des baudriers distinctifs. Cette mesure a été prise après que nombreuses ONG ont dénoncé des violences de civils proches de l’AKP contre des manifestants, et qui se présentaient comme des policiers.

Tout le long de l’avenue Istiqlal, des véhicules blindés de la police sont stationnés partout, et surtout, toutes les ruelles de bifurcation sont remplies de brigades de policiers.

police

A 18h, et soudainement un premier groupe des passants se forment à l’extrémité de l’avenue Istiklal, du côté de la tour Galata. Très rapidement, ce groupe commence à bouger et la marche prend forme. Au bout de 10 minutes, une dizaine de milliers de manifestants, auparavant sur les terrasses de café ou dans les étalages de magasins, battent le pavé en scandant en chœur « Résistance à Taksim, résistance partout ! », « Taksim est partout, la révolte est partout ! » ou encore « Tayyip t’es foutu, la Turquie est dans la rue ».

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Vers la libération de Taksim et Gezy.

Vers 19h, la rue Istiqlal est bloquée de manifestants. Lelong des 2,5km, les manifestants se serrent les rangs, et d’autres essaient de rejoindre la marche (en arrêt). La foule est composée essentiellement de jeunes, avec une organisation exemplaire. Au milieu, des artistes, des écrivains, des journalistes, … dont le prix nobel Orhan Pamuk, manifestent après avoir publié une tribune « un appel au gouvernement lui demandant de cesser d’employer une rhétorique de division qui alimente selon eux la haine dans le pays ».

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Au bout de la rue, place Taksim est protégée par la police avec des boucliers. Vers 20h, les manifestants commencent à bouger et transgressent le dispositif policier, la place Taksim est ainsi libérée !

Une révolte écologique et civique.

Après des menaces policières, et estimant que la « libération de Gezy » n’était pas possible forcément, les manifestants commencent vers 21h à sortir de la place Taksim. En se dispersant, les manifestants n’oublient pas de nettoyer la rue. Toutes et tous sortent des sacs en plastics (biodégradables de surcroit) et ramassent les détritus.

Il est à noter qu’aucun incident n’est à déplorer lors de la manifestation (selon nos estimations, la participation était d’environ 100.000 manifestants. Selon les organisateurs, il s’agissait de plus de 200.000).

A la marge, des jeunes s’assoient en cercles et entament des débats devant le regard admiratif de certains touristes. Des peintres exposent des tableaux dessinés à l’occasion, des caricaturistes font de même.

La révolte ne touche pas le commerce !

Ce qui est remarquable chez les stambouliotes, c’est qu’ils ne perdent jamais leur esprit de commerçants. En effet, durant les 5 heures des manifestations, les boutiques de l’avenue Taksim ont continué leur commerce normalement. Mieux encore, tous les samedis, avant et pendant les manifestations, des commerçants ambulants propose les drapeaux turcs, des portraits de Kamal Ataturk, des masques à gaz bons marchés, … Les hôtels ne désemplissent pas, les circuits touristiques, en pleine saison, sont toujours prisés, …  Qui a dit que les révoltes pro-démocratiques nuisent à l’économie ?

commerce

Tous manifestent !

Le lendemain, c’est le tour de la marche de la fierté (équivalent de la gay pride). Quelques dizaines de milliers de personnes ont scandé (dans toutes les langues) pour les droits des LGBT.

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Quelques heures plus tard, une centaine de militants pro-islamistes ont manifesté sur la même rue scandant « Turquie islamique ».

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Retour de la violence policière.

Alors que la violence policière s’est éclipsée au moins à Istanbul après que des agences de presse internationales aient relayé des photos choquantes, la manifestation du Samedi 6 Juillet 2013 a été violemment réprimée !

Des militants pro-AKP ont même attaqué les manifestants à coup d’épée après que la police ait lancé des bombes lacrymogènes. « On voit dans la séquence de vidéo un groupe attaquer avec des couperets les personnes qui fuient l’intervention de la police. Un des agresseurs frappe d’abord avec un coutelas la jeune femme qu’il vise et il lui donne un coup de pied. On voit que la police n’intervient pas au groupe de personnes armé aux coutelas » rapporte le blog « FreeTurkeyNow ».

#anfass Secteur de la #santé : Sortir des sentiers battus


« Mouvement ANFASS Pour la Démocratie et la citoyenneté »

Secteur de la santé : Sortir des sentiers battus

 

Pourquoi ce Document ?

Dans un contexte marqué par la tenue, pour la première fois depuis 1959, d’une conférence nationale sur la santé visant à déterminer les priorités stratégiques pour les 30 années à venir, nous, « Mouvement ANFASS pour la Démocratie et la citoyenneté », soumettons cette contribution au débat public.

En Mai dernier, et en collaboration avec le mouvement « Clarté-Ambition-Courage », nous avions publié un document sur la fiscalité où nous avions mis clairement l’accent sur la notion de « pacte de citoyenneté ». Nous avons considéré que la fiscalité est « un instrument au service du projet de société » et une contribution citoyenne reflétant l’engagement du citoyen envers sa société à travers un pacte. De ce fait, elle ne pourra jamais être perçue comme telle sans un regain de confiance du citoyen dans les piliers que sont l’éduction, la justice, la sécurité et la santé.

La santé aujourd’hui au Maroc marche à deux vitesse et créé de ce fait deux catégories de citoyens : citoyens ayant une couverture médicale « solide » ou des moyens financiers, et les autres démunis, laissés pour leur compte. Cela doit absolument cesser !

Nous estimons qu’il est temps de sortir des sentiers battus et établir un projet sectoriel « santé 2030 » adapté à nos réalités locales capable de surmonter, dans un futur proche, les écueils qui entachent ce secteur névralgique, dans le cadre d’une stratégie globale permettant de redonner l’espoir d’un Maroc meilleur avec un service public de qualité.

Etat des lieux :

Nous relevons, en toute objectivité, que les politiques de santé menées depuis l’indépendance ont permis un certain nombre de réalisations indéniables qu’on peut résumer comme suit :

  • Une amélioration de l’espérance de vie à la naissance et une baisse notoire de la mortalité infanto-juvénile (moins de 5 ans).
  • Une baisse de la mortalité maternelle liée principalement à une amélioration du suivi de la grossesse et de la prise en charge des accouchements.
  • Une généralisation de la couverture vaccinale et des structures de soins de santé de base (dispensaires, centres de santé, centre de santé avec unités d’accouchements).
  • Un démarrage d’un programme de couverture médicale.
  • Une production locale du médicament capable de subvenir à plus de 70% des besoins nationaux, avec des dispositifs de contrôles adéquats.

Malgré ces réalisations, le système de santé demeure handicapé par de nombreuses insuffisances qu’il faudra absolument surmonter si on désire redonner confiance au citoyen dans ses établissements de santé.

Ainsi, nous notons principalement :

  • une disparité importante des indicateurs de santé entre les milieux urbain et rural.
  • Une concentration de l’offre de soin spécialisé autour des grands centres urbains traditionnels.
  • L’insuffisance de la densité de la population médicale (6.2 médecins pour 10.000 habitants au Maroc contre 10.8 en moyenne de la région) et paramédicale (8.9 pour 10.000 habitants au Maroc contre 15.9 en moyenne de la région).
  • La faible part des dépenses de la santé dans le PIB (à peine 2%) dont plus de la moitié est supportée par les ménages (uniquement 34% de la population a actuellement une couverture maladie : dépense par habitant au Maroc est inférieure à 170 $ annuellement contre plus de 220 $ comme moyenne de la région).
  • L’absence d’une politique nationale de la santé mentale et psychique,
  • L’absence d’une politique du médicament.
  • La lenteur du processus de mise en adéquation de l’arsenal législatif.
  • Le retard manifeste en termes de recherche liée aux sciences de la santé.
  • Alors que le pays bénéficie d’une flore riche et variée dont une grande partie est représentée par les plantes médicinales et aromatiques, aucune volonté politique n’a été affichée pour rédiger les monographies liées à cette flore, et développer une industrie nationale structurée en la matière.
  • Certaines pratiques de charlatanisme demeurent manifestes en toute impunité et avec une neutralité passive de la part des autorités.
  • L’absence d’une politique nationale de santé bucco-dentaire.
  • Bien que le pays est en cours de virage épidémiologique où les maladies chroniques (cardio-vasculaires, cancers..) sont de plus en plus prépondérantes comme causes de mortalité, presqu’aucune politique nationale préventive n’est enregistrée.
  • De même, la population de plus en plus vieillissante ne bénéficie d’aucun programme national de gériatrie et de prise en considération des besoins des populations âgées.

Nos propositions :

Sur le plan démarche :

Nous avons entamé, depuis un certain temps, au sein du « Mouvement ANFASS pour la démocratie et la citoyenneté » une réflexion de fond sur les futurs possibles du système de la santé.

Notre démarche qui s’appuie sur la prospective stratégique s’articule sur 4 étapes dont la conduite nécessite un travail de fond d’environ 2 ans :

  • Une première étape de collecte d’informations et de données visant à l’élaboration de fiches de synthèses sur les principales problématiques clés du secteur.
  • Une seconde étape de formulation d’hypothèses à partir des données recueillies et conduite d’une enquête nationale impliquant tous les acteurs.
  • Une troisième étape de publication des résultats de l’enquête et de rapprochement statistique permettant de dégager des scénarii futurs que nous soumettrons à débat public.
  • Une quatrième étape d’élaboration d’un programme d’action sur 15 ans intitulé « Vision santé 2030 ».

Cette initiative est ouverte à tous les acteurs qui peuvent nous rejoindre pour participer et mener à bien cette démarche.

Sur le plan mesures :

Notre travail actuel sur cette problématique nous pousse à regarder avec scepticisme la manière avec laquelle la deuxième conférence nationale sur la santé est en train d’être menée et nous doutons fortement de l’émergence d’orientations politiques et de programmes d’action clairs. Nous avons vu opportun de formuler quelques propositions d’orientations ayant émergé du débat sur la question au sein du « Mouvement ANFASS pour la démocratie et la citoyenneté », en harmonie avec le projet de société que nous défendons axé sur les valeurs de l’équité sociale, de la centralité du citoyen, du progrès et de la répartition. Dans cet état d’esprit, nous pensons que toute réflexion doit prendre en compte les quatre enjeux que sont :

  • L’accès
  • La qualité.
  • L’équité.
  • Le coût

Parmi les axes vers lesquels nous souhaitons que le débat public soit orienté, nous mentionnons :

  • La formation : Nous estimons qu’il faudra revoir, sur le fond, la manière avec laquelle le médecin est formé. La formation du personnel paramédical est également un domaine à réformer.
  • La médecine préventive doit devenir le centre du système de santé.
  • Une politique de santé psychique axée sur une meilleure prise en charge, l’implication du médecin généraliste et la création de nouvelles structures de soins.
  • La problématique de l’accès au médicament devra être résolue d’une manière différente en dehors de l’approche actuelle. Nous estimons qu’on ne peut être efficace dans l’amélioration de l’accès au médicament sans prises de certaines mesures :
    • Encouragement de l’émergence de grands acteurs pharmaceutiques nationaux capables de produire à très grande échelle et exporter vers les plus grands marchés internationaux.
    • Amélioration de la couverture maladie.
  • L’encouragement de la recherche médicale appliquée et en économie de la santé.

Nous estimons au sein du « Mouvement ANFASS pour la démocratie et la citoyenneté » que la santé est l’un des leviers importants permettant de redonner confiance au citoyen marocain et conduire à la concrétisation d’un pacte de citoyenneté.

Contacts :

Othmane Boumaalif (boumaalif@gmail.com)

Issam Ourrai  (issam.ourrai@gmail.com )

Les espoirs de révolution culturelle au Maroc (1966-1973) racontés par Kenza Sefrioui.


« Le magnifique travail de Kenza Sefrioui, retranscris dans son livre « La revue Souffles : Espoirs de révolution culturelle au Maroc (1966-1973) » est une victoire de l’intelligence, de la mémoire et une arme contre le désespoir ». C’est ainsi que Abdellatif Laabi s’était-il exprimé dans la rencontre organisée le 1er Juin à la médiathèque de CEDIDELP*  sous le thème : « Jeunes des années 1960-jeunes des années 2000 : Liaisons et ruptures pour un Maroc démocratique », à Paris devant une quarantaine d’invités.

revue souffles par kenza sefriouiLa rencontre a été l’occasion de présenter l’ouvrage de Kenza Sefrioui consacré à l’étude de la revue souffles, ayant fait l’objet d’une thèse de doctorat de l’auteur. « Créée à Rabat en mars 1966 par un petit groupe de jeunes poètes d’expression française, Souffles a été, tout au long de ses sept années d’existence, une tribune singulière dans le paysage de la presse marocaine. Elle a porté un véritable mouvement littéraire et intellectuel, avant de devenir la tribune du mouvement marxiste-léniniste. Disparue en 1972, après l’arrestation d’Abdellatif Laâbi et d’Abraham Serfati, son histoire, retracée au travers des témoignages de ses auteurs, montre que sa vision moderniste et progressiste invitait à des questionnements toujours d’actualité » peut-on lire dans la description du livre.

D’emblée, pour saisir l’importance de l’ouvrage, il faut souligner qu’il a fallu 10 ans à notre journaliste (du défunt « Journal Hebdo ») et critique littéraire Kenza Sefrioui pour nous raconter l’histoire de la revue « Souffles », qui elle n’a duré que 8 ans ! Pour l’auteure, l’ambition était de « retracer l’historique de la revue souffles, puis en deuxième partie du livre d’étudier la relation politique ». Il est à noter qu’une multitude d’entretiens exclusifs ont été accordés à K. Sefrioui, édité en annexe de son livre, de témoins et acteurs de la revue (notamment de feu Abraham Serfaty, Abdellatif Laabi, Mostapha Nissabouri, … ).

rencontre cedidel souffles kenza sefrioui

Pour Abdellatif Laabi, dont le combat pour la culture date depuis la création de Souffles, il a estimé que la proposition qu’il a faite pour la création de « l’institut national de la mémoire contemporaine » ainsi que celle du « manifeste pour la culture au Maroc » n’ont pas eu beaucoup d’échos, et des fois dans les sphères intellectuelles ! Le poète marocain, prix Goncourt, se dit préoccupé des thématiques de la mémoire, de la transmission entre génération et de l’archive. Dans ce sens, il loue une initiative réussie de l’auteure K. Sefrioui de conserver une partie de la mémoire collective, lui qui a « préfacé ce travail consacré à une histoire qui ne lui appartient plus » a résumé le modérateur.

L’auteure s’est indignée également d’une absence de volonté politique de développer la culture, parlant de la « nécessité d’une vraie révolution des valeurs ». « Dans les conclusions, je parlais d’ « élan brisé » parce qu’il faut tirer la sonnette d’alarme sur la situation culturelle au Maroc ! La culture est centrale dans le projet démocratique ! » Ajoute Kenza Sefroui. Plus nuancé, Abdellatif Laabi pense « que les mêmes combats continuent, surtout avec un système de l’enseignement actuel qui fabrique des analphabètes bilingues ! Mais, certaines initiatives (exemple de théâtre) nous redonnent l’espoir ».

Intervenant au nom du « Mouvement Anfass pour la démocratie », présenté comme portant le même combat que la revue d’antan, le militant du 20 Février Montassir Sakhi accuse « les carriéristes de la culture et ceux d’entre eux décrits dans « un autre Maroc » de Laabi par « ces intellectuels vendant leur âme contre des miettes » et surtout ceux qui n’ont pas soutenu le mouvement des jeunes ». Tout en rappelant l’engagement de Laabi et d’autres dans les manifestations du 20 Février, il a insisté sur le fait que « le 20 février n’est pas orphelin, il est l’héritier des mouvements de résistance, depuis la résistance pour l’indépendance ! ».

« Ecrivains, poètes, essayistes, cinéastes, plasticiens s’y croisent et s’y côtoient dans un partage fécond des idées. Celles-ci circulent, le projet culturel de la revue mûrit dans son entreprise de décolonisation des esprits et de reconstruction de l’identité nationale. Après la sombre page du colonialisme et l’archaïsme despotique du régime marocain d’alors, l’enjeu est de taille » analyse Nathalie Galesne dans une tribune consacrée au livre de Kenza Sefrioui, avant d’ajouter : « En nous racontant « Souffles comme mouvement », « Souffles comme projet d’opposition » l’auteure nous entraîne à visiter ou à revisiter une page essentielle de l’histoire du Maroc et à nous saisir, chemin faisant, d’un passeport de connaissance ».

Tout a commencé ainsi, nous apprend l’auteure : « C’était au départ un projet purement poétique. Abdellatif Laâbi, Mostafa Nissabouri et Mohammed Khaïr-Eddine – tous trois âgés de moins de trente ans et insatisfaits des circuits culturels – avaient décidé de créer leur propre tribune. Le premier numéro est un simple recueil de poèmes, accompagné des œuvres des artistes qui enseignaient à l’Ecole des Beaux-Arts de Casablanca (Farid Belkahia, Mohammed Chabâa et Mohammed Melehi, qui avait réalisé la maquette de la revue). Un tonitruant prologue signé Laâbi donne les grandes lignes : Souffles se veut une tribune ouverte à toutes les recherches novatrices ».

« La revue Souffles : Espoirs de révolution culturelle au Maroc (1966-1973) » est édité en 400 pages aux Editions du Sirocco.

* : « Centre de documentation internationale pour le développement, les libertés et la paix » dont l’objectif est « de rendre accessibles les savoirs et la mémoire des luttes sociales et environnementales passées et actuelles qui nous concernent tous, citoyens et citoyennes. Tout en conservant et valorisant les archives déjà présentes dans le centre, nous cherchons à ouvrir un maximum le CEDIDELP à des productions audiovisuelles des mouvements militants ou populaires contemporains »)

Guerre 2.0


Rediffusion de l’émission Maghreb-Orient Express sur TV5 à laquelle j’ai participé :

رسالة الى الامين العام للامم المتحدة و الى سفراء اعضاء مجلس الامن : انشغالات وتخوفات المدافعين عن حقوق الإنسان من مآل تقرير الأمين العام الخاص بالصحراء الغربية على تدهور حقوق الإنسان


                                                                                                    الرباط في 23 ابريل 2013

السيد المحترم الامين العام للامم المتحدة

تحية احترام وبعد،

     رسالة مفتوحة:

انشغالات وتخوفات المدافعين عن حقوق الإنسان من مآل تقرير الأمين العام الخاص بالصحراء الغربية على تدهور حقوق الإنسان

              تتابع المنظمات المدنية ومجموعة من نشطاء حقوق الإنسان الموقعين أسفله أوضاع حقوق الإنسان في منطقة شمال إفريقيا.  وبعد اطلاعها  على تقرير الأمين العام  للأمم المتحدة السيد بان كي مون حول الوضعية في الصحراء الغربية بتاريخ  8 ابريل 2013، الذي يتضمن ستة عشر (16) ملاحظة وتوصية تخص مهام المينورسو لمراقبة وقف إطلاق النار وإزالة الألغام وقضايا ذات الصلة بحقوق الإنسان وبرنامج تبادل الزيارات والعلاقة بين معالجة نزاع الصحراء والأمن بمنطقة الساحل وتعزيز التعاون بين دول الاتحاد المغاربي.

      وتوقفت عند الفقرة السابعة من  التقرير (المحور الثامن الخاص بالملاحظات والتوصيات) التي تؤكد على أهمية حقوق الإنسان في حل نزاع الصحراء الغربية واختلاف الرأي بشأن كيفية معالجتها. حيث يرى المغرب أن المجلس الوطني لحقوق الإنسان هو الآلية المناسبة، بينما ترى جبهة البوليزاريو أن هناك حاجة إلى آلية مستقلة لرصد حقوق الإنسان.

      وانطلاقا من حرص الموقعين على التحليل النسقي لمجموع الممارسات التي تهم حقوق الإنسان في المنطقة المغاربية، باعتبار بعضهم صحراويين ناشطين في مجال حقوق الإنسان في الصحراء الغربية

 وبعضهم مهتم بنفس الحقوق في شمال إفريقيا والعالم؛

      وانطلاقا من حرصهم على إحقاق جميع الحقوق لجميع سكان المنطقة على المستويات المدنية والسياسية والاقتصادية والاجتماعية والثقافية والبيئية،  فإنهم يقدمون بين أيديكم المعطيات التالية:

أولا: إشكاليات غابت عن توصيات التقرير

         نسجل بارتياح نحن – الموقعين أسفله – أعضاء المنظمات غير الحكومية اعتماد التقرير على مكانة حقوق الإنسان، خصوصا وأننا أنجزنا عددا دالا من التقارير وقمنا بالعديد من  تقصي الحقائق والملاحظات الميدانية، إلا أننا نلاحظ تغييب الوضعية الحقوقية لساكنة مخيمات تيندوف، باعتبار مخيمات اللاجئين منطقة مغلقة. كما أن التوصية الثامنة ربطت بين المزيد من المشاركة الدولية فيما يتعلق بمراقبة حقوق الإنسان في الصحراء الغربية ومخيمات تيندوف بدون وجه حق النظر إلى التقارير المتواصلة حول انتهاكات حقوق الإنسان.

1-                تغييب إعمال صلاحيات المفوضية السامية لحماية اللاجئين

       لم يتطرق تقرير المبعوث الخاص للأمين العام للأمم المتحدة للصحراء الغربية لأنشطة المفوضية السامية لحماية اللاجئين بمخيمات تندوف ودورها في حماية حقوق الإنسان. ومن هذه المهام على سبيل الذكر:

  • إحصاء اللاجئين بالمخيمات؛

  • ضمان حرية التنقل واختيار بلد اللجوء وتغييره؛

  • ضمان حرية الرأي والتعبير؛

  • حماية الحق في الحياة وفي السلامة الجسمانية.

          إلا أن كل المعلومات التي نتوصل بها أو التي نتلقاها من العائلات أثناء تبادل الزيارات أو من طرف العائلات التي يعيش البعض منها في الصحراء الغربية والبعض الآخر في مخيمات تيندوف، كلها تتكلم عن عدم تمكن المفوضية السامية، لعوائق مجهولة، من القيام بالمهام المنوطة بها قانونيا. حيث أنها لم تتمكن من:

  • القيام بإحصاء اللاجئين الذي يعتبر مدخلا جوهريا لحماية حقوق الانسان؛

  • توفير الوثائق اللازمة للتنقل الحر للاجئين ما يعتبر مسا في حقهم في التنقل، بما في ذلك حرية العودة والعودة الطوعية؛

  • جعلهم يتمتعون بالحريات العامة من حرية التعبير والتجمع والتظاهر (وقد تمت مراسلة المفوضية بخصوص العديد من الحالات من طرف المجتمع المدني)؛

  • اتخاذ التدابير والآليات الكفيلة لحماية الرأي المخالف في مخيمات تيندوف نموذجي اختطاف السيد أحمد محمود احمدناه المعروف بالخليل احمد الذي كان يعمل كمستشار لدى رئاسة الجبهة والذي كان مكلفا بملف حقوق الانسان اذ لا زال مصيره مجهولا منذ سنة 2009 الى حد الآن، و اختطاف واعتقال السيد مصطفى سلمى ولد سيدي مولود(كحالة تمكنت من إيصال صوتها) وإبعاده، مما حرمه من العودة إلى أهله والمخيم الذي كان يقطن به بسبب اختلاف رأيه عن رأي الجبهة؛

  • السماح للآليات الدولية بالدخول للمخيمات والتحقيق في حالات الانتهاك التي تصل إلى خارجها.

2-                الرق ظاهرة ثقافية ومؤسساتية في مخيمات تيندوف

       لم يتطرق التقرير، كذلك، لظاهرة مأسسة الرق بمخيمات تيندوف. وهو مس خطير بحقوق الإنسان في العيش بحرية وكرامة. حيث أن العديد من الشهادات تؤكد أن مسؤولي جبهة البوليزاريو يضمنون الرق بالتوقيع على بطاقات خاصة تنص على « عبيد » في ملك أناس آخرين. وهذا  ما أكدته، أيضا، شهادة الشابة سلطانة بنت بلال التي تقدمت بشكاية لدى القضاء الإسباني خلال زيارتها الصيفية لإسبانيا والشهادات التي جاءت في  شريط ستولن الذي بث وثائق موقعة متعلقة بحالات « عبيد ».

ثانيا: تخوفات المدافعين عن حقوق الإنسان

     يورد تقرير الأمين العام التطورات الهامة التي سجلها المغرب في ملف حقوق الإنسان، سواء بخصوص التشريعات أو الآليات ذات الصلة بحماية حقوق الإنسان والنهوض بها، ودعوته الطوعية للمقررين الخاصين للأمم المتحدة.

     وقد عملت المنظمات غير الحكومية جاهدة للقيام بإنجاز إستراتيجية واضحة للقطع مع الانتهاكات الجسيمة لحقوق الإنسان، وهي التي أدت إلى اعتراف السلطات بهذه الانتهاكات وجبر أضرار الضحايا وتعويضهم، بما في ذلك الضحايا المنحدرين من الصحراء الغربية. وبنفس الالتزام واليقظة قامت جمعياتنا الحقوقية والمدنية بتقارير ميدانية (بعضها في الصحراء الغربية) وتقديم مذكرات والقيام بمرافعات من أجل تطوير آليات حماية حقوق الإنسان والنهوض بها ودعم ضحايا انتهاكاتها كيفما كانت وضعيته أو جنسه أو لونه أو لغته أو انتماؤه الجغرافي أو السياسي.

     إننا من خلال معرفتنا بواقع الصحراء الغربية، نتقاسم معكم تخوفاتنا بخصوص توصية  مسؤولي جبهة البوليزايو بإحداث آلية مستقلة لحقوق الإنسان. وذلك نظرا لما يمكن أن يترتب عليها من تأجيج للتوتر وحرمان المدافعين عن الوحدة مع المغرب أو الذين يدافعون عن الحكم الذاتي، في مخيمات تيندوف، من مس بحقهم   مما قد يؤدي إلى انتهاكات خطيرة، تبين أنها وصلت في بعض التجارب الدولية إلى حد ارتكاب المجازر الجماعية وجرائم تم توصيفها في إطار الجرائم ضد الإنسانية لاحقا؛

وفي هذا الإطار نذكركم بحالة اختطاف السيد أحمد محمود احمدناه المجهول المصير  والاعتقال التعسفي والتنكيل الذي تعرض له السيد مصطفى سلمى ولد سيدي مولود وتسفيه آرائه دون حق الرد وترحيله بسبب تصريحه بدعم مشروع الحكم الذاتي للصحراء الغربية، إذ ما زال يعيش بعيدا عن عائلته في موريتانيا. وكما نذكركم بحالات السادة علال الناجم وأحمد بلوح حمو وسالم الشيباني حمو ومحمد السالك ولد كية الذين نظموا احتجاجات داخل مخيمات اللاجئين بتندوف؛

      كما نعبر عن قلقنا الشديد وتخوفنا بان يفتح اي تغيير في مهام المينورسو الباب على مصراعيه اما خرق وقف اطلاق النار الذي نجحت فيه منذ اكثر من عقدين من الزمن كما يؤكد تقريركم.

ثالثا: الارتقاء المتزامن بالمنطقة حقوقيا

       تشدد الملاحظة والتوصية السادسة « على الأهمية الحاسمة لمعالجة نزاع الصحراء الغربية بوصفه جزء من استراتيجية أوسع لمنطقة الساحل. فهذا الصراع هو أولا وقبل كل شيء صراع في شمال أفريقيا.  ]وإنني مقتنع بأن [ التكامل الإقليمي، ولاسيما من خلال تعزيز اتحاد المغرب العربي، عنصر رئيسي في التغلب على عدم الاستقرار الحالي وجني فوائد اقتصادية وتجارية واجتماعية هامة ». وهو أمر تؤكده كل المعطيات من تلك التي تهم الجغرافيا والتاريخ إلى تلك التي تهم الاختيارات الديمقراطية وتأسيسها على حقوق الإنسان بشكل لا تراجع فيه على الإطلاق. وهي المطالب التي ما فتئت المنظمات غير الحكومية تطالب بها ليكون الاتحاد المغاربي فضاء يتسم باحترام كل الحريات بما فيها التنقل؛

      وإذ نسجل التفاوت الكبير على مستوى احترام حقوق الإنسان بدول الاتحاد المغاربي، سواء من حيث دسترة الحقوق والحريات والتشريعات وتفعيل الآليات الضرورية لحمايتها والنهوض بها وتعاملها الإيجابي مع الآليات الدولية، فإننا نلتمس منكم التعجيل بالعمل مع دول شمال إفريقيا على تفعيل الاتحاد المغاربي من خلال إعادة  هيكلته وتحيين أهدافه لتتناسب مع المعايير الحقوقية التي تتضمنها كل المواثيق والمعاهدات، خصوصا تلك المتجهة إلى دعم الآليات الوطنية والجهوية وتيسير اشتغالها والانخراط اللامشروط في الآليات الدولية.

      إن إعادة تأهيل الاتحاد المغاربي على مستوى حقوق الإنسان بشكل متزامن وغير قابل للتجزيء ، سيمكن من القفزة الضرورية، من حيث المرجعية والممارسة، لحل نزاع الصحراء الغربية، بحيث تتمكن المنطقة عموما من ترصيد النقاش الجدي والصريح حول كل القضايا التي تهم حقوق الإنسان، خصوصا توسيع الحريات في مجال الرأي والتعبير والتجمع والتظاهر والتنقل وغيرها من الحقوق الأساسية.

رابعا:استنتاجات وملتمسات

انطلاقا من النظرة التي تدمج المعيش اليومي ضمن إستراتيجية حقوقية تصبو إلى التأصيل والتجذر، وبناء على الملاحظات السالفة الذكر، نقدم أمامكم بعض الملتمسات الكفيلة بدعم دور الأمم المتحدة في حماية حقوق الإنسان والنهوض بها:

1-       السهر على أن تقوم المفوضية السامية للاجئين بكل الاختصاصات المنصوص عليها في صلاحيتها، دون عائق أو استثناء. وهذا ما سيمكن الأمم المتحدة من معطيات واقعية ومقترحات موضوعية تأخذ بعين الاعتبار مصلحة جميع السكان؛

2-       القطع مع ظاهرة الرق بمخيمات اللاجئين بتيندوف، باعتبارها جريمة ضد الإنسانية ومحاكمة المسؤولين عنها والمستفيدين منها؛

3-       إطلاق ديناميكية للمشاورات بين مسؤولي الاتحاد المغاربي لإعادة تطوير دول الحق والقانون بشكل متزامن وغير قابل للتجزيء يدعم كل مكتسب حقوقي في منطقة مع المكتسبات الأخرى في باقي المناطق، بما في ذلك دعم المجهودات في مجال تعزيز قدرات مسؤولي السلطة ومنفذي القانون والإدارات العمومية لتجذير الحقوق في المعيش اليومي؛

4-       التأكيد على أهمية دور المنظمات غير الحكومية المغربية التي ساهمت بالملموس في حماية حقوق الإنسان والنهوض بها في الصحراء الغربية، لأن السكوت عن ذلك يعني إلغاء هذا الدور الذي قامت به باستماتة وفي ظروف قاسية ولمدة سنوات، وذلك بشهادة الضحايا وعائلاتهم وذويهم؛

5-       اعتبار التخوف والقلق  من عدم تمكين جميع سكان الصحراء الغربية من التعبير عن آرائهم سواء في الصحراء أو في مخيمات تيندوف بنفس الفرص المتكافئة. كما أننا نتهيب من إمكانيات إشعال فتيل نزاعات أهلية بدرجات أقوى من العنف وانتهاكات أشد وقعا على تقهقر حقوق الإنسان سيما وأن البنية القبلية المعقدة السائدة تعرف استقطابات محمومة خلال السنوات الاخيرة في مجموع المنطقة؛

6-       تشجيع دول الاتحاد المغاربي على اتخاذ الخطوات الضرورية والقرارات المناسبة لتقوية المسار الديمقراطي ومأسسة حقوق الإنسان، بما يضمن أمنها واستقرارها والسماح للمنظمات غير الحكومية بالمنطقة من القيام بدورها بكل موضوعية ونزاهة.

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الموقعون:

Degré -1 de la politique : PJD attitude!


yatim & la pluie

La capture d’écran se passe de tout commentaire !!!

والله المغاربة ما بهايم ديالكم السي يتيم !!

Rendez-vous sur « Réseaux sociaux & Révolutions arabes »


Le 25 Janvier 2013, à 19h, le magasin FNAC de Casablanca abritera une rencontre autour du livre « Réseaux sociaux et révolutions arabes?« . Le blogueur est consultant Marouane Harmach et le secrétaire général de la section Casablanca de l’OMDH donneront une lecture du livre.

Le 02 16 Février 2013 à 10h 17 h (date à confirmer), le magasin Virgin de Rabat organisera une séance de signature du même livre.

Le 05 Avril à 16h, j’interviendrai dans une conférence organisée par l’Institut français de Casablanca, avec Monique Dagnaud, sociologue, enseignante à l’EHESS et auteure de « Génération Y les jeunes et les réseaux sociaux: de la dérision à la subversion » (Ed. presses de sciences Po) et avec Aurélien Bellanger  auteur du roman « La théorie de l’information », suivie d’une séance de signature du livre organisée par www.livremoi.ma au Salon International de l’Edition et du Livre SIEL de Casablanca.

Ils ont dit à propos du livre :

« Bensalah retrace les évènements qui ont secoué la blogosphère, le parcours d’activistes incarcérés, les buzz nés sur le Net, et présente le travail de blogueurs influents comme la Tunisienne Lina Ben Mhenni ou l’Egyptien Wael Abbas » (tel-quel).

« Mounir Bensalah fait partie de ces blogueurs qui sont parvenus à s’imposer là où personne ne les attendait. Il essaye, à travers son livre, de répondre à plusieurs interrogations par une enquête sur le terrain sur la génèse des réseaux sociaux » (EMarrakech).

« Mouir BENSALAH possède toute la légitimité nécessaire pour parler des réseaux sociaux qu’il fréquente et qu’il anime et des révolutions arabes auxquels il a assisté, en tant qu’observateur intéressé et s’agissant du Maroc en tant qu’acteur impliqué » (Citoyen Hmida).

« Comme Machiavel dans Le prince, Bensalah est toujours très concret. Il se garde d’expliciter et de théoriser la leçon qu’il nous donne. Mais c’est, comme Machiavel, une belle leçon de liberté » (LeLittéraire).

« Une sorte de «e-mémoires» de huit ans d’écriture et de mobilisation en ligne » (L’Observateur).

« Ces raccourcis ont fait que le monde estime que le « printemps arabe », ou « le 89 arabe » comme aime le nommer Benjamin Stora dans son dernier livre du même titre,  est né d’Internet. Jusqu’à quel point cette assertion est juste ? « Réseaux sociaux etrévolutions arabes ? » est un essai qui pose cette problématique le long d’un voyage du cyber-activisme dans le monde arabe » (OMDH).

« Des possibilités infinies de contestation, que Mounir Bensalah tente de condenser dans son essai, qui se veut être un hommage à la jeunesse militante et virevoltante des blogs et des réseaux sociaux arabes. «Ce livre est davantage qu’un recueil de témoignages des blogueurs de notre région, acteurs du printemps arabe ; il est la preuve de l’acte participatif de tout un chacun dans le processus du changement de la société» » (La Vie Eco ).

« Un document qui remet les pendules à l’heure dans un monde virtuel envahi par des gens vendus qui n’hésitent pas à propager des rumeurs, à dénigrer les cyberactivistes de la première heure et à salir leur image pour servir leurs maîtres, qui ayant compris l’importance et la puissance d’Internet n’ont pas hésité à les recruter  pour des fins pas très catholiques » (Lina Benmhenni)

Malgré les critiques soulevées par l’usage disproportionné de la force : Benkirane défend les violences policières contre les manifestants


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Abdelilah Benkirane s’est attiré les foudres des défenseurs de droits de l’Homme. Sa prise de position en faveur des violences policières commises lors de la dispersion musclée des manifestants ne fait pas l’unanimité. En effet, le chef du gouvernement estime que  le recours à la violence lors de manifestations évite aux manifestants d’être arrêtés et incarcérés et à leurs familles d’être peinées.  Un argument qui a laissé pantois plus d’un.
Tel est le cas de Mohamed Abou Naser de l’Arganisation marocaine des droits de l’Homme (AMDH) qui estime que les déclarations de Benkirane ne constituent pas une surprise vu le parcours personnel de l’homme. Selon lui, les propos du chef du gouvernement mettent à jour les régressions enregistrées dernièrement au Maroc au niveau des droits civils et politiques.
Même évaluation du côté de Mustafa El Manouzi, du Forum vérité et justice (FVJ), qui ne mâche pas ses mots. D’après lui, Benkirane a du mal à assumer son nouveau rôle de chef du gouvernement. « L’homme se croit encore en campagne électorale et son discours est encore imprégné de démagogie. Il a tendance à oublier qu’on vit une période transitoire et que toute vraie réforme passe obligatoirement par la réhabilitation et le respect des droits de l’Homme», nous a-t-il indiqué.
El Manouzi va plus loin. Il estime que les connaissances de Benkirane dans le domaine des droits de l’Homme sont rudimentaires. «Les droits de l’Homme sont un tout qui ne peut être divisé. Toucher à une partie, même minime de ce tout risque de provoquer un déséquilibre de l’ensemble. Du coup,  le gouvernement a la responsabilité de préserver ce tout en veillant à l’équilibre entre la liberté et l’ordre public. Benkirane est appelé à garantir cet équilibre», a-t-il indiqué.
En détaillant dans le même sens, Mounir Bensalah, membre du Conseil national de l’OMDH, nous a expliqué que si,  par principe, l’Etat est le détenteur de la violence légitime, ce droit doit être utilisé au service d’autres droits et non au seul service des pouvoirs publics. D’après lui, Benkirane est en train d’abuser du droit de recours à la force au détriment d’autres droits dont celui de manifester. « Les individus qui manifestent dans la rue ne sont pas en principe des perturbateurs de l’ordre public et ne constituent pas une menace pour qu’on puisse tolérer une telle violence contre eux », nous a-t-il confié.
Selon lui, une telle déclaration risque de remettre en cause beaucoup d’acquis en matière de droits de l’Homme. Pire, elle risque d’assimiler les  manifestants aux fauteurs de troubles.
Notre source va plus loin. Elle estime que cette déclaration aura sans doute des conséquences néfastes sur l’image du Maroc à l’étranger. «Nos partenaires internationaux vont sûrement être choqués par ces propos puisqu’ils remettent en question la volonté du Royaume d’instaurer l’Etat de droit et de respecter les droits de l’Homme».
De son côté, Mohamed El Nouhi, président de l’Instance marocaine des droits de l’Homme, nous a indiqué que le droit de manifester est un droit légitime garanti par les lois et chartes internationales ainsi que par la Constitution. D’après lui, la déclaration du chef de l’Exécutif est en totale contradiction avec le programme gouvernemental qui a promu la garantie de ce droit au rang de ses priorités. Mieux, Benkirane himself a pris l’engagement personnel de préserver ce droit.  «Une contradiction qui révèle que l’approche des droits de l’Homme reste encore du ressort du discours et peine à s’enraciner dans la pratique», a-t-il conclu.

Hassan Bentaleb.

Article publié par le journal marocain Libération le 03/12/2012.

Nurit Peled-Elhanan : « L’État d’Israël qui a été déclaré officiellement comme un État d’Apartheid se distingue par ce qui a toujours été la méthode la plus typique et la plus aboutie du racisme : la classification des êtres humains »


9 Juin 2012
Je dédie mes paroles ce soir à trois grévistes de la faim. Mahmoud Sarsak qui jeûne depuis 83 jours. Un excellent joueur de football de Gaza, il a été arrêté il y a trois ans en raison de la Loi contre les « Combattants illégaux » qui a permis qu’il soit emprisonné à vie, sans procès et sans charges retenues contre lui. Akram Rikhawi , emprisonné depuis 2004 et qui est en grève de la faim depuis le 12 avril en protestation contre son maintien en détention en dépit de son état de santé fragile. Et Samer al-Barq, qui a recommencé sa grève de la faim après l’avoir arrêtée en raison de la signature de l’accord car comme beaucoup de ceux qui ont été relâchés, il a été l’objet d’une nouvelle mesure de détention administrative.
Ces prisonniers sont encore en vie car « quand une fois la liberté a explosé dans une âme d’homme, les dieux ne peuvent plus rien contre cet homme-là » ( Sartre, les Mouches acte 2, 2ème tableau, scène 5). Ni le dieu de la puissance Sioniste Ni l’ange de la mort Israélien. Ces prisonniers et des milliers d’autres comme eux, dont plus de 20 membres du parlement et le Président du parlement de Dr Aziz Dweik, sont détenus sans procès ou aide judiciaire dans des conditions humiliantes depuis des années sans visites et sans espoir. Ils sont les combattants pour la liberté de ce pays, qui nous rappellent encore et encore que nous vivons tous sous occupation et que seule leur libération pourrait restaurer notre propre liberté.
Les citoyens Arabes d’Israël vivent sous occupation depuis 65 ans maintenant et les citoyens Juifs d’Israël vivent en état de siège, siège qu’ils se sont imposés à eux-mêmes. Nous sommes tous assujettis à un régime colonial ce qui veut dire l’appropriation des terres et des ressources en eau, le nettoyage ethnique, la destruction des paysages et la destruction de l’esprit humain. Une langue et une culture dont ils n’ont rien à faire sauf pour exprimer leur statut d’êtres conquis ont été imposées aux Arabes dont la langue et la culture ont été délibérément et institutionnellement effacées des vies des Juifs , et ainsi nous ne pouvons pas enseigner à nos enfants et rappeler à leur enfants « qu’il peut aussi y avoir une histoire d’amour entre un poète arabe et cette terre. » ( Mahmoud Darwich ).

Le site web officiel d’un ministère au Maroc : Un service public ?


Dans les pays qui se respectent, le site web d’un établissement de l’Etat doit être considéré comme un service public, d’autant plus s’il s’agit d’un site d’un ministère.

Le site web d’un ministère doit contenir, selon beaucoup d’observateurs neutres et experts, dans sa mission de service public des informations pour le public, notamment ( sans être exhaustif ) :

  • Le nom et la bio du ministre.
  • L’organigramme du ministère.
  • Les informations de contact des différents services du ministère.
  • La liste des concours et procédures de recrutement.
  • La liste des appels d’offres.
  • Les liens vers les sites des directions et établissements du ministère.
  • Les textes de lois relatives aux secteurs coiffés par le ministère.

Comme ceci explicité plus haut, ce site ministériel relève du service public. Il ne doit aucunement être un instrument aux mains d’un courant politique, administrant le ministère, pour y organiser de l’influence. Ceci serait similaire à faire de la pression pour que les employés du ministère rejoignent le parti du ministre, le cas échéant, changer d’appartenance avec chaque nouveau politique désigné, ce qui serait absurde.

Au même moment, il est naturel également que le site ministériel doit s’interdire de faire dans « l’opinion » ou « l’idéologie », car, encore une fois, dans sa mission de service public, il appartient à tous les citoyens, toutes opinions et idéologies confondues.

Seulement, Me Ramid ne voit pas les choses de cette manière. Le site du ministère de la justice et des libertés, qui en principe devrait incarner la politique de l’Etat en matière d’objectivité des organes de l’Etat, s’autorise de publier en date du 30/10/2011, un texte d’opinion non signé, sur « les bases juridiques », dit-on, de l’acte de ponctuer les salaires des grévistes ! Voici une capture d’écran ( au cas où cette « tribune » est effacée du site web ) :

Maintenant, si c’est vraiment une tribune, une opinion, … le ministère a-t-il le droit de la publier sur son site web officiel ? Si oui, ce site web sera considéré comme un média, régi alors par le code de la presse. Est-il possible de publier un « droit de réponse » ? Dans ce dernier cas, sachant que l’article est non signé, à qui s’adresser ?

CONTRE LE RACISME – CONTRE LE « JOURNACISME »* (#MarocHebdo)


Drôle de coïncidence. En ce moment, j’étais en train de lire « Partir et raconter« , un livre signé Bruno Le Dantec &  Mahmoud Traoré, un immigré clandestin qui fait le récit de son périple à la Sisyphe ou à la Ulysse, depuis sa région La Casamance au Sénégal, en passant par le Burkina Faso, le Mali, le Niger, la Libye, la Tunisie, l’Algérie, le Maroc pour arriver à sa destination : l’Espagne ou l’Eldorado européen.

Le co-auteur, Bruno Le Dantec, avance dans l’introduction du livre : « Les tentatives de franchissement collectif des hautes barrières de sécurité de Ceuta et Mililla, auxquelles a plusieurs fois participé Mahmoud Traoré en 2005, a fait grand bruit alors. Elles témoigne de la complexité des situations dont les clandestins sont à la fois les acteurs et l’enjeu. Car le « business » des frontières ne se réduit pas à la seule économie de misère des passeurs et autres « chairman ». Leur contrôle fait l’objet de négociations et de transactions au plus haut niveau entre les gouvernements européens et ceux des pays africains de la rive méditerranéenne. La complaisance du gouvernement français vis-à-vis du régime libyen de Mouammar Kadhafi – avant sa chute – en témoigne. D’importantes sommes sont versées, des armes et des moyens de contrôle livrés aux régimes algérien et marocain (et à l’époque, libyen) à qui l’on « sous-traite » une partie du service d’ordre de l’Europe de Schengen ». D’ailleurs, j’ai prévu de publier une fiche de lecture de ce bouquin sur mon blog, je suis malheureux de l’évoquer dans ces circonstances!

Ce récit rapporte les évènements en 2005 concernant le Maroc. A cette époque, nous avions eu cette couverture sur un « journal » régional du nord du Maroc :

« Les criquets noirs » envahissent le nord du Maroc!

Un acte abject de racisme ou de « journacisme ». Aujourd’hui, nous avons découvert une autre couverture, aussi abjecte :

Non, mais le malheur, généralement ces mêmes racistes ( excusez moi, je ne trouve pas d’autres qualificatifs ) s’indignent de couvertures comme celle-là :

ou celle-ci :

A BAS TOUS LES RACISMES!!!

*journacisme : mot inventé par mon camarade S. Lemaaizi, militant d’attaque et journaliste, pour signifier le racisme véhiculé par les médias.

Réseaux sociaux et révolutions arabes?


« Depuis les évènements postélectoraux de 2009 en Iran, le monde a découvert qu’Internet joue un rôle majeur dans la mobilisation citoyenne. Les Révolutions arabes de 2011 sont venues conforter ce constat. Les régimes autoritaires ont sous-estimé ce que ces nouveaux outils pouvaient apporter aux jeunes citadins arabes pour braver la censure, la compromission de leurs élites et le silence honteux de l’Occident. Les jeunes Arabes ont préparé et informé, via le net, le monde entier des mouvements qui ont secoué la région. Internet a aussi changé les habitudes sociales et économiques d’une région qui était frappée de conservatisme bédouin. Ce nouvel espace médiatique sans limites est un canal privilégié, celui de l’avenir.L’auteur, ingénieur marocain de trente-trois ans, blogueur depuis 2004, a été témoin et acteur de nombreux évènements majeurs, au Maroc surtout. Militant politique de gauche, membre de l’Organisation Marocaine des Droits Humains (OMDH), il a été à l’avant-garde d’un réseau de jeunes militants blogueurs. »

Aux éditions Michalon.

Le livre dans les médias (MAJ 31/10/2012) :

Le Parisien (France – en français) : Les réseaux sociaux en débat.

France24 (France – en arabe) : Mounir Bensalah, les régimes du « printemps arabes » tentent la mainmise sur Internet par de nouvelles contraintes.

France24 (France – en français) : Mounir Bensalah, auteur de « Réseaux sociaux et révolutions arabes ».

Beur Fm (France – En français) : Internet & Révolutions Arabes ( choisir diffusion du 1er Novembre 2011 ).

Libération (Maroc – en français) : «Réseaux sociaux et révolutions arabes ?» de Mounir Bensalah : La topographie du militantisme cybernétique.

Tel-quel (Maroc – en français) : tawra 2.0

MidiPresse (France – en français ) : La topographie du militantisme cybernétique.

Febrayer (Maroc – en arabe) : Le Maroc s’est doté de technologies pour contrôler Internet.

Hespress (Maroc – en arabe) : Bensalah et le printemps arabe.

Gazapetition (Palestine – en arabe) : Blogueur marocain : Ce qui se passe au Bahrein est une révolution comme les autres révolutions arabes.

DZactiviste (Algérie – en français) : Livre : Réseaux sociaux et révolutions arabes ?

Blog 7our (Algérie – en français) : Interview de @7our par @mounirbensalah.

Observatoire des droits de l’Homme de Tizi-Ouzou (Algérie – en français) : @7our: « le jeune internaute [algérien] lui étant plus un absentéiste plus ou moins désabusé du débat politique » .

1stActu (France – en français) : «Réseaux sociaux et révolutions arabes ?» de Mounir Bensalah : La topographie du militantisme cybernétique.

Tunisian Girl (Tunisie – en français) : «Réseaux sociaux et révolutions arabes ?» de Mounir Bensalah : La topographie du militantisme cybernétique.

EMarrakech.info (Maroc – en français) : « Réseaux sociaux et Révolutions Arabes » de Mounir Bensalah (05/11/2012).

La Nouvelle Tribune (Maroc – en français) : “Réseaux sociaux et Révolutions Arabes” de Mounir Bensalah (07/11/2012).

Agence de presse Russe (Russie – en arabe) : « Mounir Bensalah : les ennemis de la démocratie au Maroc se vengent des jeunes du 20 février » (16/11/2012).

3lach.ma (Maroc – en arabe) : Mounir Bensalah édite un livre sur la relation des réseaux sociaux aux révolutions arabes (17/11/2012).

Hit Radio (Maroc – en français) : Sortie du livre: Réseaux sociaux et révolutions arabes (21/11/2012).

Forums social Mondial ( Tunisie – en français ) : réseaux sociaux et révolutions arabes (21/11/2012).

Blog Citoyen Hmida (Maroc – en français) : UN INTERNAUTE MAROCAIN FACE AUX REVOLUTIONS ARABES (23/11/2012).

Blog Alwihda – Actualité Franco-Tchadienne (France – Tchad – en français) : Ouvrage sur les révolutions arabes : Parole de cyberactiviste  (23/11/2012).

Tunisie Focus (Tunisie – en français) : Livre : Réseaux sociaux et révolutions arabes ? Par Mounir BEN SALAH (23/11/2012).

Talk Afrika (Afrique – en français) : Ouvrage sur les révolutions arabes : Parole de cyberactiviste (24/11/2012)

Le grand soir (Belgique – en français) : Réseaux sociaux et révolutions arabes ? (26/11/2012).

Salon du livre des droits de l’homme à Saintes (France – en français ) : Mounir Bensalah : un auteur sur le SALON 2012 (26/11/2012).

Mamfakinch (Maroc – en français) : « internet a été le moteur Formule 1 placé dans la vieille voiture de la révolution arabe qui peinait à remonter la pente.» (28/11/2012).

Maroc Hebdo (Maroc – en français) : Le temps des cybermilitants (07/12/2012).

Blog Le mythe (France – en français) : Un livre et un regard sur la Blogma (15/12/2012).

L’observateur (Maroc – en français) : Mounir Bensalah, l’ingénieur aux 20.000 tweets (17/12/2012).

LeLitteraire.com (France – en français) : La puissance libre des blogs (21/12/2012).

OMDH – Section Casablanca (Maroc – en français) : Le 89 arabe est-il né d’Internet ? (27/12/2012)

Maghreb Digital (Maghreb – en français) : Essai mettant en lumière 10 années d’activisme sur l’Internet dans le Monde Arabe. (01/01/2013)

La Vie Eco (Maroc – en français) : Printemps arabe 1.0 (28/12/2012)

A Tunisian Girl – Blog de Lina Benmhenni (Tunisie – en français ) : Notes de lecture: Réseaux Sociaux et Révolutions Arabes? de Mounir Bensalah (10/01/2013).

InassPress (Maroc – en arabe) : Livre de Mounir Bensalah « Réseaux sociaux et révolutions arabes? » (22/01/2013)

La vie Eco (Maroc – en français) : Presse électronique : « Certains sites se développent et cherchent aussi un modèle économique » (29/01/2013).

France 24 (France – en français) : Printemps arabe : « Le rôle des réseaux sociaux a été très exagéré » (04/02/2013).

Le Devoir de Montréal (Canada – en français) : « Printemps arabe et réseaux sociaux: une influence plus qu’exagérée » (04/02/2013).

Femmes du Maroc (Maroc – en français) : Mounir Bensalah blogeurs pour la liberté (05/02/2013).

Blog de Damien Delbrel (France – en français) : Réseaux sociaux et révolutions arabes ? (06/02/2013).

Jeune Afrique (France – en français) : Livres : Printemps arabe, le Net plus ultra (11/02/2013).

Horizons médiatiques (France – en français) : Crise de nerfs dans la blogosphère (12/02/2013).

Tel-Quel (Maroc – en français) : Internet relie les révoltés solitaires (12/02/2013).

Le Soir Echos (Maroc – en français ) : Que reste-t-il du M20F ? (20/02/2013).

Tel-Quel (Maroc – en français) : Maroc 2.0. La révolution par le Net (21/02/2013).

E-média (Suisse – en français) : Démocratie année 0 (05/03/2013).

Blog Livremoi.ma (Maroc – en français) : Petite récap’ entre amis (08/04/2013).

Luxe Radio (Maroc – en français ) : Où va le monde arabe (08/04/2013).

DimaBladna (Maroc – en français) : Génération Y, qui es tu? (09/04/2013).

Alwatane (Maroc – en arabe ) : Guerre médiatique dans le conflit du Sahara (02/05/2013)

Médi1TV (Maroc – en arabe) : Les marocains et les réseaux sociaux (20/05/2013).

TV5 (France – en français) : Émission Maghreb-Orient Express spéciale Guerre 2.0 (02/06/2013).

Média24 (Maroc – en français) : une première, algériens et marocains se font la guerre sur Twitter (03/06/2013).

L’Express (France – en français) : Réseaux sociaux et mobilisations? (01/07/2013).

FranceTV (France – en français) : Baiser marocain sur Facebook : « Le royaume tente de museler les internautes » (11/10/2013).

Blog Révolution 2.0 (en français) : Une censure détournée par la population jeune 23/01/2014).

20minutes.fr (France – en français) : Facebook: Que reste-t-il de l’usage du réseau social après les révolutions arabes? (03/02/2014).

Melty Buzz (France – en français) :Facebook : 10 ans d’existence qui ont modifié nos vies (03/02/2014).

Luxe Radio (Maroc – en français) : Internet, Facebook, twitter,…plus de liberté(s) : réalité ou virtualité (14/04/2014).

Achetez le livre en ligne :

Maroc : Livremoi.ma

France : Fnac ou Amazon

Canada : Archambault

Belgique : Fnac

Suisse : Payot

Angleterre : Amazon

Je supporte la révolte des femmes arabes!


Le mouvement « Les femmes arrivent » est né au Maroc en 2011. Certains lient sa naissance à la montée des islamistes, mais son historique est bien ancien. Le mouvement atteindra son appogée avec l’affaire de #RIPamina (voir twitter), la jeune marocaine qui s’est donnée la mort après l’avoir contraint à épouser son violeur. Le CNDH ( organe officiel de l’Etat en matière d’intermédiation en matière des droits de l’Homme ) a écrit ceci : « Selon les faits rapportés par la presse et confirmés par différentes sources, Amina Filali victime de viol, a été contrainte, suite à un arrangement familial et avec la bénédiction de la loi, à épouser son violeur . Amina est morte car la loi en vigueur a pêché par deux fois: en autorisant la cessation de toute poursuite contre le violeur qui épouse sa victime (article 475 du code pénal) et en autorisant le juge à marier les mineurs sous certaines conditions (article 20 du code de la famille) ».

Aujourd’hui, ce mouvement devient régional et « les femmes arrivent » a des antennes dans tous les pays arabes. Ce mouvement de femme prêche pour une révolte des femmes arabes. Une page facebook « The uprising of women in the Arab world » relaie les signes de solidarité et explique ses objectifs.

Sara, Syrie

Rim, Soudan

Mouna, Arabie Saoudite

Noura, Syrie

Marwa, Tunisie

Mariam, Libye

Luna, Egypte

Lubna, Egypte

Jihane, Maroc

Amal, Yemen

Beaucoup ( hommes de la région, hommes et femmes d’ailleurs ) postent également des message de solidarité du mouvement :

Rabie, Palestine

Jeunes activistes, Yemen

Ismael, Maroc

A vous aussi d’exprimer votre solidarité.

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