Archives de Catégorie: Economie

#anfass Secteur de la #santé : Sortir des sentiers battus


« Mouvement ANFASS Pour la Démocratie et la citoyenneté »

Secteur de la santé : Sortir des sentiers battus

 

Pourquoi ce Document ?

Dans un contexte marqué par la tenue, pour la première fois depuis 1959, d’une conférence nationale sur la santé visant à déterminer les priorités stratégiques pour les 30 années à venir, nous, « Mouvement ANFASS pour la Démocratie et la citoyenneté », soumettons cette contribution au débat public.

En Mai dernier, et en collaboration avec le mouvement « Clarté-Ambition-Courage », nous avions publié un document sur la fiscalité où nous avions mis clairement l’accent sur la notion de « pacte de citoyenneté ». Nous avons considéré que la fiscalité est « un instrument au service du projet de société » et une contribution citoyenne reflétant l’engagement du citoyen envers sa société à travers un pacte. De ce fait, elle ne pourra jamais être perçue comme telle sans un regain de confiance du citoyen dans les piliers que sont l’éduction, la justice, la sécurité et la santé.

La santé aujourd’hui au Maroc marche à deux vitesse et créé de ce fait deux catégories de citoyens : citoyens ayant une couverture médicale « solide » ou des moyens financiers, et les autres démunis, laissés pour leur compte. Cela doit absolument cesser !

Nous estimons qu’il est temps de sortir des sentiers battus et établir un projet sectoriel « santé 2030 » adapté à nos réalités locales capable de surmonter, dans un futur proche, les écueils qui entachent ce secteur névralgique, dans le cadre d’une stratégie globale permettant de redonner l’espoir d’un Maroc meilleur avec un service public de qualité.

Etat des lieux :

Nous relevons, en toute objectivité, que les politiques de santé menées depuis l’indépendance ont permis un certain nombre de réalisations indéniables qu’on peut résumer comme suit :

  • Une amélioration de l’espérance de vie à la naissance et une baisse notoire de la mortalité infanto-juvénile (moins de 5 ans).
  • Une baisse de la mortalité maternelle liée principalement à une amélioration du suivi de la grossesse et de la prise en charge des accouchements.
  • Une généralisation de la couverture vaccinale et des structures de soins de santé de base (dispensaires, centres de santé, centre de santé avec unités d’accouchements).
  • Un démarrage d’un programme de couverture médicale.
  • Une production locale du médicament capable de subvenir à plus de 70% des besoins nationaux, avec des dispositifs de contrôles adéquats.

Malgré ces réalisations, le système de santé demeure handicapé par de nombreuses insuffisances qu’il faudra absolument surmonter si on désire redonner confiance au citoyen dans ses établissements de santé.

Ainsi, nous notons principalement :

  • une disparité importante des indicateurs de santé entre les milieux urbain et rural.
  • Une concentration de l’offre de soin spécialisé autour des grands centres urbains traditionnels.
  • L’insuffisance de la densité de la population médicale (6.2 médecins pour 10.000 habitants au Maroc contre 10.8 en moyenne de la région) et paramédicale (8.9 pour 10.000 habitants au Maroc contre 15.9 en moyenne de la région).
  • La faible part des dépenses de la santé dans le PIB (à peine 2%) dont plus de la moitié est supportée par les ménages (uniquement 34% de la population a actuellement une couverture maladie : dépense par habitant au Maroc est inférieure à 170 $ annuellement contre plus de 220 $ comme moyenne de la région).
  • L’absence d’une politique nationale de la santé mentale et psychique,
  • L’absence d’une politique du médicament.
  • La lenteur du processus de mise en adéquation de l’arsenal législatif.
  • Le retard manifeste en termes de recherche liée aux sciences de la santé.
  • Alors que le pays bénéficie d’une flore riche et variée dont une grande partie est représentée par les plantes médicinales et aromatiques, aucune volonté politique n’a été affichée pour rédiger les monographies liées à cette flore, et développer une industrie nationale structurée en la matière.
  • Certaines pratiques de charlatanisme demeurent manifestes en toute impunité et avec une neutralité passive de la part des autorités.
  • L’absence d’une politique nationale de santé bucco-dentaire.
  • Bien que le pays est en cours de virage épidémiologique où les maladies chroniques (cardio-vasculaires, cancers..) sont de plus en plus prépondérantes comme causes de mortalité, presqu’aucune politique nationale préventive n’est enregistrée.
  • De même, la population de plus en plus vieillissante ne bénéficie d’aucun programme national de gériatrie et de prise en considération des besoins des populations âgées.

Nos propositions :

Sur le plan démarche :

Nous avons entamé, depuis un certain temps, au sein du « Mouvement ANFASS pour la démocratie et la citoyenneté » une réflexion de fond sur les futurs possibles du système de la santé.

Notre démarche qui s’appuie sur la prospective stratégique s’articule sur 4 étapes dont la conduite nécessite un travail de fond d’environ 2 ans :

  • Une première étape de collecte d’informations et de données visant à l’élaboration de fiches de synthèses sur les principales problématiques clés du secteur.
  • Une seconde étape de formulation d’hypothèses à partir des données recueillies et conduite d’une enquête nationale impliquant tous les acteurs.
  • Une troisième étape de publication des résultats de l’enquête et de rapprochement statistique permettant de dégager des scénarii futurs que nous soumettrons à débat public.
  • Une quatrième étape d’élaboration d’un programme d’action sur 15 ans intitulé « Vision santé 2030 ».

Cette initiative est ouverte à tous les acteurs qui peuvent nous rejoindre pour participer et mener à bien cette démarche.

Sur le plan mesures :

Notre travail actuel sur cette problématique nous pousse à regarder avec scepticisme la manière avec laquelle la deuxième conférence nationale sur la santé est en train d’être menée et nous doutons fortement de l’émergence d’orientations politiques et de programmes d’action clairs. Nous avons vu opportun de formuler quelques propositions d’orientations ayant émergé du débat sur la question au sein du « Mouvement ANFASS pour la démocratie et la citoyenneté », en harmonie avec le projet de société que nous défendons axé sur les valeurs de l’équité sociale, de la centralité du citoyen, du progrès et de la répartition. Dans cet état d’esprit, nous pensons que toute réflexion doit prendre en compte les quatre enjeux que sont :

  • L’accès
  • La qualité.
  • L’équité.
  • Le coût

Parmi les axes vers lesquels nous souhaitons que le débat public soit orienté, nous mentionnons :

  • La formation : Nous estimons qu’il faudra revoir, sur le fond, la manière avec laquelle le médecin est formé. La formation du personnel paramédical est également un domaine à réformer.
  • La médecine préventive doit devenir le centre du système de santé.
  • Une politique de santé psychique axée sur une meilleure prise en charge, l’implication du médecin généraliste et la création de nouvelles structures de soins.
  • La problématique de l’accès au médicament devra être résolue d’une manière différente en dehors de l’approche actuelle. Nous estimons qu’on ne peut être efficace dans l’amélioration de l’accès au médicament sans prises de certaines mesures :
    • Encouragement de l’émergence de grands acteurs pharmaceutiques nationaux capables de produire à très grande échelle et exporter vers les plus grands marchés internationaux.
    • Amélioration de la couverture maladie.
  • L’encouragement de la recherche médicale appliquée et en économie de la santé.

Nous estimons au sein du « Mouvement ANFASS pour la démocratie et la citoyenneté » que la santé est l’un des leviers importants permettant de redonner confiance au citoyen marocain et conduire à la concrétisation d’un pacte de citoyenneté.

Contacts :

Othmane Boumaalif (boumaalif@gmail.com)

Issam Ourrai  (issam.ourrai@gmail.com )

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Tracé du futur métro aérien de Casablanca


tracé métro aérien casa

#assisesfiscalite2013 #anfass Réformer la fiscalité pour un pacte de citoyenneté


Pourquoi ce texte :

A l’occasion des Assises de la Fiscalité, nous, mouvements « Clarté – Ambition – Courage CAC » et «Anfass pour la démocratie », soumettons cette contribution en guise de participation au débat public, et en assumant notre droit et notre devoir de citoyens de proposition et de participation à la vie publique.

Alors que la juridiction marocaine a évolué vers l’instauration de droits socio-économiques et l’affirmation du caractère social de l’Etat, la pratique politique ne favorise pas toujours l’émergence d’une doctrine sociale marocaine et sa mise en œuvre à travers des politiques concrètes et efficaces. Dès lors, la responsabilité incombe à la classe politique de formuler des visions et des projets capables de résorber les déficits sociaux et placer le Maroc sur une trajectoire de développement économique.

Nous œuvrons à l’instauration d’une pratique politique responsable, innovante et intellectuellement productive.

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Cherté de la vie au #maroc : fragments de schizophrénie gouvernementale


Le 29/06/2012, Mr Benkirane, Chef du Gouvernement a déclaré que « l’actuelle Loi de finances a été basée sur la prévision d’un prix de 100 dollars le baril alors que les prix du pétrole dans le marché mondial ont atteint 117 dollars le baril ».

Un député : « estime également que la décision d’augmenter le prix de l’essence de 2 DH est incompréhensible, car près de 63% du parc des véhicules utilisant ce carburant appartiennent à l’Etat. L’intervenant s’est demandé pourquoi le gouvernement a exclu toute possibilité de puiser  des fonds nécessaires dans le budget destiné à l’investissement puisque ce dernier n’est  exécuté qu’à 55% ».

Pour Abdelilah Benkirane, « il est hors de question de toucher au budget de l’investissement. Ce sera, pour lui, courir le risque de perdre la confiance des hommes d’affaires. « Je veux maintenir un climat de sérénité » »

« La décision d’augmentation des prix s’est avérée nécessaire et indispensable quoiqu’elle ait des effets négatifs sur le budget de tout citoyen », a déclaré M. Benkirane lors d’une rencontre avec les professionnels du secteur du transport.

« Malgré la baisse du prix du baril de pétrole [91dollars], cette possibilité n’est pas envisageable, car, l’essentiel, pour le chef du gouvernement, est de compenser les énormes trous financiers de l’État ». Donc, il s’agit réellement d’un impôt déguisé!!!

Boulif a déclaré que « le gouvernement n’acceptera pas que le citoyen puisse être victime des spéculations comme il n’acceptera pas qu’on profite de la hausse récente des prix du carburant pour augmenter les prix du transport des personnes et des marchandises, rappelant que le gouvernement a ouvert un dialogue avec les professionnels et l’ensemble des parties concernées sur toute éventuelle hausse des prix ».

Le ministre délégué chargé des Affaires générales et de la gouvernance, Mohamed Najib Boulif, a immédiatement réagi à la décision des syndicats, en direct à la télévision. « Les prix des courses des taxis sont réglementés par des lois. Les responsables d’une hausse des prix en dehors de la procédure en vigueur devront assumer leurs responsabilités »

A titre d’illustration, ci-dessus a décision de la wilaya de Casablanca d’augmentation des prix de transport en taxi. On peut comprendre, naturellement que cette hausse est légale, suite à la « décision courageuse » d’augmentation des prix des hydrocarbures.

Je n’ai pas trouvé mieux que ce commentaire d’un citoyen : « Benkirane a soulagé les comptes de l’Etat et étouffé le citoyen »

Ali Benhaddou : « le pouvoir économique n’a pas changé de mains »


La nouvelle Constitution marocaine, adoptée le 1er juillet dernier par référendum, amorce une démocratisation des institutions du royaume. Reste à l’appliquer… Pensez-vous que les élites du pays soient prêtes à l’accepter ?

Les élites du royaume sont depuis toujours réfractaires au changement. Leur objectif premier, de génération en génération, est de préserver leur statut et leurs privilèges. Mais, en même temps, elles sont liées à la monarchie. A partir du moment ou le roi décide de promouvoir des réformes, elles n’ont guère d’autre choix que de les accepter, ou de s’en accommoder. Cela dit, les réformes annoncées ne mettent pas véritablement en cause leur rôle ni leur suprématie.

Sont-ce les mêmes familles qu’à l’époque d’Hassan II qui sont au pouvoir aujourd’hui ?

Dans les grandes lignes, oui. Le roi a cependant promu plusieurs de ses anciens camarades du Collège royal qui, eux, viennent d’horizons divers, y compris de couches sociales plus défavorisées. Pour le reste, le pouvoir économique n’a pas changé de mains. Ce sont les mêmes qui sont à la tête des grandes entreprises, publiques ou privées, ou parfois les héritiers de la génération qui était aux affaires sous Hassan II. Adil Douiri, aujourd’hui l’un des grands noms de la finance après un passage au ministère du Tourisme est le fils de M’Hamed Douiri, l’un des fondateurs de l’Istiqlal, plusieurs fois ministre sous Hassan II. Mostafa Terrab, patron de l’Office chérifien des phosphates, est le petit-fils de Moulay Mustapha Belarbi Alaoui, l’une des figures de la politique et de la haute administration sous Hassan II. Driss Benhima, personnage clef du règne de Mohammed VI, lui aussi issu d’une grande famille, est le fils de l’ancien Premier ministre Mohamed Benhima. On pourrait multiplier les exemples… Ce sont des dynasties.

Ces dynasties ont aussi investi la technocratie, laquelle pèse au Maroc beaucoup plus lourd que la classe politique…

Absolument. Il en a toujours été ainsi depuis le début du règne d’Hassan II. Les technocrates exercent le pouvoir. On a tout fait depuis 1965 pour stériliser le champ politique. Pour manipuler aussi le jeu politique, afin qu’il ne constitue pas une menace. Or le débat politique est, avec l’action syndicale, un instrument de pacification de la société. Le supprimer, ou l’amputer de l’essentiel, c’est prendre le risque de la violence et de l’extrémisme. C’est d’ailleurs, en partie au moins, l’absence de vrai débat politique qui explique, à mon sens, la montée de l’islamisme.

Le Mouvement du 20 février a-t-il changé la donne ?

Il est l’expression de l’exaspération de la société civile. Celle-ci veut voir la politique reprendre ses droits.

La réforme des institutions est-elle vraiment prioritaire au Maroc ? Ne vaudrait-il pas mieux imposer d’abord une redistribution de la ressource nationale afin que les inégalités soient moins criantes ?

La démocratie est la base du développement. Mais la démocratie, c’est beaucoup plus qu’une réforme des institutions. La démocratie est à la fois politique, culturelle, économique. Elle induit en effet une redistribution des richesses seule à même de faire disparaître l’extrême pauvreté au Maroc.

Source : l’express

Moul #grima : défenseur du trône marocain!


 

Pour paraphraser Rémy Leveau, avec son « Le fellah marocain, défenseur du trône« , un réel traité de sociologie marocaine. Dommage que nos sociologues ne se penchent pas vers ce titre : Moul #grima : défenseur du trône marocain!

#intikhabate : programme électoral #USFP


«Pour la construction du Maroc de la citoyenneté ». C’est sous cette devise que les Usfpéistes se lancent dans la bataille électorale des législatives du 25 novembre. « Nous y allons armés d’une farouche volonté. Nous y allons avec confiance en soi et foi dans l’avenir », prévient Abdelouahed Radi. Ce jeudi 10 novembre au siège r’bati de l’Union socialiste des forces populaires, le Premier secrétaire de l’USFP l’affirme haut et fort : le programme électoral de sa famille politique est d’abord et avant tout axé sur l’application saine et démocratique de la nouvelle Constitution. Pas moins de 20 lois organiques doivent être adoptées par le prochain Parlement. Du contenu de ces lois dépend l’avenir démocratique de ce pays, dira en substance celui qui préside aux destinées de la Chambre actuelle des représentants.

Mettre en œuvre les dispositions de la Constitution mais aussi et surtout procéder à la moralisation de la vie politique et à celle des élections. La non utilisation de l’argent ainsi que la neutralité positive de l’Administration sont plus que jamais des revendications ittihadies. « La légitimité des institutions vient de la crédibilité et de la transparence des élections », rappelle A. Radi. Ces dernières semaines, l’USFP a milité pour la réforme électorale. « Nous n’avons pas obtenu tout ce que nous voulions en ce qui concerne par exemple le renforcement de la liste nationale, l’élévation du seuil national ou encore le découpage électoral. L’USFP n’est pas seul sur le terrain. Alors, nous nous sommes inscrits dans le consensus, mais avec des réserves ». Le Maroc a mal à sa pratique politique. L’USFP en a pris acte et fait le pari de l’amélioration de la vie politique en présentant de nouveaux profils aux élections (voir encadré). « C’est avec ce nouveau groupe, cette nouvelle élite sous la Coupole que nous pourrons rendre concrètes et faire incarner sur le terrain les dispositions de la Loi suprême », martèle le chef de fil des socialistes marocains.

Ses auteurs sont prompts à l’affirmer : le programme électoral du parti de la Rose n’est ni ponctuel ni électoraliste. Il s’inscrit dans le droit fil des recommandations du 8ème congrès des Usfpéistes sur fond d’un dénominateur commun, celui de donner du sens à une Constitution qui n’existe pour l’heure que sur du papier. « Un programme d’un parti de gauche, un parti démocratique et qui incarne une vision claire de la société et du Maroc de demain, un programme où la citoyenneté pleine et entière est au cœur du processus démocratique », fait valoir Habib El Malki.

Scolarité obligatoire jusqu’au bac et impôt de solidarité

Chez les Usfpéistes, la citoyenneté est résolument multidimensionnelle. Elle est politique, économique, sociale et culturelle et se décline en autant de volets et, surtout, en 180 mesures concrètes. Et cela commence dès l’après 25 novembre. Le gouvernement issu des urnes, soutient H. El Malki, doit être politique par excellence. « L’Exécutif doit être politique pour être homogène, fort et allier sens politique et compétence », fait valoir celui qui brigue un nouveau mandat à Bejaad. Et dans le cadre de cette citoyenneté politique, l’USFP propose un code de bonne conduite parlementaire pour contribuer à l’amélioration de l’image du député. La citoyenneté économique est au cœur des propositions des Usfpéistes qui en appellent à l’adoption d’une nouvelle stratégie économique globale en rupture avec les politiques sectorielles. « Seul moyen de booster la compétitivité de l’économie marocaine », déclarent les initiateurs du programme électoral. L’industrialisation du pays fait ici figure de priorité ainsi que le taux de croissance fixé entre 7 et 8% au lieu de 4,2% actuellement. L’emploi et la mise à niveau du secteur privé font également l’objet de mesures concrètes tels que l’auto-emploi, l’emploi social ou encore le contrat programme Etat/secteur privé.

Pas de dignité sans citoyenneté sociale. C’est la conviction profonde des Usfpéistes dont le programme accorde une place importante à l’enseignement, la santé, le logement et la protection sociale. Un nouveau pacte entre l’école et la société est proposé aux électeurs. Les Usfpéistes proposent d’augmenter la durée de la scolarité obligatoire de 5 à 7 ans. La scolarité jusqu’au baccalauréat deviendrait alors obligatoire, « une condition pour la mise à niveau du citoyen et de l’économie », et la formation professionnelle deviendrait une véritable filière.

Des ambitions sociales pour l’Union socialiste des forces populaires qui compte élargir l’AMO, instaurer des indemnités contre la perte d’emploi, améliorer les retraites… Dans cette perspective éminemment sociale, un impôt de solidarité, « au nom de la stabilité sociale », est au programme ainsi qu’une réforme de la fiscalité « dans le sens de la justice sociale et de la compétitivité ». Autre réforme sociale à l’ordre du jour pour les Ittihadis en campagne dans quelques jours, celle de la Caisse de compensation. « Une réforme courageuse qui doit se faire pour, tout à la fois, mieux cibler les véritables bénéficiaires et alléger l’impact sur le budget », fait valoir Habib El Malki.

Enfin, la citoyenneté culturelle qui est loin d’être le parent pauvre du programme de l’USFP. En plus d’une Charte nationale de la culture, ceux et celles de l’Union socialiste des forces populaires proposent des mesures s’inscrivant dans le droit fil de la liberté d’expression, garantie en principe par la nouvelle Constitution. Une loi consacrant le droit à l’accès à l’information, un texte encadrant les médias publics pour qu’ils jouent leur rôle de service public ainsi qu’une réforme du Code de la presse garantissant la liberté d’expression et supprimant les peines privatives de liberté pour les journalistes sont quelques-unes des propositions des Usfpéistes.

Narjis Rerhaye

Télécharger le programme en arabe ici

Cher TGV marocain : jugez par vous même!


Le Maroc a déclaré officiellement, juste après les élections législatives de 2007, l’achat d’un TGV français. Les circonstances de cette affaire(i) ont crée une grande polémique et ont incité certains à dénoncer avec l’argument(ii) « que même en occident, ce moyen de transport moderne est considéré comme socialement inéquitable, puisque seuls les plus aisés peuvent se permettre de l’emprunter ».

Quatre ans après, il est utile de voir comment ont évolué les choses.

I. Ligne Grande Vitesse Tanger-Casablanca

Situation géographique :

La ligne Grande vitesse Casablanca-Tanger(iii) a pour objectif de réduire la durée du trajet à 2h10 au lieu de 4h45 actuellement entre les deux villes, en construisant 200km de double voie nouvelle entre Tanger et Kénitra et la mise à niveau du tronçon Kénitra-Casablanca sur 150km.

Echéancier de réalisation (1) :

 

Avancement du projet :

 

Tableau de financement initial du projet :

 

L’estimation à ce jour est désormais(iv) de 3.000 MEuros au lieu de 1.800, ce qui constitue 56% d’augmentation par rapport à l’estimation initiale !

 

Répartition des bailleurs de fonds du projet (1) :

 

 

Consistance du projet (1) :

 

  • L’acquisition des équipements ferroviaires ( voie, caténaire, signalisation, télécoms ).
  • L’adaptation et la mise à niveau des lignes existantes ( Casa-Kénitra ).
  • La construction de 2 bases de travaux et leur raccordement à la ligne classique et à la nouvelle ligne.
  • La construction d’un atelier de maintenance des rames à grandes vitesses à Tanger.
  • L’acquisition des rames à grandes vitesses

 

Répartition des coûts de projet (1) :

II. Bon à savoir concernant les lignes grande vitesse

Benchmark des coûts de projets TGV :

*Tableau à prendre selon années de construction des lignes, financièrement à actualiser selon coût actuel de la devise.

Conclusions et études sur la rentabilité ( voire l’utilité ) des projets TGV :

En 2008, la cours des comptes, en France, a produit un rapport d’évaluation de l’exécution du projet « TGV Méditerranée »(v). La conclusion du rapport est sans appel : « Le bilan, encore  provisoire, du TGV Méditerranée montre que le bénéfice actualisé paraît proche de zéro, aussi bien pourla SNCF et RFF que pour l’ensemble de la collectivité nationale ».

Plus récemment, le magazine économique français « Challenges » a publié un article(vi) sur le 30 anniversaire du TGV français ( par 1 journaliste qui connait bien le Maroc et le TGV marocain, donc pas de surprise si prochain article soitla LGV marocaine ), le constat est le même : « Depuis 1981, les Français n’ont toujours pas fini de payer leur TGV. Une voie, cela coûte cher: 16,4 millions d’euros le kilomètre pour Rhin-Rhône, 26,5 millions le kilomètre pour Tours-Bordeaux. Résultat: la dette portée par Réseau ferré de France (RFF), le propriétaire du réseau, n’en finit plus d’enfler: de 20,5 milliards en 1997, elle frôlera les 29 milliards fin 2011. Auxquels il faut ajouter 9 milliards qui incombent àla SNCF, avec le financement des rames et du déficit des lignes ».

Le rapport français « Débat National sur l’avenir du transport ferroviaire »(vii), étude commandée par le gouvernement en 96 et plus connue sous le nom de « rapport Martinand » conforte ces idées : « Les données reproduites en annexe montrent la croissance régulière du trafic global jusqu’à la fin des années 1980 puis sa stagnation et même son recul. Ces chiffres recouvrent la montée en puissance des trafics à grande vitesse depuis 1981 et, simultanément, l’érosion régulière des autres trafics. La croissance du trafic TGV s’essouffle elle-même, elle est moindre que prévue sur le TGV Nord, et la rentabilité des nouveaux TGV se dégrade sous le double effet de la hausse des coûts de construction et de la concurrence accrue de l’aérien depuis sa libéralisation »

Surfing sur les prix d’un billet de TGV :

Il est notoirement connu que le prix du TGV  peuvent être chers. Pascal Perri(2) s’est adonné à l’exercice de comparé ( Le 18 Janvier 2009 à 18h ) les prix aller retour Paris-Londres : aller avant 08h du lendemain et retour avant 19h la même journée, voici les résultats :

 

 

 

 

 

 

 

Consommation électrique et environnement :

Les amis écolos de France ( les amis de la terre ) nous pondent les résultats suivants(viii) sur la consommation électrique comparative TGV/conventionnel :

Les mêmes résultats, ou presque sont données par la littérature de Pascal Perri(2) auparavant cité.

Même l’argument environnemental d’émission carbone tombe à l’eau :

 

III. Quelques fausses idées à corriger avant d’entamer le débat

  • Le TGV a été préconisé dans la « charte nationale d’aménagement du territoire »(ix) de 2001, avec comme recommandation d’assoir des « orientations spatiales devraient tenir compte des spécificités régionales et ériger certaines zones en tant que priorités spatiales dans la politique d’aménagement du territoire ».
  • Le TGV reste, malgré les arguments contre, un outil important à envisager(x) pour un pays qui aspire à donner une image nouvelle.
  • Grâce à la réflexion de la compensation industrielle, Alstom achètera et fabriquera(xi) au Maroc ( contre son obtention des contrats LGV et tramway ) pour 535 millions d’Euros. Ce qui aurait pu être un bel argument à priori ( et non à posteriori ).
  • Les allemands ont poussé au rejet d’un prêt(xii) de 400 millions d’Euro au Maroc destiné au TGV, principalement parce que le Maroc a accordé le marché des rames à Alstom sans Appel d’offres ! On ne vit pas seuls au monde !
  • Malgré le doute plané sur notre institution législative en matière de contrôle, le patron de l’ONCF et le ministre de tutelle, ont été convoqué(xiii), le 8 Avril 2008 à l’initiative du groupe parlementaire de l’USFP, à des auditions au parlement(xiv) au sujet dela LGV. Aucun rapport n’est certes diffusé au public pour l’éclairer sur ces auditions ! Lors de l’audition, le ministre s’est engagé à fournir l’étude économique et financière. Par la suite et malgré les nombreuses relances, il a systématiquement refusé. A l’issue de l’audition, tous les groupes parlementaires, à l’exception du groupe USFP, ont déclaré approuver le projet!
  • Le tableau d’amortissement du projet table(xv) sur 6millions annuellement de voyageurs sur le TGV marocain. A vérifier, selon prix du ticket.

IV. Questions ouvertes au débat

  • Qui a décidé et dans quelles circonstances du lancement du projet LGV au Maroc ?
  • Pourquoi choisir la technologie française, sans passer par appel d’offres ? Le financement à 50% suffit-il pour justifier cet acte ( SNCF pour l’assistance aux études et Alstom pour le matériel roulant ) ? Ou s’agit-il, comme cela a été rapporté par la presse, d’une compensation du non aboutissement du contrat d’achat des rafales ?
  • N’est-il pas, eu égard de la dette générée, et qui sera payée par toute une génération, de soumettre ce projet au référendum ?
  • Aujourd’hui, le plan d’investissement ONCF prévoit plus de 100 Milliards de dirhams dansla LGVsur 30 ans. Autrement, le gouvernement prend la décision de construire ces lignes à grande vitesse reliant des villes déjà sur le réseau ferré ( Tanger à Marrakech ) et ne prévoit aucune liaison nouvelle des autres agglomérations, dont les habitants sont pourtant contribuables, et donc financeurs du TGV ! Peut-on formuler cela ainsi au marocains ?
  • Si on imagine le scénario de construction d’une nouvelle ligne Kénitra-Tanger ( 200 km) , de mettre à niveau la ligne Casa-Tanger pour une vitesse de 200km/h ( atteignable avec le nouvel matériel roulant Prima d’Alstom acquis par l’ONCF(xvi) ), le trajet passera de 4h45 actuellement à 2h45, tout en faisant une économie plus de 25% du coût ( estimée à 9,5 Milliards de dirhams ) ce qui aurait permis de financer la liaison ferroviaire du même niveau entre Marrakech et Essaouira, voir même aller jusqu’à Agadir. Est-ce qu’on a étudié cette possibilité ?
  • Est-ce que le contrat prévoit un transfert de compétences ? Autrement dit, quel est le pourcentage d’intervention des entreprises marocaines, de la main d’œuvre, de l’encadrement marocain ?
  • A quel prix sera le billet Tanger-Casablanca, si le projet verrait le jour ?

Par Mamfakinch

Bibliographie :

(1)   : plaquette ONCF au séminaire LGV Ifrane Mars 2011.

(2)   SNCF : Un scandale français, Pascal Perri, Ed. Eyrolles, mars 2009.

Ô maitres de la jungle, rendez-moi mon zoo !


Je me rappelle, quand j’étais tout petit à l’école primaire publique, qu’un moment de joie annuel nous rendait sur les étoiles : Excursion au Zoo de Temara.

A proximité du Stade de Rabat, le Zoo national de Temara était un refuge pour nombreux jeunes écoliers de tout le Maroc. Nous y voyions les animaux que nous enseignaient les livres scolaires de boukmakh notamment, non sans grand émerveillement. De génération en génération, les plus grands ayant visité le parc zoologique racontaient aux plus jeunes leurs expériences fabuleuses : Faire manger aux singes des cacahuètes, entendre le cri effroyable du roi de la jungle, le lion, admirer le cou de la girafe, voir le cagibi improvisé de l’autruche, … bref, des mythes et des histoires d’enfants se sont construits autour du Zoo de Temara.

Il y a deux ans, mes souvenirs et mon égo ont été outré par les propos du haut-commissaire aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification, Abdeladim Lhafi : « Ce soi-disant zoo ne mérite pas son nom … il est dans un état délabré depuis 20 ans déjà » ! Ainsi, il explique qu’il a été décidé la construction pour fin 2010 d’un nouveau zoo, nécessitant 420 Millions de dirhams. Ainsi, La société Addoha a-t-elle été bénéficiaire ( comment ? ) du terrain de l’ancien zoo contre la construction du nouveau ! Le groupe Addoha a déclaré en 2008 déjà « Le terrain de l’ancien zoo a alors été estimé à 420 millions de DH … la cession du terrain n’a pas été faite à un prix symbolique comme le prétendent quelques articles de presse. Les sommes ont été versées en totalité même si l’Etat n’a mis à la disposition du groupe que la moitié du terrain cédé, explique le communiqué. Le groupe ajoute également qu’il a préféré avancer les fonds pour la construction du zoo qui ne relève pas de ses compétences ». Toytefois, « «les animaux, même dans un espace plus réduit, vivent dans de bonnes conditions de nutrition et d’encadrement», rassure le haut commissaire aux eaux et forêts en 2009. Résumons : Pour renouveler le zoo de Temara, l’Etat a cédé les 52 hectares ou 520.000 mètres carrés au groupe Addoha, en contre partie des 420 Millions de dirhams ( équivalent de 808 Dirhams le mètre carré de terrain nu ! ). Alors, en même temps, en 2008, le patron du groupe se défendait des accusations : « Pour le zoo de Témara, il y avait, au départ, deux appels d’offres infructueux, les propositions, qui étaient faites n’étant pas intéressantes pour cette ville et le CRI de Rabat. … Nous aussi, nous avons contacté des spécialistes, dont des architectes de Singapour qui ont réalisé plusieurs zoos dans le monde. Le coût d’estimation du zoo était arrêté autour de 420 millions DH, …Du coup, le prix dont a entendu parler et qui est évoqué dans la presse … est inacceptable. Quand on annonce un prix de 20.000 DH/m2 brut, il faudra s’attendre à débourser le double pour équiper le terrain… Pour le terrain du zoo, nous avons présenté un dossier très sérieux qui a été retenu par la ville de Rabat. Nous avons payé la totalité du foncier pour que l’Etat puisse avoir les fonds nécessaires pour financer une partie de la construction du zoo … » et d’ajouter sur la question des dérogations : « Tout promoteur, en fonction de son programme d’investissement, peut demander une dérogation. Pour notre part, nous avons proposé de construire des tours pour marquer l’entrée de Rabat. Nous avons fait une demande pour des immeubles R+17, sachant que déjà le siège de Maroc Telecom, qui est à côté, est un R+20. Donc, toute l’entrée de Rabat va être animée de la sorte car c’est un choix de la ville afin de donner du caractère à son entrée ». Très patriote dirais-je : 1 terrain à 800 Dirhams le mètre carré et en plus une dérogation pour la construction d’immeuble R+17 !

Seulement, peu des « responsables » et des bénéficiaires ont prophétisé ce qui s’est passé : 3 girafe sont mortes sur le chantier J. Certains parlent de suicide collectif d’une famille girafe, alors que le haut commissaire parle « d’une mort normale de la femelle », suivie par le mal souffrant de « stress de solitude » !

Devant l’arrogance humaine, on peut s’attendre à tout des animaux : « Un lion mal nourri devenu herbivore, des singes intoxiqués par des « sorcières », une hyène lobotomisée, des flamands roses devenues blancs ». Dans d’autres légendes, on parle d’une « ferme des animaux » qui s’est révoltée contre les humains cupides et insouciants. Attention le 20 Février pourrait toucher aussi les animaux.

Alors, maîtres de la jungle, rendez-moi mon zoo, rendez-moi mon argent, … ou rendez-moi mes souvenirs !

Caisse de compensation : comment financer le carburant des riches!


La caisse de compensation, un instrument de l’Etat marocain, destiné à stabiliser les prix des matières essentielles ( Gasoil, butane, essence, sucre, pain, blé, … ) afin que le consommateur marocain soit à l’abri des changements des cours mondiaux, réduire l’inflation et préserver la paix sociale.

Seulement, il y a toujours une question importante : L’argent dépensé en compensation, va-t-elle à ceux qui la méritent? Pas sur, puisque tous bénéficions des prix réduit.

Un commencement de réflexion citoyenne est amorcée ici sur le blog de Didacasa concernant le carburant, permettant de gagner plus de 130 Millions de dirhams à travers un réaménagement de l’impôt sur les véhicules ( vignette ).

D’autres lectures sont faites par Larbi, Omar et BigB

34ème Conseil des Ministres arabes de la jeunesse et des sports : Encore un marché public douteux pour Moncef Belkhayat


Comment procéder à l’ouverture des plis d’un marché le 19 mai 2011 dont l’objet porte sur l’organisation d’un évènement  lancé le 3 mai?

Les travaux de la 34ème session du Conseil des ministres arabes de la Jeunesse et des Sports se sont ouverts hier (3 mai 2011) à Marrakech sous l’égide du Ministère des Sports. Ce lancement annoncé sur le site du Ministère et sur facebook a provoqué la réaction d’un internaute sur la page facebook officielle du Ministre des Sports en commentaire à une note postée par Moncef Belkhayat.

« je suis un jeune dirigeant d’une agence d’organisation d’évènement qui a étais surpris par :
sur le site : http://www.marchespublics.gov.ma/ et aussi dans la partie des annonces légale du journal le matin il y a la présence d’une publication d’un appel d’offre public sur offre de prix sous objet : l’organisation du Maroc de la 34é me édition du conseil des Ministre de la Jeunesse et des Sports Arabes. Avec une date de publication 11/04/2011 10:46 et la date d’ouverture 19/05/2011 10:30.
mais j’étais surpris par les photos et articles que vous avez publier.
je cherche à savoir si cette édition qui se déroule a Marrakech est la même cité dans le marché en objet.
PJ : http://www.lematin.ma/Services/PA/AOL/Resultat.asp?pg=18&mo=rech&nature=1&periode=LISTE&lstperiode=SEMAINE&d1=05%2F04%2F2011&d2=12%2F04%2F2011&motcle « 

Soufiane s’interroge ici sur le fait de savoir si l’avis d’appel d’offres sur offres de prix pour l’organisation du Maroc de la 34é me édition du conseil des Ministre de la Jeunesse et des Sports Arabes paru dans le journal Le Matin (08.04.2011 Réf. : C-0020076/11) et dont l’ouverture des plis est prévue le 19 MAI 2011 concerne le même évènement.

Cet internaute a par ailleurs ajouté :

« malheureusement le liens sur le site des marché a étais désactivé mais j’ai tousjours la trace de cette appel d’offre comme vous allez le voir sur le site le matin.
Merci de donné suite a mon commentaire car dans tous les appel d’offre au sein de votre ministère ça se passe de la même manière, des information frauduleuse dans les CPS, des informations incomplètes et pour finir des faux document et de fausse date.
« 

Sa question est restée sans réponses…

Une ouverture des plis aurait donc lieu le 19 mai prochain et concernerait l’organisation d’un évènement qui se déroule en ce moment.

Le Ministre nommé « Monsieur une polémique par semaine » par l’hebdomadaire Actuel va-t-il répondre aux questions posées par Soufiane ou nous offrir encore une fois un article qui commence par « Réponse à l’article diffamatoire d’untel » et dans lequel il ne mettra aucune réponse aux questions posées mais tâchera habilement de répondre à côté ?

Les suspicions* qui entourent les marchés publics de son Ministère trouvent écho dans la presse étrangère mais ne semblent intéresser personne au Maroc… A part peut-être quelques internautes avertis et une poignée de journalistes courageux…

Commentaire de Soufiane sur Facebook

Commentaire de Soufiane sur la page officielle de Moncef Belkhayat

Avis d’appel d’offres sur offres de prix pour l’organisation du Maroc de la 34é me édition du conseil des Ministre de la Jeunesse et des Sports Arabes

Journal Le Matin (Version en ligne)

* RAPPEL :

1.  Affaire Bull Maroc : Marché public octroyé de façon douteuse à Mehdi Kettani membre de la famille de Moncef Belkhayat.

Lettre Ouverte du Collectif Mamfakinch datée du 18 avril 2011

Suite de la lettre ouverte de Mamfakinch avec la video du Journal Télévisé qui prouve que Mehdi Kettani (DG de Bull Maroc) a présenté le projet à Sa Majesté 8 mois avant qu’il ne devienne attributaire de ce même marché

– Réponse de Moncef Belkhayat à Mamfakinch

– Réponse de Moncef Belkhayat « aux articles diffamatoires d’une certaine presse électronique » concernant l’affaire Bull.

– « Maroc : Moncef Belkhayat accusé de népotisme » Article paru sur Yabiladi le 28 avril 2011

– « Belkhayat s’en défend comme il peut : Business & family à la Jeunesse et Sports », Libération, 28 avril 2011

2. Affaire Samia El Ghassal épouse Benlamlih : 5 marchés publics ont été octroyé par le Ministère à la Belle-soeur de Moncef Belkhayat

– Révélation de l’affaire dans le journal électronique Goud.ma

– Question posée  le 14 avril 2011 sur twitter : @moncefbelkhayat et Samia Ghassal vs considérez aussi que c’est ni de « prêt » ni de loin pour les CSPI ? D explications? http://bit.ly/gLkjV1 »  (le lien c’est le schéma familal)

– Cette question posée plusieurs fois à Moncef Belkhayat est restée à aujourd’hui sans réponse.

Le salaire net des patrons des entreprises publiques 2009/2010


 

Le salaire net des patrons des entreprises publiques sans les primes
Nom Prénom Poste du travail Salaire net/mois en DH
Mustapha Bakkoury Caisse de Dépôts et de Gestion 130 000
Driss Benhima Royal Air Maroc 130 000
Anas Alami Barid Al-Maghrib 80 000
Najib Laâraïchi Holding d’Aménagement Al Omrane 60 000
Othmane Fassi Fihri Autoroutes du Maroc 60 000
Mohamed Abdeljalil MARSA Maroc 50 000
Mostafa Terrab Office Chérifien des Phosphates 300 000
Ali Fassi Fihri Office National de l’Electricité ET ONEP 100 000
Mohamed Rabie Khlie Office National des Chemins de Fer 75 000
Abdelhanine Benallou Office national des Aéroports 60 000
Abdellatif Jouahri Bank Al-Maghrib 250 000
Mohamed Benchaâboun Banque Centrale Populaire 120 000
Ali Harraj Crédit Immobilier et Hôtelier 120 000
Hassan Boulaknadel Conseil Déontologique des Valeurs Mobilières 75 000
Noureddine Bensouda Direction générale des impôts 70 000
Tarik Sijilmassi Crédit Agricole du Maroc 65 000
Saïd Ibrahimi Trésorerie Générale du royaume 50 000
Fayçal Lâraïchi Société Nationale de Radio et Télévision 95 000
Salim Cheikh Soread – 2M 70 000
Ahmed Ghazali Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle 60 000
Ali Bouzerda Maghreb Arabe Presse 50 000
Saïd El Hadi Agence Spéciale Tanger Méditerranée 80 000
Azzedine El MountassirBillah Agence Nationale de Réglementation des Télécoms 50 000
Mohamed Lambarki Agence de l’Oriental 50 000
Mohamed Jamal Benjelloun Agence Nationale des Ports 50 000
Total débité de  la caisse de l’Etat/mois faites le calcul s’il vous plait  

 

 

 

 

Evènement de Laayoune : Quelle approche pour les conflits sociaux?


L’Organisation marocaine des droits humains, section de Casablanca, en coordination avec l’espace de Casablanca de dialogue de gauche, a organisé, jeudi 29 Décembre 2010, une table ronde autour du thème : « Evènement de Laayoune : Quelle approche pour les conflits sociaux ? ». Au commencement du débat, Said Khoumri, membre de l’OMDH, a insisté sur l’importance de la rencontre, et son intérêt à échanger les points de vue entre acteurs de la société civile, calmement et sereinement, en vue d’aboutir à une approche commune à adopter face aux conflits sociaux. Ainsi, a-t-il expliqué, le débat sera articulé en deux axes : évènements de Laayoune et observations sur le conflit.

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L’invention chinoise : Transport urbain intelligent


Pour les visiteurs de Shangai, voici le transport public que vous allez emprunter dans quelques années :

Le Maroc a-t-il une stratégie de développement économique ?


La fondation Abderrahim Bouabid, a présenté Samedi 17 Juillet 2010 une étude économique de son « Cercle d’Analyse Economique CAE » intitulée : « Le Maroc a-t-il une stratégie de développement économique ? ».

Les membres de ce cercle CAE sont : Fouad Abdelmoumni Najib Akesbi Omar Balafrej Ali Bouabid Amine Bouabid Yasser Charafi Khalid Elhariry Kamal El Mesbahi Najib Guedira Driss Rachidi Omar Rharbaoui Karim Tazi

Je partage ici le chapitre 3 de la dite étude, forte intéressante. Le document entier peut être remis par simple demande à la fondation( info@fab.ma 121, rue de la Palestine – Bettana – Salé – Maroc Tél. (212) 5 37 84 33 13 / 14 – Fax (212) 5 37 88 02 35 ).

Conclusions : Quelques pistes pour une croissance meilleure.

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La rose socialiste fannée


L’USFP est en décadence et arrive à un état critique de décomposition.  Rien ne va plus et les derniers militants croyant encore à l’espoir commencent à perdre toute espérance. Omar Balafrej, dans une publication de la place, déclare que « L’USFP dans sa forme actuelle n’est pas son parti ». Il ajoute : « Je n’ai jamais eu … la volonté de me rassembler avec des leaders dont le seul objectif est de se maintenir en place et d’obtenir des postes. »

Dans une analyse organisationnelle, Hamid Bajjou ajoute dans un article détaillé : « … Ceci a poussé les militants ayant des principes, ceux qui n’ont pas d’intérêts à échanger ou qui ne veulent pas rentrer dans des relations autres que celles qui se basent sur les principes et les positions partisanes, au désespoir et à l’éloignement du parti et de la politique, après qu’ils se sont retrouvés marginalisés dans les organes partisanes, incapables de rivaliser avec les réseaux d’intérêts bien structurés, laissant ainsi le parti aux mains des opportunistes ».

Aujourd’hui s’annonce la suspension de la participation de 3 militants du bureau politique, il s’agit de : Ali Bouabid, Larbi Ajjou et Mohamed Achaari, et « ce jusqu’au prochain congrès ».

j’ai envoyé un texte au journal ( je ne sais pas s’il passera ), dont voici un passage traduit :

« Nos leaders doivent comprendre que l’avenir se fait par le peuple, pas aux bureaux politiques ou à Dar Lmakhzen… Il faudrait qu’on laisse de coté notre coté populiste, comme il faudrait ne pas trop se focaliser sur notre constitutionalité ( importante et capitale tout de meme ). Il faut au’on travaille sur les vrais dossiers : comment ne pas travailler sur le rapport de la cours des compte? Comment ne pas se poser la question sur la composition du capitalisme marocain? Comment le roi signe une convention du plan solaire a coup de milliards de dollars sans que la majorité ni le parlement n’en soient mis au courant? Qu’on soit une réelle gauche ou qu’on disparaisse! »

Addenda ( 20-04-2010 ) :

Mohamed Lahmine, ayant lancé récemment « l’autre courant » a de sa part déclaré : « Le bureau politique BP assume la responsabilité de la décadence humiliante du parti dans toutes les positions et de l’échec aux élections législatives et communales précédentes. En outre le BP bloque les organes du parti, le 1er secrétaire produit un discours qui n’a rien à voir avec l’USFP, le leadership avance devant tout le monde qu’elle procède pour le sauvetage du parti alors qu’en réalité elle fait le contraire et brise et disperse tous les efforts … Aucun leader n’a tiré les leçons de la catastrophe, en chiffres : l’USFP est passé de 560 sections à moins de 300, le nombre de militants s’est dégringolé de plus de 60 mille à moins de 25 mille, sans parler de l’inaction organisationelle totale de tous les organes de l’USFP. La jeunesse, chabiba ittihadia, vit un état de coma depuis longtemps et a vu ses ashérents passer de 12 mille à 1500 et le nombre de ses sections de 256 à 34. Pour la première fois dans l’histoire du parti nous récoltons des zéros à Casa, Rabat, Eljadida, Safi, Settat, Kénitra, … »

Grima, rentes, … ou simples faits divers ?


Il y a une semaine ou dix jours, j’étais en déplacement professionnel à Tanger. Etant arrivé une heure avant mon RDV, j’ai profité de ce moment pour prendre un pot dans un café au milieu du quartier administratif de la ville. Attablé avec un camarade du parti, je contemplais les constructions anciennes de Tanger, visionnais mes souvenirs et remarquant, non sans profonde déception, la « bédouinisation » de la ville : Constructions moches, fermetures de salles d’expositions et de cultures, « hijabisation » à l’afghane, … et surtout le changement monumental des valeurs : l’argent est maître absolu de la ville. Mon compagnon partageait parfaitement mon diagnostic et me soufflait l’incapacité de la « gauche de la ville » à proposer des issues, comme si elle aurait pu le faire ailleurs 🙂

Soudainement ( 3ataja pour les initiés ), un jeune homme, la quarantaine, se penche sur notre table et nous demande de lui remplir un formulaire. Il ne sait pas écrire le français. Au moment de lui rendre le service, on comprendra que le gaillard est un peu gêné, impatient, mais heureux. A son départ, mon camarade m’apprend qu’ils sont plus d’une quarantaine, de Tanger, Tetouan, Larache, Chaouen, à squatter les administrations pour constituer des dossiers de « grima » ( Autorisation de transport ). D’après lui, ils étaient en attente la venue du roi dans leurs villes et cherchaient ses visites non officielles. Une fois le roi arrêté dans un feu ou un stop, ils se penchent vers lui et lui remettent une copie de leur CIN ( qu’ils ont déjà préparé ) et attestent de leur pauvreté ( comment ? ). Une semaine environ après chaque incident, la wilaya les convoque pour qu’ils constituent leur dossier et recevoir le fameux sésame « grima ». Cela devient une profession pour certains. On ne finit jamais avec les rentes !

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La production des élites du royaume se réalise dans « l’informel ».


« Historiquement, la démocratie a été d’abord une lutte pour l’ouverture du système politique, donc la liberté, ensuite pour l’égalité et la justice sociale. Maintenant, elle est devenue un objectif principal de développement économique. Mais la démocratie ne peut s’établir de façon efficace qu’à la condition de lutter contre les corporatismes familiaux, les coalitions tribales à vocation d’intérêts et le clientélisme des oligarchies technocratiques ». C’est ainsi que conclut Ali Benhaddou son dernier ouvrage « Les élites du royaume, enquête sur l’organisation du pouvoir au Maroc. Chercheur universitaire, spécialiste en sociologie des élites, il est auteur de plusieurs ouvrages sur le sujet. Cet ouvrage constitue l’essentiel d’une enquête académique qu’a mené l’auteur à travers de « longs entretiens avec les acteurs de la vie économique, politique et sociale », tout en puisant du profond fond documentaire de l’auteur sur le sujet.

Pour Benhaddou, les élites marocaines ne font que reproduire les mêmes schémas du passé dans l’organisation du pouvoir, notamment à travers trois groupes : « les chorfas, les oulémas et les commerçants ». Il renchérit sur ce thème en les termes de A. Laroui : ces élites « tenaient à servir le sultan, qui avait besoin d’eux, soit pour le prestige, soit pour garantir leur fortune acquise contre spoliations toujours possibles ». Ces groupes se basent également dans leur conquête du pouvoir sur des liens de mariages entre eux, où « l’homme et la femme sont unis pour le meilleur, non pour le pire ». Ces même mariages redeviennent un « investissement à long terme ». En outre, dans ces familles, la coutume est de consacrer un des leurs au service de l’Etat, « non pas par plaisir, mais par obligation » avoue un des questionnés à l’auteur.

Dans le monde économique, « le capitalisme familial possède des réseaux d’infiltration privilégiés, … la structure actuelle des associations professionnelles témoigne de cet esprit de clan et d’intérêt ». Ainsi, les « confréries familiales » pensent-elle que l’Etat doit être « le reflet fidèle de leurs aspirations ». Dans ce contexte, on comprend bien que le grand enthousiasme avec lequel la fédération des entrepreneurs marocains ont accueilli l’expérience de l’alternance de 98, puis le combat acharné que l’on a mené sur cette équipe dirigeante au moment du non respect de la « coutume démocratique ». Youssoufi le rappelle bien dans son discours de Bruxelles : « L’implantation d’une «Troisième Force» au Maroc a eu comme conséquence de rendre plus difficile «la transition démocratique» bien que le mouvement national s’y était engagé depuis la présentation du Manifeste de l’Indépendance le 11 Janvier 1944 avec l’accord et la bénédiction de Mohammed V ». Benhaddou est alors affirmatif sur ce point : «  En tout cas, si la « menace du collectivisme prolétarien » est écartée, celle des technocrates et des confréries familiales est encore plus dangereuse. Elle risque, si ce n’est déjà fait, de porter atteinte à l’énergie du social et au dynamisme du politique ».

Sur le plan politique, l’auteur considère que « l’affaiblissement ou la marginalisation des partis d’opinion » passe inéluctablement par la montée en puissance des technocrates, sans opinion politique, sans projet pour la société, sans ambition pour le pays ». Ces technocrates ne peuvent être à la fois « au service d’une élite de classe et de la communauté nationale toute entière ». Même dans le social, l’auteur fait remarquer que « les association de protection de l’enfance, cinq au total, sont inféodées au patronat du textile. Pour ne prendre que cet exemple ».

Pour l’auteur, « la démocratie est symbole de liberté, … Il faut également des élites capables de travailler pour un avenir plus lointain. Les élites sont indispensables au pays …Mais quand une société se trouve avec des élites qui ne sont pas en phase avec la réalité ou qu’elles sont rongées par l’autoritarisme, le clientélisme et la corruption, il faut penser à la renouveler ».

Ce n’est pas un acteur politique qui le dit cette fois. Benhaddou, en académique respecté et maîtrisant le sujet, semble dire que la production des élites marocaines est loin d’être en phase avec les conditions modernes de leur formation. La production des élites s’opère globalement dans l’informel !

Lecture dans le « capitalisme » marocain


La parution du nouveau classement « 500, les plus grandes entreprises marocaine 2009 »* est une aubaine pour marquer un instant de contemplation de l’économie marocaine et de la constitution du capital au Maroc. Au préalable, l’on doit de se féliciter à cette occasion pour plusieurs raisons. A sa huitième édition, ce classement permet au grand public de lire, en toute transparence, une analyse scientifique sur l’économie et les performances des entreprises marocaines. Ces mêmes entreprises ont « joué le jeu » de la transparence, ce qui prouve qu’aujourd’hui, le système va de plus en plus vers le fait que les « patrons-capitalistes » se décomplexe de la superstition ambiante, mais aussi des centres d’influences. Le jeu de la transparence a beaucoup de manches à franchir avant que l’on ne soit dans le « libéralisme » prôné ici et ailleurs. Justement, l’objet de ce texte est de mettre en lumière ce libéralisme fièrement revendiqué dans ce Maroc nouveau, mais aussi, de mettre cette « transparence » à l’épreuve.

Qui détient le capital au Maroc.

L’analyse du classement des 100 premières sociétés marocaines permet de faire des observations qui confortent quelques « vérités » communément admises.

Commençons par poser la question : Qui détient le « capital » au Maroc ? Sur les 100 premières sociétés en terme de chiffre d’affaires, l’Etat en détient 12 générant 27,36% du cumul du chiffres d’affaires des 100. 24% du chiffres affaires des 100 est généré par des entreprises privatisées, ce qui revient à dire que l’Etat, en 20 ans s’est permis de privatiser la moitié de sa richesse !

L’ONA génère, à travers ses filiales, 12,27% du chiffre d’affaires cumulé des 100, ce qui représente 45,48% du Chiffre d’affaires des entreprises à capital marocain privé figurant dans les 100 !

Le capital français génère 21,68% du chiffre d’affaires des 100 ! Parmi les 100, 49% des entreprises sont étrangères et génèrent 45,67% du chiffre d’affaires.

Quelques remarques à corréler.

Le « classement » nous renseigne également que le capital français détient 20 des 50 filiales de multinationales étudiées. Ces renseignements en disent long sur les relations commerciales avec la France.

L’ONA, premier groupe privé du Royaume conforte sa domination sur le classement avec ses 37 milliards de CA en 2008, loin avant Akwa avec 20 milliards et Yenna et ses 10 milliards. Côté bancaire ( ne figurant pas au classement ), la filiale de l’ONA dans ce segment, AWB confirme son leadership avec 11 milliards de PNB devant la BP avec 8 milliards et la BMCE avec 6 milliards. Mais le capital français n’est pas absent. BMCI, SGMB, CAM et CDM totalisent un PNB de 11 milliards !

Le marasme économique qui a sévit en 2008 et continue toujours semble ne pas ébranler l’économie marocaine. Economie imperméable ou les grands ne se touchent pas de toute manière ? question pertinente qui attend les spécialistes.

* Classement réalisé par Economie & Entreprises et Kompass.

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