Archives de Catégorie: Education

Kénitra : Appel à réagir contre la poussière noire ! #tekhne9na


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CONTRE LE RACISME – CONTRE LE « JOURNACISME »* (#MarocHebdo)


Drôle de coïncidence. En ce moment, j’étais en train de lire « Partir et raconter« , un livre signé Bruno Le Dantec &  Mahmoud Traoré, un immigré clandestin qui fait le récit de son périple à la Sisyphe ou à la Ulysse, depuis sa région La Casamance au Sénégal, en passant par le Burkina Faso, le Mali, le Niger, la Libye, la Tunisie, l’Algérie, le Maroc pour arriver à sa destination : l’Espagne ou l’Eldorado européen.

Le co-auteur, Bruno Le Dantec, avance dans l’introduction du livre : « Les tentatives de franchissement collectif des hautes barrières de sécurité de Ceuta et Mililla, auxquelles a plusieurs fois participé Mahmoud Traoré en 2005, a fait grand bruit alors. Elles témoigne de la complexité des situations dont les clandestins sont à la fois les acteurs et l’enjeu. Car le « business » des frontières ne se réduit pas à la seule économie de misère des passeurs et autres « chairman ». Leur contrôle fait l’objet de négociations et de transactions au plus haut niveau entre les gouvernements européens et ceux des pays africains de la rive méditerranéenne. La complaisance du gouvernement français vis-à-vis du régime libyen de Mouammar Kadhafi – avant sa chute – en témoigne. D’importantes sommes sont versées, des armes et des moyens de contrôle livrés aux régimes algérien et marocain (et à l’époque, libyen) à qui l’on « sous-traite » une partie du service d’ordre de l’Europe de Schengen ». D’ailleurs, j’ai prévu de publier une fiche de lecture de ce bouquin sur mon blog, je suis malheureux de l’évoquer dans ces circonstances!

Ce récit rapporte les évènements en 2005 concernant le Maroc. A cette époque, nous avions eu cette couverture sur un « journal » régional du nord du Maroc :

« Les criquets noirs » envahissent le nord du Maroc!

Un acte abject de racisme ou de « journacisme ». Aujourd’hui, nous avons découvert une autre couverture, aussi abjecte :

Non, mais le malheur, généralement ces mêmes racistes ( excusez moi, je ne trouve pas d’autres qualificatifs ) s’indignent de couvertures comme celle-là :

ou celle-ci :

A BAS TOUS LES RACISMES!!!

*journacisme : mot inventé par mon camarade S. Lemaaizi, militant d’attaque et journaliste, pour signifier le racisme véhiculé par les médias.

Oubliés de la rentrée : trisomiques


Je ne souhaite pas revenir sur la définition de cette maladie, ni à l’approche d’intégration des malades, d’autres le font très brillamment d’ailleurs.

Je veux juste raconter une histoire qui m’a ému hier :

L’histoire de A, un père de famille, cinquantenaire, entrepreneur, père de 4 enfants, dont le plus jeune L , 9ans, est trisomique. A a un faible particulier pour L. Il m’a montré ses photos en train de jouer, de danser, … et partant à l’école. Sauf que L va dans une école « normale », son père A habite à Sidi Bernoussi, a cherché vainement un établissement spécifique dans les quartiers nord de Casa! Soit c’est très loin, au sud, soit trop loin et trop chère! Dans cette école « normale », parce que L veut être comme tous les enfants, avoir un cartable et aller à l’école, il n y a aucun équipement, ni aucune pédagogie spécifiques pour L!

Ceci est un appel : si vous connaissez un établissement spécifique dans les quartiers sud ( plutôt défavorisé de la métropole ), merci de me le notifier. Sinon, des âmes sensibles et des parents dans les mêmes conditions et la même localisation, sont priés de s’associer pour trouver une solution. Un mécène, à qui j’ai parlé, pourrait offrir un local. L et les autres enfants ont le droit d’aller à « leur » école. l’Etat? La ville? … pfff

Rentrée culturelle #Maroc : congrès de « l’Union » des Ecrivains du Maroc


« Je pense que le moment est venu pour tous les protagonistes de la scène nationale (décideurs politiques, partis, syndicats, élus, entrepreneurs, acteurs associatifs, et bien sûr intellectuels et créateurs) de se prononcer clairement sur l’état alarmant de notre réalité culturelle et sur le train de mesures à prendre pour y remédier. » Abdellatif Laâbi.

La rentrée culturelle marocaine devrait être marquée cette année par le 18ème congrès de l’Union des Écrivains du Maroc.

Sans revenir au passé glorieux de cette association d’intellectuels, il est malheureux de constater aujourd’hui qu’elle compte plus d’adhérents que le nombre de productions intellectuelles du pays, et qu’elle n’est pour rien dans la promotion culturelle, certainement affectée par la « culture mcdo » d’Internet, à l’image de son compte Twitter à 5 messages depuis le 28 Décembre 2011!

Son congrès aurait été une occasion de poser en profondeur la question culturelle du pays, mais hélas, personne ne s’en soucie plausiblement! En tout cas, l’UEM, comme la culture marocaine, vit une crise profonde. Je rejoint un jeune écrivain dans sa pertinente assertion : « Je ne connais pas les détails de la crise, mais j’ai besoin de l’UEM ».

Finalement, la question culturelle n’est pas le ressort de la seule UEM, elle est profonde et structurelle et mérite d’être traitée, tout comme la crise du pain!

 

 

 

Ramadane Moubarak : Equité sociale dites-vous?


Si ceci est faux, il faut poursuivre les personnes qui postent ce genre de conneries, 1 autre jeune casablancais vient d’être poursuivi pour avoir posté des images et des commentaires blasphématoires sur Facebook.

Si ceci est vrai … rien à dire!!

Ramadane Moubarak

Jib ktabek waji te9ra m3aya


Hadi hya l7amla.

Majmou3a dyal chabab, nadou darou 7amla zwina bezzaf : « Jib ktabek waji te9ra m3aya ». Hadchi ghadi ykoune nhar l7ed m3a 5 dyal le3chya fga3 sa7at dyal lmoudoune lekbar ( li fcasa, raha fsa7et le7mam ). Li bgha ychouf ni9ach li dayer fel facebook yebrek hna

Wa thallaw

Le Zoo n’est pas fait pour les pauvres! autres bêtes sévissent!


Une chose est sure, lire mon billet là-dessus, les animaux ne vont plus se suicider par faute de bon foyer! le nouveau zoo est finalement prêt et surtout inauguré :

Des petits enfants d’une association caritative aurait demandé aux responsables du zoo la réduction du tarif d’entrée, voire l’exonération, pour ces enfants. Voici la réponse telle que publié par cette association sur facebook ( traduction : payer les 20dh par enfant, 30dh par accompagnant, ce sont des prix étudiés pour cette catégorie ) :

Réponse du zoo à une association caritative

Travail domestique : Arrêtons l’impunité, l’esclavagisme et l’exploitation !


Les histoires tragiques des petites filles exploitées dans notre société marocaines se suivent, se ressemblent et atteste d’une incapacité chronique de combattre ce fléau au 21ème siècle. L’histoire de la petite Zineb d’Oujda, 11 ans, torturé dans le foyer d’un juge, celle du même âge torturée, récemment, jusqu’à la mort, … ne sont que la partie visible de l’iceberg ! Elles sont plus de 60.000 petites filles qui servent ( et je l’assume ) d’esclaves modernes dans les foyers. Pire, parmi les gens plus pieux, les modernistes plus acharnés, cette pratique ne semble perturber leurs principes ! Le célèbre blogueur marocain Citoyen Hmida s’exprimait, avec les mots adéquats, sur le sujet ainsi : « Avant même de poser des problèmes de droit et de société, l’exploitation des petites filles dans les travaux ménagers doit nous interpeller individuellement au niveau de notre conscience, de notre morale, de notre éthique ! », il a bien raison ! Ne nous voilons pas la face : combien de mère de famille tolère que ses adolescents abusent de la petite domestique au lieu de choper le sida ailleurs ? Combien de famille considère que faire travailler une petite fille d’une famille pauvre est la sauver de la misère ? Combien de nous tous, s’accommodent devant trouver une petite bonne chez la famille ou les amis ? … Mais en même temps, le problème est beaucoup plus complexe, car aucune société n’a combattu un fléau par la simple remise en cause individuelle de ses citoyens. A mon sens, il faut œuvrer sur deux niveaux parallèles.

 

Travaillant quelque 14 heures par jour, 6 jours sur 7 ( et là je suis clément ), soit quelques 364 heures par mois, contre un salaire de misère qui ne dépasse guère les 800 dirhams par mois, soit 2,20 dirhams de l’heure ! Et si c’était seulement ça : la violence, les viols, la maltraitance, … sont autant de supplices subies par ces petites Cosettes, dont le seul tort est d’être nées dans une société impitoyables, dans un état qui peine à protéger ses enfants ! La société civile n’a pas cessé de dénoncer cette situation, pourtant le Maroc est signataires de toutes les conventions OIT interdisant le travail de l’enfant. Même HRW s’est mêlée à cette dramatique destinée !

Le code du travail, censé être le cadre légal réglementant les relations de travail entre employeurs et employés, a évité de rentrer dans le détail du travail domestique tout en renvoyant vers un texte de loi spécial pour cette question. Depuis quelques mois déjà, le projet de loi sur « les travailleurs domestiques » est chez le SGG. En voici quelques avancées et remarques que j’ai faites :

  • Interdiction d’employer enfants de moins de 15 ans. Entre 15 et 18 ans, un accord parental est nécessaire.
  • Le projet de loi impose un contrat type entre employeur et employé, dont un exemplaire doit parvenir à l’inspection du travail.
  • L’employé est rétabli dans ses droits légitimes : congé payé (minimum 1,5 journée par mois), 1journée chômée par semaine, prime de fin de contrat, salaire minimum équivalent à la moitié du SMIG applicable en industrie, …
  • L’inspection du travail est, à l’instar des autres conflits durant et après les autres contrats de travail, est habilitée à arbitrer entre les contractants.
  • Le contrat ouvre l’imposition d’affiliation à la sécurité sociale.
  • Il est passible d’amende entre 25 et 30.000 dirhams ceux qui ne déclarent pas leur contrat de travail. En cas de récidive, la peine peut aller jusqu’à 3mois de prison ferme.

Conscient de l’importance d’une réglementation qui saura mettre à niveau à moyen et long terme la situation de ces travailleurs clandestins, il est nécessaire dans le même ordre d’idée que la mentalité change. Ceci n’est possible que par une appropriation des valeurs des droits humains par tout un chacun, ce qui nécessite une vraie révolution culturelle. Ceci est valable dans tous les domaines par ailleurs.

Le débat est ainsi ouvert !

Tribune : حوار هادىء مع الأستاذ عبد الإله بنكيران


يكثف سؤال «من نحن؟» كل جدل وتوتر قضايا «الهوية». من نحن؟: جماعة مؤمنين؟ سلالة خالصة لعرق نقي؟ مواطنون تعاقدوا على دولة القانون والولاء المدني للوطن الواحد؟ مسلمون، أم عرب أو أمازيغ، أم مغاربة منخرطون في مغامرة إنسانية أشمل؟ سؤال يحيل الى آخر: ما «الوطن»؟ بوثقة ذكريات مشتركة لأجيال تقاسمت الآلام والحروب والأحزان والأفراح والرموز والأساطير؟ شراكة أحلام تنهض على رغبة ملحة في العيش المشترك وعلى إحساس قوي بالمصير المشترك؟ قومية مكتملة التشكل أم مجرد محطة عابرة في أفق محطة قادمة، على مرمى حلم أو وهم، قد تكون: أمة الإسلام، وطنا عربياً أو بلاد تامزغا

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Le peuple … veut …


Chacun ses revendications :

Mehdi Ben Barka, deux vies de 45ans


Le 29 Octobre 1965, Mehdi Ben Barka fut enlevé en France à l’âge de 45 ans. Une grande figure du nationalisme et du socialisme marocain, Ben Barka continue de nourrir la polémique, tant que les autorités marocaines et françaises ( américaines et israéliennes également ) se raidissent dans la rigidité des positions contradictoires, mais finalement convergentes, de garder au secret les dessous de cet enlèvement. Aujourd’hui, Mehdi a vécu 45 ans encore à hanter les esprits, mais aussi à animer l’espoir d’une jeunesse marocaine en mal de figure d’identification. Révolutionnaire, militant « altermondialiste » ( le terme n’existait pas en son temps ), initiateur de la tricontinentale ( organisation de solidarité des mouvements de libération nationale au tiers monde ), opposant notoire au régime de Hassan II, professeur de mathématique, président du premier conseil marocain ( le parent du parlement actuel ), … Mehdi a été beaucoup plus que tout cela.

Sans vouloir faire dans la polémique ou chercher une quelconque « héroïsation » à travers cette figure, qui je l’avoue, me fascine, je vais essayer dans le prochain jeu de rôle, d’inventer une interview fictive avec Mehdi, les réponses sont de vrais propos de Mehdi, mis dans le contexte. L’objectif est certainement de partager sa pensée avec la jeunesse marocaine qui apprendra beaucoup à le connaitre.

 

Q : Monsieur le Président bonjour. Nous vous remercions de nous avoir accordé cette occasion pour vous parler. Quel regard portez-vous sur le Maroc d’aujourd’hui, 45 ans après votre enlèvement, à l’âge de 45 ans ?

Mehdi Ben Barka : « Je voudrai que notre discussion prenne la forme d’un échange entre nous, car les idées que je vais vous exposer sont en étroite liaison avec notre vie quotidienne et avec le destin de notre pays … quelque soit la forme de notre société actuelle, une analyse sociologique approfondie et un aperçu sur l’état des peuples socialement arriérés comme le notre, suffisent à nous montrer que cette société a besoin d’évoluer. Le Maroc nouveau a besoin d’une société nouvelle. … La participation populaire [est une des] conditions indispensables à la construction d’une société nouvelle. C’est la participation du peuple à l’élaboration, l’exécution et le contrôle des plans de développement … Mobilisons-nous de nouveau pour travailler avec un grand enthousiasme à la construction de la société nouvelle »(1).

Q : Quelle a été la principale entrave qui a empêché le Maroc, à votre avis, de réaliser 54 ans après son indépendance, cet objectif pourtant levé depuis longtemps ?

Mehdi Ben Barka : « Nous avons devant nous d’autres expériences, comme celle de la Turquie de Mustapha Kemal Atatürk, de la Chine populaire ou de l’Inde. Que pouvons-nous en tirer comme enseignements ? Dans ces expériences, nous constatons que les forces sociales qui ont conduit le combat pour la libération sont celles-là même qui ont pris les rênes, même après coup, pour diriger le combat difficile de la reconstruction pendant la période transitoire… La situation actuelle que vit notre pays ne peut être traitée par de belles paroles et de beaux discours. Elle a besoin d’une révolution profonde que nous devons mener …Nous ne promettons pas de miracles. Leur époque est révolue. C’était un don que Dieu a réservé à certains prophètes. Ce qu’on appelle aujourd’hui un miracle, c’est ce que réalisent les peuples par leur travail constant, avec abnégation et des sacrifices continus, et selon des programmes planifiés avec rigueur »(2).

Q : Les masses populaires, vos sympathisants parmi l’élite, que vous êtes censés représenter n’ont pas compris le sens de votre participation gouvernementale depuis 1998, comme celle de 1958. Que répondez-vous ?

Mehdi Ben Barka : « Comment peuvent-ils comprendre nos hésitations antérieures si jamais nous ne leur révélons pas les dures batailles que nous avions dues mener pendant notre participation au gouvernement, pour faire aboutir la réforme la plus bénigne ? Seule l’explication objective de nos insuffisances, de nos erreurs passées, peut leur permettre de se préparer pour les luttes à venir … La responsabilité directe ? Il faut la chercher dans l’imposture qui, depuis 1960, sert de fondement à la politique officielle du Maroc.

On fait applaudir les populations par contraintes, ou par réduction de la misère et l’on fait de ces applaudissements forcés un principe de gouvernement. Mais la réalité se venge de toutes ces illusions et la seule vraie politique est la politique du vrai ! »(3).

Q : Vous avez un ton différent, monsieur le Président. Quel regard portez-vous sur la transition démocratique que vit le Maroc d’aujourd’hui ?

Mehdi Ben Barka : « La démocratie n’est pas une enseigne qu’on exhibe aux touristes, c’est une réalité qui doit ouvrir concrètement à chacun des possibilités de progrès et de culture …Maintenant, nous avons pris une position nette sur le plan constitutionnel, mais nous ne devons pas compenser une erreur par une autre. Il ne faudrait pas que la constitution devienne un mot magique qui va régler tous les problèmes. A mon sens, la constitution n’est pas valable dans la mesure où elle ne garantit pas les libertés publiques, leur permet d’être effectives, par le contrôle et la sanction du pouvoir et où elle permet de contrecarrer les influences étrangères dans les affaires de notre pays. Ce qui importe pour nous c’est la définition des pouvoirs et des responsabilités devant le peuple, la mise en place des institutions authentiquement populaires. Donc, le problème constitutionnel n’est qu’une partie du problème démocratique, c’est-à-dire de la participation, de plus en plus large des masses populaires à la gestion publiques »(3).

Q : Et la laïcité, qu’en pensez-vous ? Spécialement dans l’école publique ?

Mehdi Ben Barka : « Il reste entendu que, pour nous, l’enseignement religieux fait partie intégrante des programmes d’enseignement pour les marocains, étant donné qu’ils sont soit musulmans, soit israélites. Mais la partie de l’enseignement religieux devra être facultative pour ceux qui nz sont pas de religion musulmane ou israélite. Nous adopterons, pour les non-musulmans, un système français qui donne à l’enseignement religieux une place à côté de l’enseignement laïque. Mais le citoyen marocain, en tant que citoyen, est aconfessionnel, en ce sens que les institutions de l’Etat marocain sont des institutions non confessionnelles »(4).

Q : Un dernier message pour les jeunes d’aujourd’hui …

Mehdi Ben Barka : « L’éducation … C’est que, sans la masse, sans l’éducation de la masse, nous resterons isolés, nous resterons comme l’arbre qui perd ses racines, et qui est voué à la mort. Voilà quelles sont actuellement nos préoccupations en matière d’éducation. D’abord, à long terme, c’est l’Université, c’est la réforme de l’école ; et à court terme, c’est cette lutte contre l’analphabétisme … »(4).

 Ressources :

(1)   : Mehdi Ben Barka, conférence devant les cadres du parti de l’istiqlal de Tétouan, 31 Juillet 1958.

(2)    : Mahdi Ben Barka, « Nos responsabilités », conférence devant les cadres du parti de l’istiqlal à Casablanca, théatre municipal, 19 Mai 1957.

(3)    : Mahdi Ben Barka, « Option révolutionnaire au Maroc », rapport au secrétariat général de l’UNFP, avant le 2e congrès, Rabat, le 1er Mai 1962 + préface de Mehdi Ben Barka, Juin 1965.

(4)   Mahdi Ben Barka, « L’Université marocaine », conférence donnée au séminaire des Bénédictions à Tioumliline (région d’Azrou) devant Fkih Mohammed Belarbi Alaoui, maître Abdelkrim Benjelloun, ministre de la justice, le professeur Louis Massignon et d’autres personnalités marocaines et étrangères, Août 1957.

En Iran, « Marche sur mes yeux », mais ne détourne pas ma voix !


Serge Michel et Paolo Woods sont journaliste et photographe collaborant avec de prestigieux titres de presse : Le Figaro, Le Monde, Time, Géo, Newsweek, … Tous les deux ont vécu plusieurs années en Iran. Ils se sont associés pour écrire un livre sur le bonheur en Iran ; pour ce faire, ils décident d’arpenter le pays à la rencontre de personnes ordinaires, de décrire leur vécu loin des clichés occidentaux. Seulement, leur dernier voyage en 2009 a coïncidé avec la révolte post-électorale, où ce qu’on appellera le « mouvement vert » qui incarnera une opposition progressiste « sans équivalent au Moyen-Orient ». Ainsi leur ouvrage « Marche sur mes yeux »(*) se divise-t-il en deux partie : une première partie représente un carnet de voyage de ce qu’ils ont observé durant la révolte et une seconde qui est relative à leur projet initial sur le bonheur. L’intérêt majeur de cet ouvrage se trouve dans le ton presque impartial des auteurs se détachant des préjugés de l’occident.

Viol d’enfance et impunité


Cela peut être vu comme simple fait divers par certains. L’affaire interpelle notre conscience. Il s’appelle Taoufiq, il a sept ans et vit à Nador avec sa famille, plutôt modeste.

Taoufiq a subi pendant longtemps des viols cauchemardesques par un adulte de 21 ans. L’état de santé du petit Taoufiq, physiquement, est bien dégradé : inflammations, déformations, … alors que son état psychique est fortement affecté.

Le principal accusé semble vagabonder en toute impunité, grâce à l’influence exercée par sa famille dans la ville.

Comme déjà évoqué, ceci peut paraitre comme un simple fait divers. Grace à ( à cause de ) la télévision, nous sommes maintenant habitués à des scènes plus choquantes : carnages en Palestine, séisme à Haïti, viol d’enfants, … alors que nous prenons sereinement nos repas. Réveillons-nous, ce n’est pas normal. Taoufiq pourrait être votre enfant, votre neveu, …

Un comité national s’est constitué pour défendre ce cas. Un groupe facebook est créé pour exprimer la solidarité.

Le Maroc a la première université sous-marine au Monde


Le Maroc devrait être fier, grâce aux pluies qui s’abattent de temps à autre, et au « plan d’urgence de l’enseignement », nous avons eu notre première université sous-marine au monde!

Mehdi : « nous nous sommes attachés à construire l’Etat »!


« Bien entendu, nous nous sommes attachés à construire l’Etat, à mettre en place les institutions gouvernementales, à liquider les formes politiques de domination étrangère. Nous nous sommes engagés, dans une seconde phase à lutter contre toute domination économique et l’année 1959 a été une année fondamentale qui a permis au peuple marocain et à l’Etat marocain de disposer des instruments qui permettaient d’engager ces nouvelles batailles. Mais le pouvoir restait encore partagé entre des forces populaires, les forces qui ont mené la lutte pour l’indépendance nationale, et les forces conservatrices qui ramenaient plutôt le Maroc aux conditions de 1912, c’est-à-dire à un régime semi féodal et qui pourrait très bien s’accommoder du maintien des intérêts étrangers dans la mesure où ces intérêts étrangers protégeraient les tenants des privilèges contre la vague populaire. »

Mehdi Ben Barka, « Conditions de la réforme agraire », Janvier 1962.

« Voilà quelles sont actuellement nos préoccupations en matière d’éducation. D’abord, à long terme, c’est l’Université, c’est la réforme de l’école ; et à court terme, c’est cette lutte contre l’analphabétisme, … C’est pour cela que nous avons pensé que les vacances pouvaient nous donner l’occasion de créer une immense école de l’éducation de base ».

Mehdi Ben Barka, Conférence donnée au séminaire des bénédictins à Tioumliline ( Azrou ) devant Fquih Mohammed Belarbi Alaoui, maître Abdelkrim Benjelloun, ministre de la justice, …, Août 1957.

Mehdi Ben Barka a été enlevé le 29 Octobre 1965 à Paris. La vérité sur son sort n’a jamais été élucidé

Est-il encore possible de faire de la POLITIQUE dans ce pays ?


« J’estime que le RNI et l’Istiqlal se rejoignent sur beaucoup de ces principes. Pour ce qui est des raisons, elles sont simples : quand le PAM a rejoint l’opposition, le gouvernement n’avait plus la majorité d’où le remaniement technique et l’entrée du MP au gouvernement. Et comme il y avait des équilibres à préserver, le portefeuille de la Jeunesse et des sports devait revenir au RNI. Et vu que ce parti présente une plateforme politique en ligne avec mes convictions, et de concert avec le RNI, nous avons décidé de faire une transhumance qui est mineure parce que je n’avais aucun rôle dans les instances du PI. Surtout que cela ne va pas à l’encontre des intérêts de l’Etat … J’ai rencontré Mustapha Mansouri avant ma nomination, nous avons longuement discuté du RNI et nous avons trouvé un accord pour mon arrivée au sein du parti. ».

Moncef Belkhayat, ministre de la jeunesse et des sports.

Dommage, j’aurai souhaité avoir un petit tableau

de la craie, et vous comme élève

pour vous apprendre les ABC de l’appartenance partisane !

Esclavagisme moderne dans le Royaume chérifien


Sans commentaire.

Zayneb, 11 ans, torturé dans le foyer d’un juge à Oujda chez qui elle travaille.

ESCLAVAGISME MODERNE !

A bas les discours modernistes, la signature de conventions pour le travail des enfants, … si l’on accepte de tels agissements. J’ai honte!

ADDENDUM : Voir l’analyse de Réda sur le sujet.

Privatisation de l’école publique!


Le plan d’urgence lancé par le ministère de l’éducation nationale, qui vient comme réforme à la réforme approtée par la charte nationale de l’éducation et l’enseignement, et qui caracole une grande part du budget de l’Etat est bien expliqué ( formidable et concis !! ) ici, avec un plan tyissir, dont l’essence est bien exhibée sur la page web du ministère ( c’est normal que c’est vide, vous n’avez rien compris! ).

Mais le pire est à attendre. Le MEN lance un concours pour le recrutement de pluseirus miliers de professeurs « saisonniers » dans tous les cycles! A la rentrée, vos enfants envoyés à l’école publique seront devant ces « saisonniers ». Vous serez obligés de les installer dans des écoles privées, à « qualité » meilleure. Et c’est ce qui est demandé dans le « plan d’urgence », qui préconise que 20% des effectifs soit formés au privé.

On pourra en parler ici.

Appel du cercle des Jeunes Démocrate


Je diffuse, comme je l’ai reçu, ce message qu’un nombre d’amis ont lancé.

Cher(e)s ami(e)s,

A quelques jours des élections communales, ils nous appartient d’être vigilants, en effet loin de céder au sirène toujours sonnante de la démocratie inachevée, il nous faut nous rappeler que la démocratie n’est qu’un processus qu’il appartient a chacun d’entre nous de faire vivre et fructifier.

A ceux qui disent que la corruption mine le vote, nous leurs répondons qu’on ne coupe pas un membre atteint d’un cancer,on le soigne, on ne refuse pas de voter sous prétexte que certains pourraient profiter de notre vote, on lutte contre cette maladie en votant…

A ceux qui nous disent que voter ne sert a rien, nous leurs disons que si vous ne votez pas, vous ne comptez pas, ne pas voter c’est s’exclure des choix de notre pays, c’est laisser à d’autres diriger nos vies, un droit que l’on n’utilise pas est un droit qui meurt, ne pas voter aujourd’hui c’est risqué de ne plus pouvoir voté par la suite….

A ceux qui nous assènent que les élections communales ne sont que le faire valoir des notables de chaque villes, nous leurs répondons que si l’on peut gouverner de loin, on ne peut administrer que de près, et que si le parlement peut voter des lois, seul al 3oumda (le Maire) les faits appliquées.

Alors peu importe pour qui l’on choisi de voter, l’important c’est de décider pour notre pays, pour notre avenir et celui de nos enfants.

Amitiés,

Le cercle des Jeunes Démocrates Marocain.

 » Voter c’est écrire l’Histoire. » Alex Le Gall.

Ce ne sont pas nos parents qui nous ont légué la terre, ce sont nos enfants qui nous la confie!


Aujourd’hui, c’est la journée mondiale de l’environnement. Cette année, elle coincide au Maroc avec la compagne électorale. J’aurais souhaité que nos politiques intégrent cette dimension dans leurs programmes, au lieu de balancer dans nos rues et campagnes des flyers qui rajoutent « lkhel 3el khmira ». J’aurais aimé parlé du thème de cette année, le réchauffement climatique au lieu de parler du réchauffement politique. J’aurais souhaité également que la population puisse se prendre en charge en lançant des initiatives : journée sans voitures, sensibilisation, …

Dommage que ne pouvons tout le temps être au rendez-vous gagant. Gérer des communes c’est aussi gérer l’environnement dans lequel se situe l’avenir de l’humain, citoyen, votant. Penser à l’environnement, « ce n’est pas planter un arbre » disait un ami, ou faire une compagne de nettoyage du quartier. L’environnement comprend « la culture, l’architecture, l’espace naturel, … qui concourent à préparer une vie humaine décente » nous a rappelé une amie, spécialiste de l’écologie.

En attendant que nous puissions penser aux vraies problématiques, bonne journée … de l’environnement.

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