Archives de Catégorie: Lu pour vous

Darif : d’Intello à chef de parti – Interview


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« A une loi injuste, nul n’est tenu d’obeir, stop à la corruption! »


Je publie cette lettre telle qu’elle m’est parvenue :

« Bonjour,
Je suis ressortissant Français vivant au Maroc depuis près de 10 ans et souhaiterais attirer votre attention sur un fait d’actualité, le 30 janvier vers 11H dans le cadre de son travail à notre showroom un de nos salariés à été violemment frappé par une membre de l’autorité local mokedden de la municipalité de oulad azzouz nommé Mr. SAHBI sans aucune raison hormis le fait que nous ne cédions pas à la pression afin qu’il obtienne une somme d’argent de ce fonctionnaire, a affligé une violence physique avec un coup de poing aux niveaux du visage sur la mâchoire inférieur gauche, et une violence morale qui touche l’orgueil de cette personne âgé de 55 ans, le tout en présence des agents de la municipalité et de force auxiliaires du CAID.
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Notre salarié munis d’une attestation d’un médecin qui lui à donner un premier arrêt de travail de dix jours, à déposé une plainte pour coups et blessures et abus de pouvoir avec le témoignage de plus de six personnes.
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Nous subissons depuis un certain temps de forte pression et des abus de pouvoir des autorités local, car nous avons ouvert notre nouveau show-room sur la route d’Azzemour en toute légalité, car nous avons toutes les autorisations nécessaires, mais suivant l’autorité locale, les autorisations que nous avons attendue plus de 8 mois ne sont pas valables, dés lors que nous développons notre espace de vente le Caid et toute sa troupe débarque comme si nous vendions de la drogue pour démolir nos installations, nous avons une autorisation d’exploiter qui stipule que nous somment autorisé a exercer notre activité et équipé notre show-room d’espace de vente sans dalles béton, nous avons monté une pergola en paille et le lendemain ils sont venus la détruire, nous avons monté un mur pour nos compteurs électriques, il sont venu nous le détruire, nous avons créé une fosse septique pour les WC ils ont venu nous la détruire, nous avons créé un réseau électrique de distribution il nous ont tout arraché, à chaque débarquement il nous saisissent notre matériel, le cout des dégâts est énorme et nous ne pouvons pas exploiter notre showroom.
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Que vont penser nos voisins, clients et salariés des ces débarquements musclés avec plus de vingt personnes ainsi que les forces auxiliaires, que nous somment des vendeurs de drogue, d’armes où je ne sais quoi encore ?
Que doit-on faire afin que la justice soit juste au Maroc ?
Quel recours efficace avons-nous ?
Je ne demande pas d’argent, je ne souhaite que pouvoir travailler librement pour ma survie et celle de mes salariés qui ne cessent d’abandonner mon entreprise.
Je ne comprends pas ces attitudes qui donnent envie de quitter ce pays de corrompus, comment faire pour faire appliquer nos droits, je suis désespéré et anéanti de cette situation et ne sais plus vers qui me tourner…
J’espère qu’une communication via les médias et les sites spécialisés permettra de faire instaurer un climat sein de confiance pour les investisseurs marocain et étranger qui subissent des pressions énormes des autorités.
Quand l’injustice devient loi, la résistance est un devoir, Stop à la corruption.
Cordialement
FABRICE LORILLO »

Les espoirs de révolution culturelle au Maroc (1966-1973) racontés par Kenza Sefrioui.


« Le magnifique travail de Kenza Sefrioui, retranscris dans son livre « La revue Souffles : Espoirs de révolution culturelle au Maroc (1966-1973) » est une victoire de l’intelligence, de la mémoire et une arme contre le désespoir ». C’est ainsi que Abdellatif Laabi s’était-il exprimé dans la rencontre organisée le 1er Juin à la médiathèque de CEDIDELP*  sous le thème : « Jeunes des années 1960-jeunes des années 2000 : Liaisons et ruptures pour un Maroc démocratique », à Paris devant une quarantaine d’invités.

revue souffles par kenza sefriouiLa rencontre a été l’occasion de présenter l’ouvrage de Kenza Sefrioui consacré à l’étude de la revue souffles, ayant fait l’objet d’une thèse de doctorat de l’auteur. « Créée à Rabat en mars 1966 par un petit groupe de jeunes poètes d’expression française, Souffles a été, tout au long de ses sept années d’existence, une tribune singulière dans le paysage de la presse marocaine. Elle a porté un véritable mouvement littéraire et intellectuel, avant de devenir la tribune du mouvement marxiste-léniniste. Disparue en 1972, après l’arrestation d’Abdellatif Laâbi et d’Abraham Serfati, son histoire, retracée au travers des témoignages de ses auteurs, montre que sa vision moderniste et progressiste invitait à des questionnements toujours d’actualité » peut-on lire dans la description du livre.

D’emblée, pour saisir l’importance de l’ouvrage, il faut souligner qu’il a fallu 10 ans à notre journaliste (du défunt « Journal Hebdo ») et critique littéraire Kenza Sefrioui pour nous raconter l’histoire de la revue « Souffles », qui elle n’a duré que 8 ans ! Pour l’auteure, l’ambition était de « retracer l’historique de la revue souffles, puis en deuxième partie du livre d’étudier la relation politique ». Il est à noter qu’une multitude d’entretiens exclusifs ont été accordés à K. Sefrioui, édité en annexe de son livre, de témoins et acteurs de la revue (notamment de feu Abraham Serfaty, Abdellatif Laabi, Mostapha Nissabouri, … ).

rencontre cedidel souffles kenza sefrioui

Pour Abdellatif Laabi, dont le combat pour la culture date depuis la création de Souffles, il a estimé que la proposition qu’il a faite pour la création de « l’institut national de la mémoire contemporaine » ainsi que celle du « manifeste pour la culture au Maroc » n’ont pas eu beaucoup d’échos, et des fois dans les sphères intellectuelles ! Le poète marocain, prix Goncourt, se dit préoccupé des thématiques de la mémoire, de la transmission entre génération et de l’archive. Dans ce sens, il loue une initiative réussie de l’auteure K. Sefrioui de conserver une partie de la mémoire collective, lui qui a « préfacé ce travail consacré à une histoire qui ne lui appartient plus » a résumé le modérateur.

L’auteure s’est indignée également d’une absence de volonté politique de développer la culture, parlant de la « nécessité d’une vraie révolution des valeurs ». « Dans les conclusions, je parlais d’ « élan brisé » parce qu’il faut tirer la sonnette d’alarme sur la situation culturelle au Maroc ! La culture est centrale dans le projet démocratique ! » Ajoute Kenza Sefroui. Plus nuancé, Abdellatif Laabi pense « que les mêmes combats continuent, surtout avec un système de l’enseignement actuel qui fabrique des analphabètes bilingues ! Mais, certaines initiatives (exemple de théâtre) nous redonnent l’espoir ».

Intervenant au nom du « Mouvement Anfass pour la démocratie », présenté comme portant le même combat que la revue d’antan, le militant du 20 Février Montassir Sakhi accuse « les carriéristes de la culture et ceux d’entre eux décrits dans « un autre Maroc » de Laabi par « ces intellectuels vendant leur âme contre des miettes » et surtout ceux qui n’ont pas soutenu le mouvement des jeunes ». Tout en rappelant l’engagement de Laabi et d’autres dans les manifestations du 20 Février, il a insisté sur le fait que « le 20 février n’est pas orphelin, il est l’héritier des mouvements de résistance, depuis la résistance pour l’indépendance ! ».

« Ecrivains, poètes, essayistes, cinéastes, plasticiens s’y croisent et s’y côtoient dans un partage fécond des idées. Celles-ci circulent, le projet culturel de la revue mûrit dans son entreprise de décolonisation des esprits et de reconstruction de l’identité nationale. Après la sombre page du colonialisme et l’archaïsme despotique du régime marocain d’alors, l’enjeu est de taille » analyse Nathalie Galesne dans une tribune consacrée au livre de Kenza Sefrioui, avant d’ajouter : « En nous racontant « Souffles comme mouvement », « Souffles comme projet d’opposition » l’auteure nous entraîne à visiter ou à revisiter une page essentielle de l’histoire du Maroc et à nous saisir, chemin faisant, d’un passeport de connaissance ».

Tout a commencé ainsi, nous apprend l’auteure : « C’était au départ un projet purement poétique. Abdellatif Laâbi, Mostafa Nissabouri et Mohammed Khaïr-Eddine – tous trois âgés de moins de trente ans et insatisfaits des circuits culturels – avaient décidé de créer leur propre tribune. Le premier numéro est un simple recueil de poèmes, accompagné des œuvres des artistes qui enseignaient à l’Ecole des Beaux-Arts de Casablanca (Farid Belkahia, Mohammed Chabâa et Mohammed Melehi, qui avait réalisé la maquette de la revue). Un tonitruant prologue signé Laâbi donne les grandes lignes : Souffles se veut une tribune ouverte à toutes les recherches novatrices ».

« La revue Souffles : Espoirs de révolution culturelle au Maroc (1966-1973) » est édité en 400 pages aux Editions du Sirocco.

* : « Centre de documentation internationale pour le développement, les libertés et la paix » dont l’objectif est « de rendre accessibles les savoirs et la mémoire des luttes sociales et environnementales passées et actuelles qui nous concernent tous, citoyens et citoyennes. Tout en conservant et valorisant les archives déjà présentes dans le centre, nous cherchons à ouvrir un maximum le CEDIDELP à des productions audiovisuelles des mouvements militants ou populaires contemporains »)

Monique Dagnaud : « La génération Y revendique plus de liberté individuelle, une égalité entre les sexes, la reconnaissance des identités particulières »


OLYMPUS DIGITAL CAMERAMonique Dagnaud est diplômée de HECjf, de l’Institut Politiques de Paris, et elle possède un doctorat en sociologie de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales. Elle a un parcours professionnel de chercheur et enseignante. Elle est directrice de recherche CNRS à l’Institut Marcel Mauss (CNRS – EHESS) à Paris. Elle est également maître de conférence à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales ; elle enseigne dans le master professionnel de l’INA et a été maître de conférence à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris de 1977 à 2008 .  Elle a été membre du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel de 1991 à 1999 et a été membre du Conseil de surveillance du Groupe Le Monde de 2005 à 2010.

Sociologue des médias, elle a développé aussi des recherches sur les adolescents et les jeunes adultes. Elle est l’auteur d’une quinzaine de livres et de nombreux articles scientifiques. Elle collabore régulièrement à deux sites web : Telos-eu et Slate.fr.

Livres  récents :

.Génération Y (Why), Les jeunes et réseaux sociaux : de la dérision à la subversion,  Editions des Presses de Sciences Po, 2011, réédité dans une version enrichie en janvier 2013.

. Martin Hirsch, le parti des pauvres, Histoire politique du RSA, Ed de l’Aube, 2009

. La teuf, Essai sur le désordre entre générations, Le Seuil, 2008

J’ai eu le plaisir d’animer une conférence avec Monique Dagnaud au Salon du livre de Casablanca avec comme thème : « Génération Y: les jeunes et les réseaux sociaux ». A la marge, j’ai profité pour lui poser quelques questions :

1- Vous avez étudiez ce qu’on appelle aujourd’hui « génération Y », première génération à naitre sous l’ère d’Internet. Quelles en sont les principales caractéristiques?

Cette génération est la première à entrer dans l’univers de la connaissance, et de l’information par le biais des outils digitaux. Elle manie avec dextérité cet outil communicationnel, elle a pris l’habitude de fonctionner en jouant alternativement des liens forts (avec les gens que l’on connait et que l’on fréquente dans la vie réelle) et des liens faibles (avec les contacts que l’on peut mobiliser aux fins les plus diverses, récréatives ou engagées).  Une part importante de ses membres sait utiliser les abondantes ressources d’internet et des réseaux sociaux. Dans mes travaux, je dégage trois aspects qui sont amplifiés par cette culture digitale. D’abord,  la dimension expressive de l’individu : on se présente et on attire des contacts affinitaires en exprimant ses goûts, ses opinions, en se révélant par des photos, des images ou des vidéos fabriquées par soi ou repiquées, par des production artistiques éventuellement.  Ensuite,  une prédilection pour l’ironie et de la dérision, une certaine façon de regarder et de penser le monde, qui est aussi une prise de distance et une capacité critique à l’égard des autres; mais aussi de soi. Cette verve ironique est un catalyseur pour la critique sociale. Enfin, la consommation de biens culturels : jamais les jeunes n’ont consommé autant d’informations, de musiques, de films ou de séries télévisées.

2- Dans le monde professionnel, chez les parents, … il y a une grande incompréhension de cette génération. Croyez-vous que ce malaise est du justement à un conflit de génération normal, ou s’agit-il d’une accentuation du aux réflexes Internet?

C’est vrai que les générations plus âgées sont souvent critiques à l’égard d’une culture et d’un mode de fonctionnement qu’elles connaissent mal. Elles s’inquiètent de la mise dans l’espace public, sans trop réfléchir,  de données personnelles. Elles pensent qu’Internet favorise l’enferment dans un monde virtuel, et aboutit à se couper des autres et de la famille. Ces dérives existent, mais l’adolescence, dans les sociétés modernes,  est de toute façon une période de la vie où on tente de se construire individuellement,  où l’on prend son autonomie vis à vis de la famille, et où l’on favorise intensément la sociabilité avec les autres de son âge. Les réseaux sociaux intensifient cette tendance, mais n’inventent rien. Pour une grosse majorité des jeunes, Internet est un relais et un prolongement de la vie réelle, mais ne se substitue pas à la sociabilité de face à face.
Pourtant je pense que les professionnels et les parents regardent aussi cette culture avec une curiosité bienveillante, beaucoup souhaitent en connaitre le maniement et y participer.

3- Nous avons l’impression qu’un certain « nivellement culturel » est en train de se passer au niveau planétaire grâce à internet, surtout chez les jeunes. C’est dire une perte des cultures locales au profit d’une culture globalisée.  Approuvez-vous ce constat?

Il y a certainement une culture mondialisée de la jeunesse grâce à la circulation des opinions, aux échanges et à la consommation de biens culturels, via Internet. Je ne suis pas sûre que ce mouvement anéantisse les cultures locales, car les jeunes savent bien que pour trouver une place dans leur société il faut aussi accorder de l’importance à la transmission issue des générations précédentes, et aux identités locales. Je pense plutôt qu’ils savent bien jongler avec ces différentes dimensions culturelles, la confrontation des angles de vues est plutôt un enrichissement, rien n’est plus stérile que l’enfermement dans une seule et même façon de penser et de voir les choses.

4- Beaucoup d’observateurs font le parallèle des révoltes des jeunes dans les pays arabes, ou les jeunes du mouvements des indignés au mai 68, avec un outil de taille : Internet. Pensez-vous que ces jeunes portent la même conscience de leur futur que ceux de 68?

Ils revendiquent plus de liberté individuelle, une égalité entres les sexes, la reconnaissance des identités particulières : cela ressemble en effet au mouvement de mai 68, un mouvement qu’il faut examiner sous ses diverses facettes -son côté vraiment émancipateur, bien sûr, et parfois les excès qu’il a pu engendrer.

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Rendez-vous sur « Réseaux sociaux & Révolutions arabes »


Le 25 Janvier 2013, à 19h, le magasin FNAC de Casablanca abritera une rencontre autour du livre « Réseaux sociaux et révolutions arabes?« . Le blogueur est consultant Marouane Harmach et le secrétaire général de la section Casablanca de l’OMDH donneront une lecture du livre.

Le 02 16 Février 2013 à 10h 17 h (date à confirmer), le magasin Virgin de Rabat organisera une séance de signature du même livre.

Le 05 Avril à 16h, j’interviendrai dans une conférence organisée par l’Institut français de Casablanca, avec Monique Dagnaud, sociologue, enseignante à l’EHESS et auteure de « Génération Y les jeunes et les réseaux sociaux: de la dérision à la subversion » (Ed. presses de sciences Po) et avec Aurélien Bellanger  auteur du roman « La théorie de l’information », suivie d’une séance de signature du livre organisée par www.livremoi.ma au Salon International de l’Edition et du Livre SIEL de Casablanca.

Ils ont dit à propos du livre :

« Bensalah retrace les évènements qui ont secoué la blogosphère, le parcours d’activistes incarcérés, les buzz nés sur le Net, et présente le travail de blogueurs influents comme la Tunisienne Lina Ben Mhenni ou l’Egyptien Wael Abbas » (tel-quel).

« Mounir Bensalah fait partie de ces blogueurs qui sont parvenus à s’imposer là où personne ne les attendait. Il essaye, à travers son livre, de répondre à plusieurs interrogations par une enquête sur le terrain sur la génèse des réseaux sociaux » (EMarrakech).

« Mouir BENSALAH possède toute la légitimité nécessaire pour parler des réseaux sociaux qu’il fréquente et qu’il anime et des révolutions arabes auxquels il a assisté, en tant qu’observateur intéressé et s’agissant du Maroc en tant qu’acteur impliqué » (Citoyen Hmida).

« Comme Machiavel dans Le prince, Bensalah est toujours très concret. Il se garde d’expliciter et de théoriser la leçon qu’il nous donne. Mais c’est, comme Machiavel, une belle leçon de liberté » (LeLittéraire).

« Une sorte de «e-mémoires» de huit ans d’écriture et de mobilisation en ligne » (L’Observateur).

« Ces raccourcis ont fait que le monde estime que le « printemps arabe », ou « le 89 arabe » comme aime le nommer Benjamin Stora dans son dernier livre du même titre,  est né d’Internet. Jusqu’à quel point cette assertion est juste ? « Réseaux sociaux etrévolutions arabes ? » est un essai qui pose cette problématique le long d’un voyage du cyber-activisme dans le monde arabe » (OMDH).

« Des possibilités infinies de contestation, que Mounir Bensalah tente de condenser dans son essai, qui se veut être un hommage à la jeunesse militante et virevoltante des blogs et des réseaux sociaux arabes. «Ce livre est davantage qu’un recueil de témoignages des blogueurs de notre région, acteurs du printemps arabe ; il est la preuve de l’acte participatif de tout un chacun dans le processus du changement de la société» » (La Vie Eco ).

« Un document qui remet les pendules à l’heure dans un monde virtuel envahi par des gens vendus qui n’hésitent pas à propager des rumeurs, à dénigrer les cyberactivistes de la première heure et à salir leur image pour servir leurs maîtres, qui ayant compris l’importance et la puissance d’Internet n’ont pas hésité à les recruter  pour des fins pas très catholiques » (Lina Benmhenni)

Jean-Paul Galibert, auteur de « Suicide et sacrifice » : « il me semble qu’il est impossible de laisser l’Islam aux islamistes radicaux … C’est le combat d’Averroès qui continue»


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J.P. Galibert, philosophe français, blogueur et auteur de plusieurs essais philosophique, dont le dernier s’intitule « Suicide et sacrifice ». Il nous a accordé cet entretien :

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La schizophrénie, le démenti et le « kwi wbokh » comme politique gouvernementale du #PJD


Analyse d’une « politique gouvernementale » de la majorité conduite par le PJD !

Après huit mois environ après l’installation du gouvernement Benkirane, arrivé au pouvoir après les manifestations du « printemps arabe » ( ou « printemps islamiste » comme le démontre le chercheur Samir Amghar ) du 20 février et la constitution du 1er Juillet, j’ai cherché à déceler les traits de la politique de ce même gouvernement.

Après une longue recherche, il m’est difficile de parler de « politique » du gouvernement barbu : Aucun plan sectoriel, aucune visibilité économique, … la majorité a reconduit la loi de finances préparée par l’ancien gouvernement, que le chef de file de la coalition a longtemps critiqué, puis a multiplié les annonces de réformes sans planification : réforme de la caisse de compensation, réforme du statut de la fonction publique, … Ceci sans parler des « dérapage » verbaux des ministres ( Ramid sur les détenus politiques, Hakkaoui sur l’affaire Amina, l’affaire de l’invité israélien au congrès PJD, … ).

Enfin, si on exclut les « annonces » proférées par les ministres de ce gouvernement ou par son chef ( d’ailleurs certaines sont démenties quelques jours, voire quelques heures après ), Il est, sans imprudence, évident que ce gouvernement ne possède aucune « politique », autrement, le pays navigue à vue !

Echouant à déceler la politique gouvernementale, j’ai recueilli quelques contradictions dans les déclarations des responsables ministériels. Je proposerai cela, pour le ramadan, à un « bêtisier » gouvernemental à passer sur nos chaines de télévision chères à notre ministre de la communication notamment :

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رد على مقال السيد جمال بودومة بعنوان « محاكمة سقراط »


دون سابق انذار او اسباب للنزول, قام السيد جمال بودومة, عبر « مقال » بجريدة المساء بعنوان « محاكمة سقراط », بالتهجم علينا في المنظمة المغربية لحقوق الانسان. السيد بودومة في « مقاله » بدا و كانه يفرق صكوك الغفران و ينقط الهيئات الحقوقية في المغرب بل و يصنفها لصالحة و طالحة, و يدخل جنة النضال من شملته رحمته الصحفية و يرمي من لم يرقه بالريع و اوصاف اخرى. يقول السيد بودومة مثلا  » عندما نقرأ التقرير الأخير لمنظمة محترمة مثل «أمنيستي أنترناسيونال» عن وضع حقوق الإنسان في المغرب، نتساءل بجدية عن جدوى هيئات مثل «المجلس الوطني لحقوق الإنسان» و«المنظمة المغربية لحقوق الإنسان»، التي أكملت تحولها إلى هيئة شبه رسمية خلال ولاية أمينة بوعياش… »

لا اظن ان السيد بودومة غير متتبع لأنشطة المنظمة و تقاريرها و مؤتمراتها … و لا اظنه, على الاقل لا يعرف احد المدافعين عن حقوق الانسان في المنظمة المغربية لحقوق الانسان. لا اظنه يجهل ان كل المدافعين عن حقوق الانسان في المنظمة المغربية لحقوق الانسان متطوعون يعطون من جهدهم و وقتهم من اجل القضية التي يدافعون عنها في مسار المنظمة على حساب عائلاتهم و مسارهم المهني و لا اظنه يجهل اننا في المنظمة لا نتوفر على اي موظف عمومي متفرغ كهيئات اخرى … و لا اظنه يجهل الصفة الاستشارية للمنظمة لدى هيئات الامم المتحدة و الاتحاد الافريقي و الجامعة العربية بفضل مصداقيتها التي يشهد بها الخارج قبل الداخل … و لا اظنه يجهل ان السيدة بوعياش, الرئيسة السابقة للمنظمة, تشغل ايضا منصب نائبة رئيسة الفدرالية الدولية لحقوق الانسان (ربما امتنانا لتحويلها المنظمة الى « شبه رسمية »)  … و لا اظنه يجهل اين يذهب دعم الدولة المالي او الدعم الدولي … لا اظنه يجهل كل هذا و هو الصحافي المتمرس و الذي يبحث عن المعلومة الصحيحة.

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hommages posthumes à Mohamed Soukri : de l’élégance du style


En effet, il est « trop douloureux de parler de lui au passé« . Les amis de Mohamed Soukri ( entre autres : Hamid Jmahri, Lahcen Zinoun, Noureddine Sail, Aniss Hajjam, … et autres ) conduit par Hassan Narrais, ont signé un livre en son hommage. On pey y lire notamment :

« الموت مازال يضصك من سذاجتي, و يضحك, ايضا, من العواطف, الموت الذي يسخر منا دوما حتى و هو يدخل

صديقا ثالثا دوما في لحظة الوجود الكبرى … يسخر

اليس هو الذي يختار النهاية, و يختار اسماءنا, و يختار ادوارنا,

و لا يترك للحياة سوى هامشا صغيرا للعبور »

عبد الحميد الجماهري

Le festival du Film de Khouribga rendra un autre hommage à ce professeur universitaire, critique cinématographique et grand cinéphile marocain.

بيان بخصوص الحكم الصادر في حق السيد يونس بلخديم #omdh


المنظمة المغربية لحقوق الإنسان

فرع الدار البيضاء

بيان بخصوص الحكم الصادر في حق السيد يونس بلخديم

اصدرت هياة المحكمة الابتدائية لعين السبع بالدار البيضاء يوم 18 ماي 2012 حكما في حق السيد يونس بلخديم  (الناشط في شبيبة حزب الطليعة الديموقراطي الاشتراكي و في حركة 20 فبراير بالدار البيضاء ) يدينه بسنتين سجنا و اداء5.000 درهم غرامة, بعد متابعته بتهمة « السب والقذف والاعتداء على رجال الأمن ومحاولة إقتحام مؤسسة عمومية ». و كان السيد يونس بلخديم قد اعتقل خلال وقفة احتجاجية امام مركز الشرطة « الدار الحمراء » بالحي الحسني للمطالبة بإطلاق سراح السيد معاد بلغوات.

 وفي اطار متابعة فرع المنظمة بالبيضاء لأوضاع حقوق الانسان عموما وبالخصوص تعامل السلطات العمومية مع النشطاء السياسيين والحقوقيين تسجل بأسف عميق :

+  استرسال متابعة ناشطين سياسيين و حقوقيين و مضايقتهم.

+ استمرار التشنج في علاقة السلطات العمومية في تعاملها مع بعض مظاهر الاحتجاج السلمي و عدم احترامها لحق التظاهر السلمي.

 كما انها سجلت:

+ عدم احترام بعض الناشطين للمقتضيات القانونية و محاولة تكييف بعض القضايا ذات الصلة بالحق العام الى قضايا سياسية.

 وقد قام  فريق من اعضاء من فرع المنظمة المغربية لحقوق الانسان بالدار البيضاء بملاحظة اطوار المحاكمة واطلعوا على ملف  قضية السيد يونس بلخديم واتصلوا بهياة الدفاع, ممثلة في الاستاذ العربي الشنتوفي وكذا بعائلة المتهم وسجل الفريق الملاحظات التالية:

+  رفض طلب دفاع السيد يونس بلخديم عرضه على خبرة طبية للكشف عن حقيقة ادعاء تعرضه للتعذيب في مخفر الشرطة.

+ تراجع شاهدين إثبات عن شهادتيهما امام الشرطة القضائية حين عرضهما على هياة المحكمة.

+ عرض النيابة العامة لأدلة اتهام ضعيفة ( عصا خشبية ) غير مشمعة.

+ تكوين قناعة هيأة المحكمة بناء على محضر الشرطة القضائية في مواجهة شهود الدفاع المؤكدين لسلمية الوقفة الاحتجاجية.

بناءا عليه, و تذكيرا بموقف المنظمة القاضي بماسسة حق التظاهر السلمي ( تقرير احداث صفرو 2008 ثم مذكرة حول تعديل الدستور في 2011 ) فان فرع المنظمة المغربية لحقوق الانسان :

+ يطالب باطلاق سراح السيد يونس بلخديم و كل النشطاء المعتقلين اثناء وقفات احتجاجية

+ يطالب بالمحاكمة العادلة للسيد يونس بلخديم اذ انتفت شروطها في المرحلة الابتدائية؛

 + يعلن عن مواصلة ملاحظته لأطوار المحاكمة في المرحلة الاستئنافية.

+ يدعو السلطات العمومية الى احترام المقتضيات الدولية و الدستورية و القانونية في احترام حق التظاهر السلمي و ضمان عدم استهداف الناشطين.

+ يدعو جميع الناشطين الى احترام القانون و مؤسسات و موظفي الدولة كشرط لاعتبار سلمية احتجاجاتهم و نضالاتهم المشروعة.

المنظمة المغربية لحقوق الانسان

فرع الدار البيضاء

28 ماي 2012

#freekoulchi « Pour une amnistie politique générale au Maroc » via @mamfakinch


« Treize ans après l’avènement sur le trône de Mohammed VI et sept ans après la présentation du rapport de l’Instance équité et réconciliation (IER), la situation des droits de l’homme au Maroc n’a guère changé : des dissidents sont poursuivis, condamnés et emprisonnés pour leurs opinions, des journalistes emprisonnés et exilés, des procès iniques se poursuivent, des violences policières – notamment lors de manifestations pacifiques – ont toujours lieu, la justice se garde toujours de contrarier le Palais, l’audiovisuel public demeure un outil de propagande et les lois répressives – notamment en matière anti-terroriste – sont toujours là.

C’est un constat de stagnation et de déception qui doit être fait : même les recommandations de l’IER, pourtant nommée par le Roi, n’ont pas été mises en œuvre. Quant à la constitution révisée de 2011, elle est plus un instrument de communication externe qu’un instrument de réelle réforme du pays. Adoptée par un plébiscite au score nord-coréen – 97,58% de oui – dans la foulée de la chute des dictatures tunisienne et égyptienne au début du printemps arabe, sa mise en œuvre n’a pas apporté de changement.
Face à cette stagnation, alors même que les peuples tunisien et égyptien choisissent librement leur constitution et leur président, nous, citoyens et citoyennes marocaines, appelons le gouvernement Benkirane et la Chambre des Représentants à rompre avec l’immobilisme et à présenter, débattre et adopter un projet de loi d’amnistie de tous ceux qui ont été condamnés pour des motifs politiques, que ce soit durant la période couverte par le rapport de l’IER (1956-1999) ou depuis. Les modalités pratiques de cette amnistie devraient être précisées, et notamment l’établissement d’une commission chargée de définir les critères ouvrant droit à l’amnistie, mais elles devraient inclure tous ceux condamnés pour des délits de presse, de grève, d’appel au boycott des élections et des référendums et de manifestation non-violente.

Une telle amnistie inclurait le rappeur Mouad Belghouat, jugé deux fois en quelques mois pour ses opinions politiques et condamné il y a quelques jours à une année de prison pour une de ses chansons, le poète Younes Belkhedim, récemment condamné à deux ans de prison ou la militante islamiste Nadia Yassine, poursuivie depuis 2005 pour avoir exprimé ses opinions républicains. Elle inclurait non seulement ceux qui sont actuellement poursuivis ou emprisonnés, mais également ceux qui ont déjà été condamnés dans le passé – comme le journaliste le plus lu du Maroc, Rachid Nini, qui a purgé une peine d’emprisonnement d’un an ferme pour une tribune où était mis en cause l’appareil sécuritaire marocain – et qui gardent dans leur casier judiciaire la mention d’infractions à caractère politique, mention infâmante qui a en outre des conséquences pratiques sur l’accès à la fonction publique ou l’obtention de passeport ou de visa.

Une telle amnistie ne serait bien évidemment que le point de départ d’une démocratisation profonde du Maroc. Le chantier est vaste, et va de la législation relative au viol – telle qu’elle est abusivement interprétée par la justice marocaine, elle permet au violeur d’épouser sa victime mineure – à celle relative au droit de grève, en passant par le code de la presse au nom duquel le journaliste le plus lu du Maroc, Rachid Nini, a purgé une peine d’emprisonnement d’un an ferme pour une tribune où était mis en cause l’appareil sécuritaire marocain. La réforme judiciaire, promise à chaque rentrée parlementaire depuis près d’une décennie, doit aboutir à un système judiciaire radicalement dégagé de l’emprise du pouvoir exécutif, c’est-à-dire du Palais. L’appareil sécuritaire, militaire et civil, source de nombreuses exactions relevées notamment par l’IER, doit être intégralement soumis au parlement et à des tribunaux indépendants. Mais avant de prévenir et empêcher l’injustice, il faut réparer les injustices du passé. L’amnistie y contribue.

Alors que le gouvernement marocain a à répondre devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, ce mardi 22 mai, du lourd bilan des droits de l’homme au Maroc dans le cadre de l’examen périodique universel, nous, Marocains et Marocaines militant pour la démocratisation de notre pays, demandons au gouvernement et parlement d’assumer leurs responsabilités devant le peuple marocain et l’avenir du pays. Nous invitons les Nations-Unies et les amis du peuple marocain à ne pas se laisser duper par des effets d’annonce et des opérations de communication qui ne peuvent cacher la triste continuité de la répression et de l’injustice au Maroc.

Effaçons les injustices du passé pour empêcher celles d’aujourd’hui et de demain ! »
Collectif Mamfakinch.

البيــان العــام للمؤتمر الوطني الثامن #OMDH


إن المؤتمر الوطني الثامن للمنظمة المغربية لحقوق الإنسان، المنعقد بالرباط وبوزنيقة  أيام 06- 07 -08 أبريل 2012 تحت شعار  » إعمال المساواة ضمانا لسيادة حقوق الإنسان « ، والذي تم التمهيد لأشغاله بندوة فكرية موضوعاتية حول موضوع : » الحركة الحقوقية والتحديات الراهنة « ، بمشاركة خبراء وطنيين ودوليين وممثلي منظمات غير حكومية، أثارت مجموعة من التساؤلات والإشكاليات المطروحة على الحركة الحقوقية دوليا وإقليميا ووطنيا.

وبعد النقاش البناء والعميق الذي تلا تقديم التقريرين الأدبي والمالي من طرف المكتب الوطني السابق، والمصادقة عليهما.

وبعد مناقشة مقترحات تعديل القانون الأساسي ومشروع تطوير أداء المنظمة.

اعتبارا:

–  لاستناد المنظمة إلى مرجعية كونية ترتكز على قيم الكرامة الإنسانية المتأصلة والحرية والمساواة والعدل؛

–  لتعلقها بالسلم والشرعة الدولية؛

–  لتقيد عملها بنص الدستور و ما يفتحه من آفاق لضمان إعمال حقوق الإنسان؛

–  للتكامل والترابط بين إقرار حقوق الإنسان واحترام سيادة القانون أساسا للاستقرار والأمن والعدالة الاجتماعية؛

–  لكون الحقوق السياسية والمدنية والاقتصادية والاجتماعية والثقافية والبيئية والإيكولوجية والحق في التنمية، منظومة كلية لا تقبل التجزئة؛

–  لتحصيل منجزات هامة في مجال حقوق الإنسان بفضل نضالات الحركة الحقوقية وتبصرها؛

–  لأهمية وضرورة الحرص على ترسيخ هذه المكتسبات وتحصينها من أي تراجع أو انتكاس؛

–  لهوية المنظمة كمكون متميز من مكونات الحركة الحقوقية المغربية؛

–  لاستقلالية المنظمة عن الدولة والفاعلين السياسيين والاقتصاديين والاجتماعيين؛

–  للدروس والعبر المستخلصة على مدى أكثر من ثلاث وعشرين سنة من النضال الهادف إلى ترسيخ قيم حقوق الإنسان.

فإن المؤتمر الوطني الثامن للمنظمة المغربية لحقوق الإنسان يصدر البيان العام الآتي:

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Printemps islamiste ou « les islamistes au défi du pouvoir »


Il est sans doute plus approprié de parler du printemps islamiste que de printemps arabe! En effet, un peu partout dans la région arabe, là où des élections sont organisées, plus transparentes que les précédentes, les islamistes ont gagné haut la main ! et les exemples ne manquent pas : Maroc, Tunisie, Egypte, Palestine, Turquie, Liban, … et là où les consultations ne sont pas encore organisées, on présage également une victoire islamiste (Yemen, Syrie, Libye, … ). Les islamistes sont-ils les mêmes partout ? Ceux qui intègrent le « jeu » politique sont-ils arrivés à accepter la démocratie ? Les sociétés arabes deviennent-elles plus conservatrices que jadis ? … beaucoup de questions se posent dans cette région du monde, mais surtout en occident.

Et si on dépasse ces questions pour analyser sereinement le comportement des forces de l’islam politique face à cette nouvelle donne : l’exercice du pouvoir ? Tel est l’exercice que se sont donné Samir Amghar, Docteur en sociologie, et une équipe de chercheurs, en analysant pays par pays, à travers un ouvrage fraichement paru, qui « retrace l’histoire de ces mouvements [islamistes], leur évolution, explique les causes de leur récente popularité et s’interroge sur leur devenir ».

« Les islamistes au défi du pouvoir – Evolution d’une idéologie » est un ouvrage en 208 pages paru Mars 2012 chez les éditions Michalon à Paris, avec focus sur le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, le Yémen, la Palestine, le Pakistan, la Turquie, le Liban et l’Egypte.

Alors que j’ai considéré ( actes de la conférence Forum de gauche, Décembre 2011 ) que la monté des islamistes au pouvoir partout où un simulacre de démocratie existait dans notre région est dûe essentiellement à une revanche des sociétés musulmanes sur une greffe non consentie de modernité « occidentale » depuis les colonisations, le rejet d’une occidentalisation détachante de ses élites, dites progressistes, l’ouvrage présent, quand à lui, se focalise sur les caractéristiques intrinsèques des mouvements de l’Islam politique et s’essaie de prédire leur évolution : passage de partis révolutionnaires à des partis de gouvernements, laïcisation de leur discours et leurs programmes … Et puis, pour effleurer des questions économiques et de géopolitiques : Quel sera le programme ( la tendance géopolitique ) de ces mouvements islamistes au pouvoir ? Vont-ils pencher vers le néo-libéralisme ou vers l’Islamo-gauche ?

L’analyse de chaque mouvement et dans chaque pays permet de voir que même si les évolutions sont différentes, vu le contexte de chaque pays, de grands points communs restent en suspens : la relation arithmétique liant les islamistes à la démocratie, double langage selon catégories sociale et selon communication interne ou externe, valeurs universelles, … Le bouquin reste in fine une bonne référence en matière de constat, par pays, des mouvements de l’Islam politique.

La fille « musulmane » interdite de rester avec son père, seuls, sans la mère!


Les filles, vous êtes prévenues :

Brahim Yassine sur le #feb20


Je l’aime bien ce monsieur, un des rares « Fquih » du PSU :

Tribune : Pour avoir des élus dont nous pouvons être fiers, instaurons l’obligation de vote #intikhabates


Cet article exprime une opinion personnelle et n’engage que son auteur.

 Après l’adoption de la nouvelle constitution, la grande question que se posent les citoyens et les analystes  est : « Auront nous au Maroc une élite politique à la hauteur de cette nouvelle constitution ? »

Certes le souverain a mis le doigt sur la nécessité de disposer d’une élite politique nouvelle.

Extrait du discours du trône du 3O juin 2011 :  » Ainsi, et dans la mesure où c’est une Constitution avancée, relevant d’une nouvelle génération de Constitutions, elle requiert aussi une nouvelle génération d’élites qualifiées, imprégnées de culture et d’éthique politiques nouvelles. Ces élites se doivent de faire preuve de patriotisme, de citoyenneté responsable et d’un sens élevé des responsabilités et de l’intérêt général »

Mais est ce que les partis politiques peuvent et ont envie de présenter des candidats correspondant aux critères de cette nouvelle élite tels que définis dans le discours royale et souhaitée par la grande majorité des citoyens de notre pays.

Toute chose étant égale par ailleurs, je crains que les nouvelles prérogatives du parlement et du gouvernement n’attirent au jeu politique plus des profils intéressés par le pouvoir ou l’argent et pas du tout par l’intérêt général.

Dans le meilleur des mondes, les partis, pour désigner leur candidat seront guidé par un seul critère : Quel est le candidat qui va apporter le plus de sièges (seul le résultat compte peu importe les moyens).

Or gagner un ou plusieurs siège pourrait être aisé pour les candidats sans éthique vu le nombre de votant réduit.

Certes, nous pouvons espérer que la loi électorale (en cours d’élaboration) devrait permettre en théorie de réduire le niveau de corruption par des mécanismes législatifs et par le niveau des sanctions. Mais à mon avis le seul remède intégral serait d’augmenter le nombre de votant pour désintéresser les corrupteurs.

Les citoyens marocains, ayant manifesté  ou pas, sont dans le droit d’espérer une classe politique digne de leur vote et de leur confiance. Mais ceux qui ne voteront pas,  pour quelque raison que ce soit, accordent aux candidats véreux,  une facilité d’accès au « marché des voix » de façon certes involontaires et inconsciente et néanmoins désastreuse pour notre pays.

Aussi vu qu’il s’agit là de l’intérêt général de notre pays, je propose de rendre le VOTE  OBLIGATOIRE aux élections nationales et locales.

Pour ceux qui vont dire mais ce n’est pas démocratique, je souhaiterais rappeler que cette obligation est en vigueur dans plusieurs pays : la Belgique, l’Australie, La Turquie, la Grèce, le Luxembourg, le Brésil, le Costa Rica …

Bien évidemment cette obligation s’accompagne pour les citoyens qui ne l’auraient pas respecté de sanctions pécuniaires et/ou administratives. En Belgique par exemple Un électeur qui ne se rend pas aux urnes peut se voir infliger une amende de 25 à 50 €, et jusqu’à 125 € en cas de récidive.

La constitution du royaume prévoit dans son article  30  « Le vote est un droit personnel et un devoir 

National ».

 

 Aussi à mon humble avis, vu que la carte d’identité nationale va être instaurée pour les opérations de vote et vu que la quasi-totalité des citoyens majeurs dispose d’une telle pièce d’identité, il serait opportun, utile et constitutionnel de prévoir dans la nouvelle loi électorale l’obligation de vote.

 

Sans cette obligation de vote,  les méthodes ancienne de formation de l’élite politique seront toujours en vigueur.

Hamid benlafdil

Tribune : Le consensus régressif qui se trame !


Le consensus régressif qui se trame !

Une réalité politique nouvelle s’esquisse

Le Maroc est déjà à l’aube d’une réalité politique nouvelle. Le « printemps arabe » et ses prolongements à travers le mouvement du 20FEV, dessinent une double tendance déjà perceptible lors des derniers scrutins électoraux.

Première tendance : L’activité citoyenne est de plus en plus déconnectée du moment électoral. Les vrais citoyens ne sont pas forcément des électeurs. L’élection étant ici plus qu’ailleurs encore très largement frappée de suspicion. Elle ne constitue pas le seul registre de légitimité de la vie publique.

Deuxième tendance, loin de manifester une indifférence à l’endroit des sujets politiques, l’activité citoyenne entreprend désormais de les prendre en charge directement, ouvertement et publiquement moyennant  des procédés et des formes de mobilisation nouveaux. Jamais le thème de la réforme constitutionnelle n’a connu pareils diffusion et engouement, au moyen d’un portage politique de la société civile, aux dépens de celui peu convaincant et/ou bien tardif des partis politiques.

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Tribune : 20 février, 1er juillet… quelles perspectives pour la lutte démocratique ?


« 20 février, 1er juillet… quelles perspectives pour la lutte démocratique ? »   Resume   Mon propos sur les perspectives de la lutte democratique après le 1er juillet peut se resumer de la maniere suivante:   – La strategie des forces democratiques doit aussi etre une contre-strategie face au pouvoir. – Les impasses et les contradictions de l’autoritarisme monarchique doivent etre sérieusement exploitées par les forces démocratiques. – Un des principaux enjeux de l’action pour le passage à la démocratie est la question de la responsabilité politique du roi. On ne peut concevoir un passage a la démocratie en maintenant un “évitement” de la question de la responsabilité du roi.

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Tribune : حوار هادىء مع الأستاذ عبد الإله بنكيران


يكثف سؤال «من نحن؟» كل جدل وتوتر قضايا «الهوية». من نحن؟: جماعة مؤمنين؟ سلالة خالصة لعرق نقي؟ مواطنون تعاقدوا على دولة القانون والولاء المدني للوطن الواحد؟ مسلمون، أم عرب أو أمازيغ، أم مغاربة منخرطون في مغامرة إنسانية أشمل؟ سؤال يحيل الى آخر: ما «الوطن»؟ بوثقة ذكريات مشتركة لأجيال تقاسمت الآلام والحروب والأحزان والأفراح والرموز والأساطير؟ شراكة أحلام تنهض على رغبة ملحة في العيش المشترك وعلى إحساس قوي بالمصير المشترك؟ قومية مكتملة التشكل أم مجرد محطة عابرة في أفق محطة قادمة، على مرمى حلم أو وهم، قد تكون: أمة الإسلام، وطنا عربياً أو بلاد تامزغا

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عبد الهادي خيرات : حتى الآليات الديمقراطية تفرز « شوابن » أي شيوخا. أنا عادة ما كررت قولي على أن الشباب له دماغ الشيوخ


في حوار خاص لإيلاف، قال القيادي في حزب الاتحاد الاشتراكي للقوات الشعبية عبد الهادي خيرات

2011 الأربعاء 8 يونيو

في حوار خاص لإيلاف، قال القيادي في حزب الاتحاد الاشتراكي للقوات الشعبية عبد الهادي خيرات إن حركة 20 فبراير زاغت عن الخط الذي رسمته لنفسها منذ البداية عندما حاولت أطراف ركوبها سياسيا،  وأكد مطلبه في ملكية برلمانية إن « تضافرت جميع الجهود المؤمنة بالتغيير » كما اعتبر أن جماعة العدل والإحسان الإسلامية، والنهج الديمقراطي اليساري « لا قيم لها ».

كيف ترد على من يتساءل حول الجدوى من عقد قيادي حزبي للقاء سياسي مع الجالية إن كانت هي محرومة أصلا من المشاركة السياسية؟
– نحن في أوروبا الغربية لدينا تنظيم مهيكل في إطار كتابة إقليمية، و المغرب يعرف نقاشا دستوريا سيعاد بموجبه النظر في العديد من المؤسسات. وفي هذا الإطار فتحنا نقاشا مع جميع المناضلين بمن فيهم المقيمون في أوروبا بخصوص التعديلات الدستورية المرتقبة، و كذلك الإصلاحات السياسية التي ستكون مصاحبة لها، وحضرنا بهذا الشأن ملفا كبيرا يهم مثلا اقتصاد الريع، قانون الأحزاب، اللوائح الانتخابية وغيرها. ولا أظن أن الجالية بالنسبة إلينا مهمشة، هي كذلك عند البعض.
ماذا عن المشاركة السياسية لهذه الجالية؟
– أنا أقصد المشاركة السياسية، فهي مدعوة لإعطاء رأيها في الإصلاحات الدستورية كما هو شأن جميع شرائح المجتمع المغربي.  و نحن لنا وجهة نظر في مساهمة الجالية، على أن تمثل في المؤسسات المقبلين على بنائها، و في الاستحقاقات القادمة. و اقترحنا أن يحدث مجلس أعلى للجالية، كما أننا اقترحنا أن تكون لها مساهمة في الحياة السياسية القادمة. الخطر في الأمر أن الجالية تتعرض اليوم إلى هجمة في بلدان الاستقبال ورسميا لا يوجد تحرك موازٍ لهذه الهجمة.

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