Archives de Catégorie: mohamed VI

« WAaa CHEF » #freeanouzla #freekoulchi #libertedespression !!!


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#freeanouzla


anouzlaSuivez l’affaire sur le site : http://freeanouzla.com/

Enseignements et conclusions de l’affaire #danielgate


L’affaire de la grâce royale en faveur de l’espagnol violeur d’enfants est un vrai tournant dans la vie politique au Maroc :

  • Cette affaire lève le voile, au moins pour les non avertis, sur le fonctionnement bizarre d’une « institution » non constitutionnelle qui s’appelle « conseiller royal ».
  • Les réseaux sociaux démontrent aujourd’hui, qu’une nouvelle forme d’organisation politique est possible loin des élites sclérosées et des organisations dépassées !
  • Pour la première fois, des manifestations d’indignés obtiennent l’annulation d’une décision (grâce) royale !
  • Pour la deuxième fois, après les manifestations du 20 février et le discours du 9 Mars, le Roi répond directement aux manifestants, sans intermédiaire ni jeu de conseillers !
  • Puisque la grâce est un domaine royal, que le roi lui-même s’est dit induit en erreur et n’a pas été informé, il doit présenter ses excuses au peuple marocain, aux victimes en particulier.
  • Si l’information sur la guéguerre Himma – Benkirane s’avère vraie, alors ce conseiller royal doit endosser la responsabilité de cette bourde !
  • Le chef du gouvernement, Benkirane, est grandement responsable : d’abord politique de s’être effacé durant cette affaire, ensuite et surtout parce qu’il contresigne la décision de grâce !
  • Le ministre de la justice doit être tenu pour responsable : il préside la commission de grâce qui, de surcroit, se tient sous sa convocation ! Même dans le cas où cette grâce n’est pas passé par lui (comme le fait savoir les fuites de son ministère et le communiqué des droitsdelhommistes de son parti).
  • Le ministre de l’Intérieur doit être tenu responsable pour les violences policières contre le sit-in du Vendredi 2 Aout.

La seule vraie conclusion : Exiger une réelle monarchie parlementaire!!!

#anfass بيان بخصوص العفو على سجين اسباني معتقل على خلفية قضية اغتصاب أطفال مغاربة


 

بيان بخصوص العفو على سجين اسباني معتقل على خلفية قضية اغتصاب أطفال مغاربة

تابعت حركة انفاس الديمقراطية تفاعلات قضية العفو الصادر, بمناسبة عيد العرش, بحق المدعو دانيال كالفان, مواطن اسباني قد توبع و حكم عليه ب30 سنة سجنا نافدة و 50.000 درهم كتعويض للضحايا.

ان الحركة, و في سياق تتبعها و رصدها لهده القضية, تسجل :

+ ارتياحها لمنطوق الحكم الدي صدر في حق المتابع بجريمة اغتصاب قاصرين و التغرير بهم, لما من شانه ان يكون اجتهادا قضائيا محمودا.

+ اعلان القصر الاسباني ان العاهل الاسباني طلب من نظيره المغربي تمتيع مواطنين اسبان بالعفو, ثم إعلانه شكر ملك اسبانيا لملك المغرب في نفس السياق بعد صدور العفو.

+ العفو حق ملكي مكفول دستوريا.

كما تابعت الحركة استنكار فئات عديدة, خصوصا من الشباب على صفحات شبكات التواصل الاجتماعي, اطلاق سراح المدعو دانيال, و الدعوة الى التظاهر يوم الجمعة 02 غشت امام البرلمان بالرباط على الساعة العشرة مساءا.

ان حركة انفاس الديمقراطية :

+ تعلن تضامنها اللامشروط مع الضحايا و عائلاتهم.

+ تطالب السلطات العمومية بالاعتذار الرسمي و العلني للضحايا و عائلاتهم و لعموم الشعب المغربي عن هدا الخطأ الأخلاقي.

+ تدعوا السلطات العمومية المغربية ان تطلب من نظيرتها الاسبانية, في اطار الاتفاقيات القضائية بين الجانبين, ان يقضي المتابع عقوبته بالسجون الاسبانية.

+ تطالب بإصلاح مسطرة العفو و إعادة النظر في الفصل 53 من القانون الجنائي و الظهير رقم 1.57.387 لسنة 1958.

+ تعلن خروجها للتظاهر مساء يوم الجمعة 02 غشت 2013, كما تدعوا مناضلاتها و مناضليها و كافة المتعاطفين الى المشاركة في الوقفة.

كما تعلن انها ستستمر في تتبع هده القضية و اقتراح خطوات عملية لتفادي تكرار مثل هده الهفوات.

عن اللجنة التحضيرية الوطنية,

الدار البيضاء, 01 غشت2013

Communiqué  sur  la grâce royale du prisonnier espagnol inculpé pour viol d’enfants marocains :

 

Le mouvement Anfass démocratique a suivi l’affaire de grâce royale dont a bénéficié  Daniel CaLavan, citoyen espagnol condamné à une peine de 30 ans de prison ferme et 5.0000 Dhs de édommagement pour ses 11 victimes.

Dans le cadre de cette affaire, le mouvement tient tout d’abord à souligner quelques constats :

  • Sa satisfaction de l’énoncé du jugement prononcé à l’encontre de l’inculpé poursuivi pour pédophilie et détournement de mineurs, ce qui représente une jurisprudence importante.
  • Selon la déclaration du palais espagnol : le roi d’Espagne a demandé à celui du Maroc de faire bénéficier ses concitoyens de la grâce royale, chose faite, le roi d’Espagne a remercié le roi du Maroc pour son geste.
  • La grâce royale est un droit garanti par la constitution.

Le mouvement Anfass a aussi suivi l’indignation générale, exprimée de façon explicite sur les réseaux sociaux, par rapport au relâchement du prisonnier Daniel, et dans ce sens un appel à une manifestation vendredi 2 Aout  à 22h devant le parlement à  Rabat a été lancé.

 

Le mouvement :

  • Déclare sa solidarité inconditionnée avec les victimes et leurs familles.
  • Exige des excuses officielles et publiques de la part des autorités publiques  à exprimer aux victimes, à leurs familles et à tout le peuple marocain pour cette  erreur d’ordre éthique.
  • Incite les autorités publiques marocaines à demander à celles espagnoles que l’inculpé purge la totalité de  sa peine en Espagne, et ce dans le cadre des accords juridiques entre les deux pays.
  • Demande une réforme de la procédure de grâce, ainsi qu’une revision de l’article 53 du code pénale et du décret numéro 1.57.387 de l’année 1958.
  • Déclare sa participation dans la manifestation du vendredi 2 août 2013, et invite ses militantes, militants et tous les sympathisants à faire de même.

 

Le mouvement  continuera à suivre l’évolution de cette affaire et proposera des  solutions pratiques  pour éviter de telle situation dans le futur.

 

Comité préparatoire national.

Casablanca, 01 août 13

 

Mobilisons-nous tous contre la grâce au violeur d’enfant!!!


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Le violeur d’enfants de Kénitra, alias Daniel a été gracié par le Roi Mohamed VI à l’occasion de la célébration de sa 14ème fête du trône.

Scandale alarmant pour la justice marocaine, il est à rappeler que Daniel a violé 11 enfants, crime pour lequel il a été condamné à 30 ans de prison ferme. A 2 ans de sa condamnation, Daniel est aujourd’hui gracié par le Roi!
Terrorisées, les familles des victimes sont incapables de réagir pour rendre justice à leurs enfants.

Dans ce sens, un sit-in est organisé le vendredi 02 Août à 22h devant le parlement à Rabat, mobilisons-nous tous pour un vraie liberté de la justice au Maroc !

La liste des victimes du violeur espagnol gracié:

1. Nawal (6 ans), âgée de 2 ans au moment des faits
2. Rkia (12 ans), qui avait 8 ans lorsqu’elle s’est fait violer.
3. Saïdia (13 ans) .
4. Souâd (10 ans), 6 ans au moment du viol.
5. Aziza. (10 ans), 6 ans au moment du premier viol.
6. Omar (19 ans), 14 ans au moment des faits.
7. Amal, 10 ans
8. Intissar, 10 ans aussi.
9. Fatéma, 15 ans.
10. Karima 11 ans (la sœur de Fatéma).
11. Hanane : 9 ans

Les islamistes tabassent ceux qui se prosternent pour la dignité et s’excusent aux français !


Mercredi 22 Aout, des citoyens ont décidé d’organiser une « fête d’allégeance à la dignité », en réaction, certainement, au maintien des cérémonies d’Allégeance, organisé par le palais comme signe de renouvellement du « contrat » moral liant les régions à la monarchie. Des activistes voient en ces cérémonies, où les représentants des régions se prosternent devant le Roi, un « acte de soumission esclavagiste » et des « pratiques moyenâgeuses ».

Plusieurs militants, , notamment progressistes, critiquent ces cérémonies depuis longtemps et y voient une humiliation à tous les marocains. Beaucoup également s’attendaient à ce que soient allégées ces cérémonies après la constitution de 2011 ayant ôté la sacralité au Roi. Depuis quelques mois, des islamistes du PJD ( au gouvernement ) ont commencé également à critiqué ces cérémonies, sous prétexte religieux. Néanmoins, les présidents de communes ont participé depuis longtemps à ces cérémonies d’allégeance, tout comme leurs ministres. Ce n’est pas notre sujet, si ce n’est pas cette déclaration de Hamidine, membre du secrétariat national du PJD, selon laquelle, les représentants du PJD ne vont pas se prosterner devant le Roi, dans une démarche démagogique, politicienne et électoraliste !

Membres du gouvernement Benkirane, se prosternant devant le Roi, tout comme leurs prédécesseurs.

Revenons à nos militants qui ont appelé à leur fête d’allégeance à la dignité. Ils ont été tout bêtement et simplement empêchés de s’exprimer, pire, tabassés et humiliés. Des journalistes ( AFP, Assabah, … ), venus couvrir la « fête », ont eu leur part de bâton.

Le ministre de l’intérieur aurait ordonné l’ouverture d’une enquête pour savoir comment cet incident « déplorable » ait été déclenché. Son homologue islamiste de la communication se serait adressé à l’agence de presse française pour présenter « ses » excuses, sans se prendre la peine de faire de même avec ses concitoyens, et non moins ses anciens confrères, alors que le ministre de l’intérieur a sorti un communiqué chargent le correspondant de l’AFP d’avoir provoqué ses flics.

Toute ma solidarité avec les organisateurs de « la fête de l’allégeance à la dignité » !

Bienvenue chez les islamistes de sa majesté.

Monarchie vs chef de l’exécutif


Il y a quatre ans, j’ai publié cette analyse sur l’évolution de la relation entre le roi du Maroc et les premiers ministres, à travers les déclarations et les discours du monarque. Je republie cette partie afin de préparer la mise à jour de l’après constitution de 2011 et gouvernement du PJDiste A. Benkirane :

1 – ( 2001 : Sous Youssoufi )

Question : Comment organisez-vous la répartition des tâches avec le Premier ministre Youssoufi ?

– S.M. le Roi : Il n’y a aucune improvisation. M. Youssoufi fait son travail, je fais le mien. Personne n’empiète sur le domaine de personne. Il y a quelques instants, j’ai eu M. Youssoufi au téléphone. Un conseil de gouvernement venait de se réunir et le Premier ministre m’a posé deux ou trois questions. Je lui en ai posé aussi. Nous avons échangé des informations. C’est comme cela que ça se passe. Avant le Conseil des ministres, M. Youssoufi vient me voir. Nous débattons de ce qui va être dit et on se partage la tâche en ce qui concerne la politique intérieure aussi bien que la diplomatie. Par exemple, M. Youssoufi nous a beaucoup aidés pour obtenir d’un certain nombre de pays qu’ils modifient leur position sur le Sahara. Un jour je suis stratège, un jour c’est lui qui l’est. Un jour je suis tacticien, un jour c’est lui. Et il n’y a pas que M. Youssoufi, il y a tout un gouvernement, des ministres, des secrétaires d’Etat. Là aussi, nous formons une équipe, une équipe très soudée.

2 – ( 2007 : Sous Jettou )

« Pour conforter cette avancée, le gouvernement doit mettre tous les moyens matériels et toutes les compétences humaines nécessaires à la disposition de notre diplomatie, afin qu’elle renforce sa présence dans le monde et au sein des instances et institutions internationales, et qu’elle puisse être à la hauteur des défis qui se posent à l’échelle régionale et internationale »

3 – ( 2008 : Sous Elfassi )

« Nous attendons, donc, du gouvernement qu’il s’attache à mettre en route »

« Parallèlement, Nous appelons le gouvernement à adopter une nouvelle stratégie »

« Partant, Nous sommes encore plus confiant quant à la nécessité d’approfondir la démocratie, de veiller à la régularité des échéances électorales, d’en faire consolider l’intégrité et la transparence par tous les acteurs et de former le gouvernement sur la base des résultats du scrutin. »

« C’est dans cette optique que le gouvernement s’est attelé à la concrétisation de Nos Directives concernant la réforme »

Ali Benhaddou : « le pouvoir économique n’a pas changé de mains »


La nouvelle Constitution marocaine, adoptée le 1er juillet dernier par référendum, amorce une démocratisation des institutions du royaume. Reste à l’appliquer… Pensez-vous que les élites du pays soient prêtes à l’accepter ?

Les élites du royaume sont depuis toujours réfractaires au changement. Leur objectif premier, de génération en génération, est de préserver leur statut et leurs privilèges. Mais, en même temps, elles sont liées à la monarchie. A partir du moment ou le roi décide de promouvoir des réformes, elles n’ont guère d’autre choix que de les accepter, ou de s’en accommoder. Cela dit, les réformes annoncées ne mettent pas véritablement en cause leur rôle ni leur suprématie.

Sont-ce les mêmes familles qu’à l’époque d’Hassan II qui sont au pouvoir aujourd’hui ?

Dans les grandes lignes, oui. Le roi a cependant promu plusieurs de ses anciens camarades du Collège royal qui, eux, viennent d’horizons divers, y compris de couches sociales plus défavorisées. Pour le reste, le pouvoir économique n’a pas changé de mains. Ce sont les mêmes qui sont à la tête des grandes entreprises, publiques ou privées, ou parfois les héritiers de la génération qui était aux affaires sous Hassan II. Adil Douiri, aujourd’hui l’un des grands noms de la finance après un passage au ministère du Tourisme est le fils de M’Hamed Douiri, l’un des fondateurs de l’Istiqlal, plusieurs fois ministre sous Hassan II. Mostafa Terrab, patron de l’Office chérifien des phosphates, est le petit-fils de Moulay Mustapha Belarbi Alaoui, l’une des figures de la politique et de la haute administration sous Hassan II. Driss Benhima, personnage clef du règne de Mohammed VI, lui aussi issu d’une grande famille, est le fils de l’ancien Premier ministre Mohamed Benhima. On pourrait multiplier les exemples… Ce sont des dynasties.

Ces dynasties ont aussi investi la technocratie, laquelle pèse au Maroc beaucoup plus lourd que la classe politique…

Absolument. Il en a toujours été ainsi depuis le début du règne d’Hassan II. Les technocrates exercent le pouvoir. On a tout fait depuis 1965 pour stériliser le champ politique. Pour manipuler aussi le jeu politique, afin qu’il ne constitue pas une menace. Or le débat politique est, avec l’action syndicale, un instrument de pacification de la société. Le supprimer, ou l’amputer de l’essentiel, c’est prendre le risque de la violence et de l’extrémisme. C’est d’ailleurs, en partie au moins, l’absence de vrai débat politique qui explique, à mon sens, la montée de l’islamisme.

Le Mouvement du 20 février a-t-il changé la donne ?

Il est l’expression de l’exaspération de la société civile. Celle-ci veut voir la politique reprendre ses droits.

La réforme des institutions est-elle vraiment prioritaire au Maroc ? Ne vaudrait-il pas mieux imposer d’abord une redistribution de la ressource nationale afin que les inégalités soient moins criantes ?

La démocratie est la base du développement. Mais la démocratie, c’est beaucoup plus qu’une réforme des institutions. La démocratie est à la fois politique, culturelle, économique. Elle induit en effet une redistribution des richesses seule à même de faire disparaître l’extrême pauvreté au Maroc.

Source : l’express

Moul #grima : défenseur du trône marocain!


 

Pour paraphraser Rémy Leveau, avec son « Le fellah marocain, défenseur du trône« , un réel traité de sociologie marocaine. Dommage que nos sociologues ne se penchent pas vers ce titre : Moul #grima : défenseur du trône marocain!

#intikhabates vs #madammsafra et #feb20


Sincèrement, voici ce que je pense des prochaines élections :

« Boycotter, ca veut dire rester à la marge. Et je ne pense pas que les marocains soient prêts pour une révolution »

Mounir Bensalah, ingénieur, blogueur et activiste âgé de32 ans, vit à Casablanca.

J’ai participé aux manifestations au début du Mouvement du 20 février, mais pas aux dernières, car je suis opposé au boycott. Boycotter, ça veut dire qu’on veut rester à la marge. Et après ? Cela veut-il dire qu’on passe à la révolution ? Je ne pense pas que les Marocains soient prêts pour cela. Les Marocains veulent du réformisme, pas une révolution.
C’est bien de descendre dans la rue, mais c’est mieux, selon moi, de passer par les institutions existantes. Quand nous étions face à une impasse, nous sommes descendus dans la rue. Maintenant que les Marocains ont adopté cette réforme constitutionnelle, nous avons dépassé l’impasse.
Je pense qu’il faut trouver un moyen d’amener les militants du Mouvement du 20 Février à représenter leurs idéaux dans les institutions. Nous pouvons également être observateurs de ce qui se passe pendants les élections, et témoigner des abus.
Le boycott aurait un effet négatif. En revanche, plus les gens votent, moins les irrégularités seront possible. Quand il y a une vraie participation, on ne peut pas acheter tout le monde ! »

Tribune : تساؤلات دستورية


أصدرت وكالة المغرب العربي للأنباء يوم 5 أكتوبر2011 بيانا تعلن فيه أن الملك محمد السادس عـيـَّن السيد المصطفى ساهل مستشارا له بالديوان الملكي، وذلك نقلا عن بلاغ لوزارة القصور الملكية والتشريفات والأوسمة.

قبل ذلك بشهرين صدر بلاغ مشابه يعلن عن تعيين السيد عبد اللطيف المنوني مستشارا للملك أيضا، وذلك بعد شهر و نيف عن الاستفتاء على الدستور الجديد الذي ترأس السيد المنوني لجنة صياغته.

وقد صدر تعيين السيد المنوني بالجريدة الرسمية عدد 5984 بتاريخ 06 أكتوبر 2011 :

هنا صورة الجريدة الرسمية :

هذان التعيينان يطرحان بضعة تساؤلات نورد منها :

أولا، ما هو موقع وزارة القصور الملكية والتشريفات والأوسمة من الدستور الجديد و هيكلته المؤسساتية ؟ علما أنها وزارة بدون وزير أو على الأقل بدون وزير معروف كباقي الوزراء، وعلما أن الفصل 87 من الدستور الجديد ينص صراحة  » تتألف الحكومة من رئيس الحكومة والوزراء، ويمكن أن تضم كتابا للدولة. يُحدد قانون تنظيمي، خاصة، القواعد المتعلقة بتنظيم وتسيير أشغال الحكومة والوضع القانوني لأعضائها. » بينما الفصل 93 ينص على  » الوزراء مسؤولون عن تنفيذ السياسة الحكومية كل في القطاع المكلف به، وفي إطار التضامن الحكومي. يقوم الوزراء بأداء المهام المسندة إليهم من قبل رئيس الحكومة، ويطلعون مجلس الحكومة على ذلك. يمكن للوزراء أن يفوضوا جزءا من اختصاصاتهم لكتاب الدولة « .

فما هي إذن صفة وزارة القصور الملكية و التشريفات والأوسمة وما وضعها القانوني؟ هل هي دستورية أم فوق دستورية أم تحت دستورية أم لا دستورية أم ماذا ؟ و هل ستضم الحكومة المقبلة وزيرا لهذه الوزارة ينفذ السياسة الحكومية في قطاع القصور الملكية ؟

ثانيا، هل احترمَ التعيينُ الملكي للمستشار السيد مصطفى ساهل و من قبله كذلك السيد عبد اللطيف المنوني، مقتضيات هذا الدستور و خاصة مساطر إصدار الظهائر من طرف الملك ؟ علما أن منصب المستشار ليس بالهين ولا يمكن حصره في دائرة الأمور الشخصية للملك – كالطبيب الخاص و السائق الخاص و غيره – وإلا فليس من المستساغ أي بكون تعيينه بظهير، وهو يتقاضى مرتبا من الميزانية العمومية و له موقع بروتوكولي بارز و يحضر المراسيم و يحضر مجلس الوزراء و يترأس الاجتماعات و يقرأ الرسائل الملكية نيابة عن الملك في المحافل|، و هناك من يشرف مباشرة على مشاريع اقتصادية أو اجتماعية وغير ذلك و قد يكون له القول الفصل في بعض الأمور أكثر من الحكومة و الأغلبية والمعارضة و البرلمان جميعا.

لننظر إذن ماذا يقول الدستور عن صلاحيات الملك و خاصة في ما يتعلق بالتعيينات في المناصب ؟

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Cher TGV marocain : jugez par vous même!


Le Maroc a déclaré officiellement, juste après les élections législatives de 2007, l’achat d’un TGV français. Les circonstances de cette affaire(i) ont crée une grande polémique et ont incité certains à dénoncer avec l’argument(ii) « que même en occident, ce moyen de transport moderne est considéré comme socialement inéquitable, puisque seuls les plus aisés peuvent se permettre de l’emprunter ».

Quatre ans après, il est utile de voir comment ont évolué les choses.

I. Ligne Grande Vitesse Tanger-Casablanca

Situation géographique :

La ligne Grande vitesse Casablanca-Tanger(iii) a pour objectif de réduire la durée du trajet à 2h10 au lieu de 4h45 actuellement entre les deux villes, en construisant 200km de double voie nouvelle entre Tanger et Kénitra et la mise à niveau du tronçon Kénitra-Casablanca sur 150km.

Echéancier de réalisation (1) :

 

Avancement du projet :

 

Tableau de financement initial du projet :

 

L’estimation à ce jour est désormais(iv) de 3.000 MEuros au lieu de 1.800, ce qui constitue 56% d’augmentation par rapport à l’estimation initiale !

 

Répartition des bailleurs de fonds du projet (1) :

 

 

Consistance du projet (1) :

 

  • L’acquisition des équipements ferroviaires ( voie, caténaire, signalisation, télécoms ).
  • L’adaptation et la mise à niveau des lignes existantes ( Casa-Kénitra ).
  • La construction de 2 bases de travaux et leur raccordement à la ligne classique et à la nouvelle ligne.
  • La construction d’un atelier de maintenance des rames à grandes vitesses à Tanger.
  • L’acquisition des rames à grandes vitesses

 

Répartition des coûts de projet (1) :

II. Bon à savoir concernant les lignes grande vitesse

Benchmark des coûts de projets TGV :

*Tableau à prendre selon années de construction des lignes, financièrement à actualiser selon coût actuel de la devise.

Conclusions et études sur la rentabilité ( voire l’utilité ) des projets TGV :

En 2008, la cours des comptes, en France, a produit un rapport d’évaluation de l’exécution du projet « TGV Méditerranée »(v). La conclusion du rapport est sans appel : « Le bilan, encore  provisoire, du TGV Méditerranée montre que le bénéfice actualisé paraît proche de zéro, aussi bien pourla SNCF et RFF que pour l’ensemble de la collectivité nationale ».

Plus récemment, le magazine économique français « Challenges » a publié un article(vi) sur le 30 anniversaire du TGV français ( par 1 journaliste qui connait bien le Maroc et le TGV marocain, donc pas de surprise si prochain article soitla LGV marocaine ), le constat est le même : « Depuis 1981, les Français n’ont toujours pas fini de payer leur TGV. Une voie, cela coûte cher: 16,4 millions d’euros le kilomètre pour Rhin-Rhône, 26,5 millions le kilomètre pour Tours-Bordeaux. Résultat: la dette portée par Réseau ferré de France (RFF), le propriétaire du réseau, n’en finit plus d’enfler: de 20,5 milliards en 1997, elle frôlera les 29 milliards fin 2011. Auxquels il faut ajouter 9 milliards qui incombent àla SNCF, avec le financement des rames et du déficit des lignes ».

Le rapport français « Débat National sur l’avenir du transport ferroviaire »(vii), étude commandée par le gouvernement en 96 et plus connue sous le nom de « rapport Martinand » conforte ces idées : « Les données reproduites en annexe montrent la croissance régulière du trafic global jusqu’à la fin des années 1980 puis sa stagnation et même son recul. Ces chiffres recouvrent la montée en puissance des trafics à grande vitesse depuis 1981 et, simultanément, l’érosion régulière des autres trafics. La croissance du trafic TGV s’essouffle elle-même, elle est moindre que prévue sur le TGV Nord, et la rentabilité des nouveaux TGV se dégrade sous le double effet de la hausse des coûts de construction et de la concurrence accrue de l’aérien depuis sa libéralisation »

Surfing sur les prix d’un billet de TGV :

Il est notoirement connu que le prix du TGV  peuvent être chers. Pascal Perri(2) s’est adonné à l’exercice de comparé ( Le 18 Janvier 2009 à 18h ) les prix aller retour Paris-Londres : aller avant 08h du lendemain et retour avant 19h la même journée, voici les résultats :

 

 

 

 

 

 

 

Consommation électrique et environnement :

Les amis écolos de France ( les amis de la terre ) nous pondent les résultats suivants(viii) sur la consommation électrique comparative TGV/conventionnel :

Les mêmes résultats, ou presque sont données par la littérature de Pascal Perri(2) auparavant cité.

Même l’argument environnemental d’émission carbone tombe à l’eau :

 

III. Quelques fausses idées à corriger avant d’entamer le débat

  • Le TGV a été préconisé dans la « charte nationale d’aménagement du territoire »(ix) de 2001, avec comme recommandation d’assoir des « orientations spatiales devraient tenir compte des spécificités régionales et ériger certaines zones en tant que priorités spatiales dans la politique d’aménagement du territoire ».
  • Le TGV reste, malgré les arguments contre, un outil important à envisager(x) pour un pays qui aspire à donner une image nouvelle.
  • Grâce à la réflexion de la compensation industrielle, Alstom achètera et fabriquera(xi) au Maroc ( contre son obtention des contrats LGV et tramway ) pour 535 millions d’Euros. Ce qui aurait pu être un bel argument à priori ( et non à posteriori ).
  • Les allemands ont poussé au rejet d’un prêt(xii) de 400 millions d’Euro au Maroc destiné au TGV, principalement parce que le Maroc a accordé le marché des rames à Alstom sans Appel d’offres ! On ne vit pas seuls au monde !
  • Malgré le doute plané sur notre institution législative en matière de contrôle, le patron de l’ONCF et le ministre de tutelle, ont été convoqué(xiii), le 8 Avril 2008 à l’initiative du groupe parlementaire de l’USFP, à des auditions au parlement(xiv) au sujet dela LGV. Aucun rapport n’est certes diffusé au public pour l’éclairer sur ces auditions ! Lors de l’audition, le ministre s’est engagé à fournir l’étude économique et financière. Par la suite et malgré les nombreuses relances, il a systématiquement refusé. A l’issue de l’audition, tous les groupes parlementaires, à l’exception du groupe USFP, ont déclaré approuver le projet!
  • Le tableau d’amortissement du projet table(xv) sur 6millions annuellement de voyageurs sur le TGV marocain. A vérifier, selon prix du ticket.

IV. Questions ouvertes au débat

  • Qui a décidé et dans quelles circonstances du lancement du projet LGV au Maroc ?
  • Pourquoi choisir la technologie française, sans passer par appel d’offres ? Le financement à 50% suffit-il pour justifier cet acte ( SNCF pour l’assistance aux études et Alstom pour le matériel roulant ) ? Ou s’agit-il, comme cela a été rapporté par la presse, d’une compensation du non aboutissement du contrat d’achat des rafales ?
  • N’est-il pas, eu égard de la dette générée, et qui sera payée par toute une génération, de soumettre ce projet au référendum ?
  • Aujourd’hui, le plan d’investissement ONCF prévoit plus de 100 Milliards de dirhams dansla LGVsur 30 ans. Autrement, le gouvernement prend la décision de construire ces lignes à grande vitesse reliant des villes déjà sur le réseau ferré ( Tanger à Marrakech ) et ne prévoit aucune liaison nouvelle des autres agglomérations, dont les habitants sont pourtant contribuables, et donc financeurs du TGV ! Peut-on formuler cela ainsi au marocains ?
  • Si on imagine le scénario de construction d’une nouvelle ligne Kénitra-Tanger ( 200 km) , de mettre à niveau la ligne Casa-Tanger pour une vitesse de 200km/h ( atteignable avec le nouvel matériel roulant Prima d’Alstom acquis par l’ONCF(xvi) ), le trajet passera de 4h45 actuellement à 2h45, tout en faisant une économie plus de 25% du coût ( estimée à 9,5 Milliards de dirhams ) ce qui aurait permis de financer la liaison ferroviaire du même niveau entre Marrakech et Essaouira, voir même aller jusqu’à Agadir. Est-ce qu’on a étudié cette possibilité ?
  • Est-ce que le contrat prévoit un transfert de compétences ? Autrement dit, quel est le pourcentage d’intervention des entreprises marocaines, de la main d’œuvre, de l’encadrement marocain ?
  • A quel prix sera le billet Tanger-Casablanca, si le projet verrait le jour ?

Par Mamfakinch

Bibliographie :

(1)   : plaquette ONCF au séminaire LGV Ifrane Mars 2011.

(2)   SNCF : Un scandale français, Pascal Perri, Ed. Eyrolles, mars 2009.

Brahim Yassine sur le #feb20


Je l’aime bien ce monsieur, un des rares « Fquih » du PSU :

Ô maitres de la jungle, rendez-moi mon zoo !


Je me rappelle, quand j’étais tout petit à l’école primaire publique, qu’un moment de joie annuel nous rendait sur les étoiles : Excursion au Zoo de Temara.

A proximité du Stade de Rabat, le Zoo national de Temara était un refuge pour nombreux jeunes écoliers de tout le Maroc. Nous y voyions les animaux que nous enseignaient les livres scolaires de boukmakh notamment, non sans grand émerveillement. De génération en génération, les plus grands ayant visité le parc zoologique racontaient aux plus jeunes leurs expériences fabuleuses : Faire manger aux singes des cacahuètes, entendre le cri effroyable du roi de la jungle, le lion, admirer le cou de la girafe, voir le cagibi improvisé de l’autruche, … bref, des mythes et des histoires d’enfants se sont construits autour du Zoo de Temara.

Il y a deux ans, mes souvenirs et mon égo ont été outré par les propos du haut-commissaire aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification, Abdeladim Lhafi : « Ce soi-disant zoo ne mérite pas son nom … il est dans un état délabré depuis 20 ans déjà » ! Ainsi, il explique qu’il a été décidé la construction pour fin 2010 d’un nouveau zoo, nécessitant 420 Millions de dirhams. Ainsi, La société Addoha a-t-elle été bénéficiaire ( comment ? ) du terrain de l’ancien zoo contre la construction du nouveau ! Le groupe Addoha a déclaré en 2008 déjà « Le terrain de l’ancien zoo a alors été estimé à 420 millions de DH … la cession du terrain n’a pas été faite à un prix symbolique comme le prétendent quelques articles de presse. Les sommes ont été versées en totalité même si l’Etat n’a mis à la disposition du groupe que la moitié du terrain cédé, explique le communiqué. Le groupe ajoute également qu’il a préféré avancer les fonds pour la construction du zoo qui ne relève pas de ses compétences ». Toytefois, « «les animaux, même dans un espace plus réduit, vivent dans de bonnes conditions de nutrition et d’encadrement», rassure le haut commissaire aux eaux et forêts en 2009. Résumons : Pour renouveler le zoo de Temara, l’Etat a cédé les 52 hectares ou 520.000 mètres carrés au groupe Addoha, en contre partie des 420 Millions de dirhams ( équivalent de 808 Dirhams le mètre carré de terrain nu ! ). Alors, en même temps, en 2008, le patron du groupe se défendait des accusations : « Pour le zoo de Témara, il y avait, au départ, deux appels d’offres infructueux, les propositions, qui étaient faites n’étant pas intéressantes pour cette ville et le CRI de Rabat. … Nous aussi, nous avons contacté des spécialistes, dont des architectes de Singapour qui ont réalisé plusieurs zoos dans le monde. Le coût d’estimation du zoo était arrêté autour de 420 millions DH, …Du coup, le prix dont a entendu parler et qui est évoqué dans la presse … est inacceptable. Quand on annonce un prix de 20.000 DH/m2 brut, il faudra s’attendre à débourser le double pour équiper le terrain… Pour le terrain du zoo, nous avons présenté un dossier très sérieux qui a été retenu par la ville de Rabat. Nous avons payé la totalité du foncier pour que l’Etat puisse avoir les fonds nécessaires pour financer une partie de la construction du zoo … » et d’ajouter sur la question des dérogations : « Tout promoteur, en fonction de son programme d’investissement, peut demander une dérogation. Pour notre part, nous avons proposé de construire des tours pour marquer l’entrée de Rabat. Nous avons fait une demande pour des immeubles R+17, sachant que déjà le siège de Maroc Telecom, qui est à côté, est un R+20. Donc, toute l’entrée de Rabat va être animée de la sorte car c’est un choix de la ville afin de donner du caractère à son entrée ». Très patriote dirais-je : 1 terrain à 800 Dirhams le mètre carré et en plus une dérogation pour la construction d’immeuble R+17 !

Seulement, peu des « responsables » et des bénéficiaires ont prophétisé ce qui s’est passé : 3 girafe sont mortes sur le chantier J. Certains parlent de suicide collectif d’une famille girafe, alors que le haut commissaire parle « d’une mort normale de la femelle », suivie par le mal souffrant de « stress de solitude » !

Devant l’arrogance humaine, on peut s’attendre à tout des animaux : « Un lion mal nourri devenu herbivore, des singes intoxiqués par des « sorcières », une hyène lobotomisée, des flamands roses devenues blancs ». Dans d’autres légendes, on parle d’une « ferme des animaux » qui s’est révoltée contre les humains cupides et insouciants. Attention le 20 Février pourrait toucher aussi les animaux.

Alors, maîtres de la jungle, rendez-moi mon zoo, rendez-moi mon argent, … ou rendez-moi mes souvenirs !

Manif : Kabbaj vs Majidi


Au Maroc, le changement est difficile : la preuve par la TVM


Après une constitution, finalement mi-figue mi-raisin, apportant beaucoup d’améliorations par rapport à sa précédente et capitalisant sur les acquis, beaucoup de marocains, enfin ceux que je connais peut être, s’attendait à ce que les choses changent.

Les prémices d’une amertume, le conservatisme a la peau dure, ont déjà commencé lors de la campagne pour ladite constitution : des moussems (comprenez carnaval de mauvais goût), des hayaha (comprenez des gens payés pour faire de la « festivité politique »), des non-débats … ont envahi la scène nationale. A-t-on vraiment besoin de cela au 21ème siècle et surtout à un tournant historique où le pays s’accrochait, tant bien que mal, à dépasser les turpitudes et les mésaventures du « printemps » arabe et de passer, avec beaucoup de prudence ( J ) à une démocratie telle qu’universellement reconnue ( j’adore l’expression ) ? Au moment où plus de 99% des « forces » politiques ont approuvé le projet de constitution et le reste a tout bêtement boycotté le référendum, pourquoi tout ce folklore ? Il y a certainement des « poches de résistance » qui ont vu que leur « rôle » dans la nouvelle société allait être marginal, alors ont-ils eu l’immense intelligence à faire croire « à qui de droit » qu’ils sont indispensables ? Peu importe, il faut que nos « progressistes » s’essaient de comprendre, car si le là a été donné en cette période, les prémices ne sont pas de bonne augure ! Ne parlons pas de la cérémonie d’allégeance ou de la première séance des « dourouss hassanya » (causeries religieuse de Ramadan) où le ministre des habouss et des affaires islamiques tentait de faire le parallèle entre la démocratie et la bay’a ( allégeance ) !

Pas plus loin que ce soir, en famille, je m’essaie de regarder notre auguste première chaine de télévision « al oula » (traduisez la première), baromètre de l’Etat et son « porte parole audiovisuel ». Voici les premières impressions du journal télévisé principal  de ce jour:

  • 42 minute pour un journal télé est vachement beaucoup !
  • Le Roi est toujours à la UNE des journaux télévision avec la même voix sordide qui accompagne en commentaire : « des actions qui dépassent l’égo pour aboutir à une bienfaisance collective multiservices suivant une approche collective apportant le bien-être … bla bla » (vous imaginez cette dissertation dans un journal télé au 21ème siècle !).
  • Le Roi inaugure (et on nous montre les détails même de sa tournée avec les enfants) un espace pour enfants handicapés mentaux à Yaacoub El Mansour à Rabat ( bien sur avec tous les détails sur la superficie, le nombre de tables, de chaises, les financements, … )
  • Le Roi inaugure un centre d’insertion socio-économique se basant sur le principe de la solidarité collective pour créer des activités lucratives … bla bla, toujours à Yaacoub Elmansour (toujours avec les mêmes détails « techniques » et non « techniques »).
  • Après les images d’inauguration, un grand responsable de la fondation Med V (d’ailleurs, est-elle un établissement gouvernemental ou ONG ou quoi au juste ? #justeunequestion) pour la solidarité vient expliquer bien entendu, puis la voix magique revient pour donner des « explications complémentaires » en montrant des intervenants dans le projet.
  • 12 congressmen ont adressé une lettre au Roi que les réformes sociales et économiques sont importantes et apportent leur soutien au réformes lancées par le Roi.
  • 16mn30 pour les activités royales !

Au même moment, Niny est toujours en prison, jugé par le code pénal, d’autres journalistes sont poursuivis pour « diffusion de fausses informations » concernant la relation du PAM et certains gouverneurs/Walis.

Qu’est ce qui a changé depuis la promulgation de la constitution ? Finalement, il faut que le changement passe par les têtes de certains !

Tribune : 20 février, 1er juillet… quelles perspectives pour la lutte démocratique ?


« 20 février, 1er juillet… quelles perspectives pour la lutte démocratique ? »   Resume   Mon propos sur les perspectives de la lutte democratique après le 1er juillet peut se resumer de la maniere suivante:   – La strategie des forces democratiques doit aussi etre une contre-strategie face au pouvoir. – Les impasses et les contradictions de l’autoritarisme monarchique doivent etre sérieusement exploitées par les forces démocratiques. – Un des principaux enjeux de l’action pour le passage à la démocratie est la question de la responsabilité politique du roi. On ne peut concevoir un passage a la démocratie en maintenant un “évitement” de la question de la responsabilité du roi.

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Voter oui, non, boycottez, … liser d’abord le projet #dostour


Texte intégral du projet de nouvelle Constitution

Rabat- Ci-après le texte intégral du projet de nouvelle Constitution.

PREAMBULE

Fidèle à son choix irréversible de construire un Etat de droit démocratique, le Royaume du Maroc poursuit résolument le processus de consolidation et de renforcement des institutions d’un Etat moderne, ayant pour fondements les principes de participation, de pluralisme et de bonne gouvernance.

Il développe une société solidaire où tous jouissent de la sécurité, de la liberté, de l’égalité des chances, du respect de leur dignité et de la justice sociale, dans le cadre du principe de corrélation entre les droits et les devoirs de la citoyenneté.

Etat musulman souverain, attaché à son unité nationale et à son intégrité territoriale, le Royaume du Maroc entend préserver, dans sa plénitude et sa diversité, son identité nationale une et indivisible. Son unité, forgée par la convergence de ses composantes arabo-islamique, amazighe et saharo-hassanie, s’est nourrie et enrichie de ses affluents africain, andalou, hébraïque et méditerranéen.

La prééminence accordée à la religion musulmane dans ce référentiel national va de pair avec l’attachement du peuple marocain aux valeurs d’ouverture, de modération, de tolérance et de dialogue pour la compréhension mutuelle entre toutes les cultures et les civilisations du monde.

Mesurant l’impératif de renforcer le rôle qui lui revient sur la scène mondiale, le Royaume du Maroc, membre actif au sein des organisations internationales, s’engage à souscrire aux principes, droits et obligations énoncés dans leurs chartes et conventions respectives , il réaffirme son attachement aux droits de l’Homme tels qu’ils sont universellement reconnus, ainsi que sa volonté de continuer à Œuvrer pour préserver la paix et la sécurité dans le monde.

Se fondant sur ces valeurs et ces principes immuables, et fort de sa ferme volonté de raffermir les liens de fraternité, de coopération, de solidarité et de partenariat constructif avec les autres Etats, et d’Œuvrer pour le progrès commun, le Royaume du Maroc, Etat uni, totalement souverain, appartenant au Grand Maghreb, réaffirme ce qui suit et s’y engage :

– oeuvrer à la construction de l’Union du Maghreb, comme option stratégique,.

– Approfondir le sens d’appartenance à la Oumma arabo-islamique, et renforcer les liens de fraternité et de solidarité avec ses peuples frères,.

– Consolider les relations de coopération et de solidarité avec les peuples et les pays d’Afrique, notamment les pays du Sahel et du Sahara ,.

-Intensifier les relations de coopération rapprochée et de partenariat avec les pays de voisinage euro-méditerranéen,.

-Elargir et diversifier ses relations d’amitié et ses rapports d’échanges humains, économiques, scientifiques, techniques et culturels avec tous les pays du monde.

– Renforcer la coopération Sud-sud,.

-Protéger et promouvoir les dispositifs des droits de l’Homme et du droit international humanitaire et contribuer à leur développement dans leur indivisibilité et leur universalité,.

– Bannir et combattre toute discrimination à l’encontre de quiconque, en raison du sexe, de la couleur, des croyances, de la culture, de l’origine sociale ou régionale, de la langue, de l’handicap ou de quelque circonstance personnelle que ce soit,.

– accorder aux conventions internationales dûment ratifiées par lui, dans le cadre des dispositions de la Constitution et des lois du Royaume, dans le respect de son identité nationale immuable, et dès la publication de ces conventions, la primauté sur le droit interne du pays, et harmoniser en conséquence les dispositions pertinentes de sa législation nationale.

Ce préambule fait partie intégrante de la présente Constitution.

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20 فبراير : التغيير بين المد و الجزر.


كثيرا ما نتحدث عن التاريخ القريب لمغرب ما بعد الاستقلال, وقليلا من يتحدث عنه بموضوعية. عموما جاءت تسعينات قرن الألفية المنصرمة لتجعل المغرب يحاول أن « يطوي صفحة الماضي » و أن يمر إلى شيء جديد فيه كثير من التوافق. في غفلة من الشعب اتفق الملك الراحل مع المعارضة على إنهاء الصراع عبر التراضي (بتعبير الاستاد عبد الرحمان اليوسفي) في أمل بناء الدولة الوطنية الديمقراطية أخيرا. جاء « التناوب التوافقي » في 1998 و اقبر في 2002, و جاء العهد الجديد في 1999 ب »المفهوم الجديد للسلطة » و »سياسة الاوراش الكبرى » و « الإنصاف و المصالحة » و غيرها و افلت آمال المغاربة في التغيير المنشود في التنمية و الديمقراطية و العدالة الاجتماعية و الحداثة.

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Le Makhzen prépare son #feb20 à grande échelle


Source : MAP ( couverture d'un sit-in à Rabat contre le #feb20 le 28/05 )

On retrouve les mêmes affiches sur Rabat et Casa 🙂

Affiche sur Bd "Chjer" quartier Sbata à Casa, lieu de la marche du #feb20 à Casa le 29/05

Manipulations à grande échelle? Créer un clivage non réel au sein de la société? Du déjà vu ( sic plan d’intégration de la femme … )?

En tout cas, la zarouata revient de plus belle, et le malheur, c’est que même sous d’autres cieux plus clément en principe, c pareil!!!

Attention!! Certains, des deux côtés, jouent au feu!!!

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