Archives de Catégorie: Politique

Darif : d’Intello à chef de parti – Interview


#RIP Guessous وداعا سي محمد كسوس, المثقف العضوي


« WAaa CHEF » #freeanouzla #freekoulchi #libertedespression !!!


El Othmani sur sa rencontre avec Livni : Dire la chose et son contraire, c’est du mensonge!!!


Interpellé sur Twitter par des internautes marocains sur une éventuelle rencontre avec Tsippi Livni, ancienne ministre israélienne des affaires étrangères et actuelle négociatrice en chef dans le processus initié avec l’autorité palestinienne, Mr El Othmani, ministre marocain des affaires étrangères a nié catégoriquement une telle rencontre ( qui se serait passée le 22/09/2013 ) :

tweet el othmani sur livni

Pourtant, l’Institut international pour la paix, avait publié sur son site une annonce de la rencontre, sous le thème « IPI Annual Mideast Ministerial Dinner ».

Taclé, le même ministre islamiste revient sur le site d’information alyaoum24 pour déclarer : « dès que j’ai été informée de la présence de Livni, j’ai fait en sorte à ce que je finisse rapidement mon diner et j’ai quitté les lieux » :

tweet el othmani sur livni 2

Sans trop philosopher ( sans parler de manque de diplomatie de notre diplomate en chef, chose que nous avons relevé sur ce blog ), la seule est pertinente remarque qu’on peut faire : c’est du MENSONGE !!!!

#freeanouzla – MounirBensalah.org en solidarité avec Ali Anouzla


Ce blog participe à la campagne de solidarité Balckout avec Ali Anouzla.

anouzla-solidarité

Hausse des prix des gazoil : un éclairage signé #boulif


#boulif en 2011 :

#boulif en 2012 :

#boulif en 2013 :

#freeanouzla


anouzlaSuivez l’affaire sur le site : http://freeanouzla.com/

Enseignements et conclusions de l’affaire #danielgate


L’affaire de la grâce royale en faveur de l’espagnol violeur d’enfants est un vrai tournant dans la vie politique au Maroc :

  • Cette affaire lève le voile, au moins pour les non avertis, sur le fonctionnement bizarre d’une « institution » non constitutionnelle qui s’appelle « conseiller royal ».
  • Les réseaux sociaux démontrent aujourd’hui, qu’une nouvelle forme d’organisation politique est possible loin des élites sclérosées et des organisations dépassées !
  • Pour la première fois, des manifestations d’indignés obtiennent l’annulation d’une décision (grâce) royale !
  • Pour la deuxième fois, après les manifestations du 20 février et le discours du 9 Mars, le Roi répond directement aux manifestants, sans intermédiaire ni jeu de conseillers !
  • Puisque la grâce est un domaine royal, que le roi lui-même s’est dit induit en erreur et n’a pas été informé, il doit présenter ses excuses au peuple marocain, aux victimes en particulier.
  • Si l’information sur la guéguerre Himma – Benkirane s’avère vraie, alors ce conseiller royal doit endosser la responsabilité de cette bourde !
  • Le chef du gouvernement, Benkirane, est grandement responsable : d’abord politique de s’être effacé durant cette affaire, ensuite et surtout parce qu’il contresigne la décision de grâce !
  • Le ministre de la justice doit être tenu pour responsable : il préside la commission de grâce qui, de surcroit, se tient sous sa convocation ! Même dans le cas où cette grâce n’est pas passé par lui (comme le fait savoir les fuites de son ministère et le communiqué des droitsdelhommistes de son parti).
  • Le ministre de l’Intérieur doit être tenu responsable pour les violences policières contre le sit-in du Vendredi 2 Aout.

La seule vraie conclusion : Exiger une réelle monarchie parlementaire!!!

« Erdogan est l’homme politique le plus populaire et le plus détesté en Turquie ! » par @daghanirak


Entretien avec Daghan Irak

« Erdogan est l’homme politique le plus populaire et le plus détesté en Turquie ! »

Daghan Irak est blogueur, chercheur en sociologie et journaliste turc d’Istanbul. Il suit activement l’actualité de son pays et est un des leaders de la révolte populaire turque à Istanbul. Il est à l’origine de l’appel au soutien médiatique de la révolte turque :

« LA DÉMOCRATIE TURQUE, ELLE A BESOIN DE VOUS!

Suite aux manifestations pour la conservation d’un parc au sein du quartier central d’Istanbul qui est envisagé d’être démoli pour la construction d’un centre commercial, la police turque a lancé une attaque violente contre les manifestants paisibles avec du gaz lacrymogène et de l’eau à haute pression et visait directement sur les corps des gens. Des dizaines des protestataires sont hospitalisés et l’accès au parc est bloqué sans base légale. Les médias turcs, qui sont directement contrôlés ou ont des liaisons politiques et économiques avec le gouvernement, refusent de traiter des incidents. Les agences de presse turques également bloquent la diffusion de l’information sur les évènements.

SVP, diffusez ce message pour que le monde prenne conscience de l’état policier turc crée par l’AKP de Recep Tayyip Erdoğan, qui est souvent considéré comme un modèle exemplaire pour des pays du Moyen-Orient. La démocratie turque s’attend à votre soutien. Merci! »

A Istanbul, Daghan a bien accepté de nous accordé cet entretien pour discuter des évènements en Turquie :

MB : Nous avons presqu’une conviction chez nous que la Turquie de l’AKP et d’Erdogan est un modèle de développement économique et social. En plus de la tradition démocratique turque ne nous permet pas de comprendre la révolte actuelle, surtout qu’Erdogan a été élu démocratiquement à plus de 50% de voix. Pourriez-vous nous éclairer ?

Daghan Irak : D’abord, il faut comprendre que Mr Erdogan n’était pas comme cela il y a 3ans. Une fois qu’il a neutralisé l’armée, et cela est une bonne chose en soi,  il a commencé à virer vers sa propre doctrine. Le gouvernement qu’il mène est d’orientation néo-libérale et conservatrice. Ce gouvernement a privatisé sans merci les entreprises étatiques, malgré les alarmes des syndicats. Il visait faire émerger une « bourgeoisie islamiste » et « une classe moyenne docile » soutenant son électorat. En effet, lors des dernières élections, il a récolté un peu plus de 50% des scrutins.

MB : Donc, il devrait être très populaire ?

DI : Il l’était. Aujourd’hui, s’il appelle à de nouvelles élections, il n’aura pas plus de 30%. En plus de son psychique instable, il montre aujourd’hui qu’il n’est pas démocratique. Il a qualifié les manifestants de « voleurs », de « clochards », … cela a fait de lui un adversaire, même chez les gens qui le soutenaient avant. D’abord parce qu’il a menti sur la nature des manifestations, ensuite parce qu’il a montré que la Turquie ne lui importe que peu devant son orgueil personnel et puis et surtout parce que son idéologie prend le dessus sur les politiques publiques.

L’AKP d’Erdogan a créé sa propre fédération d’homme d’affaire constituant la nouvelle « bourgeoisie islamiste », qui est toujours favorisée. Alors que la Turquie a remboursé ses dettes envers le FMI et la BM, son gouvernement se tourne vers le Qatar, la banque islamique, … pour s’endetter.

Aujourd’hui, Erdogan a réussi à mettre toutes les minorités contre lui. Le slogan des manifestants est devenu « Nous sommes les autres 50% ». Toutes les minorités se sont unies dans les manifestations, avec une harmonie extraordinaire.

MB : Il semble aussi que sur le plan institutionnel, aucune force politique ne porte la voix des manifestants. Confirmez-vous ?

DI : Le socle constitutionnel des années 80, promulgué après le coup d’Etat, fait que seuls deux partis sont dans le jeu institutionnel …

MB : (interruption) mais dans certaines démocraties, deux partis sont suffisants, comme l’exemple américains.

DI : En effet, après le coup d’Etat, l’armée a promulgué une constitution sous impulsion américaine. Aujourd’hui, les petits partis (communiste, écolo, …) sont exclus de facto par une loi sur les partis qui éliminent ceux qui n’obtiennent pas plus de 10% des voix. Cela nuit à la pluralité et ne convient pas à la Turquie. Aujourd’hui, on change de gouvernements mais pas de politique.

Ce à quoi nous assistons à la place Taksim est une vraie révolution politique : les ultra-nationalistes scandent avec les kurdes en leur langue pour la « fraternité des peuples », les LGBT marchent à côté des supporters de foot (généralement homophobes), … Erdogan a mis toutes les minorités (arméniens, turcomans, musulmans laïcs, juifs, chrétiens, LGBT, kamalistes, … ) contre lui. Il faut noter que ces minorités ont boycotté massivement les élections par manque d’alternatives.

Aujourd’hui, il faut reconnaitre que cette opposition hétéroclite manque cruellement de leadership, de plateforme politique d’entente et surtout de représentants institutionnels.

MB : Justement, cela a été le cas un peu partout dans les pays du « printemps » arabe, du Maroc au Yemen. Ne pensez-vous pas à vous organiser en apprenant la leçon arabe ?

Il est très tôt de parler d’alternative politique. Erdogan est affaibli, même dans son propre camp. Beaucoup de militants de l’AKP commencent à revendiquer Gul comme futur candidat au présidentielles de 2014 (premières sous suffrages universelles après les derniers amendements constitutionnels). Je pense que Si Gul se porte candidat, il gagnerait largement face à Erdogan, trop impulsif. Gul est un homme équilibré, qui sait que la démocratie, ce n’est pas gagner des élections, mais surtout de conserver les droits des minorités. Malheureusement, en Turquie, nous n’avons même pas un Baradei, avec ses défauts !

MB : Revenons à Gezy. L’agence de presse Anadol a rapporté que la mairie va planter le triple des arbres extirpé. Selon vous, cela atténuerait la protestation ?

ID : Mr Erdogan doit comprendre que ce n’est pas au premier ministre de devenir tâcheron. La question n’est plus extirpation d’arbres de Gezy. Si Erdogan voulait planter, par la force, des arbres, nous serions sortis manifester. Les manifestants sortent contre la dictature que Mr Erdogan est en train d’installer. Il a beau créé sa bourgeoisie, il n’a jamais réussi à avoir l’élite avec lui. C’est le plus grand échec des islamistes.

Istanbul 2013 : le printemps du Parc !


« Les gens sortent place Taksim pour dénoncer l’hégémonie idéologique de Erdogan. Il ne s’agit pas que d’une affaire du parc Gezy » nous a raconté, convaincu, Abbas A, propriétaire de l’hôtel où nous avons logé à Istanbul, avant de nous prévenir : « il faut faire attention, après 23h, il ne faut pas s’aventurer dans les rue d’Istanbul, la police lance des bombes lacrymogènes … ». Et notre hébergeur, quinquagénaire, musulman stambouliote de souche, de continuer : « Ce que Mr Erdogan ne veut pas comprendre, c’est qu’il ne peut pas nous imposer son idéologie. Mais malheureusement, l’opposition parlementaire est bien piètre que l’AKP et ne fait rien pour porter la voix des protestataires dans les institutions, car c’est là où cela se passe réellement ! ».

Passé ce petit commérage avec l’hôtelier, nous nous dirigeons vers la place Taksim ce samedi 29 Juin 2013, découvrir la révolte. En passant par le parc de Gezy, nous constatons déjà la nature des changements : les cafés (dont le fameux « café des arabes ») et les arbres sur la colline donnant sur la place sont rasés, la chaussée est remplacé de béton et un grand tunnel est en construction.

gezy

Organisation exemplaire.

Il est 17h, la vie semble normale place Taksim et sur l’avenue piétonne Istiqlal. La place est entourée de véhicule de police avec une présence remarquable de policiers en uniforme et en civil portant des baudriers distinctifs. Cette mesure a été prise après que nombreuses ONG ont dénoncé des violences de civils proches de l’AKP contre des manifestants, et qui se présentaient comme des policiers.

Tout le long de l’avenue Istiqlal, des véhicules blindés de la police sont stationnés partout, et surtout, toutes les ruelles de bifurcation sont remplies de brigades de policiers.

police

A 18h, et soudainement un premier groupe des passants se forment à l’extrémité de l’avenue Istiklal, du côté de la tour Galata. Très rapidement, ce groupe commence à bouger et la marche prend forme. Au bout de 10 minutes, une dizaine de milliers de manifestants, auparavant sur les terrasses de café ou dans les étalages de magasins, battent le pavé en scandant en chœur « Résistance à Taksim, résistance partout ! », « Taksim est partout, la révolte est partout ! » ou encore « Tayyip t’es foutu, la Turquie est dans la rue ».

manif taksim

Vers la libération de Taksim et Gezy.

Vers 19h, la rue Istiqlal est bloquée de manifestants. Lelong des 2,5km, les manifestants se serrent les rangs, et d’autres essaient de rejoindre la marche (en arrêt). La foule est composée essentiellement de jeunes, avec une organisation exemplaire. Au milieu, des artistes, des écrivains, des journalistes, … dont le prix nobel Orhan Pamuk, manifestent après avoir publié une tribune « un appel au gouvernement lui demandant de cesser d’employer une rhétorique de division qui alimente selon eux la haine dans le pays ».

taksim tram

Au bout de la rue, place Taksim est protégée par la police avec des boucliers. Vers 20h, les manifestants commencent à bouger et transgressent le dispositif policier, la place Taksim est ainsi libérée !

Une révolte écologique et civique.

Après des menaces policières, et estimant que la « libération de Gezy » n’était pas possible forcément, les manifestants commencent vers 21h à sortir de la place Taksim. En se dispersant, les manifestants n’oublient pas de nettoyer la rue. Toutes et tous sortent des sacs en plastics (biodégradables de surcroit) et ramassent les détritus.

Il est à noter qu’aucun incident n’est à déplorer lors de la manifestation (selon nos estimations, la participation était d’environ 100.000 manifestants. Selon les organisateurs, il s’agissait de plus de 200.000).

A la marge, des jeunes s’assoient en cercles et entament des débats devant le regard admiratif de certains touristes. Des peintres exposent des tableaux dessinés à l’occasion, des caricaturistes font de même.

La révolte ne touche pas le commerce !

Ce qui est remarquable chez les stambouliotes, c’est qu’ils ne perdent jamais leur esprit de commerçants. En effet, durant les 5 heures des manifestations, les boutiques de l’avenue Taksim ont continué leur commerce normalement. Mieux encore, tous les samedis, avant et pendant les manifestations, des commerçants ambulants propose les drapeaux turcs, des portraits de Kamal Ataturk, des masques à gaz bons marchés, … Les hôtels ne désemplissent pas, les circuits touristiques, en pleine saison, sont toujours prisés, …  Qui a dit que les révoltes pro-démocratiques nuisent à l’économie ?

commerce

Tous manifestent !

Le lendemain, c’est le tour de la marche de la fierté (équivalent de la gay pride). Quelques dizaines de milliers de personnes ont scandé (dans toutes les langues) pour les droits des LGBT.

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Quelques heures plus tard, une centaine de militants pro-islamistes ont manifesté sur la même rue scandant « Turquie islamique ».

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Retour de la violence policière.

Alors que la violence policière s’est éclipsée au moins à Istanbul après que des agences de presse internationales aient relayé des photos choquantes, la manifestation du Samedi 6 Juillet 2013 a été violemment réprimée !

Des militants pro-AKP ont même attaqué les manifestants à coup d’épée après que la police ait lancé des bombes lacrymogènes. « On voit dans la séquence de vidéo un groupe attaquer avec des couperets les personnes qui fuient l’intervention de la police. Un des agresseurs frappe d’abord avec un coutelas la jeune femme qu’il vise et il lui donne un coup de pied. On voit que la police n’intervient pas au groupe de personnes armé aux coutelas » rapporte le blog « FreeTurkeyNow ».

Diplomatie 2.0 #pjd


diplomatie

#anfass Secteur de la #santé : Sortir des sentiers battus


« Mouvement ANFASS Pour la Démocratie et la citoyenneté »

Secteur de la santé : Sortir des sentiers battus

 

Pourquoi ce Document ?

Dans un contexte marqué par la tenue, pour la première fois depuis 1959, d’une conférence nationale sur la santé visant à déterminer les priorités stratégiques pour les 30 années à venir, nous, « Mouvement ANFASS pour la Démocratie et la citoyenneté », soumettons cette contribution au débat public.

En Mai dernier, et en collaboration avec le mouvement « Clarté-Ambition-Courage », nous avions publié un document sur la fiscalité où nous avions mis clairement l’accent sur la notion de « pacte de citoyenneté ». Nous avons considéré que la fiscalité est « un instrument au service du projet de société » et une contribution citoyenne reflétant l’engagement du citoyen envers sa société à travers un pacte. De ce fait, elle ne pourra jamais être perçue comme telle sans un regain de confiance du citoyen dans les piliers que sont l’éduction, la justice, la sécurité et la santé.

La santé aujourd’hui au Maroc marche à deux vitesse et créé de ce fait deux catégories de citoyens : citoyens ayant une couverture médicale « solide » ou des moyens financiers, et les autres démunis, laissés pour leur compte. Cela doit absolument cesser !

Nous estimons qu’il est temps de sortir des sentiers battus et établir un projet sectoriel « santé 2030 » adapté à nos réalités locales capable de surmonter, dans un futur proche, les écueils qui entachent ce secteur névralgique, dans le cadre d’une stratégie globale permettant de redonner l’espoir d’un Maroc meilleur avec un service public de qualité.

Etat des lieux :

Nous relevons, en toute objectivité, que les politiques de santé menées depuis l’indépendance ont permis un certain nombre de réalisations indéniables qu’on peut résumer comme suit :

  • Une amélioration de l’espérance de vie à la naissance et une baisse notoire de la mortalité infanto-juvénile (moins de 5 ans).
  • Une baisse de la mortalité maternelle liée principalement à une amélioration du suivi de la grossesse et de la prise en charge des accouchements.
  • Une généralisation de la couverture vaccinale et des structures de soins de santé de base (dispensaires, centres de santé, centre de santé avec unités d’accouchements).
  • Un démarrage d’un programme de couverture médicale.
  • Une production locale du médicament capable de subvenir à plus de 70% des besoins nationaux, avec des dispositifs de contrôles adéquats.

Malgré ces réalisations, le système de santé demeure handicapé par de nombreuses insuffisances qu’il faudra absolument surmonter si on désire redonner confiance au citoyen dans ses établissements de santé.

Ainsi, nous notons principalement :

  • une disparité importante des indicateurs de santé entre les milieux urbain et rural.
  • Une concentration de l’offre de soin spécialisé autour des grands centres urbains traditionnels.
  • L’insuffisance de la densité de la population médicale (6.2 médecins pour 10.000 habitants au Maroc contre 10.8 en moyenne de la région) et paramédicale (8.9 pour 10.000 habitants au Maroc contre 15.9 en moyenne de la région).
  • La faible part des dépenses de la santé dans le PIB (à peine 2%) dont plus de la moitié est supportée par les ménages (uniquement 34% de la population a actuellement une couverture maladie : dépense par habitant au Maroc est inférieure à 170 $ annuellement contre plus de 220 $ comme moyenne de la région).
  • L’absence d’une politique nationale de la santé mentale et psychique,
  • L’absence d’une politique du médicament.
  • La lenteur du processus de mise en adéquation de l’arsenal législatif.
  • Le retard manifeste en termes de recherche liée aux sciences de la santé.
  • Alors que le pays bénéficie d’une flore riche et variée dont une grande partie est représentée par les plantes médicinales et aromatiques, aucune volonté politique n’a été affichée pour rédiger les monographies liées à cette flore, et développer une industrie nationale structurée en la matière.
  • Certaines pratiques de charlatanisme demeurent manifestes en toute impunité et avec une neutralité passive de la part des autorités.
  • L’absence d’une politique nationale de santé bucco-dentaire.
  • Bien que le pays est en cours de virage épidémiologique où les maladies chroniques (cardio-vasculaires, cancers..) sont de plus en plus prépondérantes comme causes de mortalité, presqu’aucune politique nationale préventive n’est enregistrée.
  • De même, la population de plus en plus vieillissante ne bénéficie d’aucun programme national de gériatrie et de prise en considération des besoins des populations âgées.

Nos propositions :

Sur le plan démarche :

Nous avons entamé, depuis un certain temps, au sein du « Mouvement ANFASS pour la démocratie et la citoyenneté » une réflexion de fond sur les futurs possibles du système de la santé.

Notre démarche qui s’appuie sur la prospective stratégique s’articule sur 4 étapes dont la conduite nécessite un travail de fond d’environ 2 ans :

  • Une première étape de collecte d’informations et de données visant à l’élaboration de fiches de synthèses sur les principales problématiques clés du secteur.
  • Une seconde étape de formulation d’hypothèses à partir des données recueillies et conduite d’une enquête nationale impliquant tous les acteurs.
  • Une troisième étape de publication des résultats de l’enquête et de rapprochement statistique permettant de dégager des scénarii futurs que nous soumettrons à débat public.
  • Une quatrième étape d’élaboration d’un programme d’action sur 15 ans intitulé « Vision santé 2030 ».

Cette initiative est ouverte à tous les acteurs qui peuvent nous rejoindre pour participer et mener à bien cette démarche.

Sur le plan mesures :

Notre travail actuel sur cette problématique nous pousse à regarder avec scepticisme la manière avec laquelle la deuxième conférence nationale sur la santé est en train d’être menée et nous doutons fortement de l’émergence d’orientations politiques et de programmes d’action clairs. Nous avons vu opportun de formuler quelques propositions d’orientations ayant émergé du débat sur la question au sein du « Mouvement ANFASS pour la démocratie et la citoyenneté », en harmonie avec le projet de société que nous défendons axé sur les valeurs de l’équité sociale, de la centralité du citoyen, du progrès et de la répartition. Dans cet état d’esprit, nous pensons que toute réflexion doit prendre en compte les quatre enjeux que sont :

  • L’accès
  • La qualité.
  • L’équité.
  • Le coût

Parmi les axes vers lesquels nous souhaitons que le débat public soit orienté, nous mentionnons :

  • La formation : Nous estimons qu’il faudra revoir, sur le fond, la manière avec laquelle le médecin est formé. La formation du personnel paramédical est également un domaine à réformer.
  • La médecine préventive doit devenir le centre du système de santé.
  • Une politique de santé psychique axée sur une meilleure prise en charge, l’implication du médecin généraliste et la création de nouvelles structures de soins.
  • La problématique de l’accès au médicament devra être résolue d’une manière différente en dehors de l’approche actuelle. Nous estimons qu’on ne peut être efficace dans l’amélioration de l’accès au médicament sans prises de certaines mesures :
    • Encouragement de l’émergence de grands acteurs pharmaceutiques nationaux capables de produire à très grande échelle et exporter vers les plus grands marchés internationaux.
    • Amélioration de la couverture maladie.
  • L’encouragement de la recherche médicale appliquée et en économie de la santé.

Nous estimons au sein du « Mouvement ANFASS pour la démocratie et la citoyenneté » que la santé est l’un des leviers importants permettant de redonner confiance au citoyen marocain et conduire à la concrétisation d’un pacte de citoyenneté.

Contacts :

Othmane Boumaalif (boumaalif@gmail.com)

Issam Ourrai  (issam.ourrai@gmail.com )

#assisesfiscalite2013 #anfass Réformer la fiscalité pour un pacte de citoyenneté


Pourquoi ce texte :

A l’occasion des Assises de la Fiscalité, nous, mouvements « Clarté – Ambition – Courage CAC » et «Anfass pour la démocratie », soumettons cette contribution en guise de participation au débat public, et en assumant notre droit et notre devoir de citoyens de proposition et de participation à la vie publique.

Alors que la juridiction marocaine a évolué vers l’instauration de droits socio-économiques et l’affirmation du caractère social de l’Etat, la pratique politique ne favorise pas toujours l’émergence d’une doctrine sociale marocaine et sa mise en œuvre à travers des politiques concrètes et efficaces. Dès lors, la responsabilité incombe à la classe politique de formuler des visions et des projets capables de résorber les déficits sociaux et placer le Maroc sur une trajectoire de développement économique.

Nous œuvrons à l’instauration d’une pratique politique responsable, innovante et intellectuellement productive.

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Degré -1 de la politique : PJD attitude!


yatim & la pluie

La capture d’écran se passe de tout commentaire !!!

والله المغاربة ما بهايم ديالكم السي يتيم !!

Mamadou Kouma (@kmamadou) : « A Tombouctou, plusieurs centaines d’années d’histoire du Mali ont été partiellement détruites par des fous d’Allah »


Mamadou KOUMA est malien vivant en France depuis 6 ans. Naturellement, il suit très attentivement l’actualité de son pays dans lequel se trouvent toute sa famille et beaucoup de ses amis. Dans cet entretien, il essaiera de nous éclairer sur la situation au Mali

mamdou Kouma

1-      Comment voyez-vous la situation généralement au Mali aujourd’hui ?

Le Mali, aujourd’hui, reste un pays instable tant au niveau sécuritaire qu’au niveau institutionnel malgré la libération des villes occupées et la défaite des islamistes désormais retranchés dans les grottes de l’Adrar des Ifoghas.  Le pays reste toujours sous la menace des groupes armés qui ont été juste chassés de leurs positions mais qui n’ont pas été complètement vaincus. Repliés, ils ont changé de tactique : au lieu d’affronter directement les troupes maliennes, françaises et africaines ils ont opté pour la stratégie d’opérations coup de point (Attentats et embuscades) avec, toujours, le but de faire le maximum de victimes. Après la tyrannie et la Charia des Salafistes, la population est désormais prise par la psychose des attentats suicides.

Le Sud, de son coté, reste englué dans une crise institutionnelle provoquée par le coup d’Etat du 22 mars 2012 et, au milieu de querelles partisanes, continue à véhiculer l’image de ne pas être concerné par la guerre qui se déroule dans la moitié nord. Les récents affrontements entre Bérets rouges et les bérets verts (deux composantes de l’armée malienne : les premiers opposés au coup d’Etat perpétré par les seconds) viennent illustrer à souhait ce sentiment d’insouciance face à la situation catastrophique que traverse le pays. L’autorité et la légitimité du président intérimaire Dioncounda Traoré sont constamment contestées par une partie de la population et par une minorité très active de partis politiques favorables au putsch qui a chassé l’ancien président Amadou Toumani Touré.  Une étude récemment publiée dans le Washington post concernant le niveau de stabilité des pays du monde place le Mali parmi les pays à haut risque dans lesquels un coup d’Etat est possible en 2013. On est encore très loin de retrouver une situation « normale » pour l’ensemble du territoire malien. Les villes libérées doivent être sécurisées et des élections, annoncées pour les 7 et 21 Juillet 2013, devraient permettre d’élire un président légitime pour mettre fin à cette instabilité institutionnelle qui dure depuis 10 mois.

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Aujourd’hui, ce n’est certainement pas la fin du monde … mais la fin de l’ « Union » pour moi !


L’Union Socialiste des Forces Populaires n’a pas été pour moi un simple parti. C’est un système entier, par ses hommes et ses femmes, ses valeurs, ses positions, son cheminement, …

Aussi loin que ma mémoire puisse aller, j’ai côtoyé des usfpéistes. Dans la petite ville où j’ai grandi, mes meilleurs enseignants du collège et du lycée sont dans cette union.  Les entraineurs de foot des équipes de jeunes, les épiciers de mon quartier, les conseillers communaux, les banquiers, les avocats, … aussi

Je n’oublierai jamais cet enseignant qui nous a carrément expulsés, alors qu’on était au lycée, du siège du parti, avec cette phrase : « Allez pour vos cours. Si vous voulez être uspéistes,  il faut le mériter, réussissez dans votre entourage. A l’USFP, nous devons être l’exemple ! ». Celui-là même qui était le plus gentil et le plus respecté des enseignants, était un ancien détenu politique, conseiller municipal en 95, venait au lycée à vélo pour des convictions « écologistes » !

A l’USFP, j’ai fait la connaissance des meilleurs poètes, des meilleurs avocats, des meilleurs enseignants, … des militants à l’image de « Haj Mouh ». Ce dernier passait chaque jour sur son vélo devant le siège du parti. Quand la porte était ouverte, il rentre sa bicyclette, sort une chaise de l’intérieur et se désintéressent royalement de ce qui se passe à l’intérieur : pour lui, l’Union est en marche. On rigolait bien de Haj Mouh. Plus tard, j’ai compris son attitude, lui qui a combattu avec un Bensaid les occupants à Ait Baamrane, puis a fui les forces de l’occupant pour s’installer dans notre ville et ne plus jamais la quitter jusqu’à embrasser son sol dans un dernier sommeil.

J’ai appris à l’union à lire Laroui avec Jabri, Sartres avec Camus, Lénine avec Trotski, … mais surtout j’ai appris sur des légendes, décédées ou vivantes, héros, ou « héros sans gloire » !

Avec l’avènement de Me Abderrahmane Youssoufi comme premier ministre de l’alternance, dans une ville du « Maroc non utile », le gouverneur a convoqué tous les représentants locaux des partis pour une réunion. La tradition usfpéiste, qui voulait que ces réunions soient systématiquement boycottées, a été brisée. L’Usfpéiste s’assoie au coin opposé du gouverneur et annonce en début de réunion : « Ecoutez. Le Maroc a changé, il y a des choses que seulement le gouverneur et moi comprenons ». Quelle naïveté de notre uspéiste, digne représentant de Ssi Abderrahmane dans son bourg, se croyant désormais le contrepoids du gouverneur, représentant du roi ! Dans l’esprit de beaucoup, cette naïveté était une croyance. Youssoufi n’a pas fait son premier voyage en 1er ministre à un souk hebdomadaire de Toubkal, où un militant exposait Mehdi, Omar et Abderrahim alors que d’autres vendaient des vivres et des habits !

Je ne vais pas continuer dans la nostalgie. Je ne fais pas l’éloge de l’union, comme je n’accepte pas les condoléances, l’USFP sera toujours vivante (lisez au moins ce qui a été dit lors du dernier congrès). En même temps, serait-il suffisant, avec tout ce qui est précédemment cité, et ce qui n’est pas évoqué, de continuer à nourrir l’union, d’y être ? Certainement pas.

Depuis 2002, nous avons compris que lorsqu’Omar a convaincu les uspéistes de réformer l’Etat de l’intérieur, à travers la stratégie de lutte démocratique, l’USFP n’était plus, en acceptant le « non-respect de la méthodologie démocratique », l’outil révolutionnaire capable de réformer l’Etat et la société. Depuis lors, nous nous sommes donnés comme mission de réformer l’union : Rébellion de la jeunesse, courants, pétitions, appels, … jusqu’à aujourd’hui, mais sans jamais réussir. Chaque fois que l’on se dit proche, on s’éloigne un peu plus dans une sorte d’agonie politique chronique. Non seulement l’USFP n’était plus capable de sortir le pays de la crise politique, elle en est devenue une partie. Et d’ailleurs, notre électorat, nos sympathisants n’ont cessé de nous le faire signifier depuis !

Le 9ème congrès, dernière chance comme nous l’avons évoqué, est la preuve tangible, en tout cas pour moi, et certainement pour beaucoup de camarades, que plus rien ne nous lie à cette union :

  • La « compétition » pour le poste du 1er secrétaire a été vidée et remplacée par une compétition de personnes, où le « plus fort gagne », au lieu d’une compétition d’idées et de projets.
  • Alors que nous avons, à maintes reprises, critiqué le non-respect par la direction du parti de la déclaration politique du 8ème congrès qui liait notre présence au gouvernement aux réformes constitutionnelles en vue d’une « réelle monarchie parlementaire », nous voici avec un communiqué politique du 9ème congrès, maigre, sans goût, sans horizons imposés à la direction, à interpréter selon les goûts des chefs. D’ailleurs, ce communiqué ne dit pas un mot sur la gestion du parti entre les deux congrès !
  • Alors que l’Union voit dans la constitution votée en 2011 une avancée notoire vers l’instauration de la monarchie parlementaire, il est l’évidence même que d’avouer que cette constitution, malgré ses imperfections, ses zones d’ombres, son refus par certaines forces progressistes, est l’enfant d’un 20 Février 2011, auquel nous avons participé, que nous, avec d’autres camarades partageant certaines convictions communes, avons préparé et encadré pendant plusieurs semaines, d’abord par des initiatives personnelles, puis par arrachement du soutien du conseil national. Il est ridicule, sinon politiquement inacceptable que cette effervescence du 20 Février ne soit nullement mentionnée dans le communiqué politique du congrès, malgré l’agitation des « usfpéistes du 20 février » !
  • Le communiqué politique issu du congrès voit en la constitution de 2011 le summum de la démocratie, et qu’il suffit de son « opérationnalité démocratique » pour atteindre la monarchie parlementaire en ces termes énoncés dans le titre du communiqué : « Parvenir à l’instauration d’une monarchie parlementaire en veillant à la concrétisation des dispositions de la Constitution ». Je refuse ce constat, et beaucoup de camarades l’ont fait remarquer au congrès même !
  • Le report de la suite des travaux du congrès trahit une sordide recherche de « consensus » et de partage de la tarte partisane !

Comment rester dans un parti qui se dit moderniste et qui s’interdit de défendre « l’Etat civil » dans la constitution ?

Pour toutes ces raisons, l’USFP ne représente plus pour moi l’espoir, le rêve, l’utopie, … pour rassembler la gauche, pour réformer l’Etat et la société, pour défendre les démunis, pour installer l’égalité des chances, … Je ne partage plus les valeurs inavouées qui règnent au sein de certains camarades, de la base au sommet. Nous avons longtemps résisté à cette transformation du parti en machine électorale, et pire en agence de recrutement, aujourd’hui, le clanisme conduirait à la ruine ! Si l’union a accepté d’être « complément d’objet direct » dans les majorités depuis 2002, certains la mettraient « complément d’objet indirect », dans l’opposition !

Quand Abderrahmane youssoufi révéla à Bruxelles : « Espérons de ne pas perdre dans le proche avenir la faculté de rêver », je fais aujourd’hui mon engagement : « Je ne permettrai plus jamais de laisser voler mon rêve ».

Officiellement, je porte la casquette d’ancien ittihadi dès aujourd’hui ! A tous les camarades de gauche, ceux qui restent dans l’union, ceux qui sont dans d’autres organisations, ceux qui se définissent à gauche, CONSTRUISONS ENSEMBLE LE GRAND COURANT MODERNISTE, EGALITAIRE & DEMOCRATIQUE, CONSTRUISONS ENSEMBLE L’ALTERNATIVE DE GAUCHE.

@Novinha56 : « Si les Frères Musulmans étaient sans aucun doute la meilleure force d’opposition au niveau de leur organisation, ils sont de piètres politiciens »


ikhwane epicerie

Blogueuse avertie, elle travaille depuis 15 ans sur les questions sociales et de développement, notamment en Égypte où elle vit depuis 6 ans. @Novinha56, en plus de son blog ( Le blog à Bécassine ) où elle transcrit ses observations sur l’actualité, nous livre ci-dessous dans un entretien, des observations pertinentes :

L’Egypte connait un bouillonnement inégalé depuis la chute de l’ex-président Moubarak. Quelle est la situation que vous observez?
Le bouillonnement n’est pas constant, il surgit par crise à différents moments et à différents endroits. En dehors des points chauds et d’une minorité qui se sent concernée par la situation, une grande majorité d’Égyptiens continuent à vivre tant bien que mal (et plutôt mal que bien). Lorsqu’on vit assez loin des points chauds, on est peu touché dans notre vie quotidienne par cette instabilité, sauf quand les écoles sont fermées pour raisons de sécurité, ce qui a été le cas plusieurs fois au cours de ce dernier mois.

Si « bouillonnement » nous renvoie à l’idée d’instabilité en ce moment, ce n’est pas toujours le cas. Il y a aussi un « bouillonnement » positif comme la formidable explosion culturelle qu’on observe en Egypte depuis la révolution, dans les domaines de la musique, du cinéma, de la littérature. Cela mériterait un article complet.

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Congrès #usfp #ouallaoualou


Parce qu’il faut bien un billet sur le IXème congrès de l’USFP, je me lance. Je ne vais pas parler sur le débat idéologique régnant dans la préparation du parti marocain de la rose, vous pourrez lire ici :

Dans un prochain billet, je mettrai en lumière mon analyse des différentes plateformes soumises au congressistes sur les différentes questions idéologiques, politiques, économiques, sociales et culturelles. Le débat de la commission de préparation a été riche, franc et sans concession. Les choix du parti, à savoir la social démocratie ( prônée lors du XIème congrès ) et la stratégie de lutte démocratique ne sont pas remis en cause. Par contre, le procès des 13 ans de gestion gouvernementale est on ne peut plus violent.

Je ne vais pas m’attarder sur ce sujet, objet d’un autre billet, pour passer à ce qui reste dans la scène médiatique « le plus important » : choix du capitaine de vaisseau. En effet, l’USFP a été le premier parti à avoir abandonné l’idée de la légitimité historique, que l’on interprète chez nous : « Ne te fatigue pas, le leader est naturellement choisi », avec la « révolte » sur Elyazghi, le malheureux éternel second de la formation de Benbarka. Cette pluralité à venir a été mal vécue au sein du parti n’ayant pas reçu de didactique spéciale 🙂 et du coup, le VIIIème congrès a failli détruire le parti, et s’est finalement déroulé sur une seconde manche de rattrapage.

Fidèle à ma tradition de transparence ( qui me vaut toujours des représailles organisationnelles, mais qu’est ce que je m’en-fous ), car je pense que ce parti appartient à tous les marocains et fait partie intégrante de leur inconscient collectif, même ceux qui disent le « haïr » ( d’ailleurs, je me demande comment des gens font de la politique en « aimant » ou « haïssant » un parti? la politique se fait-elle avec les sentiments? ), je vais faire ici la présentation des 5 candidats aux postes du 1er secrétaire de l’USFP.

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Le site web officiel d’un ministère au Maroc : Un service public ?


Dans les pays qui se respectent, le site web d’un établissement de l’Etat doit être considéré comme un service public, d’autant plus s’il s’agit d’un site d’un ministère.

Le site web d’un ministère doit contenir, selon beaucoup d’observateurs neutres et experts, dans sa mission de service public des informations pour le public, notamment ( sans être exhaustif ) :

  • Le nom et la bio du ministre.
  • L’organigramme du ministère.
  • Les informations de contact des différents services du ministère.
  • La liste des concours et procédures de recrutement.
  • La liste des appels d’offres.
  • Les liens vers les sites des directions et établissements du ministère.
  • Les textes de lois relatives aux secteurs coiffés par le ministère.

Comme ceci explicité plus haut, ce site ministériel relève du service public. Il ne doit aucunement être un instrument aux mains d’un courant politique, administrant le ministère, pour y organiser de l’influence. Ceci serait similaire à faire de la pression pour que les employés du ministère rejoignent le parti du ministre, le cas échéant, changer d’appartenance avec chaque nouveau politique désigné, ce qui serait absurde.

Au même moment, il est naturel également que le site ministériel doit s’interdire de faire dans « l’opinion » ou « l’idéologie », car, encore une fois, dans sa mission de service public, il appartient à tous les citoyens, toutes opinions et idéologies confondues.

Seulement, Me Ramid ne voit pas les choses de cette manière. Le site du ministère de la justice et des libertés, qui en principe devrait incarner la politique de l’Etat en matière d’objectivité des organes de l’Etat, s’autorise de publier en date du 30/10/2011, un texte d’opinion non signé, sur « les bases juridiques », dit-on, de l’acte de ponctuer les salaires des grévistes ! Voici une capture d’écran ( au cas où cette « tribune » est effacée du site web ) :

Maintenant, si c’est vraiment une tribune, une opinion, … le ministère a-t-il le droit de la publier sur son site web officiel ? Si oui, ce site web sera considéré comme un média, régi alors par le code de la presse. Est-il possible de publier un « droit de réponse » ? Dans ce dernier cas, sachant que l’article est non signé, à qui s’adresser ?

CONTRE LE RACISME – CONTRE LE « JOURNACISME »* (#MarocHebdo)


Drôle de coïncidence. En ce moment, j’étais en train de lire « Partir et raconter« , un livre signé Bruno Le Dantec &  Mahmoud Traoré, un immigré clandestin qui fait le récit de son périple à la Sisyphe ou à la Ulysse, depuis sa région La Casamance au Sénégal, en passant par le Burkina Faso, le Mali, le Niger, la Libye, la Tunisie, l’Algérie, le Maroc pour arriver à sa destination : l’Espagne ou l’Eldorado européen.

Le co-auteur, Bruno Le Dantec, avance dans l’introduction du livre : « Les tentatives de franchissement collectif des hautes barrières de sécurité de Ceuta et Mililla, auxquelles a plusieurs fois participé Mahmoud Traoré en 2005, a fait grand bruit alors. Elles témoigne de la complexité des situations dont les clandestins sont à la fois les acteurs et l’enjeu. Car le « business » des frontières ne se réduit pas à la seule économie de misère des passeurs et autres « chairman ». Leur contrôle fait l’objet de négociations et de transactions au plus haut niveau entre les gouvernements européens et ceux des pays africains de la rive méditerranéenne. La complaisance du gouvernement français vis-à-vis du régime libyen de Mouammar Kadhafi – avant sa chute – en témoigne. D’importantes sommes sont versées, des armes et des moyens de contrôle livrés aux régimes algérien et marocain (et à l’époque, libyen) à qui l’on « sous-traite » une partie du service d’ordre de l’Europe de Schengen ». D’ailleurs, j’ai prévu de publier une fiche de lecture de ce bouquin sur mon blog, je suis malheureux de l’évoquer dans ces circonstances!

Ce récit rapporte les évènements en 2005 concernant le Maroc. A cette époque, nous avions eu cette couverture sur un « journal » régional du nord du Maroc :

« Les criquets noirs » envahissent le nord du Maroc!

Un acte abject de racisme ou de « journacisme ». Aujourd’hui, nous avons découvert une autre couverture, aussi abjecte :

Non, mais le malheur, généralement ces mêmes racistes ( excusez moi, je ne trouve pas d’autres qualificatifs ) s’indignent de couvertures comme celle-là :

ou celle-ci :

A BAS TOUS LES RACISMES!!!

*journacisme : mot inventé par mon camarade S. Lemaaizi, militant d’attaque et journaliste, pour signifier le racisme véhiculé par les médias.

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