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La gauche débatte (encore) de l’action commune


« Nous n’exerçons pas la politique pour chercher à avoir toujours raison, mais nous la pratiquons pour appliquer nos idées et nos projets, même s’il nous arrive de nous tromper ». C’est ainsi qu’a commencé Mohamed Achaari son intervention lors de la conférence « Questions de la gauche aujourd’hui » organisée par l’espace de Casablanca de dialogue de gauche, avec la participation de Mohamed Moujahid du Parti Socialiste Unifié, de Sara Soujar du mouvement 20 Février et Mohamed Achaari de l’Union Socialiste des Forces Populaires, ce Mercredi 19 Juin au siège du PSU à Casablanca.

Le leader socialiste, Achaari, a considéré les compromis réalisés par la gauche, l’USFP en particulier, lors d’une époque bien définie pour sortir le pays de la crise, ont acculé l’observateur à ne plus distinguer de clivage droite – gauche au niveau du projet. Achaari considère que l’union de la gauche n’est pas une thématique « éthique » ou « utopique », elle est une nécessité sociétale. Il prône l’union autour du concept de la « monarchie parlementaire » tel que vu par la gauche, en opposition aux conservateurs, à l’intérieur de l’Etat ( Makhzen ) et de la société ( Les islamistes ), et l’abdication à la logique des compromis, dont l’intérêt est révolu. L’ancien secrétaire général du Parti Socilaiste Unifié, Mohamed Moujahid, a exprimé son inquiétude quant aux tentatives d’avortement que connaissent les révolutions et les révoltes arabes, s’essayant d’illustrer une bipolarité entre « fouloul, makhzen, lobbies » d’un côté, et les fondamentalistes et les islamistes d’un autre. « j’appelle à l’union sur la base d’une autocritique collective de la gauche, y compris le mouvement 20 Février. Le discours radical de certains membres de ce mouvement, ainsi que l’alliance d’autres avec les fondamentalistes, ont contribué au rapetissement de la mouvance sociale » ajoute Moujahid. Sarah Soujar, leader de la jeunesse du Parti de l’Avant-Garde Démocratique et Socialiste, et du mouvement 20 Février, considère que le mouvement n’est pas mort tant que ses revendications sont toujours vivantes et ne se sont pas réalisées !

La conférence, qui a été modérée par la journaliste Badiaa Radi, a connu une présence importante de militants de diverses formations de gauche et de jeunes du 20 février. A rappeler que l’espace de Casablanca de dialogue de gauche, une initiative de plusieurs potentialités de gauche, a été fondé en 2008 dans l’objectif de créer un espace libre et ouvert de dialogue entre tous les sensibilités et les courants idéologiques et organisationnelles de gauche.

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La rose socialiste fannée


L’USFP est en décadence et arrive à un état critique de décomposition.  Rien ne va plus et les derniers militants croyant encore à l’espoir commencent à perdre toute espérance. Omar Balafrej, dans une publication de la place, déclare que « L’USFP dans sa forme actuelle n’est pas son parti ». Il ajoute : « Je n’ai jamais eu … la volonté de me rassembler avec des leaders dont le seul objectif est de se maintenir en place et d’obtenir des postes. »

Dans une analyse organisationnelle, Hamid Bajjou ajoute dans un article détaillé : « … Ceci a poussé les militants ayant des principes, ceux qui n’ont pas d’intérêts à échanger ou qui ne veulent pas rentrer dans des relations autres que celles qui se basent sur les principes et les positions partisanes, au désespoir et à l’éloignement du parti et de la politique, après qu’ils se sont retrouvés marginalisés dans les organes partisanes, incapables de rivaliser avec les réseaux d’intérêts bien structurés, laissant ainsi le parti aux mains des opportunistes ».

Aujourd’hui s’annonce la suspension de la participation de 3 militants du bureau politique, il s’agit de : Ali Bouabid, Larbi Ajjou et Mohamed Achaari, et « ce jusqu’au prochain congrès ».

j’ai envoyé un texte au journal ( je ne sais pas s’il passera ), dont voici un passage traduit :

« Nos leaders doivent comprendre que l’avenir se fait par le peuple, pas aux bureaux politiques ou à Dar Lmakhzen… Il faudrait qu’on laisse de coté notre coté populiste, comme il faudrait ne pas trop se focaliser sur notre constitutionalité ( importante et capitale tout de meme ). Il faut au’on travaille sur les vrais dossiers : comment ne pas travailler sur le rapport de la cours des compte? Comment ne pas se poser la question sur la composition du capitalisme marocain? Comment le roi signe une convention du plan solaire a coup de milliards de dollars sans que la majorité ni le parlement n’en soient mis au courant? Qu’on soit une réelle gauche ou qu’on disparaisse! »

Addenda ( 20-04-2010 ) :

Mohamed Lahmine, ayant lancé récemment « l’autre courant » a de sa part déclaré : « Le bureau politique BP assume la responsabilité de la décadence humiliante du parti dans toutes les positions et de l’échec aux élections législatives et communales précédentes. En outre le BP bloque les organes du parti, le 1er secrétaire produit un discours qui n’a rien à voir avec l’USFP, le leadership avance devant tout le monde qu’elle procède pour le sauvetage du parti alors qu’en réalité elle fait le contraire et brise et disperse tous les efforts … Aucun leader n’a tiré les leçons de la catastrophe, en chiffres : l’USFP est passé de 560 sections à moins de 300, le nombre de militants s’est dégringolé de plus de 60 mille à moins de 25 mille, sans parler de l’inaction organisationelle totale de tous les organes de l’USFP. La jeunesse, chabiba ittihadia, vit un état de coma depuis longtemps et a vu ses ashérents passer de 12 mille à 1500 et le nombre de ses sections de 256 à 34. Pour la première fois dans l’histoire du parti nous récoltons des zéros à Casa, Rabat, Eljadida, Safi, Settat, Kénitra, … »

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