Archives de Tag: casablanca

Tracé du futur métro aérien de Casablanca


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Oubliés de la rentrée : trisomiques


Je ne souhaite pas revenir sur la définition de cette maladie, ni à l’approche d’intégration des malades, d’autres le font très brillamment d’ailleurs.

Je veux juste raconter une histoire qui m’a ému hier :

L’histoire de A, un père de famille, cinquantenaire, entrepreneur, père de 4 enfants, dont le plus jeune L , 9ans, est trisomique. A a un faible particulier pour L. Il m’a montré ses photos en train de jouer, de danser, … et partant à l’école. Sauf que L va dans une école « normale », son père A habite à Sidi Bernoussi, a cherché vainement un établissement spécifique dans les quartiers nord de Casa! Soit c’est très loin, au sud, soit trop loin et trop chère! Dans cette école « normale », parce que L veut être comme tous les enfants, avoir un cartable et aller à l’école, il n y a aucun équipement, ni aucune pédagogie spécifiques pour L!

Ceci est un appel : si vous connaissez un établissement spécifique dans les quartiers sud ( plutôt défavorisé de la métropole ), merci de me le notifier. Sinon, des âmes sensibles et des parents dans les mêmes conditions et la même localisation, sont priés de s’associer pour trouver une solution. Un mécène, à qui j’ai parlé, pourrait offrir un local. L et les autres enfants ont le droit d’aller à « leur » école. l’Etat? La ville? … pfff

Cherté de la vie au #maroc : fragments de schizophrénie gouvernementale


Le 29/06/2012, Mr Benkirane, Chef du Gouvernement a déclaré que « l’actuelle Loi de finances a été basée sur la prévision d’un prix de 100 dollars le baril alors que les prix du pétrole dans le marché mondial ont atteint 117 dollars le baril ».

Un député : « estime également que la décision d’augmenter le prix de l’essence de 2 DH est incompréhensible, car près de 63% du parc des véhicules utilisant ce carburant appartiennent à l’Etat. L’intervenant s’est demandé pourquoi le gouvernement a exclu toute possibilité de puiser  des fonds nécessaires dans le budget destiné à l’investissement puisque ce dernier n’est  exécuté qu’à 55% ».

Pour Abdelilah Benkirane, « il est hors de question de toucher au budget de l’investissement. Ce sera, pour lui, courir le risque de perdre la confiance des hommes d’affaires. « Je veux maintenir un climat de sérénité » »

« La décision d’augmentation des prix s’est avérée nécessaire et indispensable quoiqu’elle ait des effets négatifs sur le budget de tout citoyen », a déclaré M. Benkirane lors d’une rencontre avec les professionnels du secteur du transport.

« Malgré la baisse du prix du baril de pétrole [91dollars], cette possibilité n’est pas envisageable, car, l’essentiel, pour le chef du gouvernement, est de compenser les énormes trous financiers de l’État ». Donc, il s’agit réellement d’un impôt déguisé!!!

Boulif a déclaré que « le gouvernement n’acceptera pas que le citoyen puisse être victime des spéculations comme il n’acceptera pas qu’on profite de la hausse récente des prix du carburant pour augmenter les prix du transport des personnes et des marchandises, rappelant que le gouvernement a ouvert un dialogue avec les professionnels et l’ensemble des parties concernées sur toute éventuelle hausse des prix ».

Le ministre délégué chargé des Affaires générales et de la gouvernance, Mohamed Najib Boulif, a immédiatement réagi à la décision des syndicats, en direct à la télévision. « Les prix des courses des taxis sont réglementés par des lois. Les responsables d’une hausse des prix en dehors de la procédure en vigueur devront assumer leurs responsabilités »

A titre d’illustration, ci-dessus a décision de la wilaya de Casablanca d’augmentation des prix de transport en taxi. On peut comprendre, naturellement que cette hausse est légale, suite à la « décision courageuse » d’augmentation des prix des hydrocarbures.

Je n’ai pas trouvé mieux que ce commentaire d’un citoyen : « Benkirane a soulagé les comptes de l’Etat et étouffé le citoyen »

LETTRE OUVERTE AUX CASABLANCAIS : L’immeuble Piot Templier


LETTRE OUVERTE
AUX CASABLANCAIS

L’immeuble Piot Templier :
premier bâtiment inscrit comme patrimoine national à être démoli avec la bénédiction de la Commune Urbaine de Casablanca !

« Association de sauvegarde du patrimoine architectural du XXe siècle au Maroc – CASAMEMOIRE»

casamemoire@casamemoire.org / http://www.casamemoire.org

Ce samedi 16 juillet 2011, nous avons assisté impuissants à la démolition de l’immeuble Piot Templier (sis angle boulevard Mohammed V et rue de la Chaouia). Cet immeuble a été construit en 1922 par l’architecte Pierre Ancelle. Il faisait partie d’un alignement urbain Art-Déco et Néomauresque exceptionnel voire unique au monde ; qui fait toute la valeur du boulevard Mohammed V.
L’autorisation de démolir signée par M. le président du Conseil de la ville de Casablanca le 26 mai 2011, constitue selon nous un déni flagrant de trois décisions officielles antérieures prises expressément pour la sauvegarde de ce monument historique :
i. ) le PV de la commission du patrimoine du 8 janvier 2010 composée de représentants de l’agence urbaine, de la commune urbaine, de la préfecture Casa-Anfa et de l’inspection des monuments historiques, et qui décide de l’inscription sur la liste du patrimoine national d’une liste de 17 bâtiments dont l’immeuble Piot Templier.
ii. ) l’arrêté du gouverneur de la préfecture de Casa-Anfa n°33 en date du 29 décembre 2010 édictant un moratoire sur la démolition de tout bâtiment à caractère patrimonial (notamment ceux en cours d’inscription aux monuments historique) sur le territoire de la préfecture de Casa-Anfa, et ce pour une période d’un an.
iii. ) l’arrêté ministériel du 25 janvier 2011 pris par le ministre de la Culture (n° 196.11, publié au Bulletin officiel 5919 du 21 février 2011) portant inscription de l’immeuble Piot Templier à la liste des monuments historiques.
Sur la foi de quoi, Casamémoire dénonce avec force :

1. la délivrance d’une autorisation de démolir un bâtiment inscrit à la liste des monuments nationaux, 1. en violation de l’article 6 de la loi 22-80 relative à la conservation des monuments historiques et des sites, des inscriptions, des objets d’art et d’antiquités
2. le refus des autorités de mettre fin à cette démolition, après avoir été saisies par la société civile dès le 2. 15 juillet 2011
3. la décision de M. le président du Conseil de la ville de Casablanca qui a permis la disparition d’un 3. pan de l’histoire commune à tous les habitants en contradiction avec ses discours officiels favorables au patrimoine ;
4. la désorganisation des services concernés de l’Etat et de la ville de Casablanca, apparente dans la ges4. tion du dossier du patrimoine depuis des années ;
l’instrumentalisation de la justice contre l’intérêt général et la désinformation lors de la procédure au 5. tribunal administratif, créant ainsi un dangereux précédant ;
5. le désintérêt manifeste de certains acteurs privés et publics dans la préservation active du patrimoine 6. urbanistique et architectural de Casablanca, au moment où les casablancais montrent un plus grand attachement à leur histoire et leur mémoire.
Il ne s’agit pas uniquement de la disparition d’un édifice aussi important soit-il. Il s’agit de la démolition d’un élément faisant partie d’un alignement urbain exceptionnel et unique au monde : le boulevard Mohammed V qui par ce fait, perd tout entier de sa valeur. Il s’agit également d’un acte qui met en évidence un grave disfonctionnement dans la gouvernance locale et la gestion du patrimoine, ce qui est une atteinte à l’histoire de la ville, mais peut également remettre en cause la candidature en cours de préparation de Casablanca au titre du patrimoine mondial de l’UNESCO.
Casamémoire demande donc à ce que des mesures soient prises en urgence afin que cet acte irresponsable et ses conséquences néfastes sur le patrimoine de la ville de Casablanca, soient corrigés par les autorités compétentes et ne soit plus répété. Ceci passe par des mesures de conservation immédiate des bâtiments dont l’inscription aux monuments historiques a été réalisée ainsi que ceux dont l’inscription est en cours. Ainsi que par le prolongement de la validité de l’arrêté gubernatorial obligeant à un gel des permis de démolir des édifices patrimoniaux et son extension aux autres préfectures de la Wilaya de Casablanca en attendant la mise en place d’un véritable plan patrimonial global.
Casamémoire interpelle également toutes les autorités compétentes quant au danger à laisser s’installer une culture du mépris de la règle de droit, au nom du pouvoir ou de l’argent et invite les casablancais à se mobiliser fortement pour la sauvegarde de leur patrimoine commun contre toutes les tentatives de captation et de dénaturation de leur cadre de vie. Il s’agit aujourd’hui de redonner une cohérence à une ville mutilée et à conforter la volonté des autorités et des citoyens de participer au processus de sauvegarde du patrimoine et d’amélioration du cadre urbain casablancais.

Crédit photo : Casamémoire (de haut en bas du 15 juillet au 19 juillet 2011)
Performance du danseur marocain : Aboubakr Menaoui

HRW : Maroc : Des milliers de personnes ont manifesté en faveur de réformes


(Rabat, le 20 février 2011) – Des milliers de Marocains ont manifesté dans plusieurs villes du pays en faveur de réformes politiques le dimanche 20 février, a indiqué Human Rights Watch aujourd’hui. Les manifestations et rassemblements, pacifiques pour la plupart, ont eu lieu dans des villes et des villages, essentiellement sans interférence de la part de la police, qui dans certains endroits était à peine visible.

Ces milliers de Marocains n’ont été confrontés à aucun des moyens meurtriers utilisés par les forces de sécurité contre les manifestants en Tunisie, Libye, Egypte, au Bahreïn et au Yémen.

 « Dans le passé, les forces de sécurité marocaines ont parfois recouru à une violence considérable pour disperser d’importantes manifestations », a déclaré Sarah Leah Whitson, directrice de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch. « Mais aujourd’hui, les forces de sécurité ont permis aux citoyens marocains de manifester pacifiquement pour réclamer de profonds changements dans la manière dont leur pays est gouverné. »

À Rabat, la capitale, quelque 2 000 manifestants se sont réunis sur la place Bab el-Had et ont défilé jusqu’au parlement sur l’avenue Mohammed V, où ils ont scandé divers slogans appelant au changement : « Aujourd’hui ou demain, nous obtiendrons nos droits », « À bas la tyrannie » et « Le peuple réclame le changement ». Certains manifestants appelaient à des changements constitutionnels, à un système judiciaire indépendant et à un nouveau gouvernement.

Certaines sources à Casablanca, la plus grande ville du Maroc, ainsi qu’à Marrakech et à Agadir, ont indiqué à Human Rights Watch que des centaines de personnes avaient manifesté dans chacune de ces villes. Selon certaines informations, des manifestants ont incendié un poste de police à Marrakech. Des manifestations se sont également déroulées dans des villes du Rif, la région montagneuse située dans le nord du pays. Des témoins résidant dans cette région ont déclaré que la présence de la police était restée discrète à proximité des manifestants.

À Rabat, la manifestation tenue entre Bab el-Had et le parlement a été surveillée par près d’une dizaine de policiers en uniforme non armés et largement répartis dans cette zone. Quelques groupes d’agents en civil se tenaient à la périphérie de la manifestation. Des observateurs se sont dits surpris de n’apercevoir nulle part aucun fourgon rempli de forces auxiliaires ou de policiers anti-émeute, alors que l’on peut souvent voir ces fourgons lorsque des manifestations ont lieu. Une contre-manifestation pro-gouvernementale d’une quarantaine de personnes s’est déroulée un peu plus haut dans la rue où se trouvait la foule des manifestants en faveur des réformes, mais les deux groupes ont gardé leurs distances. Aucune arrestation n’avait été signalée à Rabat à la tombée de la nuit.

Toutefois, à Larache dans le nord-ouest du Maroc, des groupes de personnes ont mis le feu à un poste de police, ont dévalisé des magasins et tenté de pénétrer dans des banques, selon un représentant de l’Association marocaine des droits humains. Dans la ville d’Al-Hoceima, des groupes de manifestants ont vandalisé un stade, deux bureaux de parti politique et deux hôtels, ont indiqué des militants de cette ville. Les forces de sécurité ont riposté en utilisant des gaz lacrymogènes et des balles de caoutchouc, faisant quelques blessés selon les informations recueillies. À Séfrou, ville située au nord du centre du Maroc, des manifestants favorables à des réformes se sont heurtés à des partisans du gouvernement, selon une personne blessée dans la bagarre. À Marrakech, des groupes de manifestants ont incendié un poste de police et endommagé des véhicules privés et des feux de circulation, selon l’un des témoignages recueillis par Human Rights Watch.

Les principales villes marocaines sont fréquemment le théâtre de manifestations. Parmi les manifestants figurent des groupes bien organisés de personnes sans emploi qui réclament du travail, ainsi que des familles de prisonniers politiques. Il y a eu aussi dans le passé des manifestations de solidarité en faveur du peuple palestinien. À l’occasion de l’une des plus grosses manifestations que Casablanca ait jamais connues, environ un demi-million de personnes y ont défilé le 12 mars 2000, pour s’opposer aux projets de réforme du code de la famille marocain, basé sur la Charia. Selon le droit marocain, les organisateurs d’une manifestation en plein air doivent fournir une notification préalable aux autorités, qui peuvent interdire l’événement si elles estiment qu’il constitue une menace pour l’ordre public.

La réponse des forces de sécurité marocaines aux manifestations est très variable ; elles laissent parfois l’événement se dérouler paisiblement ; parfois elles frappent les manifestants à coups de matraque, et s’en prennent aux journalistes qui photographient ou filment les événements. Au fil des ans, les autorités ont inculpé des centaines de Marocains de participation à des manifestations « illégales », et les tribunaux ont condamné nombre d’entre eux à des peines de prison de plusieurs mois.

Alors que les manifestations de ce jour se terminaient et que les Marocains se préparaient à entamer une semaine de travail lundi, les organisateurs ont parlé de préparer une autre manifestation le prochain week-end.

« La réponse calme du gouvernement marocain aux manifestations de ce jour montre qu’il est possible de tolérer une opposition pacifique, et devrait constituer la règle et non l’exception », a conclu Sarah Leah Whitson.

Le citoyen safiote qui s’était immolé est décédé à Casablanca


Le citoyen marocain, Mouad, qui s’était auto-immolé à Safi le 25 Janvier dernier a succombé hier à ses brulures à Casablanca au CHU Averroes. Selon la MAP, ce jeune de 22 ans « souffre de troubles psychiatriques, est sous traitement et suivi par le docteur Khamiss Malika, psychiatre ».

Il ne faut aucunement faire l’appologie de ces actes, le droit à la vie est sacré. La manifestation pour des droits sociaux, économiques, culturels ou politiques ont d’autres moyens, pacifiques, pour s’être affichée.

A casa, on respire sous l’eau


Comme cela était le cas l’année passée, à casa, la pluie frappe encore :

Autoroute Casa-Rabat

Autouroute d'un autre angle

Entrée du port

Surpoids ou route mal dimensionnée? La faute au chauffard, au code de la route ou aux marchés publics?

En mémoire des martyrs du pain 20 Juin 1981 شهداء كوميرة


اشهد يا حزيران

في يومك العشرين

وطني انار الدرب

و النصر مشتعل

ذي يقظة الفلاح

ذي صرخة العامل

ذي ثورة الجمهور

لا شعبنا البطل

سعيدة يا زروال

دهكون يا رحال

مواكب الابطال

بالوعد تتصل

من مخبر مهدي

من مخبر عمرا

عن روعة الاوطورات

و بئس من نزلوا

مدينة البيضاء

يا درب من قتلوا

ابناؤك الفقراء

اليوم قد وصلوا

 

علال ثبات

Le 20 Juin 1981, la CDT, Syndicat fraichement créé ( sur scission de l’UMT ) par l’USFP, appelle à une grève générale suite à des hausses de prix.

Le mouvement est largement suivi dans tout le Royaume, Casablanca a vu la descente de millliers de manifestants. Basri, sous ordres supérieurs, et en chef d’orchestre, a ordonné une tuerie sauvage dans la ville, l’armée a ainsi ouvert le tir avec des équipements de guerre! Les victimes étaient pour lui des « martyrs du pain ». 23 ans plus tard, une fosse commune a été découverte des victimes de cette barbarie grâce au travail de mémoire de l’IER.

Media, intermédiation dans un Etat de droit


Said Khoumri : « Il n’y a pas de solutions aux problématiques de la presse en dehors de la réforme de la justice et la révision du texte encadrant la liberté d’expression et de la presse ».

Boubker Largou : « Nous renouvelons l’appel de l’OMDH aux professionnels et aux institutions professionnelles, eu égard de leur rôle d’intermédiation et de proposition, à établir des conceptions en relation avec les affaires de la profession capables de s’intégrer dans le système judiciaire escompté et qui conviendrait à un pays qui aspire à la démocratie, et son initiative, avec le concours tous les défenseurs des droits élémentaires à la préparation d’un symposium national dans les plus brefs délais pour se concerter au sujets de la presse, le respect des droits humains, instauration de la démocratie et la suprématie de la loi, comme bases de toute société démocratique respectant les droits humains ».

Mustapha Kassou : « Pourquoi on nous compare à la Tunisie et pas à la Suède en matière de liberté de la presse ? nous refusons cette logique de comparaison et nous souhaitons simplement l’engagement au respect des chartes internationales ».

Abderrahim Tafnout : « Quand les marges de liberté s’élargissent, l’ambition de l’expression grandit et, de facto, les aires de confrontation augmentent ».

L’année 2009 a connu un ensemble de dossiers mettant la presse et les médias sujet de débats ( poursuite 3 journaux, affaire Nichane, fermeture Akhbar Alyaoum, prison pour directeurs almasse et almichaal, amende et saisie à l’encontre de Economie & Entreprises, amende contre almassae, dossiers des blogueurs, débtas sur le paysage audiovisuel au parlement, … ). Dans ce contexte, en préparation de l’initiative de l’Organisation Marocaine des Droits Humains OMDH concernant un symposium national relatif au sujet et en célébration de la 61ème anniversaire de la déclaration universelle des droits humains, la section de Casablanca de l’OMDH, en collaboration avec l’Institut Supérieur du Journalisme et de la Communication, a organisé une conférence autour du thème : « Presse, média et droits humains », ayant connu une participation massive des étudiants de l’Institut ISJC, d’activistes des droits humains, d’universitaires, syndicalistes, de blogueurs et d’intéressés.

Pour Said Khomri, professeur universitaire et modérateur, la conférence vient dans le contexte de succession de procès relatifs à la presse, aux médias et à l’Internet. « Ces problématiques et dislocations interpellent essentiellement le texte encadrant la liberté de la presse, l’indépendance de la justice et la gestion de la profession de la déontologie » estime-t-il. Pour sa part, Boubker Largou, secrétaire Général de l’OMDH, a marqué sa joie de voir la participation massive des jeunes à cette conférence pour débattre du thème des médias et droits humains. Il a renouvelé dans son intervention « l’appel de l’OMDH aux professionnels et aux institutions professionnelles, eu égard de leurs rôle d’intermédiation et de proposition, à établir des conceptions en relation avec les affaires de la profession capables de s’intégrer dans le système judiciaire escompté et qui conviendrait à un pays qui aspire à la démocratie, et son initiative, avec le concours de tous les défenseurs des droits élémentaires, à la préparation d’un symposium national dans les plus brefs délais pour se concerter au sujet de la presse, le respect des droits humains, instauration de la démocratie et la suprématie de la loi, comme bases de toute société démocratique respectant les droits humains ».

Et Mohamed Kassou, professionnel, acteur des droits humains et du syndicat, de se demander : « Pourquoi l’on veut nous comparer à des pays comme la Tunisie ou autres qui violent le droit d’expression alors qu’on nous compare pas à la Suède par exemple ou d’autres pays démocratiques, où la presse occupe une place d’avant-garde et jouit d’espace immense de liberté ? » avant d’insister sur « le refus des défenseurs des droits humains du principe réducteur de la comparaison. Nous demandons de commencer par le respect des chartes internationales sur le sujet ! ». Il renchérit : « Nous avons une justice spécialisée, mais en l’extermination de la presse, en prononçant des amendes faramineuses et les jugements de privation de liberté ! », avant d’ajouter que « nous devons nous demander également qu’est ce qu’a fait le corps de la presse pour la liberté d’expression, la solidarité professionnelle et le respect de la déontologie ».

Abderrahim Tafnout, journaliste et penseur, a exposé dans son intervention plusieurs problématiques philosophiques et historiques du conflit entre la presse et les détenteurs de pouvoirs. « Pourquoi ce conflit ? A-t-il un justificatif » se dit-il, avant d’ajouter également « que quand les marges de liberté s’élargissent, l’ambition de l’expression grandit et, de facto, les aires de confrontation augmentent. Depuis la naissance de la presse en Angleterre et en Amérique aux trentaines du 18ème siècle, sur la base des rumeurs, sa relation a été toujours conflictuelle avec le politique, détenteur d’un pouvoir. Le modèle français est également est aussi intéressant. L’histoire de « j’accuse » d’Eimle Zola montre comment est sortie la parole du cercle académique à la société pour un débat public ». D’un autre côté, Tafnout considère que le journaliste est garant de la pluralité, avant de critiquer vivement l’état du paysage audiovisuel qui enfreint cette règle essentielle. « Il faut aussi avouer qu’une certaine presse exerce la diffamation et l’injure, nous devons nous référer à une justice équitable dans ces cas et invoquer les instances professionnelles en matière de respect de la déontologie » martèle-t-il. Il considère aussi que « le premier enseignant du journaliste, à part son métier, est le défenseur des droits humains. Ce dernier défend la victime du dépassement, quel qu’elle soit ! » avant d’appeler dans ce sens à « une alliance stratégique entre le journaliste et le défenseur des droits humains pour construire le code national de la presse et des médias ».

Au terme de la conférence, les participants ont appelé :

  • Les autorités publiques à se référer à la justice concernant la question de la presse, éviter les décisions de l’administration et dépasser le traitement conflictuel avec les dossiers de la presse, des médias et d’Internet, prenant en considération que leurs acteurs sont des associés dans la construction de l’Etat de droit, et à considérer que la réforme de la justice est une question capitale dans le respect du droit d’expression ;
  • Les professionnelles et les institutions professionnelles, eu égard leur rôle d’intermédiation et de proposition, à établir des conceptions en relation avec les affaires de la profession capables de s’intégrer dans le système judiciaire escompté et qui conviendrait à un pays qui aspire à la démocratie ;
  • A la coopération entre les instituts de formation, les organisations de défense des droits humains et les organismes professionnelles pour instituer l’inexcitable relation entre la liberté de la presse et les droits humains.
  • Construire une alliance stratégique entre le journaliste, les organisations de défense des droits humains et les organismes professionnelles pour bâtir « le code nationale de la presse ». Dans ce sens, les participants ont demandé à l’OMDH de continuer dans sa préparation à un symposium national auquel elle a appelé, eu égard de ce qu’il peut apporter pour donner un nouveau souffle entre tous les intervenants et acteurs dans ce domaine, à partir de la force de proposition possible.

Citoyenne décèdée après 3 jours d’ignorance dans les urgences d’un hôpital à Casa : Sa vie est plus importante qu’une Ammarya


«خديجة ..»  تقضي نحبها بعد ثلاثة أيام من افتراش أرض المستعجلات

«عفاك أختي عاونيني.. كولي ليهم يتاصلوا بالقوات المساعدة .. بغيت نمشي تيط مليل قبل ما يفوت الحال عليا ..»،  بهذه الكلمات توسلت إلينا «خديجة لحديجي» خلال لقائنا بها بقسم المستعجلات ابن رشدبالدار البيضاء قبل ثلاثة أيام. لكنها كانت الكلمات الأخيرة لصاحبة الجسم المنخور التي شكلت حالة ضمن حالات تشرد أخرى تضمنها استطلاع أنجزناه يوم عيد الفطر الأخير بقسم المستعجلات…

وحدها المسكينة، كانت تعرف حجم معاناتها وتدرك حلول أوانها، فيما لم ننتبه للأسف حين قيامنا بواجب مهني أنها ليست مجرد حالة تشرد عادية غير محتومة الأجل. لكن «خديجة لحديجي»، لفظت أنفاسها الأخيرة يوم الثلاثاء  22 شتنبر الجاري على الساعة السابعة مساء، كقطة منبوذة وسط كومة الفضلات، التي أحاطت بها طيلة الثلاثة الأيام داخل قسم المستعجلات.

عدد من العاملين بهذا القسم يؤكدون أن « خديجة »، ذات الأربعين سنة، كانت تعاني قيد حياتها من مرض مزمن. وكانت بحاجة إلى الإشراف الطبي، الذي لم تحض به، حيث لم يجد رجاؤها في الحصول على المباشرة الطبية أذانا صاغية سيما وأنها كانت عاجزة على الحراك ومحرومة من عائلة تدافع عن حقها في التطبيب.

يقال : » إكرام الميت دفنه… » لكن حالة «خديجة ..» لن تحضى بهذا « الإكرم » بعدما تم إيداع الجثة الهامدة مستودع الأموات بالجناح رقم 39 التابع لمستشفى ابن رشد.. ولن يؤشر على دفنها إلا بعد مرور ثلاثة أشهر ويوم واحد عن تاريخ الوفاة. إذ لم تعثر إدارة قسم المستعجلات، التي كانت تنتظر موت السيدة لنقلها خارج هذا القسم، على أوراق ثبوتية تحدد هويتها. اللهم عدد من الشهادات الطبية التي تشير إلى طبيعة مرض « خديجة » بالإضافة إلى اسمها.

لم تتمتع خديجة طوال إقامتها «على الأرض» بقسم المستعجلات بأي إشراف طبي أو إسعافات أو حتى بتوجيهها إلى قسم من الأقسام المتخصصة بالمستشفى.

مكر الصدف، بل قساوة الحياة، جعلت « خديجة لحديجي » تعلم أن الأرضية تحديدا، التي افترشتها لثلاثة أيام بمكان بقسم المستعجلات بالمستشفى الجامعي ابن رشد، كانت احتوت قبلها جسد شيخ مريض بالبروستاتا واحتضنته إلى أن فارق هو الآخر الحياة. لقد حلت محله كما لو أنها كانت تعي قرب نهايتها. بل وأنها ستكون على شاكلة نهاية هذا الشيخ، الذي لم يكن يملك ثمن الفحص بالأشعة. وظل راقدا على أرض قاعة الاستقبال بمستعجلات «ميرزكو» أربعة عشر يوما، قبل أن يلفظ أنفاسه دون أن يجد من يلتفت إليه. بل  ظلت جثته على الأرض بعد وفاته السبت الماضي من الثانية عشرة زوالا إلى الرابعة مساء قبل أن تنقل إلى مستودع الأموات. اللامبالاة، واللارحمة… شعاران تشهرهما المستعجلات في وجه الوافدين المعوزين ولاتفلح الموت في تغييرهما…

رحاب حنان

الاحداث المغربية

Hassan El Fed ramène le sourire de la halqa marrakchie à la scène casablancaise.


« Hassan o rba3tou », est le nouveau spectacle de l’humoriste marocain Hassan El Fed. Avec « sa troupe » ( Rba3tou ), l’artiste a excellé en redessinant le sourire pour un public casablancais, généralement déprimé des programmes télévisés, dits humoristiques, de ce Ramadan.

Le spectacle, pour le moins original, met en scène plusieurs tableaux inspirés de scènes de la halqa marrakchie. Cet art populaire marocain ancestral, incarné notamment dans l’espace mythique de Jamaa Elfna à Marrakech, entre autres, combine récits, chants, acrobatie, … et improvisations. El Fed a rendu possible sa mise en scène au théâtre, avec beaucoup de retouches d’humour. « Ce qui est intéressant dans cet art, c’est que l’artiste œuvre à transformer les passant en spectateur. Son public n’est pas destiné, mais attiré. C’est toute la magie de cet art » Conclut El Fad à la fin de son spectacle, louant ainsi ses co-protagonistes de la scène. Dans un entretien à un quotidien de la place, El Fed explique qu’il a cherché à « Explorer tout ce panel de traditions populaires qui contient de la théâtralité et qui est transposable dans un théâtre contemporain ». Un critique le décrit : « Campant le rôle d’animateur de ce spectacle haut en couleur, El Fad, en profite, pour le bonheur d’un public ravi, en vue de servir des boutades irrésistibles, et de faire apprécier ce one man show qui est bien son truc à lui et où il excelle particulièrement ».

Mariant avec habilité plusieurs scènes de chant, de récits, de dialogue, … le spectacle redessine le sourire à partir des contradictions simples du vécu du marocain. Il ne cherche pas la mise en boite, ni même le gag abrutissant, il va au cœur de préoccupations simples et de scènes ordinaires. De l’ancien combattant nostalgique au faux guide, personnages qu’incarne El Fed, l’artiste a daigné de partager sa scène avec des stars de la halqa populaire, devant un public assoiffé de bons spectacles. La salle du Megarama où se produisait l’humoriste affichait complet pendant les trois jours du show.

Ils sont aujourd’hui plus de 1.500 fans à rejoindre son club sur facebook. Les messages d’éloge n’y manquent pas : « un vrai régal hier soir, un spectacle original, éclectique, on se sent transporté dans la place Jamaa El Fna pour voir ses meilleurs 7lay9ia.Les personnages représentés par Hassan sont tout aussi marrants et amusants les uns les autres. Je le conseille vivement à tous ceux ou celles qui souhaitent rire, s’amuser ou décompresser » affirme un de ses fans. Le public d’autres villes attendent avec impatience la programmation nationale de son spectacle.

En tout cas, le public bidaoui a été bien gâté. Une scène de dakka marrakchia à l’entrée du Megarama et un spectacle applaudi longuement par le public. Ce dernier revient à sa morosité quotidienne sur les chaînes de télévision nationales, où El Fed est grand absent cette année.

Merci à ceux qui m’y ont amené 🙂

Pluie à Casa


Ce tunnel, dont les travaux ont duré au moins 2 ans, a été mis en service juste avant les élections du 12 Juin. Il est un grand ouvrage qui sert à éviter les embouteillages fréquents sur boulevard Roudani et Route d’El Jjadida d’un côté et Bd Biranzarane et Bd Yaacoub Elmansour d’un autre.

Aujourd’hui, Casablanca a un autre oued, oued Roudani. Dommage que la réntrée est déjà là, on aurait vu des enfants nager de joie.

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