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La schizophrénie, le démenti et le « kwi wbokh » comme politique gouvernementale du #PJD


Analyse d’une « politique gouvernementale » de la majorité conduite par le PJD !

Après huit mois environ après l’installation du gouvernement Benkirane, arrivé au pouvoir après les manifestations du « printemps arabe » ( ou « printemps islamiste » comme le démontre le chercheur Samir Amghar ) du 20 février et la constitution du 1er Juillet, j’ai cherché à déceler les traits de la politique de ce même gouvernement.

Après une longue recherche, il m’est difficile de parler de « politique » du gouvernement barbu : Aucun plan sectoriel, aucune visibilité économique, … la majorité a reconduit la loi de finances préparée par l’ancien gouvernement, que le chef de file de la coalition a longtemps critiqué, puis a multiplié les annonces de réformes sans planification : réforme de la caisse de compensation, réforme du statut de la fonction publique, … Ceci sans parler des « dérapage » verbaux des ministres ( Ramid sur les détenus politiques, Hakkaoui sur l’affaire Amina, l’affaire de l’invité israélien au congrès PJD, … ).

Enfin, si on exclut les « annonces » proférées par les ministres de ce gouvernement ou par son chef ( d’ailleurs certaines sont démenties quelques jours, voire quelques heures après ), Il est, sans imprudence, évident que ce gouvernement ne possède aucune « politique », autrement, le pays navigue à vue !

Echouant à déceler la politique gouvernementale, j’ai recueilli quelques contradictions dans les déclarations des responsables ministériels. Je proposerai cela, pour le ramadan, à un « bêtisier » gouvernemental à passer sur nos chaines de télévision chères à notre ministre de la communication notamment :

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La gestion des deniers publics et la transparence dans les marchés publics : Le véritable examen de passage de Benkirane


Le véritable examen de passage de Benkirane 

A l’heure où Benkirane tarde à former son nouveau gouvernement, de nombreuses questions animent les discussions de salons dont certaines reviennent comme un leitmotiv sans que personne ne puisse véritablement y répondre.

Véritable cheval de bataille du PJD dans son programme et sa campagne électorale, la lutte contre la corruption et la bonne gestion des deniers publics semblent aujourd’hui attendre que quelqu’un s’y intéresse, apparemment reléguées toutes deux au dernier rang des priorités.

Benkirane et son équipe vont-ils s’atteler à combattre avec efficience la corruption et le népotisme ? 

Vont-ils ouvrir la boîte de pandorre et s’intéresser aux cas de prévarication soulevés ces derniers mois par quelques journalistes et autres blogueurs ?

Ou au contraire vont-ils faire le choix de fermer les yeux et se concentrer sur leur propre législature, scellant par là la chape d’immunité qui règne dans ce domaine?
La bonne gestion des deniers publics a été perçue lors des dernières élections comme étant un élément essentiel figurant dans les programmes des partis. Cette donnée n’est pas nouvelle et la promesse de combattre la mauvaise gestion a toujours été présente,renforcée cette fois-ci par une nouvelle Constitution faisant maintes fois référence à la bonne gouvernance. Néanmoins,  peu ou pas d’institutions osent s’y frotter réellement.

Qui a véritablement autorité pour s’intéresser à ces dossiers ?

La Cour des Comptes prolixe dans ses longs rapports mais plus lente à agir lorsqu’il s’agit de poursuites ?

La Trésorerie Générale, garante d’une passation transparente des marchés publics mais très (ou trop) discrète sur son action effective en cas de mauvaise application de la loi?

L’Instance Centrale de Prévention de la Corruption  hésitante à s’intéresser aux hauts fonctionnaires ?

Le gouvernement ? Le parlement ?

Ces questions de compétence semblent à elles-seules freiner un processus qui ne devrait nécessairement pas tarder à se mettre en place puisque la presse, la société civile et les associations concernées ne devraient plus être les seules à pointer du doigt ce système et n’ont pas vocation à saisir la justice.

Le sujet sensible de la mauvaise gestion des deniers publics qui renferme à lui seul autant d’écueils que la corruption, la prévarication, la concussion, le détournement, la dilapidation, le trafic d’influence, la prise illégale d’intérêts et le népotisme, devrait donc aujourd’hui franchir la ligne de taboue qui le caractérisait jusque là et sortir de l’omerta.

Bien que Benkirane semble animé d’une volonté d’imposer à ses futurs ministres une situation de fortune dès l’accession à leur fonction, il n’évoque nullement dans ses interviews et sorties médiatiques le cas du passif existant.

Quid donc des abus commencés sous l’ancien gouvernement ? Vont-ils être à leur tour frappés d’une prescription illégale ? La situation de fortune est-elle une résolution suffisante pour éviter les abus ?

Quelques préconisations préventives en matière de passation des marchés publics :

Certaines mesures simples, dont certaines sont préconisées par la loi, peuvent à elles seules garantir une transparence efficace.

1. La cellule de veille des marchés publics
La veille au Maroc n’est pas un élément nouveau. Aussi, de nombreuses cellules de veilles fonctionnent aujourd’hui tant aussi bien dans le public que dans le privé. Ainsi, l’on pourrait imaginer une cellule auprès de la Trésorerie Générale du Royaume chargée de surveiller la liste des attributaires des marchés et d’en constituer une base de données fiable permettant de déceler par exemple un actionnariat douteux dans une société qui serait lié à un fonctionnaire en charge du marché ou d’autres accointances suspicieuses.

2. Une nomenclature cohérente dans les références des appels d’offre
Les références des appels d’offre ne semblent pas obéirent à une nomenclature précise, aussi il est difficile de les retrouver par ce numéro qui devrait logiquement être un identifiant unique.
Deux écueils surviennent à ce niveau et il serait donc judicieux de prévoir des références plus précises et homogènes :

– des appels d’offres portant la même référence  :


– des appels d’offres avec des références aux nomenclatures différentes et n’obéissant à aucune règle logique.

3. La publication systématique du nom de l’attributaire dans le site des marchés publics
Le site des marchés publics est un portail à la pointe de la technologie mais laisse à désirer au niveau ergonomique. Il permet de consulter les avis d’appels d’offres selon de nombreux critères et même de lire les avis d’attribution. T

outefois, de nombreux avis d’attribution ne comportent pas le nom de l’attributaire bien que ce soit une obligation imposée par la loi.

Cette irrégularité semble ne concerner souvent que les mêmes adminstrations.

Prenons l’exemple de l’une des affaires célèbres dévoilées en 2011, dite l’affaire BULL Maroc.
Ce projet concerne la mise en place d’un système informatique complet pour le ministère des Sport et a été divisé en deux marchés publics :
– Appel d’offres sur offres de prix n°61/2010 pour l’acquisition, la mise en oeuvre et infogérance des systèmes CRM, ERP et contrôle d’accès pour la gestion des centres de proximité sportifs intégrés (CPSI), Piscines et Fédérations sportives.
– Appel d’offres sur offres de prix n°3/2011 pour l’assistance à la maitrise d’ ouvrage pour la mise en oeuvre des systèmes (Customer Relationship management) (CRM), (Enterprise Resource Planning) (ERP) et contrôle d’accès pour la gestion des centres de proximité sportifs intégrés (CPSI ), Piscines et Fédérations sportives

Il a été révélé que ces 2 marchés accordés par le Ministère de la Jeunesse et des Sports ont tout d’eux été remportés par des attributaires liés à la personne même du Ministre de la Jeunesse. Aussi, le premier a été accordé à Bull Maroc dont le DG est Mehdi Kettani un membre de sa famille, et le second à Capital Consulting dont l’associé principal et dirigeant est Hicham Chebihi Hassani, ami du ministre et trésorier de Mawazine.

Néanmoins, comme le révèlent les images ci-dessous, les noms d’attributaires dans ces deux marchés ne figurent pas dans le site des marchés publics.

– Avis d’attribution du marché remporté par la société Bull Maroc sur le Portail des Marchés publics (le nom de l’attributaire et le montant n’y figurent pas)

                     – Avis d’attribution du marché remporté par la société Capital Consulting sur le Portail des Marchés publics (le nom de l’attributaire et le montant du marché n’y figurent pas)

– L’exemple comparatif du dernier avis d’attribution publié sur le Portail des marchés publics : comporte le nom de la société attributrice et le montant du marché

4. La possibilité de recherche par nom d’attributaire dans le site des marchés publics

La préconisation précédente prendrait tout son sens si elle était accompagnée d’un outil de recherche plus efficace et qui constituerait certainement l’arme la plus efficace de lutte contre les passations douteuses de marchés publics. En effet, la recherche dans le portail devrait comporter un critère supplémentaire : celui de la recherche par nom d’attributaire.

Cette démarche, sil elle est mise en place permettrait de retrouver facilement les marchés publics suspicieux et forceraient donc les personnes concernées à faire montre de plus de diligence dans le choix des attributaires et permettrait par ailleurs un contrôle plus efficace des institutions concernées et un pas de plus vers une démocratie citoyenne et surtout… Participative !

Profession : Ancien de gauche


J’ai trouvé un texte de Hassan Tariq sur le journal Alittihad d’aujourd’hui très intéressant. Dans la foulée, je l’ai traduit et publie ci-après :

Ils aiment « la gauche » ?

Ils ont découvert dernièrement une multitude de ces innombrables vertus : Elle servirait à remplir les premières cases des CV des nouveaux leaders de l’ancienne droite ; ses mots pourraient servir à remplir les grands vides d’une droite en manque d’idée ; elle servirait à présenter ce qui reste de la pureté pour blanchir le noir des marchands des élections et fossoyeurs de la vie publique ; une partie de son langage pourrait être prêtée pour sculpter « l’hymne » de l’ère nouvelle.

Mais pourquoi tout ce soin pour annoncer ta première identité, non sans étrange gaieté ?

Pourquoi cherchent-ils au soin d’un chirurgien, à l’image de celui qui cherche une ancienne cicatrice, la moindre petite réunion à laquelle tu as, par erreur, assisté dans une organisation de gauche, la moindre cellule à laquelle il se peut que tu ais adhéré deux ou trois semaines, la moindre sympathie t’ayant été traversé adolescent pour une idée socialiste insouciante t’ayant été porté par les vents des 70s ?

Pourquoi ils célèbrent ton annonce à nous comme un ancien de gauche ?

Pourquoi te veulent-ils un ancien de gauche ?

Est-ce par amour à la droite ? Ou par défiance à la gauche ? Est-ce par fidélité aux trahisons ou par éloge aux révisions ? Ou tout simplement parce que le bon homme de gauche est l’ancien de gauche ?

Puis il y a une question remarquable : Pourquoi la droite a toujours besoin d’hommes de gauche ? Cela a-t-il une relation avec « le complexe de droite » ?

Pourquoi te veulent-ils un ancien de gauche ?

Est-ce pour que la gauche paraisse éjectée des nouvelles dualités : « Corruption » ou « obscurantisme », « droite » ou « droite », « droite de l’Etat » et « droite de la société » ?

Est-ce par soin à une ancienne prophétie de Fukuyama, déclarant avec beaucoup de naïveté la fin de l’histoire et la victoire du dernier homme ? L’Etat a-t-il besoin de toi pour qu’il soit convaincu de nouveau par son éternelle justesse et ses victoires historiques sur une société « inaccomplie » ? L’Etat a-t-il vraiment besoin de toi ?

Ils veulent que la gauche paraisse comme une nostalgie poétique à une bruyante enfance, que l’appartenance à la gauche paraisse comme un vulgaire épisode passager dans la direction de la sagesse de « l’Etat » et la raison de la « droite », qu’elle devienne un amour ancien dont on se rappelle sans sentiments, ou une tentative d’expérimenter les choses jusqu’à leur bout avant de toucher l’infaillibilité des modérations.

Ils veulent que la gauche paraissent comme un état biologique, et non comme elle est : un état idéologique, qu’elle soit bonne et convenable et peut être obligatoire avant les vingtaines, mais qui devient un état déviation notoire après. Ils la veulent un age et non une idée.

Et après tout, on s’aventurera et on dira qu’ils aiment la gauche ?

Ils l’aiment cassée et futile, vaincue et perdue dans les yeux des « anciens ».

Ils l’aiment cadavre décomposé devant la nouvelle divinité : le marché.

Ils l’aiment liquide comme l’eau, blanc comme la stupidité, docile comme l’éponge.

Ils l’aiment sans esprit, sans idées, sans souffle, sans vision ni projet ni prolongation au sein de la société.

Ils aiment la gauche …

Et pourtant ils n’aiment pas : l’égalité, la séparation des pouvoirs, la distribution de richesse, la justice sociale, les droits humains, le service public, l’économie solidaire, l’école publique, la presse indépendante.

Ils aiment la gauche …

Et pourtant ils se rappellent pas : des pauvres, les banlieues des villes, l’analphabétisme, les compagnes oubliées, les bidonvilles.

Ils n’en ont pas besoin, ils veulent une gauche light comme, une blague ou un repas rapide.

Ils n’ont pas besoin d’idéologie : ils détiennent le plus important : la médiaologie, les couvertures des revues satine, les cous des pseudo écrivains et les consciences des néo-journalistes.

Ils n’ont pas besoin d’idées, ils ont ce qu’il y a de mieux : les notables, les réseaux, les pouvoirs, l’argent de drogue et le hachich national.

Malgré tout, ils nous surprennent par des théories agitante : que la droite s’allie à la droite contre la droite, ou que les voleurs deviennent une nécessité à la démocratie.

Aiment-ils la « gauche » ?

Ils n’aiment pas la gauche.

Hassan Tariq.

Baudets contre la corruption électorale


J’en ai parlé ici, mais c’est une autre forme qui m’a épaté !

Un comité de soutien aux baudets se réunit ici , admirez :

بلاغ من » الحمير  » إلى الرأي العام من بني البشر

وهي الخروقات التي وصلت حد مساومة المواطنين ، وشراء الذمم ، حيث بلغت الوعود و العروض كمقابل للصوت الواحد 500 درهم . وحيث أن الثمن المعروض على من كرمهم الله سبحانه وتعالى على باقي الحيوانات ، لبيع ضمائرهم و ذممهم ، يهدد  » الحمير  » وباقي الحيوانات

* تدعو إلى احترام الحمير، على الأقل لسعرها ، الذي يبلغ 2500 درهم كحد أدنى  .

* تؤكد على ضرورة إيلاء الاحترام و التقدير للمجهودات التي تبذلها الحمير داخل المجالين القروي و الحضري .

* تجدد تأكيدها على أن الحمير ، مستقلين في آراءهم و اختياراتهم ، مهما بلغت المساومات و الإغراءات و الضغوطات ، و التهديد و التعنيف الجسدي و المعنوي .

* تدعو كافة الشرفاء و النزهاء من المواطنين الناخبين إلى مقاطعة ، من يعمدون إلى بيع ذممهم بأثمنة بخسة ، و أداء واجبهم المفترض تجاه كل من سولت له نفسه مساومة أي كان .

وعاشت الحمير، مستقلة ونزيهة

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