Archives de Tag: maroc

Darif : d’Intello à chef de parti – Interview


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#RIP Guessous وداعا سي محمد كسوس, المثقف العضوي


« WAaa CHEF » #freeanouzla #freekoulchi #libertedespression !!!


El Othmani sur sa rencontre avec Livni : Dire la chose et son contraire, c’est du mensonge!!!


Interpellé sur Twitter par des internautes marocains sur une éventuelle rencontre avec Tsippi Livni, ancienne ministre israélienne des affaires étrangères et actuelle négociatrice en chef dans le processus initié avec l’autorité palestinienne, Mr El Othmani, ministre marocain des affaires étrangères a nié catégoriquement une telle rencontre ( qui se serait passée le 22/09/2013 ) :

tweet el othmani sur livni

Pourtant, l’Institut international pour la paix, avait publié sur son site une annonce de la rencontre, sous le thème « IPI Annual Mideast Ministerial Dinner ».

Taclé, le même ministre islamiste revient sur le site d’information alyaoum24 pour déclarer : « dès que j’ai été informée de la présence de Livni, j’ai fait en sorte à ce que je finisse rapidement mon diner et j’ai quitté les lieux » :

tweet el othmani sur livni 2

Sans trop philosopher ( sans parler de manque de diplomatie de notre diplomate en chef, chose que nous avons relevé sur ce blog ), la seule est pertinente remarque qu’on peut faire : c’est du MENSONGE !!!!

#freeanouzla – MounirBensalah.org en solidarité avec Ali Anouzla


Ce blog participe à la campagne de solidarité Balckout avec Ali Anouzla.

anouzla-solidarité

Hausse des prix des gazoil : un éclairage signé #boulif


#boulif en 2011 :

#boulif en 2012 :

#boulif en 2013 :

Diplomatie 2.0 #pjd


diplomatie

#anfass Secteur de la #santé : Sortir des sentiers battus


« Mouvement ANFASS Pour la Démocratie et la citoyenneté »

Secteur de la santé : Sortir des sentiers battus

 

Pourquoi ce Document ?

Dans un contexte marqué par la tenue, pour la première fois depuis 1959, d’une conférence nationale sur la santé visant à déterminer les priorités stratégiques pour les 30 années à venir, nous, « Mouvement ANFASS pour la Démocratie et la citoyenneté », soumettons cette contribution au débat public.

En Mai dernier, et en collaboration avec le mouvement « Clarté-Ambition-Courage », nous avions publié un document sur la fiscalité où nous avions mis clairement l’accent sur la notion de « pacte de citoyenneté ». Nous avons considéré que la fiscalité est « un instrument au service du projet de société » et une contribution citoyenne reflétant l’engagement du citoyen envers sa société à travers un pacte. De ce fait, elle ne pourra jamais être perçue comme telle sans un regain de confiance du citoyen dans les piliers que sont l’éduction, la justice, la sécurité et la santé.

La santé aujourd’hui au Maroc marche à deux vitesse et créé de ce fait deux catégories de citoyens : citoyens ayant une couverture médicale « solide » ou des moyens financiers, et les autres démunis, laissés pour leur compte. Cela doit absolument cesser !

Nous estimons qu’il est temps de sortir des sentiers battus et établir un projet sectoriel « santé 2030 » adapté à nos réalités locales capable de surmonter, dans un futur proche, les écueils qui entachent ce secteur névralgique, dans le cadre d’une stratégie globale permettant de redonner l’espoir d’un Maroc meilleur avec un service public de qualité.

Etat des lieux :

Nous relevons, en toute objectivité, que les politiques de santé menées depuis l’indépendance ont permis un certain nombre de réalisations indéniables qu’on peut résumer comme suit :

  • Une amélioration de l’espérance de vie à la naissance et une baisse notoire de la mortalité infanto-juvénile (moins de 5 ans).
  • Une baisse de la mortalité maternelle liée principalement à une amélioration du suivi de la grossesse et de la prise en charge des accouchements.
  • Une généralisation de la couverture vaccinale et des structures de soins de santé de base (dispensaires, centres de santé, centre de santé avec unités d’accouchements).
  • Un démarrage d’un programme de couverture médicale.
  • Une production locale du médicament capable de subvenir à plus de 70% des besoins nationaux, avec des dispositifs de contrôles adéquats.

Malgré ces réalisations, le système de santé demeure handicapé par de nombreuses insuffisances qu’il faudra absolument surmonter si on désire redonner confiance au citoyen dans ses établissements de santé.

Ainsi, nous notons principalement :

  • une disparité importante des indicateurs de santé entre les milieux urbain et rural.
  • Une concentration de l’offre de soin spécialisé autour des grands centres urbains traditionnels.
  • L’insuffisance de la densité de la population médicale (6.2 médecins pour 10.000 habitants au Maroc contre 10.8 en moyenne de la région) et paramédicale (8.9 pour 10.000 habitants au Maroc contre 15.9 en moyenne de la région).
  • La faible part des dépenses de la santé dans le PIB (à peine 2%) dont plus de la moitié est supportée par les ménages (uniquement 34% de la population a actuellement une couverture maladie : dépense par habitant au Maroc est inférieure à 170 $ annuellement contre plus de 220 $ comme moyenne de la région).
  • L’absence d’une politique nationale de la santé mentale et psychique,
  • L’absence d’une politique du médicament.
  • La lenteur du processus de mise en adéquation de l’arsenal législatif.
  • Le retard manifeste en termes de recherche liée aux sciences de la santé.
  • Alors que le pays bénéficie d’une flore riche et variée dont une grande partie est représentée par les plantes médicinales et aromatiques, aucune volonté politique n’a été affichée pour rédiger les monographies liées à cette flore, et développer une industrie nationale structurée en la matière.
  • Certaines pratiques de charlatanisme demeurent manifestes en toute impunité et avec une neutralité passive de la part des autorités.
  • L’absence d’une politique nationale de santé bucco-dentaire.
  • Bien que le pays est en cours de virage épidémiologique où les maladies chroniques (cardio-vasculaires, cancers..) sont de plus en plus prépondérantes comme causes de mortalité, presqu’aucune politique nationale préventive n’est enregistrée.
  • De même, la population de plus en plus vieillissante ne bénéficie d’aucun programme national de gériatrie et de prise en considération des besoins des populations âgées.

Nos propositions :

Sur le plan démarche :

Nous avons entamé, depuis un certain temps, au sein du « Mouvement ANFASS pour la démocratie et la citoyenneté » une réflexion de fond sur les futurs possibles du système de la santé.

Notre démarche qui s’appuie sur la prospective stratégique s’articule sur 4 étapes dont la conduite nécessite un travail de fond d’environ 2 ans :

  • Une première étape de collecte d’informations et de données visant à l’élaboration de fiches de synthèses sur les principales problématiques clés du secteur.
  • Une seconde étape de formulation d’hypothèses à partir des données recueillies et conduite d’une enquête nationale impliquant tous les acteurs.
  • Une troisième étape de publication des résultats de l’enquête et de rapprochement statistique permettant de dégager des scénarii futurs que nous soumettrons à débat public.
  • Une quatrième étape d’élaboration d’un programme d’action sur 15 ans intitulé « Vision santé 2030 ».

Cette initiative est ouverte à tous les acteurs qui peuvent nous rejoindre pour participer et mener à bien cette démarche.

Sur le plan mesures :

Notre travail actuel sur cette problématique nous pousse à regarder avec scepticisme la manière avec laquelle la deuxième conférence nationale sur la santé est en train d’être menée et nous doutons fortement de l’émergence d’orientations politiques et de programmes d’action clairs. Nous avons vu opportun de formuler quelques propositions d’orientations ayant émergé du débat sur la question au sein du « Mouvement ANFASS pour la démocratie et la citoyenneté », en harmonie avec le projet de société que nous défendons axé sur les valeurs de l’équité sociale, de la centralité du citoyen, du progrès et de la répartition. Dans cet état d’esprit, nous pensons que toute réflexion doit prendre en compte les quatre enjeux que sont :

  • L’accès
  • La qualité.
  • L’équité.
  • Le coût

Parmi les axes vers lesquels nous souhaitons que le débat public soit orienté, nous mentionnons :

  • La formation : Nous estimons qu’il faudra revoir, sur le fond, la manière avec laquelle le médecin est formé. La formation du personnel paramédical est également un domaine à réformer.
  • La médecine préventive doit devenir le centre du système de santé.
  • Une politique de santé psychique axée sur une meilleure prise en charge, l’implication du médecin généraliste et la création de nouvelles structures de soins.
  • La problématique de l’accès au médicament devra être résolue d’une manière différente en dehors de l’approche actuelle. Nous estimons qu’on ne peut être efficace dans l’amélioration de l’accès au médicament sans prises de certaines mesures :
    • Encouragement de l’émergence de grands acteurs pharmaceutiques nationaux capables de produire à très grande échelle et exporter vers les plus grands marchés internationaux.
    • Amélioration de la couverture maladie.
  • L’encouragement de la recherche médicale appliquée et en économie de la santé.

Nous estimons au sein du « Mouvement ANFASS pour la démocratie et la citoyenneté » que la santé est l’un des leviers importants permettant de redonner confiance au citoyen marocain et conduire à la concrétisation d’un pacte de citoyenneté.

Contacts :

Othmane Boumaalif (boumaalif@gmail.com)

Issam Ourrai  (issam.ourrai@gmail.com )

#assisesfiscalite2013 #anfass Réformer la fiscalité pour un pacte de citoyenneté


Pourquoi ce texte :

A l’occasion des Assises de la Fiscalité, nous, mouvements « Clarté – Ambition – Courage CAC » et «Anfass pour la démocratie », soumettons cette contribution en guise de participation au débat public, et en assumant notre droit et notre devoir de citoyens de proposition et de participation à la vie publique.

Alors que la juridiction marocaine a évolué vers l’instauration de droits socio-économiques et l’affirmation du caractère social de l’Etat, la pratique politique ne favorise pas toujours l’émergence d’une doctrine sociale marocaine et sa mise en œuvre à travers des politiques concrètes et efficaces. Dès lors, la responsabilité incombe à la classe politique de formuler des visions et des projets capables de résorber les déficits sociaux et placer le Maroc sur une trajectoire de développement économique.

Nous œuvrons à l’instauration d’une pratique politique responsable, innovante et intellectuellement productive.

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Degré -1 de la politique : PJD attitude!


yatim & la pluie

La capture d’écran se passe de tout commentaire !!!

والله المغاربة ما بهايم ديالكم السي يتيم !!

Malgré les critiques soulevées par l’usage disproportionné de la force : Benkirane défend les violences policières contre les manifestants


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Abdelilah Benkirane s’est attiré les foudres des défenseurs de droits de l’Homme. Sa prise de position en faveur des violences policières commises lors de la dispersion musclée des manifestants ne fait pas l’unanimité. En effet, le chef du gouvernement estime que  le recours à la violence lors de manifestations évite aux manifestants d’être arrêtés et incarcérés et à leurs familles d’être peinées.  Un argument qui a laissé pantois plus d’un.
Tel est le cas de Mohamed Abou Naser de l’Arganisation marocaine des droits de l’Homme (AMDH) qui estime que les déclarations de Benkirane ne constituent pas une surprise vu le parcours personnel de l’homme. Selon lui, les propos du chef du gouvernement mettent à jour les régressions enregistrées dernièrement au Maroc au niveau des droits civils et politiques.
Même évaluation du côté de Mustafa El Manouzi, du Forum vérité et justice (FVJ), qui ne mâche pas ses mots. D’après lui, Benkirane a du mal à assumer son nouveau rôle de chef du gouvernement. « L’homme se croit encore en campagne électorale et son discours est encore imprégné de démagogie. Il a tendance à oublier qu’on vit une période transitoire et que toute vraie réforme passe obligatoirement par la réhabilitation et le respect des droits de l’Homme», nous a-t-il indiqué.
El Manouzi va plus loin. Il estime que les connaissances de Benkirane dans le domaine des droits de l’Homme sont rudimentaires. «Les droits de l’Homme sont un tout qui ne peut être divisé. Toucher à une partie, même minime de ce tout risque de provoquer un déséquilibre de l’ensemble. Du coup,  le gouvernement a la responsabilité de préserver ce tout en veillant à l’équilibre entre la liberté et l’ordre public. Benkirane est appelé à garantir cet équilibre», a-t-il indiqué.
En détaillant dans le même sens, Mounir Bensalah, membre du Conseil national de l’OMDH, nous a expliqué que si,  par principe, l’Etat est le détenteur de la violence légitime, ce droit doit être utilisé au service d’autres droits et non au seul service des pouvoirs publics. D’après lui, Benkirane est en train d’abuser du droit de recours à la force au détriment d’autres droits dont celui de manifester. « Les individus qui manifestent dans la rue ne sont pas en principe des perturbateurs de l’ordre public et ne constituent pas une menace pour qu’on puisse tolérer une telle violence contre eux », nous a-t-il confié.
Selon lui, une telle déclaration risque de remettre en cause beaucoup d’acquis en matière de droits de l’Homme. Pire, elle risque d’assimiler les  manifestants aux fauteurs de troubles.
Notre source va plus loin. Elle estime que cette déclaration aura sans doute des conséquences néfastes sur l’image du Maroc à l’étranger. «Nos partenaires internationaux vont sûrement être choqués par ces propos puisqu’ils remettent en question la volonté du Royaume d’instaurer l’Etat de droit et de respecter les droits de l’Homme».
De son côté, Mohamed El Nouhi, président de l’Instance marocaine des droits de l’Homme, nous a indiqué que le droit de manifester est un droit légitime garanti par les lois et chartes internationales ainsi que par la Constitution. D’après lui, la déclaration du chef de l’Exécutif est en totale contradiction avec le programme gouvernemental qui a promu la garantie de ce droit au rang de ses priorités. Mieux, Benkirane himself a pris l’engagement personnel de préserver ce droit.  «Une contradiction qui révèle que l’approche des droits de l’Homme reste encore du ressort du discours et peine à s’enraciner dans la pratique», a-t-il conclu.

Hassan Bentaleb.

Article publié par le journal marocain Libération le 03/12/2012.

Le site web officiel d’un ministère au Maroc : Un service public ?


Dans les pays qui se respectent, le site web d’un établissement de l’Etat doit être considéré comme un service public, d’autant plus s’il s’agit d’un site d’un ministère.

Le site web d’un ministère doit contenir, selon beaucoup d’observateurs neutres et experts, dans sa mission de service public des informations pour le public, notamment ( sans être exhaustif ) :

  • Le nom et la bio du ministre.
  • L’organigramme du ministère.
  • Les informations de contact des différents services du ministère.
  • La liste des concours et procédures de recrutement.
  • La liste des appels d’offres.
  • Les liens vers les sites des directions et établissements du ministère.
  • Les textes de lois relatives aux secteurs coiffés par le ministère.

Comme ceci explicité plus haut, ce site ministériel relève du service public. Il ne doit aucunement être un instrument aux mains d’un courant politique, administrant le ministère, pour y organiser de l’influence. Ceci serait similaire à faire de la pression pour que les employés du ministère rejoignent le parti du ministre, le cas échéant, changer d’appartenance avec chaque nouveau politique désigné, ce qui serait absurde.

Au même moment, il est naturel également que le site ministériel doit s’interdire de faire dans « l’opinion » ou « l’idéologie », car, encore une fois, dans sa mission de service public, il appartient à tous les citoyens, toutes opinions et idéologies confondues.

Seulement, Me Ramid ne voit pas les choses de cette manière. Le site du ministère de la justice et des libertés, qui en principe devrait incarner la politique de l’Etat en matière d’objectivité des organes de l’Etat, s’autorise de publier en date du 30/10/2011, un texte d’opinion non signé, sur « les bases juridiques », dit-on, de l’acte de ponctuer les salaires des grévistes ! Voici une capture d’écran ( au cas où cette « tribune » est effacée du site web ) :

Maintenant, si c’est vraiment une tribune, une opinion, … le ministère a-t-il le droit de la publier sur son site web officiel ? Si oui, ce site web sera considéré comme un média, régi alors par le code de la presse. Est-il possible de publier un « droit de réponse » ? Dans ce dernier cas, sachant que l’article est non signé, à qui s’adresser ?

CONTRE LE RACISME – CONTRE LE « JOURNACISME »* (#MarocHebdo)


Drôle de coïncidence. En ce moment, j’étais en train de lire « Partir et raconter« , un livre signé Bruno Le Dantec &  Mahmoud Traoré, un immigré clandestin qui fait le récit de son périple à la Sisyphe ou à la Ulysse, depuis sa région La Casamance au Sénégal, en passant par le Burkina Faso, le Mali, le Niger, la Libye, la Tunisie, l’Algérie, le Maroc pour arriver à sa destination : l’Espagne ou l’Eldorado européen.

Le co-auteur, Bruno Le Dantec, avance dans l’introduction du livre : « Les tentatives de franchissement collectif des hautes barrières de sécurité de Ceuta et Mililla, auxquelles a plusieurs fois participé Mahmoud Traoré en 2005, a fait grand bruit alors. Elles témoigne de la complexité des situations dont les clandestins sont à la fois les acteurs et l’enjeu. Car le « business » des frontières ne se réduit pas à la seule économie de misère des passeurs et autres « chairman ». Leur contrôle fait l’objet de négociations et de transactions au plus haut niveau entre les gouvernements européens et ceux des pays africains de la rive méditerranéenne. La complaisance du gouvernement français vis-à-vis du régime libyen de Mouammar Kadhafi – avant sa chute – en témoigne. D’importantes sommes sont versées, des armes et des moyens de contrôle livrés aux régimes algérien et marocain (et à l’époque, libyen) à qui l’on « sous-traite » une partie du service d’ordre de l’Europe de Schengen ». D’ailleurs, j’ai prévu de publier une fiche de lecture de ce bouquin sur mon blog, je suis malheureux de l’évoquer dans ces circonstances!

Ce récit rapporte les évènements en 2005 concernant le Maroc. A cette époque, nous avions eu cette couverture sur un « journal » régional du nord du Maroc :

« Les criquets noirs » envahissent le nord du Maroc!

Un acte abject de racisme ou de « journacisme ». Aujourd’hui, nous avons découvert une autre couverture, aussi abjecte :

Non, mais le malheur, généralement ces mêmes racistes ( excusez moi, je ne trouve pas d’autres qualificatifs ) s’indignent de couvertures comme celle-là :

ou celle-ci :

A BAS TOUS LES RACISMES!!!

*journacisme : mot inventé par mon camarade S. Lemaaizi, militant d’attaque et journaliste, pour signifier le racisme véhiculé par les médias.

10 Octobre : tous contre la peine de mort


Victor Hugo, au XIXe siècle déjà, a mené un combat acharné contre ce « crime que la loi (…) fait commettre. » et qu’il définit, entre autres, de la façon suivante : « Qu’est-ce que la peine de mort ? La peine de mort est le signe spécial et éternel de la barbarie. Partout où la peine de mort est prodiguée, la barbarie domine ; partout où la peine de mort est rare, la civilisation règne. »

Voici un autre extrait tiré du ‘’Plaidoyer contre la peine de mort’’ par Victor Hugo
« (…) ce qu’il faut aux grandes générations du XIXe siècle, ce n’est point des pas en arrière, c’est des pas en avant ! parce qu’aucun de nous, aucun de vous ne veut retourner vers les ruines hideuses et difformes du passé, et que nous voulons tous marcher, du même pas et du même cœur, vers le rayonnant édifice de l’avenir !
Savez-vous ce qui est triste ? C’est que c’est sur le peuple que pèse la peine de mort. Vous y avez été obligés, dites-vous. Il y avait dans un plateau de la balance l’ignorance et la misère, il fallait un contre-poids dans l’autre plateau, vous y avez mis la peine de mort. Eh bien ! ôtez la peine de mort, vous voilà forcés, forcés, entendez-vous ? d’ôter aussi l’ignorance et la misère. Vous êtes condamnés à toutes ces améliorations à la fois. Vous parlez souvent de nécessité, je mets la nécessité du côté du progrès, en vous contraignant d’y courir, par un peu de danger au besoin.
Ah ! vous n’avez plus la peine de mort pour vous protéger. Ah ! Vous avez là devant vous, face à face, l’ignorance et la misère, ces pourvoyeuses de l’échafaud, et vous n’avez plus l’échafaud ! Qu’allez-vous faire ? Pardieu, combattre ! Détruire l’ignorance, détruire la misère ! C’est ce que je veux.
Oui, je veux vous précipiter dans le progrès ! je veux brûler vos vaisseaux pour que vous ne puissiez revenir lâchement en arrière ! Législateurs, économistes, publicistes, criminalistes, je veux vous pousser par les épaules dans les nouveautés fécondes et humaines comme on jette brusquement à l’eau l’enfant auquel on veut apprendre à nager. Vous voilà en pleine humanité, j’en suis fâché, nagez tirez-vous de là ! »

Le Maroc maintient un moratoire depuis 1993, mais plusieurs condamnés attendent dans le couloir de la mort !
La Constitution marocaine stipule, dans l’article 20 : « Le droit à la vie est le droit premier de tout être humain. La loi protège ce droit. »

Luttons toutes et tous contre ce que Robert Badinter appelle « la justice qui tue » !

Casaouis, soyez nombreux Jeudi au sit-in de la coalition contre la peine de mort à partir de 18h30 à la place Med V ( place des pigeons )

Silence, on torture!


Lecture dans la déclaration de Méndez, Rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture et autres traitements cruels, inhumains ou dégradants.

A l’issue de sa visite au Maroc, le rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture et autres traitements cruels, inhumains ou dégradants, a fait une déclaration publique mentionnant ses principales remarques durant sa visite, en attendant son rapport détaillé à présenter en Mars 2013 au Conseil des droits de l’Homme de l’ONU.  Une lecture objective de la déclaration de Mandez permet d’y lire un constat équilibré reflétant l’état des lieux. Avant d’avancer dans cette lecture, je souhaite attirer l’attention des lecteurs que ce qui m’importe, en tant que marocain d’abord, ensuite en tant que défenseur des droits de l’homme, c’est surtout le diagnostic que l’on peut faire dans notre pays sous l’angle de la protection et la prévention de la torture et autres traitements cruels, inhumains ou dégradants. Mr Méndez n’est qu’un auditeur ( si l’on souhaite reprendre le jargon de la qualité pour entreprises ) qui apporte un œil externe.

Que retenir de la déclaration de Méndez ?

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1er reportage sur le 20 Février #feb20


 

hommages posthumes à Mohamed Soukri : de l’élégance du style


En effet, il est « trop douloureux de parler de lui au passé« . Les amis de Mohamed Soukri ( entre autres : Hamid Jmahri, Lahcen Zinoun, Noureddine Sail, Aniss Hajjam, … et autres ) conduit par Hassan Narrais, ont signé un livre en son hommage. On pey y lire notamment :

« الموت مازال يضصك من سذاجتي, و يضحك, ايضا, من العواطف, الموت الذي يسخر منا دوما حتى و هو يدخل

صديقا ثالثا دوما في لحظة الوجود الكبرى … يسخر

اليس هو الذي يختار النهاية, و يختار اسماءنا, و يختار ادوارنا,

و لا يترك للحياة سوى هامشا صغيرا للعبور »

عبد الحميد الجماهري

Le festival du Film de Khouribga rendra un autre hommage à ce professeur universitaire, critique cinématographique et grand cinéphile marocain.

#freekoulchi « Pour une amnistie politique générale au Maroc » via @mamfakinch


« Treize ans après l’avènement sur le trône de Mohammed VI et sept ans après la présentation du rapport de l’Instance équité et réconciliation (IER), la situation des droits de l’homme au Maroc n’a guère changé : des dissidents sont poursuivis, condamnés et emprisonnés pour leurs opinions, des journalistes emprisonnés et exilés, des procès iniques se poursuivent, des violences policières – notamment lors de manifestations pacifiques – ont toujours lieu, la justice se garde toujours de contrarier le Palais, l’audiovisuel public demeure un outil de propagande et les lois répressives – notamment en matière anti-terroriste – sont toujours là.

C’est un constat de stagnation et de déception qui doit être fait : même les recommandations de l’IER, pourtant nommée par le Roi, n’ont pas été mises en œuvre. Quant à la constitution révisée de 2011, elle est plus un instrument de communication externe qu’un instrument de réelle réforme du pays. Adoptée par un plébiscite au score nord-coréen – 97,58% de oui – dans la foulée de la chute des dictatures tunisienne et égyptienne au début du printemps arabe, sa mise en œuvre n’a pas apporté de changement.
Face à cette stagnation, alors même que les peuples tunisien et égyptien choisissent librement leur constitution et leur président, nous, citoyens et citoyennes marocaines, appelons le gouvernement Benkirane et la Chambre des Représentants à rompre avec l’immobilisme et à présenter, débattre et adopter un projet de loi d’amnistie de tous ceux qui ont été condamnés pour des motifs politiques, que ce soit durant la période couverte par le rapport de l’IER (1956-1999) ou depuis. Les modalités pratiques de cette amnistie devraient être précisées, et notamment l’établissement d’une commission chargée de définir les critères ouvrant droit à l’amnistie, mais elles devraient inclure tous ceux condamnés pour des délits de presse, de grève, d’appel au boycott des élections et des référendums et de manifestation non-violente.

Une telle amnistie inclurait le rappeur Mouad Belghouat, jugé deux fois en quelques mois pour ses opinions politiques et condamné il y a quelques jours à une année de prison pour une de ses chansons, le poète Younes Belkhedim, récemment condamné à deux ans de prison ou la militante islamiste Nadia Yassine, poursuivie depuis 2005 pour avoir exprimé ses opinions républicains. Elle inclurait non seulement ceux qui sont actuellement poursuivis ou emprisonnés, mais également ceux qui ont déjà été condamnés dans le passé – comme le journaliste le plus lu du Maroc, Rachid Nini, qui a purgé une peine d’emprisonnement d’un an ferme pour une tribune où était mis en cause l’appareil sécuritaire marocain – et qui gardent dans leur casier judiciaire la mention d’infractions à caractère politique, mention infâmante qui a en outre des conséquences pratiques sur l’accès à la fonction publique ou l’obtention de passeport ou de visa.

Une telle amnistie ne serait bien évidemment que le point de départ d’une démocratisation profonde du Maroc. Le chantier est vaste, et va de la législation relative au viol – telle qu’elle est abusivement interprétée par la justice marocaine, elle permet au violeur d’épouser sa victime mineure – à celle relative au droit de grève, en passant par le code de la presse au nom duquel le journaliste le plus lu du Maroc, Rachid Nini, a purgé une peine d’emprisonnement d’un an ferme pour une tribune où était mis en cause l’appareil sécuritaire marocain. La réforme judiciaire, promise à chaque rentrée parlementaire depuis près d’une décennie, doit aboutir à un système judiciaire radicalement dégagé de l’emprise du pouvoir exécutif, c’est-à-dire du Palais. L’appareil sécuritaire, militaire et civil, source de nombreuses exactions relevées notamment par l’IER, doit être intégralement soumis au parlement et à des tribunaux indépendants. Mais avant de prévenir et empêcher l’injustice, il faut réparer les injustices du passé. L’amnistie y contribue.

Alors que le gouvernement marocain a à répondre devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, ce mardi 22 mai, du lourd bilan des droits de l’homme au Maroc dans le cadre de l’examen périodique universel, nous, Marocains et Marocaines militant pour la démocratisation de notre pays, demandons au gouvernement et parlement d’assumer leurs responsabilités devant le peuple marocain et l’avenir du pays. Nous invitons les Nations-Unies et les amis du peuple marocain à ne pas se laisser duper par des effets d’annonce et des opérations de communication qui ne peuvent cacher la triste continuité de la répression et de l’injustice au Maroc.

Effaçons les injustices du passé pour empêcher celles d’aujourd’hui et de demain ! »
Collectif Mamfakinch.

Scandaleux au Maroc de l’après #feb20 !!!


Pour un débat public et une enquête incriminant les supposés coupables!!!

Monarchie vs chef de l’exécutif


Il y a quatre ans, j’ai publié cette analyse sur l’évolution de la relation entre le roi du Maroc et les premiers ministres, à travers les déclarations et les discours du monarque. Je republie cette partie afin de préparer la mise à jour de l’après constitution de 2011 et gouvernement du PJDiste A. Benkirane :

1 – ( 2001 : Sous Youssoufi )

Question : Comment organisez-vous la répartition des tâches avec le Premier ministre Youssoufi ?

– S.M. le Roi : Il n’y a aucune improvisation. M. Youssoufi fait son travail, je fais le mien. Personne n’empiète sur le domaine de personne. Il y a quelques instants, j’ai eu M. Youssoufi au téléphone. Un conseil de gouvernement venait de se réunir et le Premier ministre m’a posé deux ou trois questions. Je lui en ai posé aussi. Nous avons échangé des informations. C’est comme cela que ça se passe. Avant le Conseil des ministres, M. Youssoufi vient me voir. Nous débattons de ce qui va être dit et on se partage la tâche en ce qui concerne la politique intérieure aussi bien que la diplomatie. Par exemple, M. Youssoufi nous a beaucoup aidés pour obtenir d’un certain nombre de pays qu’ils modifient leur position sur le Sahara. Un jour je suis stratège, un jour c’est lui qui l’est. Un jour je suis tacticien, un jour c’est lui. Et il n’y a pas que M. Youssoufi, il y a tout un gouvernement, des ministres, des secrétaires d’Etat. Là aussi, nous formons une équipe, une équipe très soudée.

2 – ( 2007 : Sous Jettou )

« Pour conforter cette avancée, le gouvernement doit mettre tous les moyens matériels et toutes les compétences humaines nécessaires à la disposition de notre diplomatie, afin qu’elle renforce sa présence dans le monde et au sein des instances et institutions internationales, et qu’elle puisse être à la hauteur des défis qui se posent à l’échelle régionale et internationale »

3 – ( 2008 : Sous Elfassi )

« Nous attendons, donc, du gouvernement qu’il s’attache à mettre en route »

« Parallèlement, Nous appelons le gouvernement à adopter une nouvelle stratégie »

« Partant, Nous sommes encore plus confiant quant à la nécessité d’approfondir la démocratie, de veiller à la régularité des échéances électorales, d’en faire consolider l’intégrité et la transparence par tous les acteurs et de former le gouvernement sur la base des résultats du scrutin. »

« C’est dans cette optique que le gouvernement s’est attelé à la concrétisation de Nos Directives concernant la réforme »

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