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Tanger, une ville sans maire, sans politique non plus


Le maire de Tanger, Samir Abdelmoula, et ces 4 adjoints, tous PAM, ont démissionné de leurs fonctions. Tanger est désormais une ville sans maire après plusieurs mois d’incertitudes. Les compétences de la mairie sont transférées à la préfecture comme stipule la loi. Le PAM perd donc une ville où il avait promis une grande mutation, une année après son investiture à la mairie ! D’où une grande claque à l’expérience promise par ce jeune parti, formé en un an autour d’un ami du Roi et se plaçant 1er aux communales de 2009.

Dans la même région, le PJD, parti islamiste marocain, vit sous le choc de démissions, volontaires ou forcées, de plusieurs élus et responsables. L’autre formation historiquement forte dans la région, l’USFP, est en déconfiture organisationnelle suite à sa perte de siège parlementaire et de la mairie de la ville. Tanger, … tout comme Fès, … ( et toutes les autres grandes villes me diriez-vous ), la 1ère formation de gauche du Royaume vit encore une désorganisation organique sérieuse. Pour le parti du premier ministre, l’Istiqlal, il suffit de voir comment les parlementaires de ce parti attaquent le code de la route, sorti dans la douleur par Ghellab, ministre Istiqlalien de l’équipement et du transport.

Somme toute, qui pourra se valoir d’un statut particulier dans cette ville, voire dans le pays ?

Quand je parle de guignols, d’agonie politique, de diplomates indélicats, … je ne peux être taxé de populiste ou de nihiliste, je ne fais qu’observer ce « paysage » politique, quant à mes conclusions, je les assume pleinement. Le constat aujourd’hui, comme je l’ai signalé il y a plus d’un an : Au Maroc, le Roi, seul, règne, gouverne, juge, légifère, … sans opposition … et avec le silence et le consentement corrompus de toute l’élite du pays, sans exception ! ( un nouveau billet en préparation pour amender la réflexion énoncée dans le billet précédent ).

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