Archives Mensuelles: juin 2009

Chakib, une vraie « marocothérapie »!


Chakib elkhayari a écopé de 3 ans de prison ferme et 750.000 Dh d’amende !

Au moment où le juge Housseine Jaber prononçait la sentence, des marocains des pays bas ont organisé un sit-in devant l’ambassade du Maroc.

Un autre coup de pub à la « marocothérapie » :

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Epouse chinoise


Dédicace aux célibataires 🙂

Sans rancune les filles.

Le journal d’Ali Ammar, la grande polémique.


A la sortie du livre « Mohamed VI, le grand malentendu » de Ali Ammar, ancien rédacteur en chef de l’hebdomadaire « le journal », et face la compagne médiatique qui a précédé sa parution, nous étions un groupe d’amis à aller chercher un exemplaire du livre dès sa sortie. Nous avons été persuadés, au delà du titre du livre un peu provocateur, mais tolérable d’un point de vue journalistique et marketing, d’y trouver un regard profond sur les dix années écoulées, caractérisées notamment par un nouveau règne, mais aussi de changements profonds affectant le Maroc du 21ème siècle. L’attention que je portais à ce livre puise dans l’expérience appréciée de l’hebdomadaire meublant un espace médiatique à la liberté de ton embryonnaire au moment de sa sortie. Et de ce fait, nous nous attendions, comme dit précédemment, à un regard critique du nouveau règne, d’une analyse profonde des dysfonctionnements et peut être à un éventuel focus sur les avancées réalisées.

En avançant dans ma lecture, je m’étonne un peu du style narratif d’un texte que l’on suppose critique. Outre cet aspect, le récit de l’auteur focalise le Maroc sur quelques protagonistes : Mohamed VI, Hassan II, My Hicham, Driss Jettou, André Azoulay, Aboubakr Jamai ( ou le journal ), Driss Basri, Ali Himma, Mounir Majidi. C’est justement ici que l’on peut se poser pertinemment la question sur la partialité du récit qui prétend critiquer une ère du nouveau règne au Maroc, tout en mettant en scène peu d’acteurs, abstraction faite de leur poids et leur implication dans les évènements, et surtout des acteurs individuels. Ces réflexions seront vite confortées par des réactions compromettantes, voire violentes envers le récit, de la majorité de ces protagonistes, du moins ceux qui sont en vie. « j’ai cessé tout contact avec Ali Amar depuis deux ans, en raison de doutes sur son intégrité. » dixit My Hicham. Il va plus loin en révélant à l’hebdomadaire Tel-Quel : « il appartient ainsi à Ali Amar d’assumer les atteintes à la vie privée et à la réputation de nombreuses personnes -de la famille royale aux militants de la société civile, en passant par ses confrères journalistes – qu’il juge expéditivement dans son livre, souvent au mépris des faits et sans jamais leur donner l’occasion de présenter leur part de vérité. ». Aboubakr Jamai, fondateur du « Journal » a aussi été frustré par le texte de son ancien cllègue, au point que l’hebdomadaire ait censuré des passages du livres qu’il allait étalé sur 8 pages ! Jettou, a démenti catégoriquement les propos dont il est révélateur selon le livre. Il dit être victime de détournement de propos.

Enfin, je suis resté sur ma faim. Un livre qui finalement ne raconte rien, rien que des anecdotes, des « off », des propos lancés dans l’intimité, … vite démentis. Aucune analyse de la part de l’auteur. C’est frustrant.

La gauche, grande absente des grandes villes au Maroc.


Le constat est clair et sans appel, le « pôle » gauche, l’USFP en tête, est le grand perdant des dernières communales. Quoique l’on peut dire, quoique l’on peut creuser encore sur les circonstances « mafieuses » et anti-moderniste des agissements des adversaires, il n’est nul doute que la gauche a perdu. N’en déplaise à tous, non seulement la gauche partisane qui a perdu, mais tout l’idéal de gauche, même ceux qui ont « ce cœur à gauche », et toute l’aspiration progressiste sortent perdants des dernières consultations.

Observations générales sur le scrutin.

Avant de me lancer sur les raisons intrinsèques de l’échec mon parti, l’USFP, de ma famille idéologique, la gauche, je souhaite, objectivement, revenir sur l’atmosphère générale qui régnait durant toute la période des élections.

Il est trivial que les marocains ont été un peu plus nombreux à voter comparativement avec 2007. Ce constat peut être réconfortant si l’on omet de rappeler que plus de 2 millions ont été rayé des listes électorales. Ce qui ramène le taux de participation, en tenant compte de la liste de 2007, de 52 à 46%. Aussi, faut-il rappeler que 130.000 candidats mobiliseraient un peu plus, ne serait-ce que leurs propres familles, que les 6.000 candidats à la députation. Ajoutez à cela la mobilisation frauduleuse des intermédiaires des candidats, cela fait que le taux n’a pas été élevé comme le souhaitaient les plus optimistes des marocains.

Abstraction faite de cette micro-analyse, il est communément admis que la moitié des inscrits sur les listes n’ont pas voté ! Pourquoi ? personne n’a donné une explication convaincante, tout comme en 2007. L’utilisation massive de l’argent ( les exemples ne manquent pas et les rapports d’observation des différents organismes en attestent ), l’abus de pouvoir, l’utilisation des moyens de l’Etat, … sont d’autres phénomènes qui ont entaché le déroulement du scrutin.

Sur un autre registre, et sans rappeler nos divers écrits sur le sujets avant même le scrutin, un parti, qui sort du plein pouvoir de l’Etat, constitué en moins d’un an présente le plus grand nombre de candidat et rafle la première places en terme de nombre de conseillers communaux ! Du déjà vu, aux années 60, 70, 80, … c’est une pratique que nous avons crue révolue. Constituer un « parti » avec des « potentialités » de gauche, puis mandater des candidats, bien rôdés aux magouilles électoraux, pour enfin gouverner, est un « navet » dont les marocains n’ont plus besoin de regarder. Dans ce contexte, notons ce que relève le forum civil démocratique marocain dans son rapport d’observation : « De ce point de l’arrivée sur scène d’un nouveau parti a constitué un fait majeur sur lequel s’est articulé de larges pans de la vie politique courante. Le nouveau venu a mené une action de construction organisationnelle à l’échelle nationale à l’occasion de la dernière échéance électorale, dépassant ainsi les enjeux locaux de cette dernière. La question de savoir s’il s’agit d’un nouveau FDIC, d’un nouveau RNI, d’une nouvelle UC est largement posée. En même temps celle de savoir s’il ne constitue pas un phénomène inédit dans le contexte marocain, une initiative d’un type nouveau a également été invoquée. Il n’est pas de réponse convaincante pour l’heure à ces hypothèses. De même il n’en est pas concernant la proximité de cette nouvelle organisation par rapport à l’Etat: s’agit-il du produit de la recherche par l’Etat d’un soutien organisée, de nature politique, face aux dangers et menaces qui guettent l’ordre marocain ? N’est-il pas le produit de l’affaiblissement actuel des partis politiques ? N’est-il pas non plus une simple tentative du régime de se doter d’une base indépendante ? La phase à venir apportera sans doute des éléments de réponse à ces interrogations. » Tant de questions auxquelles l’intelligentsia marocaine est amenée à répondre !

Une autocritique !

J’ai été candidat dans la liste USFP de l’arrondissement de roches-noires à Casablanca. Bien que nouveau dans la section ( y habite depuis 3 ans, au bureau de la section depuis moins d’un an ),  et réticent de nature quant aux consultations populaires ( croyant n’ayant pas le profil idoine ), j’ai été amené à déposer ma candidature par manque de candidature et par précaution, étant membre du bureau ( Nous avions reçu 16 candidatures pour une liste de 13 ). On ne peux pas être moine, non pratiquant. Passé de la 13ème à la 8ème puis à la 3ème place, nos listes, à l’instar de toutes les listes du parti à travers le Maroc, se faisait et se défaisait. J’ai cru bien faire, et je le croix toujours, en me mettant sur la liste de mon parti, mettant en évidence un profil de jeune, de cadre, … que je suis, en lequel pourrait s’identifier une jeunesse en mal de vote. Faisant aussi fi à tous les récalcitrants, de ma candidature, de celle des autres co-listiers. Cela est devenu coutume dans le parti de la rose, tu portes X tête de liste, alors Y range la moitié des militants contre lui, dans une campagne adverse. La liste n’a été finalisé qu’une journée avant la campagne, comme toutes les listes du parti, alors que les adversaires étaient préparés bien longtemps.

Nous avons passé une campagne sereine, parlant avec les habitants du quartier, exposant un programme détaillé, chiffré et budgétisé, ayant un franc parler, … les concurrents, certains bien connus ont engagé une armada « d’ouvriers de campagne » balançant des tracts partout et s’adonnant à de frauduleux agissements. Je faisait ma campagne dans un bidonville, un de ceux que l’on a crée durant les années où l’Etat peuplaient les villes par une armée de votants dociles. Il n’est nul malheur que de voir des gens, marchander la misère de ces habitants, à qui, malgré tout, notre message était incompréhensible.

Ayant, pour un moment, cru que sans projet politique national clair, sans travail quotidien de proximité, sans un parti en bonne santé organisationnelle, il suffisait de rencontrer les citoyens, en exhibant son intégrité, sa jeunesse, son programme local, … faisant fi des enjeux nationaux, des circonstances politiques, de l’utilisation massive de l’argent, …, ayant cru, naïvement, en cela, j’ai eu tort. C’est une erreur politique !

Malgré toute la bonne foi expiant l’interprétation et le devoir militant, un acteur politique se doit d’avouer son échec quand il se produit, à reconnaître l’erreur. Le résultat est sans appel : 0 siège, 593 voix sur 12300 votants parmi 61000 inscrits. Un échec cuisant.

L’USFP, les dinosaures sont appelés à partir !

Tout a commencé en 2002. Cette date marque, politiquement, un grand tournant dans la vie du parti de la rose. Le Roi a choisi de remplacer le socialiste Abderrahmane Youssoufi, alors premier ministre de l’alternance et de la transition démocratique, par Driss Jettou, technocrate, alors que l’USFP était classé 1er aux élections législatives. Le parti réagit durement en se révoltant dans un fameux communiqué sur le non respect de la « coutume démocratique », mais se contredit le lendemain par l’acceptation de la participation dans un gouvernement sans teneur politique. Les conséquences politiques se suivent et se ressemblent. Le parti, pourtant favoris par les votes en 2003, à l’occasion des communales, se voit écarté encore une fois de la gestion des grandes villes ( Casablanca, Rabat, … ). 4 ans durant, les « leaders de parti » chantaient l’harmonie, répétaient à qui veut l’entendre que « le makhzen est mort », … pour arriver à un séisme politique en 2007. Tempête au sein de la formation qui a fait que le congrès ait duré en souffrance. 2009 a été la dernière gifle pour les dinosaures. L’appareil affaibli à coup de mouvements organisationnel : listes des élections 2007, congrès, réoganisation des sections, choix des listes, …

Les gestations de la crise n’ont cessé de s’accumuler. Lutte interne pour la préparation d’un congrès, passé dans la douleur, élection des congressistes, … puis le congrès semble bien faire le diagnostic. Un appel sans appel à « une monarchie parlementaire ». Abdelouahed Radi promu à la tête de la formation de Bouabid avait promis aux militants de démissionner de son poste ministériel pour s’occuper, à plein temps, de la refondation du parti. Un peu plus d’un mois passé, le Roi le « félicite pour la confiance placée en lui par les militants de l’USFP pour son élection » et « Après avoir rappelé le contexte de la candidature et de l’élection de M. Abdelwahed Radi à la direction de l’Union socialiste des forces populaires, SM le Roi, que Dieu l’Assiste, a demandé à M. Abdelwahed Radi de continuer à assumer ses fonctions pour s’acquitter de la tâche de réforme profonde de la justice » ( communiqué Map ), chose que Radi acceptera contre sa promesse aux militants et ne démissionnera de son poste de chef des socialistes. Signe après signe, les vieux routiers du parti déçoivent !

La gauche, les « forces populaires » et les prolétaires.

J’ai été toujours fasciné par Marx, par cette théorie de classes et par sa description du « capital ». J’ai longtemps débattu avec mes camarades de gauche sur comment avoir une description marxiste du Maroc. Je ne comprends pourtant jamais comment la classe la plus défavorisée de notre pays, s’allie avec la classe qui l’exploite. Comment se fait-il par exemple, qu’au niveau de la province de Hay Mohammadi Ain Sebaa, jadis bastion de la gauche, de l’USFP en particulier, et emblème de la résistance aux années de plomb, également de la résistance contre l’occupation française, les trois premières formations sont successivement l’UC, le RNI et le PAM ? J’avoue que la gauche, pas seulement marocaine, manque gravement d’outils nouveaux d’analyse.

Pour justement revenir à cette débâcle de la gauche dans les grandes cités du Royaume, il faut certainement regarder l’état des formations de gauche. Premier constat, il y en a plusieurs ! Plusieurs militants qui oeuvrent au sein de ces mêmes formations à un travail commun, et ont même appelé à une candidature commune. En vain. Les ego ont triomphé sur l’idéal. La gauche est en train de se transformer à un grand salon de débat, stérile, improductif et sans orientation ni projet !

Dans les grandes villes, la gauche sort perdante. Les villes et les citadins ont changé, alors que la gauche n’a pas suivi. Il est temps de tout recomposer dans cette gauche, toute entière.

En effet, la déconfiture de la gauche, la seconde gifle, … sont autant de facteurs qui devraient pousser les derniers récalcitrants et douteux à adhérer à l’idée du rassemblement de la gauche. Cette dernière, toute rassemblée, a obtenu 1.356.088 voix, soit 19,37 % du total des voix, dépassant de 3 points le premier parti en terme de voix !

Qu’on se rassemble, ou qu’on arrête !

Mounir BENSALAH.

De « la chambre noire » à une liberté « vers le large ».


Auteur d’un best seller marocain, la chambre noire, Jaouad Midech récidive avec un roman, pour le moins attachant.

« La chambre noire », un des premiers livres marocains à raconter la sombre période des années de plomb, est une sorte d’exorcisme de l’auteur. Livre préfacé par Abraham Serfaty et adapté au cinéma par Hassane Benjelloun, il raconte les circonstances des arrestations du groupe de Casablanca et les supplices du fameux « mouroir » de Derb Moulay Chrif. Ce premier ouvrage représentait une rétrospective du protagoniste / auteur, comme un défilé de son vécu passé, au milieu des atrocités du centre de détention macabre de Hay Mohammadi.

« Vers le large » est un ouvrage exogène. Il est plutôt dirigé vers les autres. L’auteur, en première partie, réalise, à coup de portraits, l’histoire du quartier Alif de la prison centrale de Kénitra. L’auteur fait le tour des années à travers des personnages, tantôt importants, tantôt passagers, tantôt célèbres, tantôt sans gloire. D’un Hassan, gardien de prison de son état, à Nelson Mandela, à une charmante infirmière, le romancier extériorise ses maux, ses sensations, ses effrois, son quotidien à travers son regard sur l’autre, ou in fine sur lui même. Entre personnages représentant l’agonie, le trépas, le désespoir, … l’auteur en fait jaillir des protagonistes emblèmes de l’espoir, de la vie, de l’humain. Un échange succinct en salle d’attente du dentiste avec Hicham, un enfant de 8 ans, alors que l’auteur ait passé le même age en prison, le fait oublier pour un moment sa douleur, son incarcération, pour se poser maintes questions sur le monde enfantin. La thématique de la femme et de l’enfant est très présente dans cette première partie, pourtant assombrie dans le récit d’un lieu où l’absence de la femme et de l’enfant est ressentie comme « une cruauté insoutenable ». « Imaginez un monde peuplé uniquement d’hommes, sans enfants, sans femmes. Un supplice ! Une vraie Géhenne ! » s’indigne l’auteur. Portant, au bon milieu de son séjour à la prison de Kénitra, l’auteur n’hésite pas à voler quelques instants pour consommer de simples actes humains « ordinaires ». Aimer une femme au bon milieu d’une souffrance clinique, échanger avec un enfant, entendre la souffrance de L., impliqué par erreur dans les proèces des groupes gauchistes d’Ila Amam et 23 Mars, …

« Le jour où je suis sorti du quartier B, c’est comme si j’avais franchi le portail de la prison pour rejoindre le large. Mon soulagement était incommensurable. » raconte l’auteur dans un article paru en 2005 à propos de Hakimi Belkacem, un rescapé de la peine capitale à laquelle il avait été condamné en 1985, pour atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat. C’est le même sentiment de Mdidech à sa sortie de la prison. « Il a 38 ans quand il est libéré et se sent perdu. Le Maroc a changé, et il n’est pas sûr d’y trouver sa place. » lui réserve Jeune Afrique dans un portrait collectif d’anciens détenus.

« Rejoindre le large », c’est la définition que donne l’auteur à sa nouvelle vie, et au second chapitre de son nouveau roman. Un horizon et des sensations nouveaux. Après quinze ans de réclusion, un homme de trente huit ans a encore des choses à bâtir. Jaouad Mdidech est catégoriquement dans l’affirmative. Il saura mieux faire en gardant son amour à la vie, son souffle d’optimisme et son humanisme.

A sa sortie de prison, « les premiers jours, [il] se sentait déplacé, et surtout tout écœuré par l’hypocrisie ambiante ». Tout avait changé entre temps : les gens, les lieux, les noms des rues, … mais, non sans nostalgie, l’auteur prend goût à retrouver ses vieilles habitudes, celle d’une vie « normale », antérieure. La thématique de la femme revient en force également dans la seconde partie du roman, en atteste un portrait hommage aux femmes des ex-prisonniers politiques, et à travers elle, certainement, à la femme marocaine.

L’ouvrage est plutôt un message d’espoir, d’optimisme que porte l’auteur sur la vie. Les portrait qu’il illustre à la fin : Abdelfattah Fakihani ( que nous lui souhaitons un prompt rétablissement ), Ahmed Merzouki, Driss Bouissef, … sont autant de « revenant », qui malgré les souffrances et le calvaire de l’internement, ont pu retrouver la vie, avec beaucoup humanisme.

La première lecture de ce livre est organisée par l’OMDH le Vendredi 26 Juin, à l’hotel Diwan de Casablanca à 18h.

Violentes émeutes après les élections.


Ils sont quelques dizaines de milliers de jeunes qui sont sortis dans les rues de la capitale pour manifester contre les résultats des élections, tels qu’annoncés par le ministre de l’intérieur suite au scrutin de Vendredi dernier.

3 jours de violents affrontements entre forces de l’ordre et manifestants, ont finalement fait tomber des victimes au milieu de la foule. « Mort à la dictature », « Non au parti unique », … ont scandé en chœur les émeutiers durant les jours précédents dans les rues de la capitale. « La révolution ne sera pas télévisée, elle sera twitterisée » estime Le Monde en description de la grande mobilisation sur internet. Les américains déplorent l’absence de leurs médias dans la couverture de ces évènements dans un pays aussi stratégique. «l’échec de CNN, étrangement absent», déploré par le NY Times, a acculé les observateurs à suivre les blogs, twitter, facebook, … et autres nouveaux médias, dits citoyens.

Les plus reconnus des aggrégateurs d’actualités : Iran twazzup, Monitter, English-language twitterers in Iran at I like patterns.

Le cas de l’Iran a toujours était un bon cas d’études !

Appel du cercle des Jeunes Démocrate


Je diffuse, comme je l’ai reçu, ce message qu’un nombre d’amis ont lancé.

Cher(e)s ami(e)s,

A quelques jours des élections communales, ils nous appartient d’être vigilants, en effet loin de céder au sirène toujours sonnante de la démocratie inachevée, il nous faut nous rappeler que la démocratie n’est qu’un processus qu’il appartient a chacun d’entre nous de faire vivre et fructifier.

A ceux qui disent que la corruption mine le vote, nous leurs répondons qu’on ne coupe pas un membre atteint d’un cancer,on le soigne, on ne refuse pas de voter sous prétexte que certains pourraient profiter de notre vote, on lutte contre cette maladie en votant…

A ceux qui nous disent que voter ne sert a rien, nous leurs disons que si vous ne votez pas, vous ne comptez pas, ne pas voter c’est s’exclure des choix de notre pays, c’est laisser à d’autres diriger nos vies, un droit que l’on n’utilise pas est un droit qui meurt, ne pas voter aujourd’hui c’est risqué de ne plus pouvoir voté par la suite….

A ceux qui nous assènent que les élections communales ne sont que le faire valoir des notables de chaque villes, nous leurs répondons que si l’on peut gouverner de loin, on ne peut administrer que de près, et que si le parlement peut voter des lois, seul al 3oumda (le Maire) les faits appliquées.

Alors peu importe pour qui l’on choisi de voter, l’important c’est de décider pour notre pays, pour notre avenir et celui de nos enfants.

Amitiés,

Le cercle des Jeunes Démocrates Marocain.

 » Voter c’est écrire l’Histoire. » Alex Le Gall.

Ou est passé le Roi?


Depuis plus d’un mois, le Roi Mohamed VI n’a pas eu d’activités officielles. A part deux, ou trois  communiqués ( condoléances aux victimes de mawazine, confirmation de Abbas Elfassi, condoléances Bango ), aucune activité officielle. En ces moments où le Maroc prépare des élections communales, le Roi serait, selon des indiscrétions des médias, en vacances personnelles à Paris.

Sommes nous en mesure de nous poser ces questions :

  • L’absence prolongée du Roi fait-il croire que les institutions marchent bien et à l’horloge suisse?
  • Le Maroc est-il passé à la phase d’une monarchie constitutionnelle, où la concentration des pouvoirs aux mains du Roi n’est qu’un artifice?
  • A qui sont déléguées les prérogatives de la gestion quotidienne du pays, détenues par le chef de l’Etat?

Baudets contre la corruption électorale


J’en ai parlé ici, mais c’est une autre forme qui m’a épaté !

Un comité de soutien aux baudets se réunit ici , admirez :

بلاغ من » الحمير  » إلى الرأي العام من بني البشر

وهي الخروقات التي وصلت حد مساومة المواطنين ، وشراء الذمم ، حيث بلغت الوعود و العروض كمقابل للصوت الواحد 500 درهم . وحيث أن الثمن المعروض على من كرمهم الله سبحانه وتعالى على باقي الحيوانات ، لبيع ضمائرهم و ذممهم ، يهدد  » الحمير  » وباقي الحيوانات

* تدعو إلى احترام الحمير، على الأقل لسعرها ، الذي يبلغ 2500 درهم كحد أدنى  .

* تؤكد على ضرورة إيلاء الاحترام و التقدير للمجهودات التي تبذلها الحمير داخل المجالين القروي و الحضري .

* تجدد تأكيدها على أن الحمير ، مستقلين في آراءهم و اختياراتهم ، مهما بلغت المساومات و الإغراءات و الضغوطات ، و التهديد و التعنيف الجسدي و المعنوي .

* تدعو كافة الشرفاء و النزهاء من المواطنين الناخبين إلى مقاطعة ، من يعمدون إلى بيع ذممهم بأثمنة بخسة ، و أداء واجبهم المفترض تجاه كل من سولت له نفسه مساومة أي كان .

وعاشت الحمير، مستقلة ونزيهة

Ce ne sont pas nos parents qui nous ont légué la terre, ce sont nos enfants qui nous la confie!


Aujourd’hui, c’est la journée mondiale de l’environnement. Cette année, elle coincide au Maroc avec la compagne électorale. J’aurais souhaité que nos politiques intégrent cette dimension dans leurs programmes, au lieu de balancer dans nos rues et campagnes des flyers qui rajoutent « lkhel 3el khmira ». J’aurais aimé parlé du thème de cette année, le réchauffement climatique au lieu de parler du réchauffement politique. J’aurais souhaité également que la population puisse se prendre en charge en lançant des initiatives : journée sans voitures, sensibilisation, …

Dommage que ne pouvons tout le temps être au rendez-vous gagant. Gérer des communes c’est aussi gérer l’environnement dans lequel se situe l’avenir de l’humain, citoyen, votant. Penser à l’environnement, « ce n’est pas planter un arbre » disait un ami, ou faire une compagne de nettoyage du quartier. L’environnement comprend « la culture, l’architecture, l’espace naturel, … qui concourent à préparer une vie humaine décente » nous a rappelé une amie, spécialiste de l’écologie.

En attendant que nous puissions penser aux vraies problématiques, bonne journée … de l’environnement.

Chakib en attente de liberté


Il s’appelle Chakib Elkhyari, il a 29 ans, il est en détention depuis le 15 Février 2009. Chakib est poursuivi pour « percevoir de l’argent de parties étrangères pour mener une compagne médiatique visant à discrétider les efforts déployés par les autorités » en matière de lutte contre la drogue!

j’ai été aujourd’hui à son audience, représentant l’OMDH avec l’assistance d’avocats. Militant de l’Association Rifaine des Droits humains, le jeune Chakib est épaulé entre-autres par Me Benlakhdar. Ce dernier s’indigne de maints vices de formes dans la procédure d’arrestation.

La cours tranchera ce Vendredi quant à la poursuite de Chakib en liberté provisoire.

الحيوانات الانتخابية الأليفة


الحيوانات الانتخابية الأليفة

هل هي فعلا الستينات بثوب جديد؟

 

 

 

تحدث لنا الأخ حسن طارق في مقال سابق عن من « يريدون العودة إلى الستينات » ثم طرح السؤال اللينيني الصعب : ما العمل؟ ». فببلاغة  استطاع حسن أن يظهر لنا جميعا أن هناك « أشباحا » تعيد طرح الأسئلة البالية و تدفعنا إلى « اغراءات التصعيد و القطيعة ». لن أعيد كل ما قاله المقال و لكن أريد اليوم أن أخاطب بدوري كل من يحمل معنا حلم الدولة الديموقراطية التي يسودها العدل و العدالة الاجتماعية و الحداثة. أريد مخاطبة الاتحاديات و الاتحاديين, اليساريات و اليساريين, التقدميات و التقدميين, … وعموم المواطنات و المواطنين. اتساءل معهم كما تساءل الاخ شقران امام : « ماذا يحدث بالضبط؟ الى اين يذهبون ببلادنا؟ و ما هي ادوارنا اليوم كمواطنين اولا و اخيرا؟ » و كي نحاكي الاستاذ العروي « …  وتراني أحلم، مثلما يحلم كل مثقف حداثي، بمغرب حر، منسجم مع نفسه، متعلم، وديمقراطي، ومنفتح ومنتج وخلاق … ويغلب علي الاعتقاد، بتعذر أن يتحقق، كل ما أقول في مدة جيلين أو ثلاثة أجيال، وتراني أتساءل أحيانا، هل ترغب غالبية المغاربة حقا، في التغيير، أم تخشى أن تتكبد في سبيله التضحيات، وتبذل المجهودات الجسام، وتلاقي الاضطرابات الاجتماعية، فأتوب إلى صوابي… »

 

أنتجت سياسات الدولة منذ بداية التجربة الانتخابية في المغرب كائنات سياسية مروضة و متمرسة على « اللعبة » السياسية بشروطها المحلية. لا داعي أن نرجع إلى تفاصيل نشاة هذه « الحيوانات الانتخابية » و لا إلى أسباب نزولها و لا إلى دعم تجدرها, فإذا بان المعنى فلا داعي للتكرار. و لكن الأهم هو دراسة حال و حالة هذه « الحيوانات ». و لتسامحني الحيوانات الحقيقية لاستعارتي لاسمها فأنا اكن لها كل الاحترام و لتتسسع صدور الكائنات الموصوفة, فلا قدح في التوصيف. أليس الإنسان عامة يعتبر « حيوانا ناطقا » في نظر مجموعة من الفلاسفة؟

 

لا تفقه هاته الحيوانات في الثقافة السياسية و لا في التمايز بين المشاريع السياسية. لا يهمها اليمين و لا اليسار و لا حتى الوسط. لا تمتلك برنامجا و لا تعرض تصورات و لا تنافس على أساس معرفة ما. إنها حيوانات لا تأبه بحقوق الإنسان ولا بالديموقراطية ولا بالمؤسسات ولا بدولة الحق … فهذه الحيوانات تمتد « شرعيتها » عبر سياسة « للقرب » من المواطنين – الرعايا في مناطقهم الجغرافية. تنصب المحامين عن « المظلومين » من المخزن كشبكات الدعارة و بائعي الكحول السوداء ( الكرابة ) إلى غير ذلك ممن يطالهم الحيف. انهم « يؤطرون » البؤساء ممن وضعتهم الدولة على الهامش. كونت هذه الحيوانات أموالا طائلة في سنوات كانت الدولة تشتري السلم الاجتماعي بالنقود و الامتيازات. أموالهم كونت من ريع الكريمات و الاحتكارات و … من أموال الشعب المهمش الذي « يؤطرونه ». كل هذا الجاه و المرتبة الاجتماعية و … هو مقابل من أصحاب القرار لتمييع الفعل السياسي المؤسساتي و الاستمرار في الفساد الحيواني مقابل أن تحكم هذه الحيوانات الانتخابية « على نفسها بالعبودية و التبعية بدون قيد أو شرط » كما وصفها الشهيد المهدي بن بركة. و بالتالي نحن أمام حيوانات انتخابية أليفة, تلعب لعبة المخزن الجديد و تتحالف معه مادام يحافظ لها على امتيازاتها. بل في الفتها تستطيع أن تؤدي أي خدمة مسبوقة الدفع : تسفيه التاريخ, التطاول على النضال, السب و القذف, …

 

تنزل الحيوانات الانتخابية الأليفة إلى دوائرها الانتخابية ( و « ها » هنا تصح كضمير تملك في اللغة السياسة الجديدة ) لاثبات « تجدرها » في معاقلها و التصاقها « المادي » بالجماهير الكادحة في أحزمة البؤس, في تبادل كافكاوي للأدوار مع الدولة. بل و تنتخب هذه الحيوانات ويستمر العبث. و كأننا مجبرون أن نعيد سيئات تاريخنا و مساوئه. و كأننا إذ نجيب بالنفي القاطع على تساؤل  عبد الرحمان اليوسفي  » هل سنعبر هذا الممر الذي يفصلنا عن مغرب نتطلع إليه منذ عقود أم سنظل أسارى هذا التحول الصعب؟ ». و نعيد نفس السيناريوهات البئيسة : الفيودالية الجديدة في أوج عطاءاتها و تحالفها المخزني لتمويه المعركة الأصلية, معركة البناء الديموقراطي.

 

و أمام هذا البؤس الشبيه بالماضي تضيف الدولة في ذلك الهامش الصغير الذي تتنافس فيه الأحزاب التقدمية مع القوى المحافظة, مخزنيا, إداريا, أصوليا, تضيف حزبها « المعاصر » و « الأصيل » في تحالفاته مع الحيوانات الانتخابية الأليفة. بل الادهى من هذا انه في استطلاع للرأي نظمته إحدى جريدة الاتحاد الاشتراكي على موقعها الإلكتروني, شارك فيه أزيد من 3960 زائر, بطرح السؤال : « هل تعتقد أن أصحاب المال سينهزمون في الاستحقاقات الانتخابية المقبلة ببلادنا؟ » اجمع أزيد من 62 بالمائة على النفي, في استقالة جماعية لضمير الامة الحي و استسلام مهين أمام الحيوانات الانتخابية.  » … فضحنا كل أوجه الفساد الاقتصادي والسياسي وطالبنا بالمساءلة وبعدم الإفلات من العقاب عند الاقتضاء… وبذلك حولنا العمليات الانتخابية، بالرغم من كل ماشابها من تزوير وتحريف، إلى لحظات للتجنيد النضالي وللتنوير السياسي والثقافي… »  يذكرنا بنسعيد ايت يدر. انه الإيمان بان لا محالة من تحسين أوضاع الأجيال القادمة من يجعلنا لازلنا نتشبث بقشة الأمل.  » فهناك الشباب بصفة خاصة، الذي لا يهمه الماضي، و نضال الماضي، و إنما يهمه واقعه و مستقبله الذي يراه مظلما. », كما سبق و ذكرنا الشهيد عمر بن جلون.

 

الخوف كل الخوف أن تعي الحيوانات الانتخابية الأليفة ببعدها الجغرافي المنتشر في كل الدوائر و أن تعي بتفوقها على مروضيها فينقلب السحر على الساحر. فيودالية جديدة. لن يكون لها رادع و لا حسيب. حذار من اللعب بالنار. لا أريد لنفسي و لا لابنائي أن تحكمنا هاته الحيوانات في هذا الوطن الذي ننتعش بحبه. و لهذا توجب علينا الانخراط الواعي في محاربة الفساد, و الحيوانات الانتخابية الأليفة و مروضيها.

 

منير بن صالح.

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